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La N°622 du 16 au 22/09/09
La Une du n° 622
NATION:N°622 du 16 au 22 septembre 2009

L’Allemagne : Angela MERKEL, candidate à sa propre succession

Lors des élections au Bundestag le 27 septembre, l’Allemagne élira un nouveau Parlement et décidera de celui ou celle qui gouvernera jusqu’en 2013

Le compte à rebours pour les élections 2009 au Bundestag a commencé : quelques semaines encore et, le 27 septembre, plus de 62 millions d’électeurs allemands seront appelés aux urnes pour élire les députés au 17e Deutscher Bundestag. Ceux-ci éliront à leur le chancelier ou la chancelière. Le résultat des élections détermine donc la personne qui s’installera à la Chancellerie à Berlin et dirigera le gouvernement pendant les quatre prochaines années. Actuellement, on en est encore à s’interroger pour savoir si la grande coalition actuelle entre la CDU/CSU et le SPD sera reconduite ; ces quatre dernières années, elle a gouverné l’Allemagne sous l’égide de la première chancelière allemande, Mme Angela MERKEL (CDU). D’après les sondages, les voix pourraient suffire pour une coalition conservatrice-libérale composée de la CDU/CSU et du FDP. Mais d’autres coalitions sont envisageables où le candidat du SPD, l’actuel vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères Frank-Walker STEINMEIER, pourrait devenir chancelier. Après la fermeture des bureaux de vote le 27 septembre à 18h, l’Allemagne attendra avec impatience l’annonce des premières estimations.
Les électeurs décident tous les quatre ans de la composition politique du Bundestag. Le Parlement, qui se compose généralement de 598 députés, est au cœur du système politique allemand ; c’est l’organe étatique démocratique suprême de la République fédérale d’Allemagne. Légiférer est l’une de ses principales tâches, les lois étant débattues et adoptées au Parlement. Lors de la 16e période législative qui s’achève, le Bundestag a voté quelque 600 lois. Outre ce rôle législatif déterminant, le Parlement est aussi chargé d’élire le chancelier et de contrôler le gouvernement.
Lors des dernières élections au Deutscher Bundestag en septembre 2005, six partis avaient été élus au Parlement qui siège depuis dix ans dans le bâtiment de l’ancien Reichstag à Berlin ; 77,7% des électeurs s’étaient rendus aux urnes. Dans ce 16e Bundestag, la CDU/CSU représentait le groupe parlementaire le plus important avec 221 députés. Le FDP y détenait 61 sièges, le groupe La Gauche 53 sièges et Alliance 90/Les Verts 51 sièges. A cela viennent s’ajouter trois députés n’appartenant à aucun groupe. Ce sont les six partis actuellement représentés au Bundestag qui ont les meilleures chances d’être réélus au Parlement. Le comité organisant les élections fédérales a admis 29 partis aux prochaines élections au Bundestag.

Par Oliver Sefrin/Magasine Deutschland n°4

5 faits sur les élections

Droit électoral
Tout citoyen de nationalité allemande âgé d’au moins 18 ans, domicilié en Allemagne ou vivant à l’étranger en ayant conservé sa nationalité peut participer aux élections au Bundestag. Les élections sont générales, directes, libres, égales et secrètes. Quiconque ayant 18 ans révolus peut être élu (droit de vote passif).

La première et la seconde voix
Lors des élections au Bundestag, chaque électeur dispose de deux voix. La première détermine les mandats directs dans les circonscriptions. Avec la deuxième voix, décisive, l’électeur choisit un parti. Le résultat de ces secondes voix détermine le nombre de députés qu’aura un parti au Bundestag. C’est le parti représentant la plus grande force politique qui gagne les élections.

Le système électoral
Le Bundestag (Parlement) est élu selon un mode mêlant le suffrage majoritaire et le suffrage proportionnel. Les candidats des circonscriptions sont élus à la majorité relative avec la première voix : celui qui obtient le plus de voix l’emporte. Lors du décompte des voix, les voix des différentes circonscriptions électorales et celles allant aux listes de Land (Etat) sont calculées de telle manière que le Bundestag se compose pratiquement au prorata des voix obtenues par les différents partis. Lorsqu’un parti a obtenu plus de mandats directs qu’il ne lui en revient en fonction de son pourcentage de voix, il conserve ces mandats «excédentaires». Ce mode de suffrage conduit généralement à des gouvernements de coalition.

La clause d’exclusion
Cette clause veut que seuls les partis ayant obtenu au moins 5% des deuxièmes voix valides ou trois mandats directs peuvent envoyer des députés au Bundestag.

Les Allemands de l’étranger

Les électeurs allemands vivant à l’étranger doivent demander par écrit leur inscription sur la liste électorale de leur dernier domicile en Allemagne pour obtenir les formulaires nécessaires pour voter.

Martin SAWADOGO (Directeur technique national du cyclisme burkinabè)

Notre objectif, une bonne participation au Tour du Faso

Le cyclisme burkinabè a connu un changement de direction lors du renouvellement des structures. Alhassane D. OUANGRAWA a remplacé Adama DIALLO à la présidence. Pour la direction technique nationale, il a fait appel à Martin SAWADOGO, un technicien bien connu du cyclisme burkinabè. Nous l’avons rencontré pour faire l’état du cyclisme national et la préparation du Tour du Faso dont le départ est prévu en fin octobre.

Pouvez-vous nous faire un état des lieux du cyclisme burkinabè ?
Martin SAWADOGO (M.S) : Le cyclisme burkinabè se porte très bien. Depuis que je suis à la tête de la direction technique nationale, nous faisons de notre mieux et nous tirons aujourd’hui de réelle satisfaction.

Qu’est-ce que vous avez entrepris depuis votre arrivée ?
M.S : J’ai essayé d’abord de mettre en place une véritable direction technique nationale qui doit être une structure permanente avec des attributions générales et ses missions spécifiques. Le programme de la direction technique nationale doit être en conformité avec celui de la Fédération burkinabè de cyclisme. La dynamique que nous voulons insuffler est la politique de la relève qui va nous permettre de bâtir une équipe capable d’obtenir de bons résultats.

Les jeunes sur lesquels vous fondez vos espoirs tiennent-ils la route ?
M.S : Oui, il y a certains qui se font réellement remarquer. Au Tour du Gabon, Rasmané OUEDRAOGO, 21 ans a eu le maillot de la combativité. Houdo SAWSADOGO a porté le premier le maillot jaune au Tour du Cameroun. Les autres comme Grégoire NIKIEMA, Hamidou YAMEOGO s’expriment très bien. Mais ils ont encore besoin des anciens pour les encadrer même s’ils tirent leur épingle du jeu.

Un cyclisme suppose un bon encadrement technique. Que faites-vous dans ce domaine ?
M.S : Notre objectif majeur est de réunir nos coureurs autour d’un idéal commun qui est le résultat. Par conséquent, le volet formation des encadreurs tient une place importante dans notre programme. L’entraînement à l’heure actuelle est très scientifique. Nous essayons d’amener tous les entraîneurs des clubs à s’y adapter. Il faut qu’à la base ce travail fondamental soit fait avant d’arriver en équipe nationale. Nous avons sensibilisé les responsables des clubs pour qu’ils essayent à leur niveau de donner plus de moyens aux techniciens pour qu’ils puissent recruter les coureurs très jeunes afin de mieux les modeler. Les Etalons sont le reflet des clubs, c’est pourquoi au niveau de la direction technique nous essayons de les orienter au niveau du recrutement.

Combien de clubs compte le Burkina ?
M.S : Le Burkina compte actuellement 36 clubs répartis sur tout le territoire national. Pour la participation aux courses, nous avons en moyenne 18 clubs parce qu’ils ont des difficultés financières qui réduisent leurs activités. Si bien qu’au départ d’une course au niveau de Ouagadougou nous pouvons compter entre 50 et 60 coureurs. Si la course est nationale avec un soutien aux clubs, le nombre peut atteindre 100 au départ.

Quelle est la valeur réelle du cycliste burkinabè aujourd’hui ?
M.S : Pour faire un jugement de valeur sur les cyclistes, je dois prendre les résultats de l’ensemble des compétitions et je fais une moyenne. Cela je note que durant la saison les résultats sont partis crescendo et nous sommes arrivés au championnat national avec une vitesse moyenne de 41 Km/h. Après le championnat, nous avons marqué une pause de près de cinq semaines. Le week-end du 22 au 23 août, nous avons fait une course en deux étapes. La première étape Ouagadougou-Léo longue de 136 km a vu une moyenne de 36KM/H. Il faut dire que temps n’était pas favorable mais la majorité des 49 coureurs au départ sont rentrés. Il y a eu deux ou trois abandons pour des problèmes mécaniques. La deuxième étape Léo-Ouagadougou longue de 158,400 KM a connu une vitesse supérieure qui est de 38,320KM/H. La moyenne des deux étapes est de 37KM/H. Compte tenu de la mini trêve, on peut être satisfait et dire que le cycliste burkinabè va de l’avant.

Le Tour du Faso va se courir dans deux mois. Quel est votre planning de préparation ?
M.S : Le Tour du Faso est pour nous un pic. Tout ce que nous faisons comme compétitions de façon générale a pour objectif de le préparer. Sur le plan spécifique notre ministère des Sports et la Fédération nous ont demandés de faire un programme de préparation. C’est dans ce sens que ces responsables nous ont octroyé des bourses à quatre cyclistes qui iront se préparer en France. Il s’agit de Rasmané OUEDRAOGO, Oumarou MINOUNGOU, Houdo SAWADOGO et Hamidou YAMEOGO qui vont partir à la fin de ce mois, ils vont revenir une semaine avant le départ du Tour du Faso. Ils sont tous jeunes. Nous allons aussi participer au Tour du Cameroun et celui du Sénégal. Mais d’ores et déjà nous allons bénéficier d’un stage animé par un expert français du 23 au 29      août. Tous ceux qui sont susceptibles d’être sélectionnés en équipe nationale (trente cyclistes environ) en plus de tous les entraîneurs des clubs vont participer au regroupement. Ce stage, nous le voulons très technique pour que nous puissions corriger au maximum nos lacunes. Avant le départ, nous aurons un regroupement de trois semaines pour parfaire notre préparation.

Qu’en est-il de l’Afrique du Sud ?
M.S : Pour l’Afrique du Sud, les jeunes iront dans un centre de formation. Là-bas le travail est surtout à long terme. Les sélectionnés partiront après le Tour du Faso pour un séjour de trois à quatre mois.

Vous êtes directeur technique national, songez-vous au recrutement d’un entraîneur national ?
M.S : Absolument ! Le rôle du directeur technique national est effectivement différent de l’entraîneur national. Les autorités sont à pied d’œuvre pour le recruter.
Avez-vous prévu un rôle pour les anciens coureurs ?

M.S : Déjà à la dernière Boucle du coton j’ai confié l’encadrement des équipes à Abdoul Wahab SAWADOGO, Jérémy OUEDRAOGO, Seydou SANFO. Ces anciens cyclistes ont une expérience qu’ils peuvent transmettre aux jeunes.


Ahmed NAZE

 

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