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La N°622 du 16 au 22/09/09
La Une du n° 622

NOUVELLES DU GRIN :N°622 du 16 au 22 septembre 2009

Mort atroce de deux «dealeurs» de carburant au secteur 9 de Bobo-Dioulasso

Après les inondations survenues à Ouagadougou, le 1er septembre dernier, l'heure est à la mobilisation pour venir en aide aux sinistrés. En effet, après le drame, le peuple burkinabè s'est levé comme un seul homme pour jouer la carte de la solidarité. Partout on essaye de faire parler son cœur. A Bobo-Dioulasso, les contributions tombent régulièrement au niveau du gouvernorat. Pour une fois, tout le monde, même des gens des milieux politiques, a adhéré au mot d'ordre du chef de l'Etat. Les opposants politiques qui ne sont pas en reste, se sont également mobilisés dans l'élan de solidarité suscité par le président du Faso.
Au grin, on pense que le Burkina Faso a fait un pas très important vers la construction d'une nation ; car, comme on le sait très bien, la colonisation nous a livré des Etats et c'est à nous de travailler à les transformer en nation. Avec le drame du 1er septembre dernier, c'est la grande solidarité du peuple burkinabè qui a été magnifiée. Et celle-ci a drainé  avec elle, une grande solidarité internationale. N’est-ce pas que c’est dans le malheur, dit-on, qu'on reconnaît ses vrais frères ?

Lourde défaite des Etalons à Abidjan : Paulo DUARTE indexé !
Le samedi 05 septembre dernier, les Etalons du Burkina en déplacement à Abidjan ont été laminés par les Eléphants de Côte d'Ivoire par le score sans appel de 5 buts à 0. Une lourde défaite qui a fortement secoué le peuple burkinabè. Le grin n'était pas en reste et inutile de vous annoncer que ce sujet a tenu la vedette des jours durant. Les uns, plus compréhensibles, restent solidaires des Etalons. Pour eux, ils sont tombés sur une équipe ivoirienne des grands jours. S'ils arrivaient à battre les Eléphants à Abidjan, cela allait être considéré comme un exploit formidable de leur part. L'équipe ivoirienne fait partie des grands d'Afrique. Elle possède un effectif riche et homogène avec des joueurs de grands gabarits qui évoluent pour la plupart dans les meilleurs championnats européens. Ils ont de la haute compétition dans les jambes. A l’opposé des Eléphants, les Etalons sont une formation en construction. Hormis quelques éléments, la majeure partie des Etalons végètent dans des clubs de secondes zones. C'est avec ces joueurs de niveau moyen que l'entraîneur Paulo DUARTE a construit une équipe conquérante qui a étonné tout le monde par ses performances. La Tunisie, alors sous la houlette du Français Roger LEMAIRE, a été surprise par cette formation. Mais au fil des performances, les entraîneurs des grandes formations ont eu le temps de mieux visionner les matchs des Etalons et ont fini par déceler leurs points faibles. Les Etalons restent toujours les Etalons mais, que les supporteurs sachent qu'ils ont des limites. Il ne faut donc pas les en vouloir pour cette contre-performance. Mais une autre partie du grin pense que la défaite des Etalons était prévisible. Pour eux, c'est l'entraîneur qui serait le bourreau de notre onze national. Depuis qu'il a accepté d'aller monnayer ses talents dans le championnat français, les malheurs du Burkina ont commencé. La fédération devait lui dire de faire un choix entre les Etalons et l'équipe du Mans. Mais puisqu'elle avait aveuglement confiance en lui, elle a accepté de le laisser partir en France tout en lui préservant son poste d'entraîneur national du Burkina. Depuis lors, quelque chose s'est brisé autour des Etalons. En match amical contre le Mali, on a eu une idée du nouveau visage de nos Etalons qui étaient désormais orphelins. Ils sont tombés (0-3) devant les Aigles du Mali. Le peuple burkinabè a été surpris par cette défaite inquiétante, mais, l'entraîneur portugais a rassuré la main sur le cœur qu'il est le seul responsable de cette défaite parce qu'il aurait essayé d'appliquer un système de jeu avec les Etalons. Et comme ça n'a pas marché, il avait promis de ne plus l'appliquer. Mais le 05 septembre dernier, il semble que c'est ce système qu'il a remis en place au Stade Félix Houphouët BOIGNY. Là encore, à la fin de la débâcle, il a reconnu ses responsabilités. Pour cela, les gens pensent que la FBF devrait prendre ses responsabilités. De toutes les façons Paulo DUARTE n'est pas un messie. Il est certes un bon entraîneur, mais il n'est pas infaillible. Il a droit aussi à faire son auto-critique après chaque rencontre de l'équipe nationale. Il ne peut pas disposer des Etalons comme s'ils étaient des cobayes. Lors du match aller joué au Stade du 4-Août, il a aligné une formation qui a été battue par (2-3). Au retour à Abidjan, il a récidivé avec la même équipe comme pour dire "-on ne change pas une équipe qui perd". Paulo DUARTE est en train de jouer avec le feu en voulant suivre deux lièvres à la fois. Il est conscient du danger qu'il court voilà pourquoi il se comporte de la sorte pour que la FBF le limoge. Il va détruire lui-même la belle histoire qu'il était en train d'écrire avec les Etalons. Pourtant, avant d'être appelé à la tête de l'encadrement technique des Etalons, il n'avait aucune référence. Il s'est empressé d’accepter l'offre du Mans croyant que cela allait lui ouvrir les portes des grands clubs d'Europe. Mais voilà, ça semble mal parti pour lui car après 5 journées de championnat en France, il a réalisé un match nul, une victoire et trois défaites soit 4 points sur 15…
Jugeant la performance des Etalons, le sage du grin pense que les joueurs n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes. Ils sont apparus très fébriles et moins inspirés. Il se demande si les joueurs burkinabè observent convenablement les règles exigeantes d'une vie de sportif de haut niveau. A un moment, on a senti que nos joueurs ne répondaient plus physiquement. Pourtant, le 12e homme du Burkina comme celui de la Côte d'Ivoire s'est vraiment mobilisé derrière eux. Malgré cela, ils ont versé notre figure par terre. Certains plus sévères au grin, pensent qu'ils ont certainement fait un tour à la fameuse rue princesse, la veille du match !

Mort atroce de deux «dealeurs» de carburant au secteur 9 de Bobo-Dioulasso
La nouvelle a fait le tour de la ville de Sya toute la journée du vendredi 11 septembre 2009. Un présumé vendeur de café et un apprenti de camion remorque sont morts calcinés dans une maisonnette en tôles qui tenait lieu de kiosque à café. Le drame est survenu très tôt le vendredi aux environs de 5 heures du matin en face de l'entrée côté Est du centre de tri de la Chambre de commerce de Bobo-Dioulasso.
Ce centre de tri est mis à la disposition de la douane de Bobo-Dioulasso qui l'utilise comme un lieu de transit pour les nombreux camions qui y stationnent. Le propriétaire du kiosque, en plus d'être un vendeur de café, était aussi reconnu dans le "deal" de carburant avec les apprentis et même des chauffeurs qui prélevaient des quantités sur leurs camions pour les lui revendre. Il allait plus loin dans ce trafic de carburant en traitant également avec ceux qui avaient l'audace de suivre les wagons-citernes de la Sitarail en provenance de la SONABHY pour chiffonner le peu d’essence y restant. En tout cas, selon des indiscrétions, l'homme était un gros receleur incontournable dans ce trafic juteux. Du côté du commissariat de l'Arrondissement de Konsa, proche de son kiosque, il avait été interpellé à deux reprises pour ce problème de carburant ; mais puisque le "deal" était très juteux, impossible pour lui d'arrêter et ce qui devait arriver arriva.
Ce vendredi matin du 11 septembre dernier, il était enfermé dans son kiosque en compagnie de 3 autres personnes. "La marchandise" était là et il fallait la mesurer et la tester avant de l'acheter. Les 4 personnes étaient très préoccupées dans cette opération. La femme du receleur envoya sa bonne pour faire le feu afin qu'elle commence la préparation de son haricot. Cette dernière sans savoir que son patron était enfermé avec de l'essence fit le feu, mit la marmite dessus, puis s'en alla. Entre temps, elle voulut aller jeter un coup d'œil sur son feu. Mais brusquement, elle vit le kiosque en feu. Elle courut appeler sa patronne ; il était trop tard. Deux personnes ont pu s'échapper du feu. Ils ont été sérieusement brûlés, mais ont pu se sortir du brasier. Le soit-disant vendeur de café et un apprenti n'ont pas eu la même chance. Ils ont été complètement calcinés malgré le secours des voisins. A l'arrivée des  sapeurs pompiers, le drame était déjà consommé. Les corps des deux victimes ont été enlevés par une société de pompes funèbres.
Le commissariat de Konsa a ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes du drame. Le maire de l'Arrondissement de Konsa informé est venu sur les lieux. Au grin, les gens pensent qu'il faut que les autorités soient plus regardantes sur l'installation anarchique sur la voie publique. Comment un kiosque qui était sensé être un lieu de vente de café et d'haricot peut-il renfermer des bidons d'essence ?

Maintenant que le drame est survenu, il appartient à l'autorité compétente d'assainir les activités du secteur informel dans le but de connaître qui fait quoi dans son espace d'activité. La Sitarail aussi doit ouvrir les yeux sur ses wagons qui vont décharger le carburant à la SONABHY. Mieux vaut prévenir que guérir

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