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la une du n°623
La Une du n° 623
ACTUALITE:N°623 du 23 au 29 septembre2009

Semaine au pays

Appui à la décentralisation : du matériel roulant et d'équipement pour les conseils régionaux
Clément P. SAWADOGO, ministre de l’Administration Territoriale et de la DécentralisationLe 15 décembre dernier à Ziniaré, le PNUD à travers le projet Appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (ADEPAC), a offert 12 véhicules Land cruiser et du matériel d'équipements (ordinateurs, imprimantes, mobiliers de bureaux) d'une valeur de 1 million de dollars aux12 présidents de Conseils régionaux, excepté la région de la Boucle du Mouhoun qui bénéficie déjà d'un appui similaire du PNUD. En plus de ce matériel, chaque Conseil régional bénéficie d'un appui en ressources humaines comprenant un cadre spécialisé dans le domaine du développement local, une assistante administrative et un chauffeur. Ainsi dotés les Conseils régionaux bénéficiaires pourront, à n'en point douter, renforcer leur dispositif de coordination/concertation avec tous les acteurs du développement de la région, initier et développer des instruments de planification et de programmation des projets régionaux, mettre en place un système de suivi et d'évaluation du développement régional, etc. Pour le coordonnateur du système des Nations unies au Burkina Faso, Babacar CISSE : "L'appui du PNUD vise à faire émerger des capacités locales pour un développement durable". Le ministre Clément P. SAWADOGO a procédé à la réception des dons et a remercié le PNUD pour l'aide apportée à son département.

Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo aux côtés des sinistrés
L'homme que tous s'accordent à lui reconnaître des qualités de tolérance et de paix ne cesse de prêter oreille attentive aux doléances et problèmes des populations. Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo pour ne pas le citer, chef suprême des Mossé a encore fait parler son cœur après son 1er appui qu'il a consenti en faveur des sinistrés du 1er septembre le 7 septembre 2009, répondant à l'appel du président du Faso. Le vendredi 18 septembre dernier, Sa Majesté a récidivé positivement en apportant une fois de plus sa précieuse contribution pour les sinistrés dans l'enceinte de son palais impérial. Après sa contribution, il a voulu toucher du doigt les conditions de vie des sinistrés sur leur lieu d'hébergement. Il a successivement visité des sites à Boulmiougou, Sig-Noghin, Baskuy, Nongr-Massom et Bogodogo. A toutes ces étapes, il s'est entretenu avec les sinistrés et les a fait part de sa solidarité. Les sinistrés quant à eux n'avaient pas de mots pour remercier Sa Majesté pour tous les dons à leur endroit.

Du riz et de l’argent pour les militaires sinistrés
Nos Forces armées nationales n’ont pas été épargnées par la pluie diluvienne du 1er septembre 2009 et les inondations qui s'en sont suivies. Pour ce qui est des dégâts matériels, le coût des logements détruits est estimé à 134 millions de FCFA tandis qu’au niveau de l’imprimerie on estime les pertes à 261 800 000 FCFA. Sur le plan humain, 57 militaires sont déclarés sinistrés dont 1 officier, 8 sous-officiers et 47 militaires de rang. C’est donc pour venir en aide à ses hommes de tenue sinistrés que l’armée au travers du ministère de la Défense et la Mutuelle des forces armées nationales (MUFAN) a organisé, le lundi 14 septembre 2009 en présence du chef d’état-major général des armées, Dominique DJINDJERE une cérémonie de remise de don de vivres, d’argent au profit de ses sinistrés. Ce sont au total 4 tonnes de riz et la somme de 500 000 FCFA qui ont été données aux militaires sinistrés au camp Sangoulé LAMIZANA à Ouagadougou où d’ailleurs la plupart des militaires sinistrés a été relogée. Pour le chef d’état-major général des armées, ce geste est la traduction de la compassion et de la solidarité de l’armée à l’endroit des sinistrés de façon générale et de ceux de l’armée en particulier. Quant au délégué des sinistrés, Ousmane DRABO, il a au nom de tous les sinistrés remercié la hiérarchie et les autorités pour cette marque de soutien.

Le lancement officiel de la rentrée 2009-2010 a eu lieu à Saaba
Le mardi 15 septembre 2009 a eu lieu à Saaba, dans la province du Kadiogo le lancement officiel de la rentrée administrative 2009-2010. La cérémonie a connu la présence des ministres Joseph PARE en charge des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et du ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation Marie Odile BONKOUNGOU. Cette rentrée administrative avait pour objectif de permettre la mise en place de dispositifs adéquats pour la gestion des changements de poste ainsi que des nouveaux recrutements sans pour autant omettre la réhabilitation des salles de classe.
Le maire de la commune rurale de Saaba, Mme Josiane Y. KABRE a tenu à remercier les autorités pour leur choix qui s’est porté sur sa commune et n’a pas manqué l’occasion pour égrener une liste de problèmes liés au système éducatif. La dégradation des infrastructures scolaires, le nombre pléthorique des élèves dans les salles de classe, le problème d’eau sont les principaux problèmes que rencontre la commune. De même, la pluie du 1er septembre dernier et ses dégâts sont passés par Saaba notamment au lycée Wend-Pouiré et dans certaines familles plongeant élèves et parents dans la désolation. Le maire a été rassuré par les ministres présents qui ont assuré «qu’une panoplie de solutions sont envisagées». En outre, ils veilleront, ont-ils dit, «à ce que Saaba puisse être doté des moyens nécessaires pour la réalisation des infrastructures scolaires» afin que la rentrée scolaire prévue le 1er octobre prochain soit effective et dans les autres localités de notre pays. Une remise de fournitures et manuels scolaires et une distribution de vêtements aux enfants des familles sinistrées est venue mettre fin à la cérémonie.

Qui l’eut crû : L’UNDD salue la visite d’Etat du chef de l’Etat en Côte d’Ivoire
«Une fois n’est pas coutume», dit-on et le fait est assez important pour être relevé. Qui l’eut crû ? L’UNDD de Maître Hermann YAMEOGO, un parti politique qu’on classe dans l’opposition radicale qui salue la visite d’Etat du président du Faso, Blaise COMPAORE en Côte d’Ivoire pays voisin, ami et frère du Burkina. On pourrait penser là à une formidable évolution de mentalités au niveau de la classe politique burkinabè. En tout cas nous pensons que, être de l’opposition n’est pas synonyme de critiques à tout va. Il faut savoir avec «fair-play» reconnaître le mérite de nos gouvernants lorsque c’est le cas. L’exemple de l’UNDD mérite d’être suivi par les autres partis de l’opposition par «honnêteté politique». L’UNDD pour sa part a tenu à exprimer sa joie et l’espoir que suscite cette visite présidentielle pour la consolidation des relations entre les deux pays. Le parti de la panthère a appelé ses militants et sympathisants de Côte d’Ivoire à réserver un accueil des plus chaleureux à la délégation burkinabè. Par ailleurs, il a souhaité que le séjour du chef de l’Etat soit couronné de tous les succès possibles.
En outre il saisit l’occasion pour remercier les autorités ivoiriennes pour leur compassion, au lendemain de la pluie du 1er septembre dernier. Maître Hermann YAMEOGO et son parti n'ont eu de cesse d’étonner les Burkinabè ! Tout compte fait ce geste est en leur honneur. Pour rappel, les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont pris un coup d’accélérateur avec la signature du Traité d’amitié entre nos deux pays le 29 juillet 2008 à Ouagadougou. L’ambition de ce Traité était de faire de l’axe Abidjan-Ouagadougou, la locomotive de la sous-région Ouest-africaine. C’est précisément dans le cadre de ce Traité ivoiro-burkinabè que tout l’exécutif burkinabè (président et ministres) a pris part, le mardi 15 septembre 2009 à Yamoussokro en Côte d’Ivoire à un conseil de ministres conjoint avec leurs homologues ivoiriens, et à la conférence au sommet du Traité signé à Ouagadougou le 29 juillet 2008. Que les petits malins se gardent cependant d’avoir de mauvaises pensées en l’absence de notre exécutif du pays.
Les moutons étaient quand même, bien gardés pendant ce temps-là, pensons-nous.

L’Armée détruit son matériel désuet
Ce sont plus de 2 000 armes déclassées qui seront détruites par l’armée. Des armes de poing, des pistolets-mitrailleurs de nature diverse, des lance-roquettes et autres fusils locaux seront détruits, a déclaré le colonel Dibana ZERBO, directeur central du matériel des armées. Ce type d’opération qui a eu lieu le mardi 15 septembre 2009 au centre de dénaturation de la Direction centrale du matériel des Armées, ex-SIBAM en présence du chef d’état-major général des armées Dominique DJINDJERE et de la presse et d’hommes de tenue est appelé «Opération de dénaturations du matériel armement». Comme l’être humain le matériel de l’armée naît, vit et meurt. Le matériel roulant est dans ce cas vendu aux enchères au profit du Trésor public tandis que les armes qui étaient simplement déclassées et stockées dans des magasins sont maintenant dénaturées, détruites soit par le feu, par coupe mécanique ou au chalumeau. C’est en 2007 que les centres de dénaturation des armes a vu le jour.
C’est la technique mécanique par meule électrique qui a été choisie pour la cérémonie du 15 septembre dernier. Ce genre d’opérations permet d’assainir les stocks et dépôts des magasins et en entrepôts de l’armée, a confié le chef d’état-major général des armées. De même, elles favorisent la promotion de la paix et de la sécurité. Comme exemple, c’est une Kalachnikov AK47 qui a été découpée en trois morceaux devant les autorités et la presse devenant du même coup impropre à sa destination initiale. Une fois l’arme détruite et brûlée (cas de la présente opération) au chalumeau, la ferraille est vendue aux ferrailleurs de la place. D’autres opérations similaires à celle du 15 septembre seront organisées très prochainement.

Sinistrés du 1er septembre 2009, L’ASDD compatit
Rodrigue KPODA, président de l’ASDDLe 1er septembre 2009 dernier a vu une pluie diluvienne s’abattre sur la ville de Ouagadougou, faisant d’énormes dégâts humains et matériels. Ce sont en effet plus de 300 mm d’eau qui se sont déversés sur notre capitale en 16 heures de temps. De mémoire de Burkinabé, il faut remonter loin dans le temps, soit en 1919 pour comparer avec ce qui s’était passé ce désormais triste 1er septembre. Mais on s’accorde à dire que les précipitations dont il est question en 1919 n’avaient pas l’ampleur de celles dont il est question ce premier septembre 2009. C’est après la pluie que les Ouagavillois ont pu prendre l’ampleur du drame et des dégâts causés : ponts effondrés, maisons tombées, voitures emportées par les eaux, matériels domestiques hors d’usage ou simplement emportés par les eaux, etc. Le bilan chiffré des dégâts s’élève à des milliards de nos francs. Le pire est qu’il y a eu des pertes en vie humaine et les chiffres font état de neuf morts mais aussi des disparus dont on est sans nouvelle. Cent cinquante mille (150 000) sinistrés ont été recensés et logés dans des écoles ou hébergés par des familles.
L’Action Solidaire pour la Démocratie et le Développement (ASDD) votre parti, ne pouvait rester indifférent face à l’ampleur du drame et à la souffrance de plusieurs personnes qui ont tout perdu.
Déjà aux premiers moments du sinistre, 33 membres du Bureau politique et le président du parti lui-même se sont rendus à l’hôpital Yalgado, afin de porter secours aux malades pris aux pièges des eaux. Maintenant qu’un appel à la solidarité a été lancé par le chef de l’Etat Blaise COMPAORE, l’ASDD qui s’inscrit dans une logique de solidarité et de développement pour notre pays fait sien cet appel présidentiel et appelle les Burkinabé en général et ses militants et sympathisants en particulier à faire parler leur cœur en donnant ce qu’ils ont pour cette noble cause afin d’alléger les souffrances des sinistrés. C’est le lieu ici pour le parti de réaffirmer son soutien et sa compassion à tous ceux qui ont été, d’une quelconque façon, frappés par cette catastrophe naturelle notamment les forces de l’ordre et de sécurité, les sapeurs-pompiers et surtout la radio horizon FM par laquelle nous avons pu mobiliser les membres et sympathisants du parti.
Cependant, l’ASDD a foi que les affres résultant de ce sinistre, appartiendront bientôt au passé, vu l’implication de tout le Burkina et de la communauté internationale dans la recherche d’une solution définitive et efficace de ce drame. C’est l’occasion de féliciter le Premier ministre et son gouvernement ainsi que les pays voisins sans oublier les organisations internationales et celles de la sous-région.o

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