[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
la une du n°623
La Une du n° 623

NOUVELLES DU GRIN :N°623 du 23 au 29 septembre 2009

Elle impose son amant à son mari et le fait chanter

Le dimanche 20 septembre dernier, les fidèles musulmans du Burkina ont célébré l'Aïd el Fitr, communément appelé fête de Ramadan ou encore petite fête. Après un mois de jeûne, les fidèles sont récompensés par cette fête. A la place wara wara de Dioulassôba, la prière officielle a eu lieu sous la conduite de l'imam Siaka SANOU. Les autorités étaient de la partie mais en nombre insignifiante.
Le maire de Dafra, Sidi SANOGO a représenté le maire Salia SANOU ; il y avait aussi le préfet de Bobo-Dioulasso, Issouf OUEDRAOGO, le directeur de cabinet du maire de Bobo-Dioulasso, l'honorable député Issa SANOGO, le directeur de cabinet du CES, Moussa OUATTARA, le responsable à la communication de la commune…
Après 2 rakats, l'imam a lu le sermon tout en donnant des bénédictions aux fidèles et à la nation entière. Le gouverneur Témaï Pascal BENON, le haut-commissaire du Houet, Justin SOME, le colonel BONKIAN, malgré, qu'ils ne soient pas des musulmans, ont tenu à accompagner et à soutenir leurs frères de l'Islam. Au grin, les vœux des fidèles musulmans ont notamment tourné autour des sinistrés du 1er septembre 2009 à Ouagadougou. Les gens ont eu une pensée pour eux en ce jour bénit. La pluie a failli compromettre la grande prière à Bobo-Dioulasso mais finalement, les choses sont rentrées dans l'ordre.
La pluie débutée dans la nuit s'est finalement dissipée vers 7 heures du matin. Même dans la boue, on a prié dans certains lieux. Le mois de jeûne est fini maintenant. Le grin va reprendre en force même s'il y a des gens qui comptent accompagner le mois bénit en jeûnant encore 6 jours. Mais ceux qui vont faire ces 6 jours se comptent sur le bout des doigts de la main au grin. Alors place au thé à gogo…

Côte d'Ivoire / Burkina-Faso
"Same fight, same détermination"

Le président du Faso, Blaise COMPAORE a effectué du 15 au 18 septembre 2009 une visite d'Etat en République sœur de Côte d'Ivoire. Une visite d'Etat qui vient comme un retour de l'ascenseur après celle du président Laurent GBAGBO dans notre pays l'année dernière.
Désormais entre les deux pays, c'est le parfait amour. Tout baigne dans l'huile. Au grin certains nostalgiques de la Révolution n'hésitent pas à comparer cette situation aux temps forts des relations entre le Ghana de John Jerry RAWLINGS et le Burkina de Thomas SANKARA. A cette époque, les deux pays qui ont pourtant une différence linguistique et une monnaie différente, étaient devenus comme un et un seul pays. Tout cela était porté par la forte amitié qui unissait les deux capitaines présidents…
Aujourd'hui, Blaise COMPAORE et Laurent GBAGBO sont en train d'écrire une nouvelle histoire pour leur pays respectif. Tout le monde est unanime à reconnaître que ces deux pays sont condamnés à vivre ensemble. Ce discours est en train de prendre forme. Le premier président de la Côte d'Ivoire, Félix Houphouët BOIGNY (que le général de Gaulle avait présenté comme étant un cerveau politique de premier ordre) a de tout temps été le tuteur naturel de la Haute-Volta.
Les anciens ont l'habitude de dire qu'à l'époque, Maurice YAMEOGO, le premier président de notre pays allait constamment prendre son petit déjeuner à Abidjan avec son frère Houphouët. Le lien entre les deux pays était devenu tellement important que le président ivoirien avait proposé la double nationalité aux deux peuples. Mais c'était à une période où les idées d'intégration n'étaient pas dans les esprits des peuples.
Les Ivoiriens ont rejeté en bloc cette proposition et le président Félix Houphouët était obligé de surseoir à son idée. Mais il est toujours resté solidaire des Voltaïques à l'époque. Etant lui même planteur, il a beaucoup travaillé avec les Voltaïques. Mieux, Houphouët avait nommé un Voltaïque d'origine à la tête de son agriculture. Abdoulaye SAWADOGO a été ministre de l'Agriculture d'Houphouët qui a favorisé l'implantation des planteurs dans les forêts ivoiriennes avec son fameux concept qui stipule que la terre appartient à celui qui la met en valeur. Cela a donné des ailes aux braves Voltaïques de l'époque qui se sont investis pour relever le défi en hissant la Côte d'Ivoire au premier rang mondial des producteurs de cacao, surclassant ainsi le Ghana, son rivale…
En 1993, le président ivoirien est décédé. Sa succession est mal gérée et contre toute attente, Laurent GBAGBO arrive au pouvoir. Le farouche opposant d'Houphouët était considéré à tort ou à raison comme un homme d'Etat qui n'aime pas les étrangers. Lorsqu'il prend le pouvoir en 2000, un charnier est découvert à Abidjan donnant un coup de froid aux Ivoiriens. Cela a suffi pour confirmer tout ce qu'on disait sur ce nouveau président. Puis arriva le 19 septembre 2002. Le président Laurent GBAGBO accuse ouvertement le Burkina Faso d'avoir tenté de le renverser. Un coup de froid s'installe entre les deux pays, frôlant parfois le pire. Mais aujourd'hui, les données ont changé. C'est une belle idylle qui naît entre les 2 pays avec la signature d'un traité d'amitié. Même au temps fort de l'amitié entre le Ghana et le Burkina Faso révolutionnaire, on n'avait pas atteint cela.
Mais au grin, il y a des pessimistes qui refusent de croire au président GBAGBO. Pour eux, le président ivoirien ne peut pas changer d'un coup de baguette magique. Ils pensent que lorsqu'il aura toutes les cartes en main, il est capable de faire volte-face et dénoncer ce qu'il a signé.
Le président COMPAORE doit donc se méfier et ne pas suivre GBAGBO aveuglement car après tout, la seule chose que l'actuel président ivoirien vise, c'est la consolidation de son pouvoir. De l'autre côté, les gens pensent "qu'une fois sa queue coupée, le margouillat voit rapidement l'orifice du trou". C'est parce que GBAGBO n'a plus le choix qu'il s'est résigné à accepter le Burkina Faso.
Ce qui peut compromettre la belle amitié entre les deux présidents, c'est du côté de la France. Entre SARKOZY et GBAGBO, ça ne va pas très fort ; or le Burkina Faso et la France filent le parfait amour. Il appartient donc au président du Faso de chercher à rapprocher les deux visions. Entre la Côte d'Ivoire et le Burkina, c'est toujours une affaire à suivre. Les deux peuples sont tellement proches qu'on pourrait les unifier sans gros "dégâts". Comme l'a si bien dit le président du Faso, lui et GBAGBO ne sont pas éternels. Les hommes passent, les pays demeurent.

Elle impose son amant à son mari et le fait chanter
"L'amour a ses raisons que la raison elle même ignore" ; c'est cette phrase qui revient toujours après avoir pris connaissance de cette histoire d'amour qui se déroule au secteur 6 de Bobo-Dioulasso.
Un mécanicien s'est marié avec une belle femme. Pour un mécanicien de motos, il faut reconnaître qu'il a eu une formidable chance de trouver cette belle femme. Mais cette dernière, consciente de sa beauté rend la vie dure à son mari. Amoureuse d'un jeune Dj (disc joker), elle se cachait au début mais au fil des temps, elle s'affiche au grand jour avec le jeune homme. Elle lui a même payé une mobylette Jakarta. Chaque soir, elle attend le jeune Dj à son lieu de travail jusqu'à ce qu'il descende pour qu'ils rentrent ensemble chez elle. Une fois là-bas, ils peuvent rester devant la cour jusque tard dans la nuit. Puisqu'elle entretient le Dj, elle a tous les droits sur lui. Elle ne veut surtout pas le laisser à la merci des petites filles impolies qui ne respectent pas les personnes âgées.
Tout cela se déroule au nez et à la barbe de son mari. Un jour, celui-ci décide de prendre ses responsabilités. Il va voir le jeune dans son maquis pour le menacer de mort s'il n'arrêtait pas de suivre sa femme. Le jeune en profita pour s'éclipser pendant deux jours. La belle femme le chercha partout en vain. Même dans le maquis où il bossait, il se faisait invisible. Il apparut une semaine après. La femme a voulu connaître les raisons de sa disparition. Il lui annonça qu'il a été menacé de mort par son mari. Elle alla trouver le mécanicien sous son caïlcédrat et lui fit passer un mauvais quart d'heure. Elle n'avait plus l'intention de rester avec un homme non civilisé qui cherche à tuer quelqu'un pour une femme. Le mari dit qu'il comprit que le jeune Dj n'était pas en fait l'amant de sa femme mais son ami qui lui enregistre de musiques mandingues.
Il demande à sa femme de revenir à la maison et que désormais, elle pourra recevoir "son ami" à la maison sans problème. La femme accepta et retourna à la maison. Elle continue de revoir le jeune homme. Au secteur 6, des gens sont indignés par cette situation. Ils se demandent pourquoi la femme ne demande pas le divorce pour épouser le jeune Dj. Cette histoire a révolté le sage du grin qui pense que le mari de la femme doit se libérer de la domination de sa femme. C'est elle qui le malmène comme elle veut. Le jeune Dj pour sa part doit se méfier. Qu'il retienne qu'il y a des gens qui ne sont pas capables de traire le lait mais ils peuvent renverser facilement une calebasse de lait.
En attentant, le scénario se poursuit toujours au secteur 6. La femme et le jeune sont toujours dans les "love séré". Le mécanicien continue d'encaisser l'affront que lui fait le Dj. Sa femme est là imperturbale, toujours prête à faire des histoires avec son mari si elle fait deux jours sans voir son "petit pombier". Mais de plus en plus, le jeune Dj est en train de perdre des poids.
Il maigrit de jour en jour et on espère qu'il va se ressaisir en laissant tomber cette femme. Mais comme il aime à le dire, "l'homme doit mourir pour une grande cause" (sick).o

« Le petit fâkir, toujours dispo »

Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé