[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
La Une du n°624
La Une du n° 604

Retro-Rétro – Gouvernance: N°624 du 30/09 au 06/10 2009

Vincent DABILGOU, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme
“L’Etat va désormais tenir compte de ce type de pluie dans sa politique d’Urbanisation ”

suite aux inondations du 1er septembre, le gouvernement a pris en conseil des ministres du 19/09/09 un décret interdisant les constructions dans un certain nombre de zones dans les différentes villes du Burkina. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Vincent DABILGOU, nous donne, à travers cet entretien, de plus amples explications sur ledit décret et surtout sa mise application tout en parlant de la nécessité de revoir la politique d’urbanisation des pays en développement..

Vincent DABILGOUMonsieur le ministre, le gouvernement vient de prendre, suite aux inondations du 1er septembre, un décret sur la délimitation d’une bande de servitude de 100 m le long des canaux d’évacuation des eaux pluviales. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Vincent DABILGOU (V.D) :
Il s’agit d’un décret précautionniste. Par le passé, nous dimensionnions nos ouvrages sur les pluies centenaires. Mais avec ce qui est arrivé le 1er septembre dont on fait le lien avec le phénomène des changements climatiques, nous devons revoir les méthodes étant donné que rien n’exclut que ce type de pluie tombe encore l’année prochaine. Le gouvernement a donc voulu prendre des mesures de précaution. Le décret définit désormais trois zones. La première zone est appelée zone inondable. Il s’agit du plan d’eau d’une pluie décennale dont le niveau est plus élevé que l’ensemble des infrastructures qui sont à côté. Quand il y a eu inondations, on a vu qu’avec le niveau élevé des barrages l’eau s’est dirigée vers les zones inférieures. La zone inondable concerne donc notamment tous les bâtiments qui sont le long des trois barrages, les zones non aménagées, les constructions faites à côté du marigot du quartier Lanoagayiri sur la route de Pô, le long du barrage du Boulmiougou en allant vers Zongo. On va donc réaménager ces zones désormais inondables en verdure, en aires de jeux divers, de promenades, de repos avec des banquettes, etc. Ces zones-là sont déclarées d’intérêt public et on va y installer des infrastructures d’intérêt public pour lesquelles la pluie ne doit pas avoir un effet négatif. Ce qui veut dire par exemple qu’après une pluie, on peut ressortir jouer sur l’espace.
La deuxième zone s’appelle la zone submersible. Il s’agit des zones où l’eau peut déborder mais va vite circuler. Ce sont des zones pour lesquelles nous allons mettre un dispositif qu’on appelle un instrument d’urbanisme sous forme de cahier de charges. Ce qui voudrait dire que celui qui veut construire dans ces zones doit respecter un cahier de charges comme par exemple accepter mettre son bâtiment sur pilotis. Pour un bâtiment à étages, le premier niveau doit être nécessairement des poteaux uniquement avec des parkings en bas. Ce qui va nous éviter dorénavant un certain nombre de dégâts comme ça été le cas à la direction générale des Transports qui a perdu ses archives ou au FESPACO dont la cinémathèque s’est fortement endommagée.
Pour la troisième zone, il s’agit du long des canaux d’évacuation des eaux pluviales. Comme je vous l’ai dit plus haut, nous dimensionnons les ouvrages sur la base des pluies centenaires. Si on devrait dimensionner sur la base des pluies millénaires comme celle que nous avons connue le 1er septembre sans tenir compte du facteur de changements climatiques, on ferait des canaux très larges à des coûts très élevés pour des eaux de pluies qui ne tombent qu’une fois tous les mille ans. Compte tenu des moyens limités de l’Etat, les canaux seront toujours dimensionnés sur les pluies centenaires mais en prenant des marges de sécurité que sont les zones de servitude. Cela, pour parer à toute éventualité. Au cas où une pluie millénaire tomberait, que l’eau passe dans cette zone de marge. Nous devons donc mettre en place cette bande de servitude de 100 mètres de part et d’autre sur tous les canaux d’évacuation des eaux pluviales qui existent ou ceux qui seront désormais construits au Burkina. Le décret est donc d’une importance capitale parce que ça reconditionne l’urbanisation. On a dû arrêter par exemple des constructions sur le long du canal du Mogho Naaba dans la partie de la cité An III jusqu’au niveau de la maternité Pogbi. Il y a aussi le cas du lycée Dimdolobsom.
Nous allons donc procéder par processus dans la mise en œuvre de ce décret. Tout compte fait, il faut reconnaître qu’on ne peut pas construire une ville de façon définitive. Les aménagements sont généralement fonction de l’évolution de la ville ou des circonstances vécues comme celle que nous avons connue le 1er septembre.

L’application de ce décret va sans conteste nécessiter des déguerpissements, quelles seront les mesures d’accompagnement ?
V.D :
Le décret vient d’être pris. Nous allons d’abord répertorier l’ensemble des habitations, des patrimoines de l’Etat et privés concernés par la mise en œuvre du décret. C’est après ce recensement que le gouvernement va donner une orientation. Pour l’instant, l’interprétation qu’on doit faire du décret c’est de travailler à libérer les zones concernées. C’est une mesure qui concerne tout le monde y compris l’administration elle-même si on prend le cas de l’hôtel de finances de Ouidi qui ne sera pas épargné. Comme je vous l’ai dit, une ville se bâtit au fur et à mesure tout comme on s’occupe d’un corps humain, en fonction de la maladie qu’on a. Et si possible, il faut trouver des moyens pour mieux résister à un éventuel retour du mal. Il y a forcément un travail qui doit être fait. Mais dans tous les cas, que ce soit des privés ou le public, nous devons faire en sorte que ce décret puisse trouver sa justification.

Il ressort du constat que plusieurs mesures du genre, telles que les normes de construction, ne sont pas tout à fait appliquées.
V.D :
Vous savez, la rigueur ou la vigueur des mesures qu’on peut prendre dépend de ce qu’on a vécu. Les gens s’équipent par le vécu. Avec la pluie qu’on a connue le 1er septembre, qui peut encore tomber à tout moment, il n’est pas possible que le gouvernement laisse ce décret dans un quelconque tiroir. Nous sommes aujourd’hui même instruits pour déjà commencer à faire des repérages de tous les bâtiments publics ou privés qui sont concernés par le décret. Je reconnais certes que par le passé il y a eu des faiblesses dans le domaine de l’urbanisation, dans le domaine de l’autorisation de construire avec des gens qui construisaient sans autorisation et des maisons qui s’écroulent. Mais tout le monde comprend aujourd’hui qu’il s’agit des aspects assez graves parce que quelqu’un qui construit mal met en danger la vie de ceux qui occupent le bâtiment voire la vie des voisins. Il s’agit ici également d’un problème de sécurité publique et je pense que la rigueur sera de mise dans l’observation et dans la mise en œuvre de ce décret.

Qu’en sera-t-il des habitats précaires qu’on voit surtout dans les anciens quartiers de Ouagadougou ?
V.D :
Pour l’instant notre politique d’urbanisation a encouragé les habitats précaires étant donné qu’il est dit que c’est la zone précaire qui devient après la zone de référence en termes d’aménagement. Ouagadougou se trouve au stade de périurbanisation à savoir qu’on a toujours autour de la ville, le village. On ne va donc pas subitement remettre en cause notre tissu social qui veut que la ville et la campagne cohabitent. Cependant, ce que nous sommes en train de vouloir formaliser en termes d’aménagement, ce sont les habitations précaires construites dans les zones non aménagées le long des cours d’eau de la ville de Ouagadougou. Il n’est plus question qu’on laisse installer encore ceux qui ont été sinistrés dans ces zones. Nous sommes obligés de leur trouver de meilleurs toits, des logements plus décents pour leur éviter désormais ce qu’ils ont subi. S’ils se sont installés dans ces endroits parce qu’ils vivaient des conditions de pauvreté. C’est à ceux-là que le gouvernement trouve qu’il est bon qu’on trouve des zones ne serait-ce que des trames d’accueil pour leur aménagement.

Justement monsieur le ministre, comment va se faire cette aide au relogement ?
V.D :
Jusqu’à présent, je ne vous ai pas encore parlé d’aide au relogement. Je suis toujours dans l’explication du décret. Pour cette question, peut-être qu’il y aura d’autres mesures.

Comment entrevoyez-vous alors l’application du décret avec les déguerpissements en perspective étant entendu qu’on a vu un cas similaire avec la ZACA où il y a eu un processus de négociations qui a amené les gens à partir ?
V.D :
Vous faites bien de ramener la justesse du projet ZACA. Parce que le canal central prend sa source dans cette zone et s’il n’y avait pas de projet ZACA, le bilan de ces inondations allait être beaucoup plus dramatique. Etant donné que c’était une zone où la plupart des maisons étaient construites en banco. Maintenant nous sommes dans un contexte où nécessairement la pluie de par son ampleur doit être un élément de sensibilisation. Il faut que l’on fixe ce que nous avons vécu le 1er septembre pour que désormais notre processus d’urbanisation puisse avoir comme repère cette pluie que nous n’avons jamais imaginée du point de vue dimensionnement de nos ouvrages. C’est vrai que la mise en œuvre des actions conformes au décret ne sera pas facile. Mais je pense que le processus sera à la mesure de la réalité. Par ailleurs, l’Etat va désormais tenir compte de ce type de pluies dans sa politique d’urbanisation. En ce qui concerne le déguerpissement, je crois que quelqu’un qui a construit avec une autorisation de construire ne sera pas dans la même situation que celui qui a construit sans autorisation. De même que le cas de celui qui a construit avec un PUH est différent de celui qui a construit avec un titre foncier. En tous les cas, l’Etat a déjà annoncé les couleurs en disant sa volonté d’anticiper. Il a enclenché un principe de précaution en prenant ce décret qui veut que les uns et les autres se déplacent afin de mettre en place les servitudes.

Depuis qu’on parle d’aider les gens à reconstruire, on constate que les spéculations ont déjà commencé autour des matériaux de construction notamment le ciment. Comment va-t-on s’y prendre ? Comment se fera le processus d’aide ?
V.D :
Je pense qu’il faut remonter au début du processus de soutien aux sinistrés. Au départ, on avait recensé 250 mille sinistrés qui ont perdu leurs maisons. Peu après on s’est rendu compte qu’il y en a qui ont rejoint des cellules familiales proches, ou ont été hébergés par des amis ou simplement par des bonnes volontés. Ce qui fait que ceux pour lesquels il y a réellement une urgence à trouver des logements sont autour de 60 mille ; il s’agit essentiellement de ceux qui ont rejoint les écoles. Quand les gens parlent d’aide au relogement, ils oublient cette phase intermédiaire qui consiste à trouver d’abord des sites alternatifs pour ceux qui sont dans les écoles pour permettre la rentrée scolaire. Il nous faut ainsi aménager 34 sites faits de tentes pour les accueillir avant le 1er octobre et cela a un coût. Puisqu’il faut y installer de l’électricité, des adductions d’eau potable, des toilettes et latrines, etc. Une tente de 30 places coûte par exemple plus d’un million de FCFA. Nous devons d’abord réussir cette phase pour permettre une bonne rentrée scolaire. C’est vrai que l’avenir, c’est d’aménager des trames d’accueil pour permettre à ceux qui ont perdu leurs maisons de se trouver un toit.
Mais je tiens à préciser que contrairement à ce que les gens pensent, nous savons qu’il y a des gens qui se sont installés sur des sites d’accueil pour pouvoir uniquement bénéficier de parcelles. Nous avons déjà fait la situation de l’ensemble des bâtiments qui sont tombés. Nous nous retrouvons avec presque 24 000 concessions détruites et il est important de souligner que dans une concession il peut y avoir plusieurs maisons et plusieurs ménages. Par ailleurs, selon la loi portant sur la réforme agraire et foncière, la parcelle est attribuée par ménage. Il se trouve aussi qu’il y a des gens qui étaient en location. Maintenant, la question qui se pose est de savoir si c’est au locataire sinistré qu’il faut trouver une parcelle ou au propriétaire de l’habitation inondée. C’est donc une problématique que nous devons dégoupiller en y associant aussi bien les sinistrés que les propriétaires de terrains car c’est une dynamique. Il faudra d’abord commencer par un travail de cadastre qui va consister à voir sur le plan d’urbanisme du lotissement de la zone pour reconnaître la parcelle et faire une superposition avec le plan cadastral pour identifier les propriétaires. Ce qui va nous permettre de connaître les occupants et les propriétaires qui peuvent ne pas être les mêmes qui sont en location. Au terme de quoi il sera décidé à qui il faut donner une parcelle.
Il est évident que le gouvernement ne va pas hésiter à s’attaquer aux cas de spéculations autour des matériaux de construction dans un tel contexte de solidarité que le président du Faso a enclenché en faveur des sinistrés. Il y aura sans doute des mesures pour permettre aux gens qui veulent reconstruire de pouvoir accéder à des matériaux de construction à des prix acceptables.

Monsieur le ministre, de l’avis de certains spécialistes, les privés voire les pouvoirs publics ne respectent pas les dispositions légales de construction. Comment appréciez-vous la situation ? Et quelles sont vos solutions pour mettre fin à ces pratiques ?
V.D
: Il y a trois dimensions qu’il faut donner à cette situation dans la mise en construction de nos villes. D’abord, il y a un problème de réglementation. Au regard de la batterie de textes que nous avons, on ne peut pas nier le fait de la réglementation du secteur des bâtiments. C’est vrai que la réglementation a mis l’accent sur le pouvoir de décentralisation parce que notre code de décentralisation donne toutes les prérogatives aux maires de signer les autorisations de construire. Mais, il y a que si un maire donne une autorisation de construire, il doit aussi se donner les moyens techniques de suivre la construction jusqu’à la fin. Or dans nos pays qui sont en développement, le rythme de constructions semble dépasser la capacité administrative de contrôle des mairies. Pour une ville comme Paris où les nouvelles constructions se comptent sur le bout des doigts, il est plus facile pour la municipalité d’envoyer un technicien pour des contrôles sur le chantier mais ce qui n’est pas évident pour Ouagadougou par exemple qui est passée de 16 000 ha en 1995 à 36 000 ha de nos jours. Il faut donc que nous ayons les moyens de faire en sorte que l’autorisation de construire soit suivie de bout en bout. Etant donné qu’une autorisation de construire suppose d’abord que le maire est conscient que la parcelle est conforme au plan de lotissement et du cadastre ; ensuite qu’il a regardé le plan et qu’il a vu la note de calcul tout en s’assurant de sa justesse à travers ses services techniques ; qu’il a pris acte de la valeur monétaire de l’investissement. Ce sont essentiellement ces critères réunis qui permettent de délivrer une autorisation de construire.
Une fois que le maire délivre l’autorisation de construire, il est tenu de s’assurer que le bâtiment est en train d’être construit, que les matériaux de construction sont conformes, et qu’il y a un architecte. Mais il y a des gens qui considèrent l’autorisation de construire comme un simple papier et ils n’ont pas le souci de bien construire. Il faut que les Burkinabè sachent que quand on construit par exemple en dur, c’est pour l’éternité. Dans un chantier à niveau par exemple, il faut nécessairement un ingénieur, un bureau de contrôle et le laboratoire pour vérifier la fondation, la qualité du béton et du fer. Malheureusement, les gens n’en ont cure. C’est toute une politique qu’il faut donc mettre en place, et nous en sommes conscients au niveau du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il faudrait aussi que la décentralisation se prépare mieux pour jouer pleinement son rôle. Les maires doivent disposer dans ce sens des techniciens qu’il faut d’autant qu’ils doivent avoir les moyens de suivre leurs engagements à travers la signature des autorisations de construire. Ce qui interpelle le gouvernement dans sa mission d’accompagnement des mairies en termes de renforcement des capacités. Les municipalités qui ne disposent pas de techniciens pourraient par exemple se faire appuyer par les directions régionales des ministères en charge des Infrastructures et de l’Urbanisme.
En tous les cas, le secteur du bâtiment nécessite d’être suivi de très près. A la lumière de ce que nous avons vécu comme l’effondrement de certains immeubles pour lequel les résultats des expertises seront bientôt disponibles, à un moment donné on vous tiendra informé des orientations que nous avons reçues par rapport à ces dossiers pour qu’il y ait non seulement véritablement une autre synergie d’action mais pour que désormais nous puissions bâtir nos villes et pour nous et aussi pour nos enfants.

Il y a même un décret qui disait que pour tout bâtiment public, il faut une œuvre culturelle. Qu’est-il devenu ?
V.D
: Il faut avant tout reconnaître que c’est une bonne disposition d’autant qu’il s’agit de valoriser davantage notre patrimoine historique, de traduire ce que nous bâtissons aujourd’hui dans une dimension culturelle. Il s’agit de bâtir en sorte que notre ville d’aujourd’hui puisse être une référence culturelle à nos enfants. C’est un décret dont l’application devrait nécessiter une forte implication de l’organisation de l’ordre des architectes du Burkina. Le décret pourrait ainsi traduire son sens pendant le lancement des concours architecturaux lorsqu’il y a un bâtiment à construire. Nous en sommes conscients, c’est quelque chose que nous devons revisiter encore pour voir la synergie d’action qu’il faut enclencher notamment avec l’ordre des architectes, l’association des ingénieurs, l’ordre des géomètres pour que chaque acteur puisse pleinement donner sa contribution.

Le 5 octobre prochain, vous célébrerez la Journée mondiale de l’Habitat qui intervient dans un contexte particulier avec les inondations que le pays vient de connaître. Comment entrevoyez-vous cette célébration ?
V.D :
Vous faites bien de me poser cette grande question. Comme vous l’avez si bien dit, nous allons célébrer cette journée mondiale de l’Habitat dans un contexte particulier. Je dois vous dire que le thème à savoir : « Planifier pour notre avenir urbain» se justifie avec le problème des inondations que nous venons de connaître. C’est un thème qui prend en compte la planification du futur. Quand on regarde les questions liées aux inondations, à la mauvaise application des règles d’urbanisme par exemple le long des canaux où les servitudes sont occupées, où les gens s’installent dans les zones inondables, tout cela n’est pas fait pour donner au futur urbain quelque chose d’essentiel. En réalité, nous sommes donc dans le thème de la journée mondiale de l’Habitat. On se préparait donc à donner à cette journée une grande ampleur à travers le lancement du processus de constructions de ZACA qui cadre bien avec ledit thème. Mais nous allons réajuster nos activités pour prendre en compte les inondations pour que cette journée soit aussi des moments de réflexion sur le futur. Je peux dire que l’allure est déjà donnée pour préserver le patrimoine bâti avec la prise du décret devant réglementer les zones de servitudes, les zones inondables et les zones submersibles.o

Drissa TRAORE

Sinistrés du 1er septembre 2009
La FEDAP/BC fait encore parler son cœur

La commune de Ouagadougou a convoqué la presse, le mercredi 23 septembre 2009 pour être témoin d’une remise de dons de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise COMPAORE (FEDAP/BC) en faveur des sinistrés du 1er septembre dernier. La cérémonie a eu lieu à l’hôtel de ville.

Le président de la FEDAP-BC, Gaston SOUBEIGA, remettant au maire L’appel présidentiel lancé le 7 septembre dernier en faveur des sinistrés et qui a reçu un écho très favorable a fait dire M. le maire de la commune de Ouagadougou, Simon COMPAORE que le pays a un «commandant» en la personne du chef de l’Etat, Blaise COMPAORE. Et comme les dons continuent de pleuvoir, c’est un maire de la capitale tout heureux qu’il nous a été donné de voir ce mercredi 23 septembre 2009 qui faisait parfois dans «la langue de shakespear» qu’il affectionne tant pour s’exprimer contrairement à sa tristesse et sa réserve pendant les premières heures et jours qui ont suivi le sinistre. C’est donc, un Simon COMPAORE « en forme » plein d’humour et pas avare en mots qui a tenu à remercier la FEDAP/BC pour sa marque de compassion et de solidarité à l’égard des sinistrés. La contribution de la FEDAP/BC du mercredi 23 septembre 2009 vient en complément à une première remise à Koulouba, le 7 septembre dernier et qui s’élevait à plus de 11 millions de nos francs.
La récente elle est estimée à 4 335 000F CFA répartie en dons en espèces d'une valeur de 500 000FCFA et en nature (riz, maïs, poisson, habits, etc.). Pour le président de la FEDAP/BC, Gaston SOUBEIGA c’est tout simplement pour manifester leur solidarité avec les sinistrés qu’ils ont tenu à faire pour cette deuxième fois ces dons. La délégation de la fédération a été rassurée par le maire quant au bon usage qui sera fait de leur don. Les sinistrés dans la perspective de la rentrée scolaire 2009-2010 prévue le 1er octobre prochain sont progressivement relogés sous des tentes sur d’autres sites depuis le mercredi dernier. Pour le maire de la commune de Ouagadougou, il n’y a point de souci à se faire quant à leur condition de logement et d’hébergement. Il y a des tentes pour hommes, des tentes pour femmes et enfants. Les wc sont aussi séparés et la sécurité est assurée par les forces de l’ordre sur les sites.
La SONABEL met à leur disposition, l’électricité et l’ONEA leur sert l’eau potable. Des services de santé sont également installés sur les sites et les sinistrés mangent à leur faim. Des artistes musiciennes venues pour solliciter un service au maire, Simon COMPAORE ont aussi pris part à la cérémonie.
Ces artistes voulaient que le maire puisse trouver pour eux un car afin qu’ils continuent la caravane de la solidarité qu’ils ont initiée en faveur des sinistrés.
Les sommes récoltés lors des prestations seront reversées aux gouverneurs des régions pour acheminement, ont-ils dit. Séance tenante le marie a instruit son 2e adjoint, Dramane COMPAORE de trouver une solution heureuse au problème dans les plus brefs délais. Les uns et les autres se sont alors quittés avec le sentiment du devoir accompli de part et d’autre en vue de soulager la souffrance des sinistrés.o

Angelin DABIRE (stagiaire)

 Haut

 

 Haut

 

.

 

 

 

 Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé