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La Une du n°624
La Une du n° 604

NOUVELLES DU GRIN :N°624 du 30/09 au 06/10 2009

Une fille mortellement poignardée pour un portable

Le mois béni de Ramadan a officiellement pris fin, le dimanche 20 septembre dernier avec l'Aïd El Fitr. Cette fête de récompense a été célébrée partout au Burkina Faso et même dans la sous-région à la même date. Mais comme d'habitude, Djaffar et ses partisans ont décidé de ne pas se joindre aux autres musulmans. Ils ont choisi le lundi 21 septembre dernier pour faire fête.
Le dimanche 20 septembre 2009, une pluie capricieuse a failli compromettre la prière sur les différents sites. Dans la précipitation, certains fidèles avaient même commencé à préparer les mosquées pour accueillir les gens. Mais finalement, tout est rentré dans l'ordre. Le temps s'est éclairci et la prière a pu se dérouler partout. Djaffar et ses partisans eux, n'ont pas eu la même chance. Le lundi 21 septembre dernier, la pluie a démarré aux environs de 4 heures du matin jusqu'à 9h. On ne sait pas comment les choses se sont passées avec eux, mais ce qui est sûr, il y a plusieurs fidèles qui n'ont pas pu faire le déplacement sur la colline du secteur 22. Le mois de jeûne a pris fin, mais les bonnes actions doivent se poursuivre.
Le samedi 26 septembre 2009, la jeunesse musulmane du secteur 3 de Bobo-Dioulasso a organisé devant la mosquée de vendredi de Kombougou, une conférence islamique sur le thème "Jeunesse et Islam". Une conférence animée par Cheik El hadj Sabti SANOGO, le grand imam de vendredi à la mosquée de Kombougou. Il avait à ses côtés le président de la Communauté musulmane de l'Ouest, El hadj Mahama SANOU et l'imam de Kotédougou, Alpha Moussa DIANE "Bagaga". La conférence a été présidée par le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, Baba TRAORE. Il était accompagné de l'honorable député Adja Naba DIANE, la marraine et du maire de l'arrondissement de Dafra, Sidi SANOGO. Le président du Conseil régional des Hauts-Bassins, invité à prendre la parole, a exhorté les dignitaires de la religion musulmane à dire la vérité en toute circonstance. "Même si cette vérité ne plait pas à tout le monde, il faut dire que c'est comme ça seulement. A prendre ou à laisser". BabaTRAORE inspiré par cette grande mobilisation des fidèles musulmans, tout de blanc vêtu, a reconnu que la politique permet d'organiser le monde certes ; mais, qu'elle ne mène pas au paradis.
La conférence proprement dite s'est articulée autour du verset 13 de la sourate Al Kahfi (la caverne) qui stipule : "Ce sont des jeunes gens qui crurent en leur seigneur et nous les guidâmes alors encore plus (sur le droit chemin)". Le Cheik Sabti SANOGO a encouragé les jeunes, "l'avenir de la religion" à se battre pour tenir droit le drapeau de l'Islam. La conférence a été plus qu'un succès et le président des jeunes musulmans de Kombougou, Mahamoudou BANGRE pense à la pérenniser au grand bonheur de tous les habitants du secteur et surtout avec la bénédiction des anciens.

Salia SANOU et Célestin KOUSSOUBE à couteaux tirés sur le nouveau découpage de la commune de Bobo-Dioulasso
Le samedi 26 septembre 2009, le Conseil municipal de Bobo-Dioulasso s'est réuni en session extraordinaire dans la salle des fêtes de la mairie centrale pour débattre du redécoupage de la commune de Bobo-Dioulasso en 7 arrondissements.
Désormais, la commune de Bobo-Dioulasso va comprendre 7 arrondissements avec 32 secteurs et 37 villages rattachés. Célestin KOUSSOUBE, l'ancien maire qui a migré vers l'ADF/RDA était parmi les conseillers pour cette session extraordinaire. En tout cas ce n'est pas à tous les conseils qu'on a la chance de trouver Célestin KOUSSOUBE ; et lorsqu'il est là, les débats sont très houleux. Il ne laisse rien passer d'anormal ou d'illégal. Samedi dernier, il a pris la parole d'abord pour dénoncer la tenue de cette session dite extraordinaire. Il pense que la procédure n'a pas été respectée à la lettre. Concernant le nouveau découpage qui était le sujet phare du conseil, il s'est ouvertement opposé à cette proposition. Il pense que le ratachement des 37 villages à la commune de Bobo-Dioulasso va peser considérablement sur la gestion de la commune et que l'effet recherché qui est de rapprocher les administrés de l'Administration risque de ne pas être effectif.
KOUSSOUBE a suggéré de créer plutôt trois communes rurales à Koumi, Santidougou et à Yéguérésso ; ce qui permettra d'avoir trois autres pôles de développement. L'ancien maire propose un redécoupage en 5 arrondissements, ce qui permettra le maintien des limites actuelles de la commune avec la création de 5 nouveaux secteurs.
En réponse aux propositions de l'ancien maire, Salia SANOU a tout balayé du revers de la main. L'actuel patron de la commune pense que KOUSSOUBE a déjà fait ses preuves à la tête de la mairie et qu'aujourd'hui, il doit suivre la nouvelle équipe au lieu de tenter de mettre les bâtons dans les roues. Pour lui, tout est clair ; l'ancien chef ne veut jamais la bonne marche de la cité. Il craint qu'on dise qu'il y a eu mieux que lui. Les partisans de Salia SANOU se sont jetés dans la danse ainsi que ceux de KOUSSOUBE. Les débats sont devenus très houleux avec parfois des écarts de langage déplorables.
Le maire de l'arrondissement de Konsa, Karim BARRO a dû intervenir pour rappeler à l'ordre "ses deux papas" qui allaient à la dérive. "Si vous qui êtes nos aînés, vous vous comportez de la sorte, qu'allons-nous faire, nous qui sommes vos fistons ?" S'est inquiété le plus jeune maire de Bobo-Dioulasso.
KOUSSOUBE a saisi les propos de Karim BARRO au bond. Il a reconnu que le maire de Konsa est vraiment son "fiston" à lui, "puisque c'est moi qui l'ai inscrit à l'école", a-t-il dit. La politique a ses raisons que la raison elle-même ignore. Tout se passe comme si KOUSSOUBE et Karim BARRO sont sur la même longueur d'onde au détriment de Salia SANOU. Finalement, le nouveau découpage en 7 arrondissements pour la commune de Bobo-Dioulasso a été adopté par la majorité des conseillers. Le soir au grin, les débats se sont poursuivis concernant les jeux de mots qui ont été utilisés lors de la session extraordinaire entre KOUSSOUBE, Salia SANOU et Karim BARRO. Pour certains membres du grin, le courant ne passerait plus entre Salia SANOU, le maire central et Karim BARRO de Konsa. Cette mésentente serait née de l'histoire des femmes qui avait ébranlée toute la cité des silures sacrées. On se rappelle qu'au temps fort de la crise, Djanguinaba BARRO, le géniteur du maire de Konsa avait choisi le camp de Mamou DOUKOURE au détriment de celui d'Assita OUATTARA, la 2e adjointe au maire de Bobo-Dioulasso. Finalement, c'est le camp de Mamou DOUKOURE qui a eu le dessus avec Mme OUOBA comme coordinatrice provinciale des femmes du Houet. Entre temps, les femmes de Bobo-Dioulasso se sont réconciliées mais entre les hommes, les rancunes sont demeurées.
Le maire de Konsa a failli voir son conseil municipal bloqué pour une histoire de lotissement. Il paraît que les conseillers de Konsa réclamaient chacun au moins 10 parcelles ; le maire BARRO n'a pas voulu accéder à cette requête. Ils ont alors tenté de prendre le conseil en otage en prétextant que le maire n'agissait que sur les conseils de son père à qui il aurait remis 50 parcelles. Le maire Salia SANOU avait convoqué les conseillers en colère chez lui pour aplanir les divergences et après moult tractations, tout était rentré dans l'ordre.
Depuis cette crise, les choses ont commencé à aller de mal en pis entre Karim BARRO et Salia SANOU. Le premier accuse le second d'être à la base de tous ses problèmes, notamment les peaux de bananes qu'ils jettent sur son passage. Dans cette guerre souterraine avec le maire de Bobo-Dioulasso, Karim BARRO s'est allié à Célestin KOUSSOUBE son "papa". En tout cas, on les retrouve constamment dans les conciliabules que ce soit à l'arrondissement de Konsa comme à la mairie centrale. Les futures échéances électorales avancent et déjà, les politiciens sont en train de tracer leur chemin. Salia SANOU est un vrai politicien dans l'âme. Il a beaucoup d'expériences. Ce n'est pas le cas pour Karim BARRO qui n'a pas encore fini de « téter le biberon » de la politique. Peut-être qu'avec un allié comme KOUSSOUBE, le "vieux renard", pourra peut-être faire le contre-poids. Affaire donc à suivre.

Une fille poignardée au secteur 2 (Diarradougou) pour un portable
Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2009, une jeune fille a été poignardée par un inconnu non loin du bar dancing "Hexagone", à proximité d'une mosquée.
La jeune fille est une étrangère qui serait venue de Diébougou pour rendre visite à sa tante. La nuit elle est allée prendre le maquis avec un jeune homme, et c'est en rentrant à la maison qu'elle a été accostée par un inconnu qui lui a demandé l'heure. Elle a fait sortir son portable pour lui rendre service, c'est en ce moment que l'homme l’a assenée de deux coups de poignards et lui a arraché son portable. L'ami de la fille qui n'était pas loin, vint au secours de sa dulcinée. Il reçut à son tour des coups de poignard. Après son forfait, le malfrat prix la fuite. La fille mourut sur le champ. Quant à son ami, il fut admis à l'hôpital Sourou SANOU.
Cette histoire a été commentée au grin où les gens ne comprennent pas pourquoi le malfrat a été très cruel seulement à cause d'un portable. Certains ont confirmé que c'est la nouvelle méthode des délinquants. Ils t'abordent et te demandent l'heure ; si tu as la malchance d'enlever ton portable, ils te l'arrachent et prennent la fuite. Seulement dans le cas de cette fille, le malfrat est allé à l'extrême. On pense qu'il s'agit d'un délinquant particulièrement cruel qui n'hésite pas à porter le coup fatal, pourvu qu'il voit ce qu'il veut.
La jeune fille qui était venue passer quelques jours à Bobo-Dioulasso avait ainsi rendez-vous avec la mort. Certains pourraient penser à un règlement de compte même s'il s'agit d'une étrangère. Peut-être que c'est après avoir commis un forfait à Diébougou qu'elle est venue se réfugier à Bobo ? Qui sait ? De toutes les façons, elle n'est plus de ce monde et ce sont les forces de l'ordre qui sont chargées de mener leur enquête pour déterminer les causes exactes de sa mort.
Le sage du grin préconise que chacun observe un minimum de prudence dans son déplacement nocturne. De plus en plus la ville devient comme une jungle. Prudence !!!o

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