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La Une du n° 625
RETRO-SPORTS : N°625 du 07 au 13 Octobre 2009

3e Tour coupe de l’UFOA
Les jambes manquaient de jus

L’ASFA-Y joue les prolongations. A la faveur de la coupe de l’UFOA, le champion du Burkina n’est pas en vacances, à l’instar des autres clubs en arrêt depuis la fin de la saison intervenue le 5 août 2009. Malgré sa qualification pour le 3e tour de ladite coupe, elle peine à tenir la distance. Face au Liberty Professionnals du Ghana, l’ASFA-Y, faute de physique a péniblement arraché le nul de 0-0 au stade du 4-Août, samedi dernier.

Décidé à ne pas traiter cette compétition par-dessus la jambe, le club vert et or a passé successivement deux tours. Le dernier avant la phase finale l’oppose au Liberty Professionals, dans lequel a grandi un certain Michaël ESSIEN, aujourd’hui un des pions essentiels du FC Chelsea de Londres.
Déjà au tour d’avant, la gestion du match avait montré que sur la durée, l’ASFA-Y déclinait, même si on peut remarquer la permanence de sa volonté à puiser dans les réserves. En sport toutefois, la volonté seule ne suffit pas toujours. Et ce fut le cas dans un match compliqué face à une équipe ghanéenne dont la plupart des joueurs savent manier le ballon.
Le propre en avant du football de l’ex Gold Coast demeure dans une technicité et une facilité gestuelle qui forment sa différence. Un label que le Ghana a cultivé pour construire une histoire, qui atteint aujourd’hui sa plénitude. En effet, le Ghana est le premier pays africain à obtenir son ticket pour la phase finale du Mondial 2010, prévue en Afrique du Sud. Cette qualification est la deuxième d’affilée, après celle de 2006 en Allemagne où le Ghana avait produit la meilleure performance des cinq représentants africains, en atteignant les huitièmes de finale.
Ce football-là a donc du répondent. Et jamais dans cette manche aller, l’ASFA-Y n’a pu prendre un ascendant sur son adversaire, au point de le mettre, à un moment où à un autre, hors de position. Certes, elle s’est procurée quelques occasions de buts mais elles ne furent pas de nature à nourrir des regrets parce qu’aucune ne fut flagrante pour reprendre le qualificatif en vogue.
Au total, elle a essayé, a tenté par moment, s’est forcée souvent, mais tout ça n’a jamais été empreint de cette accélération capable d’amener la domination. N’ayant pas eu d’emprise la logique du nul vierge, ou le déroulement des hostilités est un bon résultat. Car l’équation eût été très compliquée, si ce résultat nul avait connu des buts ou si en fin de match, Liberty Professionnals réussissait le hold up, comme il en a eu l’opportunité.
C’est dire, qu’en cas de match serré, le 0-0 à l’aller est bon à prendre. Parce qu’au retour, tout nul non vierge, c’est-à-dire, avec des buts, qualifie l’ASFA-Y. Les deux équipes étant très proches l’une de l’autre, cette perspective n’est pas dénuée de sens. Il faut le dire, l’ASFA-Y dans sa version actuelle possède une vraie colonne vertébrale, un fond de jeu qui lui confère des certitudes et mieux encre de la sérénité. Le seul bémol qu’on peut noter, c’est l’absence d’un centre-avant nominal capable de buter sur une demi occasion. Lorsqu’elle disposait de son arme fatale, le Ghanéen Occansey MANDELA, l’ASFA-Y n’a pas eu besoin de ce buteur-là. Tous les attaquants pouvaient marquer sur une des accélérations dont lui seul avait le secret.
Mais voilà, aujourd’hui MANDELA s’est envolé pour la Tunisie. Son absence se fait sentir parce que qu’il avait un si grand talent que son remplacement relève de l’impossible. C’est pourquoi, le manque d’un joueur de fixation sur le front de l’attaque constitue un handicap majeur. La clé du match retour demeure donc dans la capacité du récent vainqueur du championnat à trouver ce joueur capable de marquer alors que les jambes manque si cruellement de peps. Les guiboles sont fatiguées, ce qui prive les petits gabarits Asante Salomon et Cheick Oumar COMPAORE de leurs appuis habituels pour créer le dialogue. Usman MOHAMED a pour lui un gros potentiel qu’il exploite par intermittence. Quant à Issouf OUATTARA, il est trop rustique pour constituer un plus en attaque.
Le succès dans cette occurrence passera par une capacité de l’ASFA-Y à oublier la longue saison interminable pour elle et à jouer en bloc. Il faudra que l’ensemble sans exception élève encore plus son niveau de jeu au Ghana. Il faudra aussi que les joueurs qui vont sortir du banc apportent une autre dynamique, ce qu’ils n’ont pas montré samedi dernier.

Issa ZANGA, Mohamed COULIBALY et à un degré moindre Abdoul Rasmané DIARRA ne sont pas rentrés dans la partie le mors aux dents. Leur contribution a été trop pépère et sans envergure. Or, dans ces moments où l’équipe est fatiguée, les joueurs suppléants doivent tenir un rôle de dynamiteurs. C’est pourquoi, on peut espérer qu’ils auront envie de montrer autre chose au Ghana, s’ils étaient à nouveau sollicités par l’encadrement. Ce qui est sûr, rien n’est perdu. Chacune des deux équipes aura sa chance. Le plus décidé, c’est-à-dire, celui que prendra le dessus au plan mental aura droit à la phase finale. L’ASFA-Y a affirmé son ambition de gagner une deuxième coupe de l’UFOA. Elle a quatre-vingt-dix minutes pour s’en approcher un peu plus.o

Idriss SEMDE

Sportissimo

Au finish

Le championnat du monde de rallye WRC semblait définitivement joué après cinq courses en début de saison. En effet, le Français Sébastian LOEB, quintuple champion du monde avait remporté sans coup férir les cinq premières courses de la saison. Et puis patatras ; la belle mécanique des Citroën C4 s’est subitement déréglée, laissant ainsi la place au Ford Focus de revenir dans le championnat et même de prendre la tête du classement des pilotes par le Finlandais, Mikks HIRVONEN. Citroën et LOEB ont dû alors s’accrocher pour ne pas être largués. A la faveur le week-end dernier du rallye de Catalogne, un doublé Citroën, LOEB devant son coéquipier espagnol Dani SORDO, lui permet de revenir au classement à un seul point de Hirvonen, 84 contre 83 points.
Tout va dès lors se jouer dans trois semaines au cours du rallye de Grande Bretagne. Pour les deux concurrents, seule comptera la première place pour espérer coiffer la couronne de champion du monde.

BUTTON, partie remise

Il avait pu succéder à son compatriote Lewis HAMILTON. Mais pour cela, il fallait au Britannique Jenson BUTTON, la victoire au grand prix de formule 1 du Japon sur le légendaire circuit de Suzuka. Au grand désapointement de l’écurie Brawn GP, BUTTON n’a terminé qu’à la huitième place, marquant de ce fait un malheureux petit point. La course a été grand par l’Allemand Sébastian VETTEL, celui que tous se compatriotes appellent affectueusement le petit SCHUMI, en référence à son glorieux aîné, Michaël SCHUMACHER, sept fois champion du monde de formule 1, record absolu, qui n’est pas prêt d’être égalé, encore moins battu. VETTEL a devancé au Japon, l’Italien Tarno TRULLI et le Britannique Lewis HAMILTON. Du classement du championnat du monde des pilotes, BUTTON avec 85 points devance son coéquipier brésilien Rubens BARRICHELLO, 71 points et Sébastian VETTEL, 69 points. Il reste encore deux grands prix à courir.

Pas de risque pour ROSSI

Alors qu’il est à deux pas d’un dixième titre de champion du monde de moto, toutes catégories confondues, l’Italien Valentino ROSSI n’a pris aucun risque lors du grand prix du Portugal disputé dimanche. ROSSI, champion du monde deux fois en 250 cm3 et sept fois en 500cm3 domine le classement des pilotes pour la présente saison. A trois courses de la fin du championnat, il compte 250 points contre 232 points à son suivant immédiat, l’Espagnol Jorge LORENZO. Ainsi, au Portugal, il n’a pas trop forcé, préférant assuré des points au lieu de jouer le gagne, avec le risque de chute et surtout celui de ne marquer aucun point. Il a ainsi laissé la lutte pour le succès LORENZO, à l’Australien Casey STONER et à l’autre Espagnol Dani PEDROSA. Ces trois jeunes pilotes ont fini la course dans cet ordre, l’Italien terminant à la 4e place. En marquant des points lors des trois grands prix encore à disputer, Rossi est certain de remporter son deuxième titre de champion du monde, dont huit dans la catégorie reine des motos GP.

BECKHAM au Milan

C’est maintenant confirmé, David BECKHAM retournera au Milan AC lors du mercato de janvier. Le capitaine de Los Angelès Galaxi n’a en effet, jamais fait mystère de sa volonté de retourner chez les cosseneri qui l’ont accueilli lors du 1er semestre de 2009. A la fin de la saison, il était reparti aux Etats-Unis, mais sa tête est demeurée au club lombard. Et comme, il tient à disputer en juin prochain, son troisième mondial d’affilée, il pense qu’un club de haut standing peut mieux lui offrir cette opportunité. Il se dit aussi que Patrick VIEIRA serait lors du même mercatos de retour à Arsenal. N’ayant pas de temps de jeu à l’Inter, il entend lui aussi de donner une chance d’être parmi les sélectionnés de Domenech pour l’Afrique du Sud 2010.

 

 

 

 

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