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La Une du n°626
La Une du n° 626
RETRO-SPORTS : N°626 du 14 au 20 Octobre 2009

Eliminatoires CAN/Coupe du Monde 2010
Angola, nous y voilà !

Le Burkina participera en janvier prochain à la 7e phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Après leur succès le 11 octobre dernier face au Syli national de Guinée, les Etalons sont assurés de terminer deuxième du groupe 3..

Après quelques années d’absence, les Etalons renouent avec la CANÇa y ait ! Les Etalons réintègrent le groupe des seize meilleures équipes africaines. Le succès du onze national burkinabè du dimanche 11 octobre dernier au National Stadium d’Accra devant le Syli national de Guinée, a définitivement validé le ticket pour l’Angola. Pour le match, il est plus intéressant de retenir le résultat que ses péripéties. Face à une équipe guinéenne visiblement très peu motivée, les Etalons n’ont pas montré une bonne production collective. L’entre jeu n’a pas toujours fait le travail qu’il fallait. Si bien que le Syli national a dominé le jeu et malmené les Etalons par moment.
Ce sont les individualités qui ont, une fois de plus, sauvé le Onze burkinabè. Jonathan PITROIPA sur une contre-attaque oblige la défense guinéenne à la faute dans la surface de réparation pour un penalty victorieux de DAGANO. Habib BAMOGO pour sa première sélection avec les Etalons signe de fort belle manière son entrée par un but somptueux fait de sang froid et technique. Le but de Diouldé DIALLO ne changera rien au résultat. Voilà le Burkina de retour dans la cour des grands après deux éditions d’absence.
Le football burkinabè retrouve donc son lustre d’antan, a-t-on envie de dire. Mais le plus difficile reste à venir. Que faire donc en Angola ? Il est connu que la phase finale n’a rien à voir avec les éliminatoires. La proximité et l’intensité des matches en font une compétition de haut niveau où l’à-peu-près n’a pas sa place. Il s’agit pour les Etalons de bien se préparer pour ne pas faire la figuration habituelle. Se pose alors la question de l’ambivalence du coach Paulo DUARTE. Oui. Oui, il faut qu’on a en parle. La préparation de la phase finale est une étape capitale avant le coup d’envoi le 10 janvier prochain. Les joueurs sont certes pour la plupart des professionnels, mais les trois derniers matchs ont montré que la double vie de DUARTE ne fait pas que du bien aux Etalons. Pour la phase finale, le championnat de France ne s’arrêtera pas. A quelques semaines de l’échéance, le Burkina a besoin de toutes ses forces pour bien se préparer. Paulo DUARTE qui jure sur tous les cieux qu’il est capable de jouer avec succès les deux rôles a besoin maintenant plus que jamais de le prouver.
La qualification est une étape que les Etalons viennent de franchir. Le 14 novembre face aux Flames du Malawi, le Onze burkinabè jouera pour le spectacle. Le résultat quel qu’il soit ne changera rien à la position du Burkina. Après cette formalité, il faut attendre le tirage au sort du 20 novembre pour savoir où évolueront les Etalons. Mais à ce stade de la compétition, on ne choisit pas son destin, on l’affronte. Les seize formations qui seront en Angola pour la phase finale de cette 28e édition sont les meilleures du moment. Pour exceller dans un tel groupe, il faut être à cent pour cent le jour J comme on le dit dans le milieu. La moindre défaillance conduit toujours à l’abîme.
Angola, nous y voila ! Le retour du Burkina dans le gotha du football continental est sans un motif de fierté. Les Burkinabè ne doivent pas manquer l’occasion de montrer que le parcours acceptable en éliminatoires est fondé sur du solide.
Le football est aujourd’hui un élément de fierté de tous les pays. Les Burkinabè le savent mieux que quiconque. Il suffit de faire la symétrie pour voir la grande tristesse qui s’est emparée de tout le pays après la double défaite contre la Côte d’Ivoire. Il faut faire en sorte qu’au sortir de la phase finale en Angola, on ne revive pas ces moments de tristesse.o.o

Mondial 2010
L’Afrique du Sud prend forme

La phase finale du premier Mondial de football disputé sur le sol africain commence à prendre forme. Avec la qualification de dix neuf (19) pays déjà sur trente deux (32) attendus dans le pays de Nelson MANDELA, le compte rebours à J-238 est lancé.

Le trophée tant convoité par les nations de foot ballAngleterre, Espagne, Italie, Allemagne, Pays-Bas, Danemark,Serbie (Europe), Côte d’Ivoire, Ghana, Afrique du Sud (Afrique), Brésil, Paraguay, Chili, (Amérique Latine), Australie, Japon, Corée du Nord, Corée du Sud (Asie – Océanie), Mexique, Etats-Unis (Amérique Centrale) sont les dix-neuf (19) pays qualifiés après les matchs du week-end dernier.
Restent encore à distribuer six places pour l’Europe, trois pour l’Afrique, une pour l’Amérique Latine, une pour l’Asie, une pour l’Amérique Centrale et une pour l’Amérique Latine ou l’Amérique Centrale après un barrage en aller-retour.
Si les principaux habitués des phases finales de Mondial sont au rendez-vous, on remarque que la Serbie pour son coup d’essai arrive dans la cour des grands, au détriment de la France contrainte aux barrages. La Corée du Nord fait un retour qui ne manque pas de piquant surtout qu’elle n’est pas en odeur de sainteté dans le concert des nations. La Chili aussi, revient trois phases finales après sa dernière participation. Une qualification fêtée dans tout le pays avec une ferveur confirmant la magie du ballon rond.
Pour le reste, le Ghana et la Côte d’Ivoire confirment, eux qui n’en étaient qu’à leur première phase finale, il y a trois ans en Allemagne. Ils y ont eu des fortunes diverses, le Ghana franchissant le premier tour, les Eléphants étant recalés dans un groupe jugé le plus difficile avec l’Argentine et les Pays-Bas notamment.
Ces éliminatoires d’Afrique du Sud ont innové un peu quant aux appelés, mais dans l’ensemble, les mêmes qui font l’actualité de ces phases finales tiennent leur rang. Mais comment à propos de rang, ne pas souligner les énormes difficultés éprouvées par l’Argentine pour se qualifier. Les Albichelestes sont dans une situation inconfortable. Ce mercredi, ils se rendent en Uruguay pour un match décisif, qui peut en cas de résultat négatif, donner lieu à l’absence d’un des favoris. La dernière non-qualification des gauchos argentins remonte à Mexique 1970, autant dire une éternité.
Hormis l’Argentine, la France donnée parmi les cinq grandes nations de football en Europe est renvoyée aux barrages par la surprenante Serbie. Dans des matchs au couperet, les Bleus devront se sortir les tripes les 14 et 18 novembre prochains s’ils veulent voir l’Afrique. Les joueurs qui ont semblé retrouver une cohésion d’équipe lors des trois derniers matchs ont le talent pour rallier le contingent européen qui est de treize pays.
Que la France classée cinquième nation européenne n’y soit pas ferait désordre et surtout ce couac donnera lieu à une vraie remise en cause.
Comme tout Mondial, dès l’annonce des premiers qualifiés, on commence à spéculer sur les favoris et les probables vainqueurs au final. Tous les spécialistes voient l’Espagne, championne d’Europe en titre grosse comme une montagne en Afrique du Sud. Ils sont nombreux à penser qu’elle peut enfin inscrire son nom au palmarès. Faut-il le rappeler, elles ne sont que sept nations à s’être jusque-là imposer. Brésil, Argentine, Uruguay pour l’Amérique Latine, Allemagne, Angleterre, France, Italie pour l’Europe.
Hormis l’Espagne, le Brésil est cité parmi les grands favoris, ce n’est pas nouveau. A chaque phase finale, les Auriverde, cinq titres (record) sont cités dans le tiercé. Viennent ensuite l’Allemagne pour sa formidable capacité à finir parmi les meilleurs à chaque compétition, l’Angleterre et les Pays-Bas pour leur niveau de jeu actuel.
On sait dans le cas du Mondial, qu’il existe rarement des surprises. Elles peuvent venir de l’Afrique qui évoluera à domicile Côte d’Ivoire, Ghana et Cameroun peuvent réussir un bon Mondial.o

Ben Alex Béogo

 

 

 

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