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La Une du n°627
La Une du n° 604

NOUVELLES DU GRIN :N°627 du 21 au 27 octobre 2009

Il surprend un homme chez lui après une pluie et répudie sa femme

La semaine qui vient de s’écouler a été très propice en matière de sport à la base dans les différents secteurs de la ville de Bobo-Dioulasso. Le samedi 17 octobre dernier, le stade Wobi devait accueillir un match de la 6e journée de la super division (D2) ; Il s’agit de l’opposition entre l’AS Maya et Canon du Sud. Contre toute attente, la rencontre n’a pu se tenir. L’équipe de JCB qui devait jouer contre l’AS SONABEL au stade Municipal était déjà à Ouagadougou. Mais ils sont revenus sur leurs pas. Là aussi, pas de match. Il paraît que pour des questions de moyens, la Fédération burkinabè de football (FBF) a décidé de suspendre cette compétition. La phase allée a pris fin le samedi 10 octobre dernier. A mi-chemin, c’est Canon du Sud qui a surclassé les 5 autres formations. Il reste encore 5 journées ouvertes où tout peut arriver.
Le championnat national de D2 étant suspendu, les nombreux amateurs du sport roi avaient le choix entre 2 finales le samedi au secteur 8 et 6, et deux autres aux secteur 1 et au 15 le dimanche. 4 finales en deux jours. Disons que c’est suffisant pour faire bouger les choses.
La campagne électorale pointe à l’horizon et les séances de mobilisation se multiplient pour affûter les armes des militants. Sur les 4 finales, 2 étaient parrainées par le tout nouveau commissaire politique régional des Hauts-Bassins, Soungalo OUATTARA, ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat.
Il s’agit de la 3e édition du tournoi de l’Espoir dont le promoteur est le directeur de cabinet du maire de Bobo-Dioulasso, Ardjouma SANOU. C’est Souleymane GUIRA qui a été désigné comme le parrain officiel de cette, finale. Le ministre Soungalo OUATTARA a été désigné comme un invité d’honneur.
Le lendemain dimanche 18 octobre, la finale de la 4e édition de la Coupe de l’unité s’est jouée au secteur 15, le distingué conseiller Moussa OUEDRAOGO, le promoteur a été également soutenu par le ministre OUATTARA… Pendant ce temps, le même dimanche à la place Wara, se jouait la finale du tournoi « face à face ». Une finale qui a pris les couleurs du CDP à cause du président provincial de la jeunesse CDP du Houet qui a été choisi comme co-parrain en compagnie de Sa Majesté MPA Yacouba SANOU, chef des Bobos.
Le samedi 17 octobre, l’Association jeunesse et développement du secteur 8 (AJD) a organisé la finale de la 1ère édition de son tournoi. Et pour couronner le tout en rose, le ministère des Sports et des Loisirs a organisé un atelier de validation des textes techniques de gestion des fédérations sportives nationales. « Les bonnes relations qui constituent les fondements des actions communes de développement du sport doivent reposer sur des bases structurelles objectives et transparentes, sur des balises clairement identifiées ainsi que sur la définition d’objectifs réalistes ». Cela signifie que désormais, toutes les fédérations seront appelées à faire le bilan de leurs activités. Tout sera régi par un agrément et des contrats d’objectif.
Le ministre Jean Pierre PALM a appelé à plus d’organisation au sein des différentes fédérations.

Crise guinéenne : Qui veut saper la médiation du facilitateur de la CEDEAO ?
Le 28 septembre 2009, journée anniversaire des 52 ans de l’indépendance de la Guinée, il y a eu un carnage au mythique stade de Conakry. Les pertes en vie humaine sont énormes. Le capitaine putchiste est pointé du doigt. Il se défend et soutient qu’il s’agit d’une guerre de clans entre ses partisans et ceux qui s’opposent à lui. C’est ainsi que les premiers se seraient attaqués au second avec des armes qu’ils ont subtilisées dans les commissariats de police. Sans compter que le président Dadis à lui tout seul, se trouve dans l’incapacité de contrôler la nouvelle armée nationale. L’affaire se durcit dans le pays. La CEDEAO, par le biais de son président, le Nigérian Yaradua, a envoyé le président de Commission de la CEDEAO à Ouagadougou pour convaincre le président du Faso de s’en occuper. Blaise COMPAORE prend son bâton de pèlerin et se rend dans le chaudron guinéen. Il prévient les différentes parties qu’il ne vient pas avec une potion spéciale pour venir à bout de la crise. Tout est une question de dialogue. Tant que les fils du dialogue sont reliés, on peut toujours espérer. Le président COMPAORE est effectivement bien accueilli par le président Dadis CAMARA et son opposition. Une opposition qui campe sur une position ferme. Dadis doit partir.
Blaise COMPAORE a écouté les parties en crise et a proposé une rencontre à Ouagadougou.
Entre temps, les choses sont allées très vite. La CEDEAO s’est réunie pour prendre des mesures énergiques. Le président Dadis est appelé à renoncer à se présenter à la présidentielle guinéenne. Le chef de la junte ne l’entend pas de cette oreille. Il dit s’en tenir à la médiation de Blaise COMPAORE et refute toutes les autres exigences extérieures.
La CEDEAO et la Communauté internationale sont en train de mettre la pression sur Dadis CAMARA sans pour autant remettre en cause la médiation du président du Faso.
Au grin, les gens ne comprennent pas le jeu de la CEDEAO ; elle qui a mandaté un facilitateur en Guinée et qui semble ne pas y accorder la moindre importance. En tout cas, Blaise COMPAORE et la Communauté internationale (CEDEAO), U.A et les différentes puissances occidentales) ne sont nullement sur la même longueur d’onde.
La situation en Guinée constitue une tribune de débats au grin. Il y a des personnes qui n’aiment pas le président Moussa Dadis CAMARA. Ils pensent qu’après le massacre, il est totalement disqualifié pour prétendre à l’élection présidentielle. Il doit partir pour éviter un autre massacre.
Il n’a pas tenu sa parole de départ. Il est en train de prendre le chemin de Robert GUEI au lieu de celui d’ATT. Il intimide les opposants et trace sa voie même dans le roc.
Mais une partie du grin soutient le chef de la junte. Pour elle, c’est le peuple guinéen qui est lui-même difficile à diriger. Seul Sékou TOURE a pu s’imposer par le bâton et la carotte. Les Guinéens ne sont pas reconnus comme des travailleurs de référence en Afrique. Même si Dadis démissionne aujourd’hui, qui va prendre sa place ? Si c’est l’opposition, il sera difficile de s’accorder sur une personne.
Les opposants ne sont pas des gens de confiance à 100%. Au grin, un membre a dévoilé le vrai visage de l’opposant Sidia TOURE. Ce dernier était le directeur de cabinet de Alassane Dramane OUATTARA au temps où il était le Premier ministre d’HOUPHOUET.
De la Côte d’Ivoire, il regagne la Guinée son pays où il est nommé Premier ministre de Lansana CONTE. Il est présentement l’un des opposants phares de Dadis…Ce qui est sûr ce n’est pas du tout facile de gouverner la Guinée. Mais après 10 mois à la tête de la Guinée, le capitaine Moussa Dadis CAMARA essaye de colmater les brèches. Avec lui, les Guinéens connaissent l’électricité et boivent de l’eau potable. Les membres du grin pensent que c’est un combat économique farouche que l’Occident et la Chine se livrent en Guinée. Moussa Dadis CAMARA, l’ancien gérant du carburant de l’armée guinéenne est gagné par le syndrome chinois. Il veut faire comme le président de la RDC qui a signé d’importants contrats avec les Chinois.
La Guinée est riche et inexploitée. C’est une réserve qui attire tant de convoitises. Le chef de la junte veut bousculer les vieilles méthodes mais il est confronté à la résistance des conservateurs.
Sur le continent, le débat se poursuit et au grin on salue les méthodes lentes, mais sûres du président du Faso. Il prend le temps nécessaire pour mieux cerner le problème avant de trancher. Le fait que les deux parties lui fassent confiance, c’est un pas important.
Il appartient maintenant à la CEDEAO de jouer franc jeu en laissant le facilitateur travailler comme il le souhaite. Sinon comme comprendre que le chef de la junte rejette la CEDEAO et accepte Blaise COMPAORE qui est mandaté par la structure Ouest-africaine. « La Guinée n’est pas une sous-préfecture de la France » encore moins un pion à la solde de la CEDEAO. « On veut Blaise seulement », tel est le leitmotiv de Dadis et des opposants.

Il surprend un homme chez lui après une pluie et répudie sa femme
L’histoire se passe au secteur 12 de Bobo-Dioulasso. Un homme vit seul avec sa femme. Cette dernière ne fait rien comme activité. Elle est ménagère comme on le dit alors que l’homme se débrouille dans le commerce.
Il décide après réflexion de payer un congélateur pour sa femme pour qu’elle s’occupe à vendre les jus de gingembre et autres bissaps… Les choses marchaient très bien et la femme payait l’électricité. Elle avait plusieurs clients. Un jour, alors que le commerçant rentrait à la maison, il a été surpris par une pluie. Il n’était pas loin de chez lui, mais comme il avait des documents administratifs, il a préféré s’abriter juste en face de chez lui. La pluie dura près de 30 minutes et lorsqu’elle baissa d’intensité, le commerçant sortit de son abri et rentra chez lui. Il tomba juste à la porte sur un jeune homme qui s’apprêtait à partir après s’être abrié chez la vendeuse de jus. Il appela sa femme qui répondit dans la chambre. Il se fit plusieurs idées et mit la femme hors de chez lui. Il n’ose pas imaginer que pendant tout le temps que cette pluie a duré, quelqu’un était seul avec sa femme, enfermé dans la maison. Il pria sa femme de rejoindre ses parents ou si possible son amant si elle le veut. La bonne dame a beau protester et expliquer l’homme est resté intransigeant. Au grin, les gens pensent qu’il a exagéré puisque lui-même s’était abrité quelque part. Mais pour certains, il a entièrement raison. Même s’il pleuvait des cailloux, ce client ne devait pas rester dans la maison seul avec la femme d’autrui. Les débats vont bon train sur ce sujet et le sage du grin a invité à méditer sur cette pensée de Nicolas MACHIAVEL : « Il est dans l’ordre des choses que jamais on ne cherche à éviter un inconvénient sans tomber dans un autre ».

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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