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La Une du n°628
La Une du n° 628

NOUVELLES DU GRIN :N°628 du 28 octobre au 03 novembre 2009

Il refuse que sa femme aille à La Mecque

Le week-end écoulé a été très abondamment arrosé à Bobo-Dioulasso. Le jeudi 22 octobre 2009, aux environs de 19h, une pluie surprise s’est abattue sur la ville.
On croyait avoir affaire aux dernières pluies mais contre toute attente, elle a récidivé le lendemain vendredi, presqu’à aux mêmes heures. Le samedi 24 octobre, dans la mi-journée, une grande pluie était en préparation. La population qui vaquait à ses occupations a été contrainte de se chercher un abri ou de s’enfuir vers le domicile. Mais en fin de compte, ce fût un échec. Il y a eu un grand vent qui a beaucoup perturbé la circulation routière de la ville de Sya. La pluie, elle, a avorté. Le dimanche matin, tôt dans la matinée, une fine pluie est venue bercer le repos des Bobolais.
Depuis, les débats se sont entre temps focalisés sur ces pluies au grin, qui s’est transformé pour la circonstance en forum des agriculteurs.
Assis devant le «thé», les membres du grin spéculent sur la saison agricole qui se déroule loin de leurs débats. C’est ainsi que déjà on condamne ces pluies, qui semble-t-il feront des dégâts sur certaines productions. C’est le cas par exemple de l’haricot qui peut prendre un sérieux coup. Au niveau du coton, les inquiétudes sont moindres, mais si la pluie persiste, bonjour les dégâts. Le maïs aussi n’en demande plus.
Seuls ceux qui font la récolte de l’arachide peuvent avoir besoin de pluie… Au grin on a beaucoup «thèsé» sur ces pluies qui n’arrangent pas également les citadins, surtout ceux des vieux quartiers avec les maisons qui datent de l’époque coloniale. Néanmoins les activités du grin n’ont nullement été perturbées. Après chaque pluie, on se retrouve et c’est là même que les présences sont considérables.
Le thé coule à flot, les débats s’animent et tous les sujets sont susceptibles d’être traités, pourvu qu’ils intéressent les membres. Ainsi va le grin.
Démission en cascade à l’UNIR/PS des Hauts-Bassins ; la fin prochaine de Nestor BASSIERE ?
Depuis le 19 octobre 2009, des membres du bureau exécutif de la fédération provinciale du Houet et de la coordination régionale des Hauts-Bassins, ont signifié à la presse, leur démission de l’Union pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS). Ils sont au nombre de 8 personnes, parmi lesquelles on peut citer Alassane OUATTARA, le secrétaire régional à l’organisation chargé de la province du Houet, Idrissa BANI, le coordonnateur provincial du Houet, Michel Toua BARRO, le SG adjoint à la trésorerie, etc.
Ces démissionnaires estiment qu’après un bilan à mi-parcours de leur adhésion à l’UNIR/PS, ils ont constaté que le parti ne leur offre pas le cadre et l’environnement conformes à leurs ambitions de faire rayonner le sankarisme dans la région des Hauts-Bassins.
Cette information a été accueillie avec beaucoup d’interrogations au grin où les gens ne comprennent pas ce qui est en train d’arriver à ces Sankaristes de Bobo.
Au nombre de ceux qui ont claqué la porte au parti, on retrouve les vrais lieutenants du député de l’UNIR/PS du Houet (élu sous la bannière de l’UPS) Nestor Batio BASSIERE qui est aussi élu conseiller municipal du secteur 22 de Bobo.
La question qu’on se pose, c’est de savoir comment l’honorable député a pu laisser filer autant de militants clés de son parti. Pourtant, le 05 septembre 2009, lors de la rentrée politique du parti à Bobo, les responsables avaient pris des engagements très forts pour bâtir le plus puissant parti sankariste du pays. Un parti qui, par sa grandeur et son exemple devait attirer d’abord tous les autres partis sankaristes avant de la phagocyter ensuite. Mais à peine un mois s’est écoulé et voici les premières fissures.
Les amis de BASSIERE pensent que dans l’opération de fusion avec le parti de Maître Bénéwendé SANKARA, leur «leader» n’a pas habilement négocié. Il a sacrifié tout ce qui a été construit à Bobo au profit d’un rôle symbolique de vice-président de l’UNIR/PS. Après la fusion, Nestor BASSIERE n’est plus maître de lui même. Tous les engagements qu’il a pris avec ses camarades, il n’arrive plus à les respecter.
C’est ainsi qu’on le retrouve maintenant avec toute sa famille à Ouagadougou. Il a abandonné sa base de Bobo où il a été élu. Parti à l’ENAREF pour poursuivre ses cours d’élève inspecteur des impôts, l’honorable député a pris goût à la capitale et se serait résolu à y vivre surtout qu’il est le supposé N°2 de Maître SANKARA, le nouveau chef de file de l’opposition.
Pendant ce temps, ces militants de Bobo sont délaissés à eux-mêmes sans repères. Pire, leur marge de manœuvre est complètement réduite. Dans la fusion avec le parti de Maître SANKARA, ils sont désignés par «le groupe d’adhérent». Comment peuvent-ils se valoir au sein du parti avec une telle étiquette ?
Au grin, les gens pensent que ce qui arrive à BASSIERE était prévisible. A force de vouloir coûte que coûte l’union des Sankaristes, Nestor BASSIRE s’est finalement fait piéger.
Il a été très inconstant ces derniers temps. Les militants le connaissaient d’abord comme un membre du FFS avec Norbert TIENDREBEOGO. Il a échoué avec ce parti aux élections législatives de 2001.
Par la suite, le FFS va s’allier à d’autres partis sankaristes pour former la CPS. C’est à travers cette alliance que BASSIERE est élu député puis conseiller. Il ne s’arrête pas là ; il continue à fouiner et se retrouve à la fusion avec Maître Bénéwendé SANKARA. Ses amis de la CPS refusent l’idée de la fusion pour donner naissance à l’UNIR/PS.Mais lui reste attaché à sa soif de réaliser l’union des vrais Sankaristes. Ses amis d’hier sont devenus ses ennemis. Ses nouveaux amis agissent depuis la capitale sans tenir compte de sa base bobolaise. Après tout Maître SANKARA doit aussi avoir une base à Bobo. C’est la lutte entre les deux bases pour contrôler l’UNIR/PS des Hauts-Bassins. Les compagnons de BASSIERE voient qu’ils sont en train de leur ôter le peu de pouvoir qu’ils détenaient et leur «champion» semble incapable de changer quoi que ce soit.
En démissionnant, ils donnent raison aux autres Sankaristes comme Norbert TIENDREBEOGO, et Hubert BAZIE. La guerre des Sankaristes ne fait que commencer à Bobo. Le député Nestor BASSIERE se trouve présentement à Paris et nul doute qu’à son retour l’UNIR/PS tentera de récupérer ces militants démissionnaires en compagnie du N°1, Maître SANKARA.
Le bureau exécutif national du parti a décidé de venir à Bobo pour rencontrer les militants qui ont décidé de partir.
Ces derniers parlent de dictature au sein de l’UNIR/PS, de quoi faire retourner SANKARA dans sa tombe. Au grin, le sage a déploré l’attitude des Sankaristes qui finalement ne défendent rien de l’idéal de Thomas SANKARA. Ils font des regroupements au gré des humeurs et dès qu’il y a des couacs, ils s’affrontent sans porter de gang.
Alors Messieurs les Sankaristes, l’union n’est pas forcée, si vous n’êtes pas prêts, laissez chacun vaquer à ses idéaux plutôt que de salir davantage le nom de l’un de nos héros national.

Il refuse que sa femme aille à La Mecque
Bientôt les premiers pèlerins vont se rendre à La Mecque pour accomplir l’un des piliers de l’Islam. Dans un secteur de l’arrondissement de Konsa, un couple est en désaccord total au sujet du pèlerinage.
Une femme dont le premier mari est décédé s’est remariée avec un homme de condition modeste avec qui elle vit. Elle a eu 4 enfants dans son premier mariage.
Aujourd’hui, tous ces enfants ont réussi ; ils gagnent bien leur vie. Cette année, ils ont décidé d’envoyer leur mère à La Mecque. Ils sont allés lui offrir un billet d’avion plus une certaine somme afin qu’elle se rende au lieu saint de l’Islam. Mais son mari s’est farouchement opposé. Voilà comment cette histoire a été contée au grin, sans trop de précision.
Les uns pensent que le mari a raison de refuser parce que les enfants n’ont pas été respectueux à son égard. Ils pensent qu’ils devaient donner l’argent à leur beau-père pour qu’il s’occupe de tout.
On ignore les relations qui existent entre les enfants et le mari de leur mère. Sinon comment comprendre le refus du mari ? Par simple jalousie ou par orgueil ? Nul ne le sait.
Mais l’un des membres du grin qui a fréquenté une école Franco-arabe reste catégorique. Pour lui, si le mari refuse que la femme aille à La Mecque, elle peut bien le désobéir et y aller sans problème. Pour cela il a énoncé un hadith qu’il dit avoir tiré de «Muslim» (un recueil d’hadith) : «Le pèlerinage est un acte obligatoire pour la femme comme pour l’homme. Pour elle, demander l’autorisation du mari est une obligation, mais si ce dernier refuse, elle n’est pas obligée de lui obéir. Mais s’il s’agit de voyages d’agréments à La Mecque pour commerce, affaires, elle doit absolument obtenir l’autorisation de son mari». Cela n’a pas été du goût d’un membre très traditionaliste dans l’âme. Pour lui, c’est lui qui commande la femme et comme tel, elle doit avoir son autorisation ou alors du retour de La Mecque, qu’elle se cherche un nouveau mari. Les débats vont bon train au sujet de ce voyage au grin.
Aux dernières nouvelles, les enfants auraient porté l’affaire devant des imans de référence. Le sage du grin n’a pas voulu trop se prononcer sur cette histoire. Il a seulement préconisé qu’en toute chose, il faut le respect. «Tout le monde aspire au respect et lorsqu’un homme est respecté comme il se doit, il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas doux et respectueux à son tour». On ne sait pas si la femme va partir ou pas. Mais le plus important c’est de mieux gérer cette histoire afin d’éviter qu’en voulant bien faire, les enfants ne récoltent des malédictions en détruisant le mariage de leurs mères.o

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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