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La Une du n°630
La Une du n° 630

NOUVELLES DU GRIN : N°630 du 11 au 17 Novembre 2009

Il surprend son étranger dans une mosquée en train de mendier

 

Les Etalons cadets éliminés de la Coupe du Monde
Comment conserver ces jeunes ?

Les Etalons cadets du Burkina sont éliminés au stade des 8es de finale de la Coupe du Monde, qui se joue au Nigeria. Les nôtres sont tombés devant les cadets espagnols. Une défaite, qui met fin à leur aventure nigérienne même si les débats reprennent au sujet du manque de compétitions de leur catégorie.
Au grin cette défaite a été beaucoup commentée. Pour les uns, les Etalons cadets n’avaient pas une équipe compétitive. Les enfants, qui sont allés représenter le Burkina Faso, étaient pour la plupart des novices. Ils n’avaient jamais participé à une compétition internationale. Ils sont issus de centres de formations où on leur a appris la base théorique du football.
De temps à autre, ils se sont mesurés à travers des compétitions sporadiques. C’est une équipe qui a été constituée à la hâte pour aller représenter le pays. Cette contre-performance remet à nouveau en jeu le manque de championnat de petites catégories. Nombre d’écoles existent partout pour cadets, mais il n’existe pas de cadre pour qu’ils s’expriment. Le talent est là, mais sans compétition, il n’y a pas d’expérience.
Face aux gamins espagnols en 8es de finale, les Etalons ont été victimes de leur inexpérience. Pendant que les joueurs espagnols ont plusieurs matchs dans les jambes, les jeunes burkinabè sont à leur début en compétition internationale. Les Espagnols constituent des relèves sûrs qui vont un jour prendre la place des Raoul et autre Sergio RAMOS.Quant aux enfants de chez nous, il ne sera pas étonnant de retrouver certains éléments dans des clubs de D2, comme c’est le cas d’un certain Gaston ROUAMBA, qui aujourd’hui fait les beaux jours de l’AS SONABEL après avoir représenté le Burkina au niveau des cadets.
Tant que la Fédération burkinabè ne va pas se décider d’organiser le championnat des petites catégories, on ne pourra jamais prétendre à un comportement honorable dans une compétition internationale. Les enfants sont bons, ils ont le talent et tout, mais c’est le manque de compétition qui les handicape. C’est le lieu de rendre ici hommage au promoteur du tournoi des centres de formation, Noufou OUEDRAOGO. Cette compétition est l’une des rares où nos écoles de football ont l’occasion de se mesurer à d’autres.
Une autre partie du grin trouve que l’équipe du Burkina Faso était bien mais que c’est l’arbitrage, qui a été très sévère avec les enfants. En plus, les entraîneurs ont été mal inspirés en faisant des changements tout juste du retour des vestiaires. La nouvelle attaque, qui est venue en seconde mi-temps, était plutôt fébrile.
Maintenant que la FIFA est intervenue pour faire respecter l’âge des joueurs, l’équipe cadette des Etalons doit être bien suivie de près afin qu’après les cadets, on retrouve ces gosses en juniors puis en seniors. Cela est possible. Il faut continuer de travailler avec les enfants. Il ne faut pas attendre les compétitions officielles avant de les convoquer. L’équipe cadette peut bien se préparer à l’ombre des grands Etalons. C’est-à-dire qu’à chaque fois que les Etalons doivent jouer contre un pays, la Fédération burkinabè de football peut négocier pour organiser une confrontation entre les équipes cadettes de ces 2 pays.
Sinon ce sera toujours le même refrain. L’équipe joue très bien, mais manque évidemment de compétition.

Il surprend son étranger dans une mosquée en train de mendier

L’histoire se passe dans un secteur de l’arrondissement de Dafra. Il y a eu un décès chez un homme. Ses parents sont venus du village pour le soutenir dans cette dure épreuve. Il y a eu d’abord l’inhumation, le doua du 3e jour et l’on attendait maintenant celui du 40e jour.
Certains villageois sont rentrés dans l’espoir de revenir, mais d’autres ont préféré attendre une bonne fois pour toute. Au nombre de ceux-ci, se trouvait l’un des oncles du maître des lieux. Chaque jour, c’est une grande marmite qu’on met au feu. Tous ceux, qui sont présents, mangent à leur faim.
Un jour, alors qu’il était en ville pour des courses, il fit escale dans une mosquée pour s’acquitter de sa prière. Une mosquée très éloignée de son domicile. A la fin de la prière, l’étranger se lève et explique qu’il est patient de l’hôpital Sourou SANOU et qu’il n’a plus rien pour s’acquitter des frais d’ordonnance. Il demande ainsi aux fidèles de lui venir en aide au nom de Dieu. Il avait même une ordonnance en main. Les plus sensibles se sont acquittés. Tout cela s’est déroulé en présence de son tuteur, qui n’en revenait plus, a tout fait pour ne pas se faire voir par son hôte.
Il marcha prudemment et sortit de l’autre côté. Une fois à la maison, il ne put comprendre le comportement de son étranger qui mangeait à satiété.
Pourquoi mendier à l’insu de son tuteur ? Au grin, les gens pensent que l’homme devait se faire voir à la mosquée par le mendiant d’un jour. Cela allait l’amener à changer. Mais selon les autres, l’homme a bien fait de ne pas se montrer. Il doit laisser cet escroc faire ce qu’il veut jusqu’au jour où il aura des problèmes. Tous les jours appartiennent au voleur et un seul jour pour le propriétaire.
En tout cas, l’homme continue de faire ces manèges croyant que personne à la maison n’est au courant de son affaire. Peut-être même que ses frères, qui sont venus du village, ne savent pas qu’il va mendier après le repas du soir.Toujours est-il que son tuteur est dépassé par les faits et attend de pied ferme le doua du 40e jour pour que cet escroc disparaisse de sa vie.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

Bruits du Yatenga

Mon très cher ami, je t’annonce que les nouvelles sont bonnes du côté de la cité de Naaba Kango, qui s’est lancée dans une action de salubrité pour un mois (du 5 novembre au 5 décembre) afin de se présenter dans sa plus belle toilette pour accueillir les festivités du 49e anniversaire de la souveraineté retrouvée de notre patrie, «le pays des hommes intègres». C’est pour te dire que tout fait et geste rappellent cette grande fête en témoignent les séances d’entraînement  des civils des différents services de la commune et de la région du nord débutées le mercredi 4 novembre 2009, sur la place de la nation. Cette formation des défilants est assurée par le 12e Régiment d’infanterie commando (RIC), dont le chef de corps est le commandant Yves THIOMBIANO. Donc appel est fait aux responsables de se hâter pour mettre à la disposition des encadreurs les participants à former.
 Tiens-toi bien, le Centre Hospitalier Régional (CHR) de Ouahigouya vient de bénéficier d’un colposcope le vendredi 5 novembre dernier. Tu te demandes certainement ce que c’est ? Et bien, il s’agit d’un appareil médical qui sert à la détection précoce des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus. Un appareil très performant pour assurer une meilleure prise en charge des patientes. Je sais que ça ne saurait être une surprise pour toi, c’est le représentant du facilitateur de la crise ivoirienne, M. Boureima BADINI en personne, qui a parrainé cet important événement.  Une opportunité que le groupe humoristique Génération 2000 a saisie pour marquer sa rentrée humoristique 2009-2010, la cinquième du genre à Ouahigouya. Quoi de plus normal que « Babenda » et ses complices aient sollicité Boureima BADINI pour patronner l’événement. Pour ce qui est du spectacle, les humoristes présents ont assuré. De Génération 2000 en passant par Gombo.com, les acrobates ghanéens et l’agent Oyou, le public ne demandait pas mieux lui qui n’a pas marchandé sa présence et n’a certainement pas regretté ce partage de joie, dont la seule recette reste l’humour. Ces professionnels du rire ont pu donner aux enfants et adultes, les 5 et 6 novembre derniers, un temps de folie dans la joie. Rien que ça et vu le message porté à l’endroit du public cible à savoir les enfants, l’assiduité à l’école et les adultes la sensibilisation sur le VIH /SIDA et les comportements à risque ainsi que le cancer du col de l’utérus. Tu vois, cher ami que le quotidien du chef-lieu de la région du nord n’est pas avare en événement et au grand bonheur de la population.
 Il faut noter que du 10 au 12 de ce mois l’Office national du tourisme du Burkina (ONTB) initie une formation en faveur des restaurateurs, restauratrices, hôteliers et hôtesses de la région du nord à Ouahigouya dans le cadre des festivités du 11 décembre. Les modules vont concerner  les techniques d’accueil des étrangers, l’hygiène et les techniques de restauration, etc. Comme tu le constates toi-même, tout est mis en œuvre dans les moindres détails pour cette fête nationale que va porter la Cité de Naaba Kango.

Cher ami, tu seras heureux de lire cette information fraîche concernant le lancement national de la 3e édition de l’Union des sports scolaires et universitaires (USSU-BF) prévu pour se tenir le jeudi 19 novembre 2009 dans la ville de Ouahigouya. Tu le sais bien, c’est grâce à l’engagement d’un homme, M. François COMPAORE, conseiller économiques à la Présidence du Faso, que cette compétition a repris du service, il y a 3 ans, après une longue léthargie. C’est sur cet agenda sportif que je te donne rendez-vous pour la semaine prochaine.

L’historien

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