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La Une du n°630
La Une du n° 630
RETRO-SPORTS : N°630 du 11 au 17 Novembre 2009

Football burkinabè
Sentiment mitigé

Les Etalons seniors jouent samedi contre les Flames du Malawi, le dernier match des éliminatoires combinés de la CAN et de la Coupe du Monde 2010. Une rencontre de formalité, puisque le onze burkinabè est déjà qualifié pour la CAN en Angola. Cependant, leurs jeunes frères sont rentrés du Nigeria après leur élimination en huitièmes de finale de la Coupe du Monde des moins de 17 ans par les Espagnols.

Les Etalons livrent leur dernier match des éliminatoires CAN/Mondial 2010 Les exégètes du sport-roi ont beau dire qu’il est une science, le football reste du domaine de l’impondérable. Il est difficile de prévoir avec exactitude le résultat d’un match. Le football burkinabè ne déroge, évidemment pas, à la règle et certaines certitudes se sont souvent transformées en cauchemar ou des inquiétudes en espoir. Ainsi, les Etalons seniors au cours de ces éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 ont vécu les deux situations. Après un début en fanfare, qui avait fait afficher les plus grandes ambitions aux fans comme une première qualification à la Coupe du Monde, les Burkinabè ont été stoppés net dans leur élan par la double défaite contre la Côte d’Ivoire, le 20 juin 2009 à Ouagadougou et surtout le 5 septembre dernier à Abidjan. Une contre performance, qui a alourdi le climat autour de l’équipe et provoque des conflits entre certaines parties prenantes du football. En l’espèce, le coach Paulo DUARTE, dont les résultats en avaient fait un héros, incitant à l’affichage de ses posters géants dans les rues et le paiement d’encarts publicitaires dans les journaux, n’a pas supporté d’être critiqué après ce double revers qui a entaché sa grande épopée. Muet cependant comme le souffle coupé, celui qui se dit artisan de la merveilleuse chevauchée des Etalons aura attendu la victoire contre la Guinée, le 11 octobre dernier au Stade Ohene Djan d’Accra, pour régler ses comptes avec les journalistes qu’il n’a pas hésité à traiter d’apatrides. Leur seul crime, avoir mal apprécié le coach dans ses choix techniques et manageuriaux. DUARTE bien qu’ayant agi, nous le pensons, sous le coup de la colère, est allé trop loin. Il ne s’agit pas de remuer le couteau dans la plaie mais de faire en sorte que tel dérapage ne se répète plus. En cela, la démarche du Dr Amado TRAORE, l’ancien président de RCK, visant à mettre fin au conflit entre la presse et le coach national est salutaire. Seulement, DUARTE doit comprendre que la presse a un rôle de critique nécessaire pour faire avancer les choses. Un responsable a souvent besoin d’un rappel à l’ordre pour se mettre en cause et se débarrasser de certaines certitudes, qui peuvent souvent se révéler fausses. Depuis la double défaite contre les Eléphants et le tollé qui a suivi, la vision de DUARTE vis-à-vis du football burkinabè a, sans doute, évolué. Il sait maintenant qu’aux titres grandiloquents qui peuvent lui être attribués en cas de succès peuvent succéder des critiques acerbes à même de lui faire regagner le pays dès le premier vol. Entre la presse et le coach, c’est comme la mante religieuse et la tige sur laquelle elle est perchée : elles tombent ensemble. Tant que DUARTE sera à la tête des Etalons, la presse l’encensera ou le critiquera selon ses résultats.
Tout compte fait, pour le match de samedi, l’ambiance sera probablement festive. Les Etalons ont déjà le ticket pour l’Angola. Une victoire ne fera que renforcer leurs acquis. Une contre-performance fera néanmoins un peu désordre surtout au Stade du 4-Août où la tolérance est proche de zéro pour les défaites.

Les cadets quittent la Coupe du monde en huitièmes de finale

Les Burkinabè auraient aimé suivre le match contre le Malawi en attendant la finale de la Coupe du Monde des Cadets où les plus jeunes étaient engagés. Mais après un premier tour bien maîtrisé où ils sont sortis deuxième de leur groupe derrière les Turcs, Dalhata SORO et ses camarades sont tombés face à une équipe espagnole, qui leur était nettement supérieure. Le score de quatre buts à un, dont un triplé de Sergio ROBERTO, qui a sanctionné le match en dit long sur la qualité des Ibériques. Cependant, l’espoir est permis avec cette équipe si elle n’est pas laissée à elle-même dès le retour au pays. Il se pose avec acuité le problème des compétitions des petites catégories. C’est le fondement de tout football, qui se veut compétitif parce que ce sont ces enfants, qui se retrouvent seniors quelques années plus tard et ce sont les mieux préparés à la base et surtout bien suivis qui réussissent. En 2001, à Trinidad et Tobago, les Etalons ont battu l’équipe d’Espagne où évoluaient des joueurs comme Andres INIESTA et Fernando TORRES. Aujourd’hui, ces joueurs sont des stars mondiales du football et des piliers de l’équipe espagnole. Leurs homologues burkinabè, s’ils sont toujours dans le football, évoluent dans des clubs de moindre importance. Si le groupe revenu du Nigeria est bien suivi, il peut nous valoir des satisfactions les années à venir parce qu’il renferme des éléments qui ont les qualités nécessaires pour jouer au très haut niveau. Mais ils doivent compléter leur formation par la multiplication des matches. Un match de football est une succession de situations que le joueur gére selon les cas. Pour agir avec la vitesse que commande souvent la situation, il doit l’avoir vécue plusieurs fois dans sa carrière et mémorisé les solutions. La fédération, qui donne la priorité au championnat national senior doit revoir sa stratégie et faire de la formation des jeunes un élément incontournable de son action. Sinon le football burkinabè ne produira que des résultats d’éclats sans jamais pouvoir enchaîner dans la durée. D’où le sentiment de doute qui habite toujours les supporters chaque fois que nos équipes sont appelées à défendre le drapeau national.o

Ahmed NAZE

Sportissimo

FEDERER chute à domicile
Il en était à dix-neuf matches sans défaite dans son tournoi-fétiche de Bale. Le Suisse Roger FEDERER, numéro un du tennis masculin est originaire de cette cité,important post fluvial sur le Rhin. Ce tournoi ATP de Bale, il l'a gagné à trois reprises et était en quête d'un quatrième sacre d'affilée cette saison. Mais dimanche en finale, il a chuté en finale face au Serbe Nowah DJOKOVIC en trois manches 6-4, 4-6 et 6-2. Une victoire importante pour le Serbe qui désespérait de battre un adversaire sur lequel il butait régulièrement au point de nourrir des complexes. Ce succès va sans doute booster son moral au moment où commence le tournoi du Palais omnisports de Paris-Bercy qui regroupe depuis dimanche neuf des dix premiers joueurs au classement ATP.

Il prend du galon
Le fils NOAH, Joakim perpétue la tradition familiale dans la pratique du sport de haut niveau. Après son grand père Zakarie, capitaine et libéro du Seden de la belle époque, son père Yannick dont le titre de gloire de tennisman professionnel reste la victoire en 1983 à Roland Garros, le dernier de la lignée, Joachim est depuis trois saisons l'intérieur des Bulls de Chicago. Cette équipe mythique de basket ball nord américain, qui a la réputation d'avoir vu y évoluer celui que tous les spécialistes considère comme le plus grand basketteur de tous les temps, Michaël JORDAN. Joachim qui prend de plus en plus du galon avec les Bulls vient de le prouver lors d'un match face aux Bobcats de Charlotte dans la nuit de samedi à dimanche. NOAH a été le meilleur marqueur et "rebondeur" du match avec 21 points et 16 prises. Un double-double qui confirme à 24 ans ce gaillard de 2,11 mètres comme un des futurs joueurs majeurs de la NBA.

Cheville récalcitrante
Christiano RONALDO, le joueur le plus cher de l'histoire des transferts, passé l'été dernier de Manchester United au Real Madrid pour 94 millions d'euros, s'est blessé à la cheville lors du match de la 2e journée de la ligue des champions disputé au Sentiago Bernabeu face à Marseille. Depuis ce mardi 22 septembre 2009, l'attaquant portugais des maringue est à l'arrêt. Mais, il se trouve que le Portugal dispute les barrages zone Europe des éliminatoires du Mondial 2010 le samedi 14 et le mercredi 18 novembre prochains. Le sélectionneur portugais Carlos QUEIROZ veut sélectionner Christiano RONALDO afin de pouvoir tester par lui-même l'aptitude de son attaquant vedette à disputer ou non celle double confrontation capitale. Mais pour le Real Madrid, il n'est pas question de libérer un joueur qui compte énormément dans la réalisation des ambitions d'une saison de tous les défis. En effet, Madrid veut récupérer à son rival barcelonais le titre de champion et surtout disputer et gagner la finale de la ligue des champions, prévue le 22 mai 2010 au stade Santiago Bernabeu. Il n'entend donc pas prendre aucun risque concernant un joueur qui lui a autant coûté.

Une concurrence à problèmes
L'équipe de France de Raymond DOMENECH vit décidément des heures difficiles. Après les polémiques sur les joueurs convoqués et non convoqués, celles sur la communication du sélectionneur, puis sur les performances de l'équipe, voilà que surgit la guerre des goals. Après que DOMENECH eût confié les reines des cages de l'équipe au Marseillais Steve MANDANDA après le Mondial 2006, il revenait eu arrière au début de l'actuelle saison en consacrant le portier lyonnais Hugo LHORIS. Seulement, lors du derby de la 13e journée mettant dimanche dernier face à face marseillais et Lyonnais, un score incroyable de 5 à 5 a sanctionné la rencontre. Les deux gardiens des bleus pour ne rien arranger ont encaissé quelques buts casquettes.
Alors, le débat sur le choix du numéro un est relancé de plus belles. Qui de MANDANDA ou de CLORIS sera dans les perches lors des barrages contre l'EIRE.o

 

 

 

 

 

 

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