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La Une du n°631
La Une du n° 631
RETRO-SPORTS : N°631 du 18 au 24 novembre 2009

Football africain
Le soleil se lève à l’Ouest

Ghana, Côte d’Ivoire, Togo en 2006, Nigeria, Ghana, Côte d’Ivoire en 2010, le football ouest-africain truste les places au rendez-vous mondial des nations, ne laissant que des miettes aux Africains du Centre et autres Maghrébins qui étaient pourtant jadis les places fortes du football continental.

Faut-il le rappeler, c’est en effet l’Egypte qui a ouvert la voie à l’Afrique dans cette compétition phare que constitue le mondial de football, avant que le Zaïre de la belle époque avec les KAZADI, les LOBILO et autres MAYANGA et Ndaye MULUMBA ne s’engouffrent dans la brèche, piteusement certes , même si on ne lui en voulait pas trop pour cette première expérience manquée. Et, que dire de la belle chevauchée des Lions Indomptables du Cameroun en 1990 en Italie, avec un Roger MILLA vieillissant mais toujours tranchant et dont le gardien fantasque colombien, Huiguita se souviendra toujours. Pendant ce temps, rien d’exceptionnel à signaler à l’Ouest du continent, surtout que le Nigeria et le Ghana les porte-flambeaux de la zone se dépêtraient dans des problèmes d’organisation et d’intendance. L’embellie sénégalaise en 2002, avec des Lions de la Teranga qui flirteront avec les demi-finales est venue renverser la tendance .Depuis, le Ghana nous a montré de belles choses en 2006, et, les néophytes ivoiriens n’ont dû qu’à la «coriacité» de leur groupe d’être sortis au premier tour de la même compétition. Le travail, on s’en doute, est le premier facteur de cette réussite avec des centres de formation qui ont poussé un peu partout comme des champignons à l’Ouest du continent avec un précurseur dont il convient ici de saluer le mérite. Il s’agit de Roger OUEGNIN, le puissant président de l’ASEC d’Abidjan qui a fait de l’Académie Mimos Sifcom une référence saluée même en Europe. Son exemple a, depuis, fait tache d’huile, et du Burkina au Ghana les centres ont fleuri et le talent des enfants africains doublé de la science tactique qu’on leur inculquait a fait le reste. Si on ajoute la puissance physique naturelle des footballeurs africains, on peut parier que le jour n’est plus loin ou un pays africain brandira le trophée. Que manque-t-il en effet à des pays comme le Cameroun, le Nigeria ou l’Egypte si ce n’est un peu d’organisation pour les deux premiers, et une affirmation de son immense potentiel au plan international pour les Pharaons qui ont assis leur réputation en Afrique et peinent à confirmer à l’extérieur ? Pour en revenir aux facteurs explicatifs de l’émergence du football ouest-africain, on ne peut s’empêcher de citer la stabilité et la paix sociale et politique qui règne dans cette partie du continent. Burkina Faso, Ghana, Mali, Nigeria, autant de bons élèves de la démocratie qui s’affirment progressivement dans tous les domaines. A contrario, un pays comme la Guinée, jadis «seigneur» de la zone connaît une lente décadence une raison d’un climat sociopolitique trouble et complexe. Le cas ivoirien est singulier, car, hormis le travail de OUEGNIN qui a permis au pays de ne pas sombrer à la faveur de la crise qu’il a traversée, les efforts de certains pays voisins ont permis de maintenir le navire ivoirien à flots. Quant aux pays qui se relèvent de leurs fractures (Libéria, Sierra Léone) ils joueront (surtout le premier) leur partition dans un moyen terme. Il reste à préserver les acquis en persévérant dans le travail et en évitant le maximalisme dans le champ politique pour inverser durablement la tendance. Pour l’heure les amateurs savourent cette hégémonie nouvelle en souhaitant qu’il y ait au bout une divine surprise. Qui a dit que «le rêve est un moteur universel ?».o

A YAYA

CAN 2010

Pour un bon séjour en Angola

Les Etalons du Burkina ont définitivement validé leur billet pour participer à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations qui se joue du 10 au 21 janvier 2010 en Angola en battant le 14 novembre les Flames du Malawi par un but à zéro (il reste que la qualification de notre équipe avait été confirmée par les instances footballistiques depuis le match précédent). Alors, au pays d’Eduardo DOS SANTOS que ferons-nous ?

Le but de Moumouni DAGANO à la 47e minute a scellé le sort du match Burkina-Malawi comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires combinées de la CAN et de la Coupe du Monde 2010. Avec ce succès le onze burkinabè termine en beauté une campagne débutée en juin 2008 par cette victoire quelque peu surprise contre la Tunisie au Stade de Rades à Tunis. Le bilan chiffré est de 12 matches joués pour 9 victoires, un nul et deux défaites. Face à de tels chiffres on peut tirer le chapeau aux Etalons, quand on sait qu’ils ont manqué les phases finales de 2006 et 2008. Pour saluer ce retour des Etalons dans le top seize du continent, le Président du Faso Blaise COMPAORE les a reçus pour un déjeuner, le dimanche 15 novembre dernier au Palais de KOSYAM. Une rencontre conviviale au cours de laquelle le chef de l’Etat n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux joueurs dans l’optique de la phase finale. Les Etalons connaîtront leurs adversaires, vendredi 20 novembre prochain à l’issue du tirage au sort des poules à Luanda en Angola pays organisateur de l’édition. Ce sera le véritable lancement de la plus grande fête du continent africain.


On ne choisit pas ses adversaires
En lisant le tableau des équipes qualifiées pour cette finale de la CAN, on retrouve les gros bras du foot africain à l’exception notable du Maroc, de la Guinée et de l’Afrique du Sud. Des pays émergents comme le Gabon et le Bénin ont montré pendant les éliminatoires qu’ils étaient difficiles à « croquer ». Les panthères du Gabon ont lutté avec le Cameroun jusqu‘ à la dernière journée pour le ticket de la Coupe du Monde. C’est la preuve qu’ils ont le potentiel pour s’exprimer au très haut niveau. Quel que soit le groupe dans lequel les Etalons vont tomber, il va falloir très bien se préparer avant d’effectuer le voyage. Parce qu’entre la phase finale et les éliminatoires, les réalités sont totalement différentes. Les éliminatoires s’étalent sur une très longue période, ce qui donne la possibilité de corriger les lacunes. Ce qui n’est pas le cas en phase finale, où on joue tous les trois jours des matches toujours couperets. Les joueurs doivent donc être à cent pour cent en forme avant de fouler la pelouse. Et il n’y a que le sérieux dans la préparation qui peut procurer une telle qualité.

Le match contre le Malawi a malheureusement laissé transparaître des lacunes assez criantes dans l’optique de la phase finale. Le jeu a été on ne peut plus biaisé, par moment et n’eût été la naïveté des Malawites, le Burkina pouvait mal finir les éliminatoires. Le gros problème se situe surtout dans l’entrejeu. Les Etalons n’ont pas «ce patron» capable de conserver le ballon et montrer la marche à suivre à ses camarades. C’est ce défaut qui oblige les défenseurs à rechercher immédiatement la profondeur dès la récupération du ballon. Un football direct comme les Etalons l’ont joué face aux Flames paie difficilement au haut niveau. En lisant facilement votre jeu, l’adversaire sait à quoi s’en tenir dans ses phases défensives. Aujourd’hui les victoires se construisent sur des détails. Il se pose d’ailleurs la question des joueurs appelés en équipe nationale. Parmi ceux qui ont joué contre le Malawi, il y en a qui n’ont pas leur place dans un onze national. Mohammed KOFFI, Aziz NIKIEMA et Patrick ZOUNDI ont montré tellement d’approximation dans leur jeu que face aux gros cylindrés ils ne mettront pas de temps pour disparaître. Le coach doit revoir son choix et même l’utilisation des hommes. Selon certaines sources Aristide BANCE et Youssouf KONE refuseraient de venir pour protester contre le classement de Paulo DUARTE. Si les joueurs ont tort en adoptant cette attitude de boycott, on ne peut souscrire sans réserve pour l’entraîneur en voyant certains joueurs s’exprimer sur le terrain. Il faut donner la chance à tous et à chacun de s’exprimer. A valeur égale, c’est son choix qui prime. S’il y a des soupçons de privilèges, cela crée des frustrations. Or, pour la phase, qui va se jouer à partir du 10 janvier, DUARTE a besoin de tous les vingt trois joueurs qui seront retenus pour faire une bonne prestation. C’est bien d’aller en Angola, mais il faut déjà craindre pour une mauvaise participation tant la prestation face au Malawi a été tirée par les cheveux.

Ahmed NAZE

Eliminatoires CAN-Mondial 2010
Burkina – Malawi : 1-0
Une victoire et c’est tout !

Pour son dernier match des éliminatoires combinées CAN-Mondial 2010, le Burkina s’est contenté du minimum syndical.

Un succès étriqué d’un 1-0 a sanctionné la rencontre face au Malawi après une production quelconque. L’essentiel, semble-t-il, était de finir et bien finir.

Le public subodorant un match sans enjeu, avait lui aussi choisi de ne pas remplir la cuvette du stade du 4-Août.
Mais quelques mordus étaient quand même là pour voir à l’œuvre les récents tombeurs de la Guinée à Accra, une victoire qui leur ouvrait les portes de la CAN, Angola 2010.
La prestation d’ensemble en cet après-midi sur le  coup de 16 heures a frôlé dans les deux tiers du temps l’ennui endormant. Parce que DAGANO, l’unique buteur de la soirée, et ses coéquipiers avaient un peu la tête ailleurs. Ou bien, du fait du soleil caniculaire, les Etalons jouent d’habitude à 18 heures, ils n’ont pas eu la respiration utile pour accélérer ou bien le staff technique n’a pas su les motiver comme il sied.
Toujours est-il que les quelques bonnes intentions des Etalons n’ont été vues par épisode sinon intermittence qu’en première période.
En seconde mi-temps, le résultat acquis a été géré pépère par une équipe dans laquelle, les entrants furent d’une transparence inquiétante.
Et pour ne rien apporter à ce match à oublier rapidement, comment passer sous silence, l’excitation inexplicable d’un Paolo DUARTE, trop agité le long de la ligne de touche, au point d’être rappelé à l’ordre à plusieurs reprises par l’arbitre de banc.
Des interventions intempestives qui ont valu une altercation entre lui et son joueur Patrick ZOUNDI, dans une rencontre où en dehors du résultat, il n’y avait pas matière à fouetter un chat.
A moins de deux mois du coup d’envoi de la phase finale, ce match n’a pas fourni, loin s’en faut, matière à optimisme.
Même s’il s’est présenté sans aucun enjeu, il était attendu cependant de ce match une production symbolisant la qualité montrée par les Etalons tout au long de ces éliminatoires. Car, quoiqu’on dise, malgré la double défaite, dont la seconde très cuisante, face à la Côte d’Ivoire, l’équipe a donné du rêve au public sportif et mieux au peuple tout entier.
On était en conséquence, fondé à espérer une autre production que le semblant de match devant lequel le public s’est demandé s’il n’avait pas perdu son après-midi. On sait que la motivation, l’engagement en football sont fonction des conséquences du résultat. Les joueurs peut-être de façon inconsciente n’ont pas intégré le principe qu’une rencontre, surtout de gala, doit ressembler à un récital. Et puis, elle devrait se présenter comme le coup d’envoi, la préparation de la CAN à venir dans un mois et demi.
De notre point de vue, il aurait fallu apporter trois à quatre changements de nature à donner aux remplaçants l’occasion de prouver ce qu’ils savent faire. Par exemple, il aurait été judicieux de reconquérir le cœur fâché de Issouf KONE et de le voir en lieu et place de DAGANO. Tout comme un jeune prenant la succession de Mahamadou KERE le capitaine était indiqué. Nous pensions à Adama GUIRA, le capitaine des juniors cuvée 2007, qui agit dans le même registre que son aîné et pour lequel l’heure va bientôt sonner.
Ces essais qui n’ont pas eu lieu montrent une impréparation de l’avenir. Car, il ne faut point se leurrer. Beaucoup dans cette génération sont au bout de leur parcours, si on considère leur début de carrière. Il suffit de faire une sommation pour savoir que la fin est là. Comme on se plait à le dire généralement, l’avenir se prépare par anticipation. Le Burkina Faso a su monter une équipe qui a tout donné pendant deux ans. Mais la vérité c’est que la plupart de ses joueurs sont appelés depuis 2000. Seuls ont été incorporés récemment, Paul KOULIBALY, Daouda DIAKITE, Jonathan PITROIPA, Bakary KONE et Charles KABORE.
Pour les autres, Mahamadou KERE, Madi PANANDETIGUIRI, Moumouni DAGANO, Mamadou TALL, Narcisse YAMEOGO, les jambes demandent un relais.
Si en attaque, il y a du monde désormais, le Burkina, dans sa version actuelle, manque de milieux défensifs et relayeurs. Au niveau de la défense, l’absence de latéraux est un sujet de préoccupation donnant matière à insomnie. Paul KOULIBALY, central de formation a été déporté en latéral gauche. Derrière lui, il n’y a personne s’il était absent. A droite, seul PANADETIGUIRI peut tenir la baraque par sa hargne et son esprit de combativité.
C’est pourquoi, l’exploration pour les suppléer est une urgence au niveau local, Ali ZOUNGRANA, Abdramane OUATTARA et Issouf SOULAMA montrent par moment des talents qui peuvent être testés.

Reste à savoir s’ils sont capables de hisser ces talents au niveau international. En tout cas, il y a un vrai chantier pour l’après-CAN 2010.

Idriss SEMDE

sportissimo

DJOKOVIC finit fort

Il est l'homme en forme de cette fin de saison tennistique, le Serbe Nowak DJOKOVIC. Le numéro 3 mondial vient de gagner coup sur coup les tournois ATP de Bâle et de Paris-Bercy. Non sans avoir battu dans le premier le numéro 1 mondial, le Suisse Roger FEDERER et dans le second le numéro 2, l'Espagnol Rafaël NADAL. Naturellement, il part grand favori des masters de Londres, capitale anglaise qui accueille la semaine prochaine les huit meilleurs joueurs du monde pour le dernier acte de la saison. Déjà vainqueur l'année dernière, DJOKOVIC aura face à lui Roger FEDERR (n°1), Rafaël NADAL (n°2), Andy MURRAY (n°4), Juan Martin DELPOTRO (n°5), Nicolai DANYDENKO. (n°6), Andy RODDICK (n°7) et Fernando VERDASCO (n°8). Tous les spécialistes s'accordent à dire que le vainqueur sortira entre les cinq premiers du classement ATP.

 

Deux mois et 16 000 euros
Après son dérapage verbal lors de l'interview de fin du match Uraguay-Argentine, qui devrait décider du sort de l'albiceleste dans la coupe du monde 2010, Diego MARADONA avait été entendu par la commission de discipline de la FIFA. El Pibe de Oro, n'a apparemment pas convaincu la commission de l'instance supérieure de football mondial. La sanction est tombée qui condamne le nouveau sélectionneur de l'Argentine à deux mois fermes de suspension et à une amende de plus de 16 000 euros. Il faut dire que Maradona lors de cette conférence de presse n'avait pas été de main morte en usant des termes très durs à l'endroit des journalistes. Il a sans doute compris, du moins, il faut le croire que joueur, il était un dieu, mais entraîneur, il n'est plus qu'une cible préférée du monde des médias.

Trois nominés
La Fédération internationale d'athlétisme a désigné trois athlètes parmi lesquels sera choisi le meilleur de l'année 2009. Il s'agit des sprinters Usain BOLT (Jamaïque) et Tyson GAY (Etats-Unis), du fondeur éthiopien Kenenisa BEKELE, double médaillé d'or des championnats du monde de l'été dernier sur 5000 et 10 000 mètres. Un doublé qu'il n'avait pu réaliser lors des Jeux olympiques de Pékin, l'année dernière, puisque l'Américain, d'origine Kenyane Bernard LAGAT lui avait soufflé l'or du 5000 mètres. S'il peut être sacré par les membres du jury, il faut dire que les deux médailles d'or du Jamaïcain Usain BOLT dans le sprint (100 et 200m), assorties de deux records du monde pèseront lourd au final. Difficile, en tout cas, de croire que cette distinction honorifique pourra lui échapper, alors qu'il avait déjà été le lauréat de 2008.

Trois nouveaux qualifiés
A la faveur des barrages en zone Océanie et de la fin des éliminatoires zone Afrique, disputés le week-end dernier, on connaît trois nouvelles nations qualifiées pour Afrique du Sud 2010. Il s'agit de la Nouvelle Zélande qui a battu Bahrein 1-0 après s'en être sortie à l'aller par un 0 à 0. Les Kiwis vont ainsi prendre part à leur 2e phase finale de l'histoire. En Afrique, le Cameroun, le Nigeria ont rejoint le Ghana, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud dans le contingent africain des mondialistes. Ce soir on saura qui de l'Algérie ou de l'Egypte sera le dernier représentant après le match d'appui qui a lieu au Soudan. Enfin en Europe, les quatre derniers partants seront connus à l'issue des matchs France-Eire, Bosnie-Portugal, Ukraine-Grèce et Slovénie-Russie. Le dernier qualifié viendra de l'opposition Uruguay-Costa Rica. A l'aller samedi dernier, l'Uruguay a pris la bonne option en l'emportant chez son adversaire 0 à 1.

 

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