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La Une du n°633
La Une du n° 633
ACTUALITE : N°633 du 2 au 8 Novembre 2009

Filière coton
L’optimisme des hommes d’affaires franco-burkinabè

Le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè a organisé un dîner d’échanges, le jeudi 26 novembre 2009 à Ouagadougou, sur les opportunités de la filière coton au Burkina. Les débats ont essentiellement porté sur la problématique de la transformation de l’or blanc dans un contexte de crise financière internationale.

Les principaux animateurs du dîner d’échangesUn homme d’affaires exprimant son intérêt pour la transformation du cotonPrincipal produit d’exportation du Burkina, le coton est de plus en plus confronté à des difficultés faisant chuter sa production. Ce qui plombe ces dernières années la croissance économique du pays. Un état de fait qui suscite des inquiétudes tant au niveau des producteurs que des opérateurs économiques. Et le club des hommes d’affaires franco-burkinabè, à travers son président, Paul GINIES a initié ce dîner débats réunissant ses membres, des experts et des élus, pour mieux cerner les difficultés liées à la filière et trouver la meilleure formule pour la maintenir en vie. Etant entendu que selon Célestin TIENDREBEOGO, directeur général de la SOFITEX, la filière coton bien que chancelante depuis un certain temps demeure toujours l’une des filières les plus porteuses au Burkina. Selon des statistiques, le coton burkinabè c’est 320 000 exploitants agricoles ; 60 à 70% des recettes d’exportation ; 35% du PIB


Une vue des hommes d’affairesDes élus et des banquiers étaient présents à cette rencontre De l’exposé du directeur général de la SOFITEX, il ressort qu’avec la crise financière et économique mondiale il y a une baisse drastique des cours internationaux depuis cinq ans et un accroissement significatif des gains de productivité dans certains pays du Nord liée au progrès technique et au développement des cultures biotechnologiques. Pour Ablassé OUEDRAOGO, ancien directeur général adjoint de l’OMC, un des animateurs de ce dîner d’échanges organisé en partenariat avec la BOA et l’APROCOB, en plus des difficultés énumérées par le premier responsable de la SOIFITEX, il y a que le fait d’inclure la question du coton dans les négociations de l’OMC dites le cycle de Doha a contribué à affaiblir la filière. Alors que selon lui, il s’agit d’un système de paquet unique qui ne prévoit pas d’accord partiel. Il faut donc attendre la fin du cycle pour pouvoir négocier un autre type de partenariat gagnant-gagnant avec les pays occidentaux qui faussent le jeu de la concurrence par des subventions à leurs cotonculteurs. Par ailleurs, il estime que pour donner du souffle à la filière, il faut inverser la tendance qui consiste à exporter 95% du coton en s’orientant vers sa transformation sur place. L’espoir est permis à entendre les différents intervenants. On note une nette amélioration de la qualité du coton et un allongement considérable de la soie au fil des années. Célestin TIENDREBEOGO préconise comme alternatives, le renforcement de la productivité à des coûts réduits. Ce qui suppose la vulgarisation du coton Bt. L’occasion faisant le Larron, certains opérateurs économiques n’ont pas hésité de signifier qu’ils ont déjà ficelé des projets d’unités de transformation du coton. Et des banquiers sont disposés à les examiner.o.o

 

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