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La Une du n°633
La Une du n° 633
RETRO-SPORTS : N°633 du 2 au 8 Novembre 2009

Carrefour international des métiers d’art

Le «Ciment» de l’art

Du 2 au 5 décembre 2009 se tiendra à Gourcy dans le Zondoma, la 1re édition du Carrefour international des métiers d’art (CIMA), sous le thème «Culture et citoyenneté» sous le parrainage de Mahamoudou OUEDRAOGO, conseiller à la présidence.

C’est pour tenir l’opinion publique informée de la tenue du Carrefour international des métiers d’art (CIMA) pour sa première édition que les promoteurs en l’occurrence, Issoufou BISSIRI et collaborateurs ont rencontré la presse à Ouahigouya, le mercredi 25 nombre 2009.

Au menu des échanges, Issoufou BISSIRI a fait savoir, que l’événement qui va concerner la région du Nord s’inscrit dans la dynamique d’une série de manifestations mensuelles entamé depuis le mois de janvier en vue de la promotion des potentialités socioculturelles et artistiques de cette partie du Burkina Faso afin d’apporter une plus value dans la production. C’est donc l’apothéose de ces différentes activités qui est prévue pour se tenir du 2 au 5 décembre à Gourcy à travers le CIMA. Pour le président du comité d’organisation, la région regorge d’énormes potentialités en matière d’artisanat, mais le vrai problème reste l’irrégularité du marché d’écoulement, le manque d’innovation des activités et des artistes. C’est pourquoi, selon lui, cette activité de relance était plus que nécessaire malgré les difficultés qu’il rencontre surtout d’ordre financier.

A l’entendre, les objectifs que le CIMA poursuit sont la valorisation de l’art et l’artisanat, la mise en place d’un cadre de promotion de l’emploi pour la jeunesse désœuvrée, la transformation de la culture traditionnelle, la professionnalisation des différentes filières de l’art et la culture, l’offre d’un cadre permanent d’échanges d’expériences entre artisans, le renforcement des capacités par la formation des acteurs, etc. Cette 1re édition, les artisans attendus des 21 provinces exposeront leurs savoir-faire pour 72 heures en vue d’en constituer un marché.

Pour cela, il est mis à leur disposition des stands au prix de 3 000 FCFA pour la durée de l’événement. En termes de carrefour, l’animation culturelle et artistique n’est pas en reste car des troupes traditionnelles rivaliseront d’ardeur pour décrocher les différents prix. A côté des troupes traditionnelles, les vedettes modernes d’inspiration traditionnelle apporteront leur touche à la manifestation. Ainsi, sont attendus Alex Le Grand, Yoni, Youss Nabil, Bonsa, etc. dans le registre de la convention à plaisanterie. «Nous voulons valoriser les expressions spécifiques du terroir propres à notre identité», s’est justifié M. BISSIRI. Pour lui au-delà, de l’événement c’est une occasion pour permettre aux artisans de produire, de saisir l’opportunité de participer au SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou) et de préparer les phases régionales de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Donc rendez-vous est donné aux amoureux de la culture à l’ouverture officielle du 1er CIMA, le jeudi 3 décembre 2009 à 15 heures à Gourcy avec pour parrain Mahamoudou OUEDRAOGO, ancien ministre de la Cultur.o


Issoufou MAÏGA, Ouahigouya

Nuit atypique de Koudougou 14e édition

Pari tenu

Les lampions de la 14e  édition des nuits atypiques de Koudougou (NAK) se sont éteints. C’était le dimanche 29 novembre 2009 après des nuits et des jours chauds qui ont débuté le 25 novembre. Une fois de plus, Koudbi KOALA président des NAK et son équipe ont relevé le défi de la tenue de l’évènement, et de celui organisation. Les regards sont désormais tournés vers la 15e édition programmée pour décembre 2010. L’institut GOETHE (centre culturel allemand) a permis, en partenariat avec le RIJ (le réseau d’initiatives de journalistes) à des journalistes de vivre des nuits atypiques à Koudougou.

Aux NAK, il n’y a point d’ennuie. Les jours, le village atypique et les bistrots donnent aux festivaliers des instants de joie et de retrouvailles. Mais c’est les nuits que l’on vit les NAK dans toute sa saveur. Pendant que le théâtre populaire accueille les spectateurs pour des spectacles de rêves, le village atypique et les bistrots sont en ébullition.  Les grillades et les boissons coulent à flots, les débats aussi. «Les NAK sans les maquis, ça ne serait pas les NAK » confesse un habitué du festival. Cinq jours et cinq nuits les habitudes de la population de Koudougou subissent de quelques mutations. Pendant cinq jours et cinq nuits, Koudougou devient la capitale culturelle du Burkina grâce aux NAK. Et c’est tout à l’honneur de M. Koudbi KOALA qui a su créer et porter à bout de bras ce festival depuis maintenant 14 ans.

L’heure du bilan

Pendant les cinq jours et les cinq nuits qu’ont duré le festival, chaque acteur en a eu pour son compte. A l’heure du bilan, organisateurs, artistes, festivaliers, marchands, gérants de maquis, tous autant qu’ils sont, ont su donner et recevoir. Les artistes, venus du Burkina comme d’ailleurs ont communié avec un public chaleureux à des heures souvent indues. Et les artistes n’étaient pas des moindres puisque le plateau artistique était des plus relevés. Avec des participants de renom comme Salif KEITA du Mali, Bailly SPINTO, les Bembeya jazz de Guinée, de la Côte d’Ivoire, les NAK, une fois de plus ont démontré qu’il est un festival de haut niveau. A côté de ces talents internationaux, il faut ajouter les prestations des fines fleurs des artistes burkinabè comme Floby, Wendy, Eudoxie etc. qui sont allés faire vibrer les mélomanes. «Toutes les activités qui étaient au programme ont été réalisées avec certes quelques fois des difficultés. Dans l’ensemble, l’on peut dire nous nous avons tenu le pari même si au niveau des NAK tous les artistes programmés n’ont pas pu répondre à l’appel pour des raisons diverses. Sur les 230 stands confectionnés, 200 ont été occupés, l’espace Kombi zaka a été animé.  Côté finance notre budget prévisionnel a été réalisé à 60%.... » Cette affirmation du président des NAK résume un satisfecit. Si à cela on ajoute les 10069 entrées payantes au village atypique et les 10000 entrées aux spectacles M. Koudbi KOALA ne peut qu’avoir le sourire. Et comme dans la vie d’un homme comme celle d’une institution on apprend toujours de ses erreurs et autres insuffisances Koudbi KOALA dira à propos des défaillances constatées dans la sonorisation des spectacles (tout au long du festival) que : «…nous battons notre culpa pour ce qui est de la sonorisation qui a enlevé la saveur des spectacles. S’il le faut, nous ferons un appel à candidature les prochaines éditions pour recruter notre propre ingénieur de son, nous allons le faire… ».

 

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