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la Une du n°636-637
La Une du n° 636-637

Retro-Rétro – Gouvernance:N°636-637 du 23 au 29 décembre 2009

La Nativité
Source de vie nouvelle

"Noël" en latin veut dire jour de naissance. Si telle est la signification, on peut se demander, à juste titre : la naissance de qui est célébrée ? Eh bien il s'agit pour les fidèles chrétiens et précisément les Catholiques de commémorer la naissance du Sauveur, Jésus-Christ.

L’enfant Jésus est né en toute modestieLes prophètes lavaient annoncé et la prophétie s'est accomplie. Dans la nuit du 24 décembre (il s'agit d'une date unaniment retenue même si certains chercheurs la contestent) à minuit, Dieu s'est fait chair et est venu parmi les hommes d'où le nom d'Emmanuel : "Dieu avec nous" ! Et les chants et cantiques religieux de louer : "Il est née le divin enfant…". Noël représente donc pour les Chrétiens la fête de la naissance de Jésus, lumière venue d'en haut pour nous éclairer, nous sortir des ténèbres. C'est le départ d'une nouvelle vie pour les Chrétiens, un nouveau monde sur lequel on se base pour calculer les années d'où le sens de telle ère avant ou après Jésus-Christ (J.C). Si Jésus est la lumière, l'Esprit saint venu du ciel, nous apporter le salut, sa venue sur terre s'est faite en toute humilité. En effet, le fils de l'homme est né de la Vierge Marie de par la volonté du Tout-Puissant par la magie de l'Esprit Saint à Bethléen en Palestine, en toute modestie couché sur la paille au milieu de bœufs, de moutons et de bergers. C'est ce qui explique la commémoration en partie de Noël avec des crèches construites ou achetées, décorées en souvenir de l'événement.

Les sapins de Noël……et les crèches sont entrés dans les habitudes des BurkinabèFête de la Nativité, la fête de Noël doit être comprise comme telle et fêtée comme telle. Aussi ce qui prime est avant tout l'aspect spirituel de la fête. Les fidèles Chrétiens doivent se préparer spirituellement à accueillir le fils de Dieu parmi nous, d'où la célébration du temps de l'Avent. Chacun de nous doit humblement reconnaître son statut de pécheur et voir en la naissance du Christ une source d'espérance pour une vie nouvelle avec le sauveur Christ. C'est ainsi que la confession est primordiale comme un élément de la préparation spirituelle du fidèle afin de rentrer dans ce nouveau monde. Cependant, si la préparation intérieure prime sur les autres aspects, Noël c'est aussi une fête. Personnes âgées, jeunes et enfants manifestent leur joie à Noël. Que se soient dans les villes ou dans les campagnes, Noël est une occasion de communion et de retrouvailles quasi générales. En effet, on se retrouve en famille, entre amis pour faire la fête. Pour les plus grands, il s'agira surtout d'aller à la messe de minuit le 24 décembre et se retrouver en famille entre amis après la messe ou le lendemain, c'est-à-dire le 25 décembre. Si certains choisissent de rester dans l'atmosphère familial pour fêter, d'autres choissent de "prendre de l'air" dans les ambiances des maquis et autres nights clubs. Pour les jeunes si certains d'entre eux intègrent l'aspect spirituel dans les commémorations de Noël, les plus nombreux, avouons-le, n'en ont que pour son aspect purement festif. Pour cette tranche, c'est surtout le "show" qui préoccupe. On cotise à l'occasion pour se retrouver chez un ami ou en "boîte" pour lever le coude, apprécier la gastronomie et esquiver des pas de danse. Les tout-petits, pour ce qui les concerne, ne sont pas eux-aussi en reste. Si les uns se lancent dans la construction de crèches pour accueillir l'enfant Jésus, les autres se rabattent sur leurs parents pour se voir offrir des crèches toutes faites. Pour ce qui est de notre avis sur la question, nous avons toujours insisté pour que les parents encouragent leurs progénitures à construire elles mêmes leur crèche pour Jésus. En effet, c'est source d'amusement pour eux et source de révélation de leur talent. D'ailleurs à ce propos certains adultes sous prétexte d'aider les enfants à bâtir leur crèche ne replongent-ils plus dans leur jeunesse ? En effet, ils ont là l'occasion de se salir, se barbouiller de terre et de peinture à moindre frais sans les remontrances de Madame qui en cette période est plus que compréhensive. En dehors de ces habitations construites en l'honneur du Christ-roi, la part des enfants se résume aux multiples cadeaux qu'ils attendent des parents, des voisins et connaissances et du père Noël. En plus des effets vestimentaires et autres chaussures, votre enfant risque d'être fâché contre vous s'il ne bénéficie pas de guirlandes et autres jouets pour la fête. Et tenez-vous bien c'est lui qui vous dictera ce que vous devriez lui acheter comme cadeaux. Ne pouvant pas satisfaire uniquement vos enfants ou votre enfant, sous peine de créer des frustrations vis-à-vis de la dame du foyer, c'est votre porte feuille qui va en souffrir. Les effets vestimentaires, les besoins de la cuisine vous rappelleront que vous êtes "le chef de famille".
Ceux qui véritablement se frottent les mains en ces périodes de fête sont incontestablement les commerçants toutes catégories confondues. Les restaurateurs, tenanciers de débits de boisson, les gérants de boutiques et autres vendeurs de babioles voient leurs chiffres d'affaires se multiplier à l'occasion. Sous prétexte de vous faire passer de bonnes fêtes, ils parlent de prix promotionnels et de solde de stocks. Cependant, ouvrez l'œil car ce n'est pas toujours le cas. En effet, vous pourrez payer plus cher pour un article en pensant avoir fait une bonne affaire. Mais que voulez-vous ? Chacun ne veut pas rester en marge de la fête d'où l'explosion des dépenses toute chose qui est compréhensible quitte à se serrer sérieusement la ceinture pour l'après-fête et les mois à venir. Pour notre part nous souhaitons bonne fête de Noël à tous ! Et prudence et modération afin que l'après fête n'ai pas un goût amer.o.

Angelin DABIRE

 

Dans l’ambiance des fêtes
Les habitants de Mogtéodo s’expriment. »

Nous sommes à deux jours de la Noël. A Mogtédo c’est la veillée d’arme chez les enfants pour les crêches. Quant aux coiffeuses et aux tailleurs, ils passent des nuits blanches pour tenter de satisfaire des clients de plus en plus nombreux et exigeants. Dans les églises protestante et catholique, la préparation est plutôt spirituelle centrée sur la liturgie. Les gens du troisième âge, eux, se contentent de faire une comparaison de la Noël actuelle à celle de leur temps. Lisons plutôt le commentaire des uns et des autres.o

Firmin Tapsoba (10 ans)
Firmin Tapsoba (10 ans)Cette année la noël sera très bonne. Papa a déjà cousu pour moi un complet avec le pagne de noël. Il m’a aussi acheté des chaussures. Le jeudi j’irai me coiffer la tête. Je ferai aussi la confession. J’ai fini de construire ma crèche.il me reste à faire le petit jésus et les animaux de l’étable pour y mettre. En tout cas je suis content et je sais que le petit Jésus qui naîtra viendra dans ma crèche. Le jour de noël j’irai à la messe de minuit, puis du matin. Apres je me promènerais avec mes camarades pour aller souhaité bonne fête à nos tontons et à nos tantes.

 

Pasteur Marcel TIENDREBEOGO de l’église centrale des Assemblées de Dieu de Mogtédo
Pasteur Marcel TIENDREBEOGO de l’église centrale  des Assemblées de Dieu de MogtédoNoel signifie Emmanuel, Dieu avec nous. Célébrer noël c’est célèbre l’anniversaire de la naissance de Jésus sauveur du monde. C’est aussi le moment de faire un bilan rétrospectif de la manière dont chacun à vécu sa foi durant l’année écoulée et d’envisager les efforts à mettre en œuvre pour mieux vivre sa foi au cours de l’année qui s’annonce. Quant aux préparatifs, je puis vous affirmer qu’ils vont bon train. Les enfants commencent à avoir leurs habits et les autres préparatifs matériels aussi se présentent bien.
Sur le plan spirituel, les annexes de notre église se joindront à nous le 24 dans la soirée dans l’église centrale pour des chants de louanges et adoration. Aussi il ya un groupe de jeune qui a décidé de présenter des versets. Puis en fin il y aura le culte de minuit proprement dit. Le 25 matin chaque église fera son culte sur place. Mais retenons que l’importance de la fête réside dans sa ferveur spirituelle et non dans ces aspects matériels de manger, de boire ou de danser.

David ZANGRE dit Papa David
David  ZANGRE dit Papa  DavidEn tant que chef de famille je prépare la fête sur un double plan : d’abord je veux que le jour de fête mes enfants et mes petits enfants mangent ce qui est exceptionnelle, ce qu’ils n’ont pas l’habitude de manger. Ensuite sur le plan vestimentaire je veux qu’ils paraissent plus beaux que d’habitude. Mais si je compare la fête de maintenant à celle que nous avons vécu à notre jeune âge, il y a une très grande différence. D’abord sur le plan vestimentaire li n’y avait pas autant de beaux habits. Il suffisait d’avoir un habit qui soit resté un an dans les affaires de sa mère longtemps sans être porté et on est heureux de le sortir ce jour. Ce n’est plus le cas. Sur le plan alimentaire c’était le sorgho blanc, qui après avoir été débarrassé de son était utilisé comme Riz avec une sauce d’arachide. Maintenant on tue des poulets, des moutons et autres, puis on prépare du riz, des pattes, et autres main exporté de l’étranger. Pour l’animation on utilisait les calebasses la guitare traditionnelle et des chants traditionnels. Maintenant c’est de la musique moderne joué avec de grands baffles qu’on entendra partout. Donc en conclusion les fêtes sont devenues plus belles et plus intéressantes.

Abbé Jacob NADEMBEGA, Curé de la paroisse de Mogtédo
Abbé Jacob NADEMBEGADepuis le 29 Novembre nous avons commencé la préparation de Noel avec le premier dimanche de l’avent. Durant les 4 semaines que compte le temps de l’avent chaque chrétien doit se convertir et se mettre dans de bonnes dispositions pour accueillir le sauveur. Pour cela chaque semaine correspond à un thème que le chrétien doit méditer et vivre. Cette conversion se matérialise par les confessions que nous avons commencées depuis la semaine passée dans les succursales et nous terminons cette semaine par le centre de Mogtédo. Enfin il y a la décoration de l’église. Car Noël est une grande fête et nous devons la célébrée dans un cadre enchanteur. Pour la Noël proprement dite nous ferons la messe de minuit le 24 et le 25 nous redirons une messe dans la matinée, c’est au cours de cette messe que nous ferons les baptêmes des enfants. Notre paroisse compte 10 centres. Et chaque centre aura sa Noël Et comme nous ne sommes que trois prêtes certains la feront en différé dans les prochains jours. Nous organiserons aussi la Noël des pauvres. C’est notre façon de marquer notre solidarité avec ces personnes démunies en leurs offrant des cadeaux divers (habits, savon, chaussures…..) ou de l’argent que nous avons collecté au près des personnes de bonnes volonté.o

Lavoisier

Origine et sens

Si la Pâques était célébrée depuis les temps anciens, le temps de Moïse et des prophètes, la noël, elle, est née au Ive siècle à partir d’une fête païenne. En effet, au solstice d’hivers était célébrée la fête du « soleil toujours vainqueur » c’est à ce moment où le soleil semble retrouver sa vigueur après 06 mois de déclin progressif que cette fête est célébrée. Mais il est une lumière, infiniment éclatante qui, elle ne perd jamais sa force : jésus le christ mort et ressuscité éternellement vivant et invincible. C’est fort de ce dogme, et dans le but de christianiser cette fête de « soleil toujours vainqueur » qu’au Ive siècle à Rome la fête de la nativité fut mentionnée pour la première fois dans un calendrier qui fixe en même temps sa célébration au 25 décembre. Les églises d’Orient célébraient sous le nom d’Epiphanie la manifestation du seigneur lors de son baptême. A partir de 313 avec la paix constantinienne, la fête de la nativité supplanta cette fête et avec d’autres fêtes d’origines plus tardives elles constitueront le temps de noël-Epiphanie tel qu’il se présente aujourd’hui.
Pour les chrétiens Noël est la concrétisation de la promesse faite aux hommes par Dieu a travers la voix des prophètes. Signe du grand amour de la miséricorde infinie de Dieu toujours soucieux de racheter son peuple qui lui désobéit. La nativité de Jésus est l’avènement d’une ère nouvelle, de l’accomplissement de la loi. C’est l’avènement du Dieu fait homme pour sauver son peuple.

 

Fête de la Saint Sylvestre
Et si on la fêtait selon nos cultures ?

Le 31 décembre ou la fête de la Saint Sylvestre est l’une des fêtes de fin d’année la plus attendue. Petits comme grands, jeunes comme aînés la fêtent comme si le temps s’arrêtait. Chacun y va selon ses moyens, ses goûts, sa personnalité etc., mais, aucun ne fait référence à une tradition locale. Les Burkinabè s’activeront pour « enterrer » 2009 de diverses manières mais tous ou presque le font à l’occidentale.

Le réveillon de la Saint-Sylvestre ou le réveillon du Jour de l'an est une coutume occidentale qui consiste à fêter l'arrivée du nouvel an, en veillant jusqu'à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l'année du calendrier grégorien. Si cette fête de fin d’année a une tradition dans la pluspart des pays occidentaux, en Afrique et au Burkina en particulier on a tout hérité du « Blanc », de sorte que rien ne reflète nos us et coutumes. On ne sait pas aujourd’hui comment se fêtait cette date par nos aïeux.
Les Allemands fêtent le réveillon de la Saint-Sylvestre ou « Silvester » entre amis. À minuit, il y a partout des feux d'artifice et des pétards ; à l'origine le bruit était censé faire fuir les mauvais esprits. Aujourd'hui, c'est plus l'accueil de la nouvelle année. Souvent on interroge aussi l'avenir en fondant du plomb qu'on jette dans de l'eau, puis il faut essayer d'interpréter la forme obtenue.
Au Québec, on se réunit en famille (oncles, tantes, cousins, etc.) et on fête avec de la musique traditionnelle le premier jour de l'an. À 23 h 59, on arrête la musique et le décompte du Jour de l'an commence pour se terminer dans les embrassades et les échanges de vœux. La musique reprend ensuite et on sert le « lunch » vers 1 h aux « fêteux » qui sont encore là et la soirée se termine vers 3h.
À l'occasion des célébrations de l'« Año Viejo », les Équatoriens brûlent des pantins faits de bois, de papier journal et de chiffons, garnis d'artifices pyrotechniques. Ces personnages représentent symboliquement les détritus de la vieille année et font souvent référence à des événements de l'année écoulée mettant en cause des politiciens détestés, des références de la culture populaire, etc.
Les célébrations du nouvel an en Espagne (Nochevieja ou Fin de Año) commencent habituellement avec un dîner familial, comprenant des crevettes et de l'agneau ou de la dinde. Le compte à rebours est suivi sur l'horloge du building de la Casa de Correos au square de la Puerta del Sol à Madrid. Il est de tradition de manger 12 grains de raisin, un à chaque coup de minuit sonnant au carillon. Cette coutume remonte à 1909, lorsque des vignerons d'Alicante pensèrent que se pourrait être un moyen de remédier au surplus de production de cette année-là. De nos jours, la tradition est suivie par à peu près tous les Espagnols et les douze grains de raisin sont devenus inséparables du nouvel an. Après le douzième coup de minuit, les gens se congratulent et portent des toasts avec du vin pétillant comme le cava et le champagne, ou avec du cidre.
Aux États-Unis, le réveillon du Jour de l'an (New Year's Eve) est une fête importante. Depuis un siècle, la chute de la boule depuis le sommet du n°1 Times Square à New York est l'une des principales composantes des cérémonies, retransmise en direct à la télévision. La boule de cristal, qui mesure deux mètres de diamètre et pèse une demi-tonne, commence à descendre à 23h59 et atteint le sol au pied de la tour à minuit.
En France, on organise un dîner de fête avec, entre autres, du champagne et du foie gras. Il peut s'agir d'un simple dîner entre amis ou d'une soirée dansante. Le jour de l'an, les familles et les amis échangent les vœux du nouvel An, prennent de bonnes résolutions et parfois échangent quelques cadeaux (les étrennes). À minuit, on se souhaite traditionnellement une bonne année en s'embrassant sous le gui, puis on va dans la rue en criant « Bonne année ! » et en faisant beaucoup de bruit (trompette, klaxon, etc.). Comment fêtent les Burkinabè ? Les Maliens ? Les Ivoiriens ? etc.
Comme vous le constatez donc chaque pays a sa petite tradition qu’il perpétue. Ici au Faso, eh bien notre Saint Sylvestre est fêtée à la française. Héritage colonial oblige, par la suite adapté à nos réalités modernes. La Saint Sylvestre est aujourd’hui fêtée sans aucune touche de nos traditions locales. A qui la faute ? Loin de nous l’idée de vouloir faire le procès de qui que ce soit, encore moins jeter la responsabilité sur quelqu’un de particulier. Il nous faut réfléchir. Et pour cause, aujourd’hui, nous imitons notre ancien colonisateur. Que ce soit notre mode de gouvernance, notre façon de s’habiller, de manger, fêter, et même de vivre. Nous sommes des Blancs à la peau noire. Des acculturés qui ne connaissent plus rien de leurs coutumes. Nous vivons comme des Blancs, mais nous ne seront jamais comme eux. Si nous retournons à notre source, nous trouverons peut-être notre voie. Si nous voulons être nous-mêmes, commençons à la manière de nos parents.o

Frédéric ILBOUDO

Fêtes de fin d’année
Pensez à demain !

Dans les jours à venir, ce ne seront pas les occasions pour festoyer qui vont manquer. Apres la fête de la Nativité le 25 décembre, il faut compter avec le 31 décembre et le 1e janvier 2010 ; chacun aura donc pour son compte, si tant est que ces occasions se presentent, pour certains comme des moments propices de ripailles et surtout de beuverie. Des occasions ou tout semble être permis. Mais comme dirait l’autre, tout est permis ici bas mais tout n’est utile et ce qui est sûr, quand on abuse du liquide, on ne reste pas longtemps solide comme le disait Louis Auguste CAMERON. N’est-il pas alors mieux de penser à demain en étant solide ?

Un adage nous rappelle que pour vivre centenaire, il faudrait abandonner toutes les choses qui donnent envie de vivre centenaire. Un adage bien à-propos au moment où chacun s’apprête à vivre les fêtes de fin d’année ; certains avec la manière, c’est-à-dire avec modération, d’autres avec excès, zèle ou les désirs et autres pulsions du corps contrôlent le cœur et la conscience. Ces derniers adeptes de la beuverie ne ratent aucune occasion. L’essentiel pour eux étant de satisfaire leurs pulsions et leur corps, oubliant que la vie continue après les fêtes, à quoi sert une beuverie si elle peut vous conduire à l’hôpital ou à quelques mètres sous terre ? A quoi sert la vitesse quand il est recommandé d’aller doucement quand on est pressé ? Des interrogations qui devront faire réfléchir chacun et tout le monde à l’orée de ces fêtes de fin d’année ou, il est certain que même la dernière augmentation du prix de la bière ne pourra pas décourager les disciples de Bacchus dans leur excès. On les voit souvent dans les débits de boisson se lancer des défis sur le nombre de bouteilles à boire. Des défis qui finissent généralement dans la désolation avec des morts d’homme. Nous avons encore en mémoire ce 31 décembre à Ouaga où un groupe de jeunes s’est livré à ce jeu d’ivresse. Inutile de vous dire qu’un du groupe a fini sous terre, surtout les boissons objets de leur défi étaient des plus alcoolisées. Bien dommage pour des gens qui voulaient faire la fête. L’année finissant a été très difficile pour l’ensemble des Burkinabé. Si à la crise financière on ajoute les inondations du 1e septembre et ses conséquences pour les foyers et la société, on devrait réfléchir par deux fois avant de poser certains actes compromettants et à la limite inutiles. Inutiles pour le présent et inutiles pour le futur. Et comme il n’est pas interdit de fêter, on devra faire au moins l’effort de s’interdire l’excès dans la consommation de l’alcool. Ce n’est certainement pas trop demander si tant est qu’elle peut éviter beaucoup de choses dommageables aussi bien pour la personne que pour la société. Faisons donc en sorte que nous puissions se retrouver en 2010 pour parler du passé, du présent et du futur. Ce qui passe nécessairement par un comportement responsable les jours des fêtes. Comportement responsable rimant ici avec modération dans tout ce que nous allons poser comme actes, surtout quand nous serons face à l’alcool et ses dérivés. N’oublions surtout pas que pour vivre centenaire, il faudrait abandonner toutes les choses qui donnent envie de vivre centenaire. Et Si abandonner est difficile voire impossible, optons pour la modération. Pensons donc à demain pour parler comme l’artiste Aly VERUTHY...o

Ben Alex Béogo

 

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