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la Une du n°636-637
La Une du n° 636-637
Lettre de l'Editeur :N°636-637 du 23 au 29 décembre 2009

2009 : Une année pleine !

Il faut le dire, 2009 n’a pas été une année de tout repos. Que ce soit sur les fronts politique, économique, culturel que social, elle a été marquée par des faits majeurs qui détermineront en grande partie 2010.
En bonne place figurent sans nul doute les réformes politiques discutées par l’ensemble de la classe politique et adoptées par l’Assemblée nationale. L’adoption d’un statut de l’opposition et l’institution d’un chef de file de l’opposition sont des actes forts qui ont notablement changé le paysage politique. Une de leurs conséquences a été la décision du deuxième parti de l’échiquier politique à rejoindre la mouvance présidentielle, alors qu’il se réclamait de l’opposition.

L’année, 2009 s’achève. Comme à l’accoutumée, notre dernière édition de l’année est un numéro double. Nous reprendrons donc notre rendez-vous hebdomadaire le 6 janvier prochain, pour une année qui s’annonce particulièrement riche avec l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu et les joutes oratoires et débats forts animés qui vont avec. Des débats qui s’annoncent plus que riches, plutôt animés voire houleux, avec l’appel à la réflexion lancé par le Président du Faso dans son message à la Nation du 11 décembre dernier, sur la relecture des textes fondamentaux qui encadrent notre vie en commun. Nombreux sont ceux qui ont déjà une longueur d’avance sur le sujet et ça promet. Il faut dire que cette année 2009 donne le ton indiquant clairement qu’il «y aura du sport» tant les avis vont déjà dans tous les sens, certains cercles affichant ouvertement leurs options à utiliser, s’il le fallait, des moyens musclés pour se faire entendre. Qu’à cela ne tienne, personne n’ayant aucun monopole dans quelque domaine que ce soit, l’essentiel c’est qu’en fin de course le dernier mot revienne au peuple souverain et que chacun se plie sans trop rechigner à sa décision.
Il faut le dire, 2009 n’a pas été une année de tout repos. Que ce soit sur les fronts politique, économique, culturel que social, elle a été marquée par des faits majeurs qui détermineront en grande partie 2010.
En bonne place figurent sans nul doute les réformes politiques discutées par l’ensemble de la classe politique et adoptées par l’Assemblée nationale. L’adoption d’un statut de l’opposition et l’institution d’un chef de file de l’opposition sont des actes forts qui ont notablement changé le paysage politique. Une de leurs conséquences a été la décision du deuxième parti de l’échiquier politique à rejoindre la mouvance présidentielle, alors qu’il se réclamait de l’opposition. En prenant des mesures contre le nomadisme politique, ces réformes mettent un terme ou à tout le moins réduisent autant que faire se peut, au regard du contexte national, un des sports favoris de nos hommes politiques qui aiment à naviguer d’un parti à l’autre ou à en créer par scissiparité pour le plaisir d’être chefs de quelque chose.
L’adoption de la loi instituant le vote des Burkinabè de l’étranger constitue aussi un acquis de taille, même si elle demande à être relue pour être réellement fonctionnelle. On aura aussi constaté que la CENI n’est pas restée les bras croisés et s’est activée entre autres à mettre en place ses démembrements. Dans le même ordre d’idées l’opération d’établissement gratuite d’actes de naissance pour ceux qui n’en ont pas et la généralisation de l’opération d’établissement de la Carte d’identité nationale numérique, participent à la préparation de l’élection présidentielle prochaine et à la crédibilité de l’ensemble du processus démocratique. Ce faisant elles sont d’une importance de premier ordre.
Le front politique a été aussi très actif sur le plan des débats avec les chauds échanges qu’il y a eu sur l’alternance et la révision de la Constitution.
L’année 2009 aura été aussi marquée sur le plan politique par le congrès du parti au pouvoir, le CDP, qui, à l’occasion, a fait mentir tous les analystes qui lui prédisaient de mauvais moments à cause des divergences supposées ou réelles de ses cadres sur certaines questions qui agitaient la classe politique. Il n’en fut strictement rien même s’il y a eu une passe d’armes aigre-douce.
Incontestablement l’événement qui a le plus marqué 2009 a été l’inondation du 1er septembre à Ouagadougou. Autant la catastrophe fut mémorable, autant les réactions qu’elle a suscitées ont été à la hauteur des attentes. En effet, elle a entraîné un élan de solidarité insoupçonné et une réactivité des pouvoirs publics qui aura surpris tant par sa rapidité que par son efficacité. Que ce soit pour faire face aux urgences que pour prendre en charge les conséquences à court ou long-termes, tous les acteurs ont été à la hauteur des défis.
2009 aura aussi vu le Burkina Faso briller dans le concert des nations. Les nombreuses sollicitations du président Blaise COMPAORE pour des médiations, notamment dans les crises ivoirienne, togolaise et guinéenne, sa contribution active dans la libération des otages allemand et canadien au Mali, le rôle diplomatique positif du Burkina Faso au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU, etc. sont des acquis dont le pays peut s’enorgueillir.
Au plan sportif, on ne peut pas ne pas noter la qualification sur le terrain des Etalons football pour la phase finale de la CAN 2010 qui se déroulera en janvier prochain. Dans bien d’autres disciplines, nos athlètes ont été loin d’être ridicules. A défaut de nous ramener les meilleurs trophées, ils ont porté haut le drapeau national même si nous leur demandions beaucoup plus.
Il serait fastidieux et prétentieux dans ce bref rappel de citer tous les faits qui ont marqué l’année. D’ailleurs ce n’est pas notre intention. Il s’est agi juste de donner un bref coup d’œil dans le rétroviseur afin de mieux nous projeter dans l’avenir, car, dit-on, il n’y a pas de vents favorables pour qui ne sait pas où il va. Sauf à être au nombre des nihilistes, on peut dire que 2009 a beaucoup apporté au Burkina Faso. D’où les immenses promesses que 2010 fait et qui exigent que chaque citoyen soit à son poste de combat.o


Cheick AHMED
ilingani2000@yahoo.fr

Bonne et heureuse année 2010

L’année 2009 s’achève. En 52 parutions sans discontinuer, votre hebdomadaire, L’OPINION, a participé à l’animation de la vie nationale à travers des analyses, des commentaires, des enquêtes etc. Vous nous avez accompagnés avec vos encouragements, vos conseils, vos suggestions pour un service de qualité. Nous vous en sommes reconnaissants. 2009 est désormais derrière nous et 2010 nous ouvre ses portes. Le Directeur général de notre société éditrice Zedcom et l’ensemble du personnel vous souhaitent de joyeuses fêtes de fins d’année. Ils présentent leurs vœux de santé, de prospérité, de bonheur et de paix à l’ensemble des lecteurs et au peuple burkinabè tout entier. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

 

 

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