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la une  du n°638 du 06 au 12/01/2010
La Une du n° 638
:N°638 du 6 au 12 janvier 2010

Louise “à rebours”….

Louise ARBOUR, au nom de l’ONG International Crisis Group qu’elle préside, manifestement pour meubler sa retraite prise depuis juin 2004, vient de mettre en doute les capacités du Président COMPAORE à résoudre la crise guinéenne…
Louise « à rebours » du bon sens, de l’efficacité, de l’intelligence stratégique !
Nommée haut-commissaire aux Droits de l'homme en février 2004, Madame ARBOUR, contestée de toutes parts par les principaux gouvernements occidentaux et de nombreux pays émergents, a été contrainte à la démission le 30 juin 2008…
Echec qui, à n’en pas douter, explique l’aigreur de tous ces propos !

La lecture de sa longue tribune, transmise début décembre à l’AFP, ne nous apporte aucune explication objective à cette position tranchée qui s’inscrit, à rebours, de celles des acteurs crédibles qu’ils soient onusiens, guinéens ou africains !
Blaise COMPAORE n’a vraiment pas de leçons à recevoir de l’ONG de Madame Louise ARBOUR, son bilan de pacificateur est éloquent !
Sans ses interventions, depuis une quinzaine d’années, bien des conflits auraient dégénéré en Afrique pour le plus grand malheur des populations concernées !
Sans ses relations avec les acteurs, tous les acteurs, des différents conflits dans lesquels il est intervenu ou intervient, que Madame ARBOUR semble ne pas apprécier, aucun dialogue, aucune négociation ne pourraient, ou n’auraient pu, avoir lieu.
Madame ARBOUR devrait revoir son précis de Diplomatie, ou relire John F. KENNEDY qui déclarait : « Ne négocions jamais avec nos peurs. Mais n'ayons jamais peur de négocier… »
Les mauvaises fréquentations de circonstances, du Président COMPAORE, et son permanent courage de négocier, ont sauvé plus de vies que les monceaux de rapports sans intérêts, généreusement rémunérés à d’aussi pleutres qu’inutiles scribouillards de son ONG.
Paul VERLAINE écrivait : « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations. Tenez, Judas, par exemple, il avait des amis irréprochables… » !
Les concitoyens canadiens de Madame « à rebours » ne doivent pas partager ses analyses, eux que le Président COMPAORE a sortis, il y a quelques mois, des griffes des terroristes dont ils étaient les otages dans le désert malien!
Si Blaise COMPAORE accepte de relever d’impossibles médiations sous-régionales, avec beaucoup de succès, et d’entretenir un dialogue tous azimuts et sans exclusives, c’est dans le seul souci de préserver la quiétude et le développement de son pays qui serait, à tous les coups et fatalement, compte tenu de son enclavement, la victime collatérale d’absurdes violences qui ne le concernent pas.
Entre écrire des rapports en plongeant sa plume dans le sang des victimes, et négocier avec des gens qui ne plaisent pas à Madame « à rebours » pour sauver des vies et pacifier des situations…Il n’y a pas photos !
La négociation, Madame « à rebours », exclue l’exclusion !
Sinon il faut faire la guerre, avoir le courage de le dire et les moyens de la faire…
Là encore il y a un prix à payer, celui des vies des victimes et des combattants, de quoi nourrir, il est vrai, quelques rapports et rapporteurs !
Relisez, Madame ARBOUR, ces vers du poète ukrainien Tarass CHEVTCHENKO évoquant le paradis, l’idéal par excellence : « Il est large et fréquenté, le chemin par où l'on sort du Paradis, mais celui qui nous y ramène est un sentier étroit et parsemé d'épines.» o

Jean R. Guion
Président du CISAB

 

 

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