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La Une du n°640
La Une du n° 640

NOUVELLES DU GRIN N°640 du 20 au 26 janvier2010

Elle fait souffrir l'enfant de son mari et se fait virer de la maison louée

Le dimanche 17 janvier dernier, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Etat a invité la presse bobolaise à une vingtaine de kilomètres de la ville pour une cérémonie de présentation de vœux. Cela s'est passé dans un maquis situé à Nasso dénommé la "Guinguette". Un maquis sous la paillote et sous les arbres. Selon les indiscrétions de certains anciens, ce maquis est la propriété de l'ex-ministre Pascal SANOU de Kokorowé. Il est connu aussi sous le nom de Pascal BCEAO. Il a été ministre des Finances à l'époque du président Saye ZERBO.
C'est là-bas, hors des bruits de la ville, que le ministre Soungalo OUATTARA a choisi de communier avec les journalistes de Bobo-Dioulasso. Il dit avoir senti la présence des hommes de la presse tout au long de l'année 2009, c'est donc pour leur dire merci tout simplement. Le déplacement s'est effectué avec un car qui a pris le départ devant le musée provincial. Une fois à Nasso, c'est d'abord à une séance de promenade dans la forêt du Kou que les journalistes ont eu droit. Au cours de cette balade, le ministre OUATTARA qui est du coin nous apprend qu'autrefois, on n'apercevait pas le soleil à l'intérieur de la forêt. Mais aujourd'hui, les rayons ont pu se frayer un chemin à travers la perte de certains arbres abattus ou consumés par des feux de brousse. De nos jours, l'heure est à la sauvegarde de la forêt de Kou. Un projet du Luxembourg dénommé BKF/07 a permis de réglementer les visites à l'intérieur de la forêt.
En collaboration avec les membres du groupement de gestion forestière, le projet a abord d'interdit la baignade à la Guinguette située au cœur de la forêt. A l'époque, ce lieu était laissé à lui-même. On y allait et venait sans crier gare. Mais désormais tout a changé. Outre la baignade, il est interdit de fumer à l'intérieur de la forêt, d'écouter de la musique, de couper le bois, d'y pénétrer avec une arme à feu.
En tout cas, on essaye de sauver ce qui peut l'être. Pour stopper l'ensablement des cours d'eau, les gestionnaires de la forêt ont érigé une digue en pierre pour barrer le passage du sable. Rappelons que c'est là-bas que se trouve la source qui ravitaille Bobo-Dioulasso en eau potable.
La gestion de cette forêt est facilitée par le fait qu'elle est sacrée. Le sacré justifie les différents interdits. C'est cette forêt qui accueille les rites au moment des cérémonies d'initiation. C'est donc un temple du savoir pour les villages riverains. La forêt de Kou a aussi subi les effets du changement climatique. Ils sont perceptibles pour celui qui connaissait ce lieu il y a 50 ans. C'est après cette promenade tout de même un peu éprouvante qu'on s'est retrouvé à la "Guinguette" pour une séance de bouffe partie.
En retour aux vœux du ministre, les journalistes se sont engagés à toujours accompagner le ministre Soungalo OUATTARA et à travers lui, le gouvernement burkinabè, en quête d'un mieux-être profitable pour le peuple. "On est ensemble pour le cinquantenaire", a laissé entendre le représentant de la presse.

Cinquantenaire de l'indépendance du Burkina Faso : la fièvre gagne les Bobolais
Aujourd'hui à Bobo-Dioulasso, pour être dans l'air du temps, il faut savoir parler en incluant à chaque refrain le mot cinquantenaire. Tout le monde ne parle que de ça mais sur le terrain, rien ne bouge. C'est vrai que le gouverneur Témaï Pascal BENON a initié une série d'échanges avec les différentes couches socio-professionnelles de la ville de Sya entre le 12 et le 15 janvier. A toutes ces rencontres, le gouverneur a invité toutes les Forces vives à se mobiliser pour la réussite de l'événement. Selon le souhait du président du Faso, le cinquantenaire doit s'étendre sur toute l'année 2010.
Le lancement qui était donc prévu pour se dérouler le jour de l'inauguration du port sec de Bobo le 22 janvier, a été finalement reporté à une date qui reste à déterminer. La cérémonie de lancement doit être grandiose pour démontrer tout l'engagement des populations de la région des Hauts-Bassins à ce cinquantenaire. C'est pourquoi les autorités ont reporté cette date afin de mieux parfaire l'organisation de la cérémonie de lancement qui doit déterminer la réussite du cinquantenaire lui-même. Elle aura lieu au stade Wobi en présence des plus hautes autorités du pays. Depuis que le gouverneur a fait le tour de toutes les couches socio-professionnelles, les débats sont de plus en plus vifs au grin.
Chacun y va de ses commentaires. Avec le cinquantenaire, la ville de Sya sera un vaste chantier en construction. Les travaux qui seront exécutés vont permettre de créer des emplois à tous les niveaux. Tous les regards sont braqués sur Bobo en ce début d'année 2010. les jours avancent à grands pas et on ne sent toujours pas grandes choses. Le comité national d'organisation n'est pas encore mis en place.
Les opérateurs économiques qui ont pris l'engagement de construire 623 villas pour minimiser le problème d'hébergement, attendent les parcelles avant de commencer à construire. Les parcelles leurs seront attribuées au secteur 6 (Kuinima). Quant aux villas de type présidentiel, elles seront érigées au secteur n°20 (Lafiabougou) au voisinage du pied à terre présidentiel.
Le cinquantenaire captive tous les esprits à présent. Tout se conjugue en cinquantenaire. Au marché, dans les services, dans les bars dancing, en campagne… On ne parle que de ça. Il conditionne tout.
Le cinquantenaire étant l'attraction principale de l'année 2010, les évènements comme la SNC sont obligés de s'y arrimer. En effet, la biennale de la culture burkinabè est en passe d'être repoussée à une date ultérieure pour mieux la cadrer avec le cinquantenaire. Au niveau du siège de la SNC, on reste muet sur une éventuelle nouvelle date. "Une voix plus autorisée" le fera. En attendant, on continue de cogiter pour proposer une SNC à l'image du cinquantenaire. De toutes les façons, le cinquantenaire du Burkina Faso ne saurait être l'affaire des seules populations des Hauts-Bassins. Toute la nation est concernée. Tout le monde doit apporter son concours pour faire bouger les choses, mais le défi à relever c'est l'affaire des Bobolais ; c'est en cela qu'on pourra fièrement déclarer avec élégance que 2010 c'est l'année de Bobo-Dioulasso.

Elle fait souffrir l'enfant de son mari et se fait virer de la maison louée
Un jeune couple vit au secteur 10 (Yéguéré). Il n'a pas eu d'enfant après 6 ans de mariage. Pour combler le vide, l'homme a fait venir à la maison l'enfant qu'il a eu au-dehors avec une autre femme. Cela n'a pas été facile de convaincre sa femme. Il a fallu qu'il propose de lui acheter une moto Jakarta avant qu'elle n'accepte. Ils vivent ensemble tous les trois dans une maison louée. L'homme est un employé dans une compagnie de transport routier. À son absence, sa femme maltraite l'enfant. Elle lui fait subir toutes sortes d'exactions. Il est difficile pour certaines femmes d'aimer l'enfant d'une autre. C'est le cas de cette dernière.
Un jour, alors que cette méchante femme a voulu frapper la petite parce qu'elle aurait perdu une "forte somme" à cause d'elle, l'enfant prit peur et courut se réfugier chez le propriétaire de la cour. La femme est rentrée jusque dans le salon pour faire sortir l'enfant devant son tuteur et sa tutrice. Ces derniers n'ont pas apprécié ce geste de la part de cette femme. Le propriétaire de la cour s'est senti offensé. Il a attendu l'arrivée du mari de la femme pour lui signifier de se chercher une autre maison. L'homme qui ne comprenait pas ce qui arrivait a été renvoyé à sa femme. C'est là qu'il fut informé des méfaits de sa femme. L'homme pris de colère, commença d'abord par arracher la moto avant de mettre la femme dehors. Mais cela n'a pas suffi pour faire revenir le propriétaire sur sa parole. L'homme a demandé un bout de temps pour se trouver un nouveau local. Informée de cette situation, la mère de l'enfant a rejoint la cour pour, dit-elle, protéger son enfant. L'autre femme a été répudiée et au grin les gens pensent que la mère de l'enfant risque de reprendre sa place légitime. Mais l'homme ne veut pas céder facilement. Il dit qu'il fait chambre à part avec la mère de son enfant et que s'il l'a acceptée sous son toit, c'est seulement à cause de l'enfant qui a été beaucoup traumatisé ces derniers temps.
Au grin, cette histoire a fait réagir certains membres qui pensent que tout cela n'est que la faute du mari de la femme. Il a eu un enfant avec une femme qu'il a délaissée au profit d'une autre qui, elle est stérile. Pour les autres, il ferait mieux de retourner avec la mère de son enfant.
La femme répudiée continue de s'en rependre au propriétaire de la cour. Elle pense que c'est lui qui est à la base de son malheur et l'accuse de tous les noms. La mère de l'enfant est toujours à la maison et avant de sortir, notre bon monsieur laisse l'argent de la popote sur la table. Mais au retour à midi, il ne mange pas à la maison. Le sage du grin pense que l'affaire est déjà dans le sac. Il croit que le père de l'enfant exagère mais qu'il va finir par retourner avec la mère de son enfant. Pour conclure, le sage du grin invite à réfléchir sur cette assertion d'Emmanuel De Las Cases qui dit "il faut que l'excès se déverse toujours d'un côté ou de l'autre : ce que l'océan envahit dans une partie, il le perd ailleurs"

 

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