[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
La Une du n°641
La Une du n° 641
ACTUALITE:N°641 du 27 janvier au 02 février 2010

Semaine au pays

 

11-Décembre à Ouahigouya : Satisfecit du comité d’organisation
Le 49e anniversaire de notre indépendance a été célébré le 11 décembre 2009 à Ouahigouya dans la région du Nord. Après la fête, l’heure était pour le comité national d’organisation de faire un bilan, le mardi 19 janvier 2010 au travers d’une conférence de presse qu’il a animée. Pour son président, Clément P. SAWADOGO par ailleurs ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le pari a été tenu côté organisation et déroulement de la manifestation. Si de l’avis général la fête a été réussie, le comité d’organisation a tenu à relever certains couacs, une perfection et difficultés qui «n’ont pas pu rendre possible la réalisation de certaines initiatives ou qui ont handicapé beaucoup de nos projets». Et le président du CNO de citer le budget de 643 millions de FCFA jugé «limite-limite» ; des effectifs difficiles à gérer, des cas d’accidents d’un motard et d’un militaire. Après donc Ouahigouya, les regards sont dorénavant tournés vers Sya, dans la région des Hauts-Bassins, qui abritera pour l’année 2010 la commémoration du 11-Décembre qui coïncide cette année avec les 50 ans de notre accession à l’Indépendance.
La fête n’en sera que plus belle quand on voit d’ores et déjà les réalisations à faire à Bobo pour l’occasion. D’ailleurs, nos autorités ont souhaité que toute l’année 2010 soit une année de commémoration de cet événement. Le thème retenu cette année est : «50 ans de construction d’une Nation : souvenir et espérance»

Dégnation du représentant spécial du Médiateur en Guinée
Le Général Ali TRAORE, représentant du facilitateur, Blaise COMPAORE en GuinéeLe conseil des ministres s’est réuni en séance ordinaire le mercredi 20 janvier 2010 dernier sous la présidence du chef de l’Etat, Blaise COMPAORE, président du Faso, président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, autorisé des missions à l’étranger et procédé à des nominations. S’agissant des délibérations et au titre de la présidence du Faso, un représentant spécial du Médiateur en Guinée a été nommé conformément au point 12 de la déclaration conjointe de Ouagadougou qui apparaît comme la solution pour une sortie de crise en Guinée-Conakry. C’est l’ex-chef d’Etat-Major Général des Armées, le Général de division Ali TRAORE qui a été désigné comme représentant spécial du Médiateur auprès des Autorités de la transition. Cet officier supérieur bien connu des Burkinabè et surtout de l’armée pour sa rigueur dans le travail va prendre donc «ses quartiers» très prochainement dans le pays de Sékou TOURE. Pouvait-on trouver meilleur représentant qu’un officier supérieur de sa trempe pour faire le «boulot» ? En effet, seul un haut gradé de l’Armée avait toutes les chances de se faire respecter par les militants du CNDD dont certains tirent plus vite que leur ombre et d’autres voulant prendre en otage le processus de sortie de crise.

Séismes à Haïti : Le soutien burkinabè
Coutumier des catastrophes naturelles, un séisme d’une ampleur inouïe (de magnitude 7) a frappé Haïti, le 12 janvier 2010 suivi quelques jours d’un autre moins important. Et Haïti de pleurer ses morts (200 000 selon les estimations) et d’appeler à l’aide et au soutien de la communauté internationale. C’est pour manifester son élan de solidarité avec nos frères haïtiens que le Burkina Faso qui a vécu la catastrophe du 1er septembre 2009 a dans un communiqué daté du 15 janvier 2010 a déploré les conséquences du séisme et manifesté sa compassion envers le peuple haïtien. Répondant à l’appel à l’aide internationale lancé, le gouvernement burkinabè a décidé, le 20 janvier 2010 l’envoi d’une aide symbolique de 100 millions de nos francs qui permettront un tant soit peu de soulager la douleur du peuple haïtien.
Ce geste doit être salué à sa juste valeur, car plus que l’importance de la somme, c’est l’élan de solidarité qui importe en pareille situation. Au-delà du geste burkinabè c’est toute la communauté internationale qu’il convient de saluer, elle qui a promptement répondu à l’appel lancé par Haïti.

Vœux au MESSRS
La traditionnelle cérémonie de présentation de vœux au Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS) a eu lieu, le mercredi 20 janvier 2010 à l’Institut des Sciences (IDS). Les agents et personnel du MESSRS par la voix du secrétaire général, Luc YE a relevé les acquis du ministère qui, entre autres, sont la tenue effective des instances, des cadres de gestion, de concertation et de pilotage du département. Les difficultés, elles aussi n’ont pas été occultées. Et le S.G de relever les contraintes et les restrictions budgétaires, l’insuffisance de financement de la recherche scientifique et technologique, le déficit en personnel, etc.
Attentif aux doléances du personnel, le ministre Joseph PARE a saisi l’occasion pour décliner les axes prioritaires de son département pour l’année 2010.Il s’agit : de la construction de classes supplémentaires, des laboratoires et des bibliothèques, de la transformation de certains CEG en lycées, le démarrage des travaux de construction des lycées professionnels de Gaoua et de Dédougou, des collèges d’enseignement technique de Banfora, Diébougou, Orodara, Tenkodogo et Toma.
Une remise de cadeaux aux anciens admis à la retraire et des prestations d’artistes musiciens ont mis fin à la cérémonie.

Pèlerinage à La Mecque : Des pèlerins burkinabè mécontents
A voir la lettre des pèlerins burkinabè qui ont fait le déplacement de la «Kaaba» on peut penser que malgré les différentes formules expérimentées (organisation privée, par l’Etat ou par le privé et l’Etat) la meilleure n’est pas encore trouvée. Dans une lettre ouverte datée du 18 janvier 2010, signée par les représentants du groupe des pèlerins du hadj 2009, un groupe de pèlerins burkinabè interpelle le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) et par ricochet le gouvernement sur des actes posés par STMB Tour la société organisatrice qui dit-il «n’honore pas le Burkina Faso et qui bafoue la dignité des musulmans…». Et de citer le coût du pèlerinage qui serait le plus élèvé de la sous-région, l’imposition de frais d’acquisition de matériel (sacs et puces téléphoniques) avec des sociétés de la place, les conditions d’hébergements et de déplacement de retour, etc. Ce groupe dénonce cet état de fait et fait des propositions pour une meilleure organisation du hadj 2010. Aligner le coût du hadj avec les autres pays de l’UEMOA ; susciter la concurrence afin qu’il y ait des agences de qualité aptes à organiser le pèlerinage ; la convocation d’un forum pour la mise en place d’une commission de réflexion, etc. sont des propositions faites par ce groupe de pèlerins mécontents.
Au regard des désagréments que subissent nos pèlerins à chaque édition du hadj et dont la presse se fait toujours l’écho, on ne peut penser que la meilleure formule est toujours à rechercher pour l’organisation acceptable de ce pilier de l’Islam.

Réformes politiques et institutionnelles : Le CPO menace
Bagnomboué BAKIONO, Le Burkina Faso est dans une dynamique de réformes politiques et institutionnelles afin de consolider le processus démocratique en cours dans notre pays. C’est dans ce cadre qu’il y a eu des avancées telles que la loi sur les quotas (genre), du chef de file de l’opposition, du parrainage aux élections présidentielles, etc. Ces réformes se poursuivent à la satisfaction de la majorité de nos compatriotes. Cependant, certains à l’image des leaders de l’opposition entendent marcher à l’inverse de la volonté populaire.
Réunis le 22 janvier 2010 à Ouagadougou dans le cadre de concertation des partis politiques de l’opposition (CPO), ces derniers par la voix de l’actuel président du groupe, Emile PARE a dénoncé pêle-mêle «la révision en vue de l’article 37 ; la remise en cause du vote des Burkinabè de l’étranger ; les manœuvres politiques autour du fichier électoral» pour finir par des menaces qui ne manqueront pas d’effrayer les bambins politiques. En effet, celui-ci a affirmé : «Il vaut mieux prévenir que guérir, sinon on va se rentrer dedans». Sans renier à l’opposition son droit d’avoir ses opinions et celui de les défendre, il reste entendu que cela doit se faire dans le respect des lois en vigueur sous peine de s’exposer évidemment aux conséquences de leur violation. Le «chat noir du Nayala» et les siens se sentent-ils si forts qu’ils lancent ces menaces ? Même si on reconnaît au chat sa souplesse, est-ce pour autant qu’il est le roi des animaux ? «Wait and see». Pour notre part l’opposition gagnerait à se choisir un candidat unique pour les présidentielles à venir ou à défaut à en réduire le nombre des prétendants afin de ne pas se faire une fois de plus ridiculiser à l’issue de ces présidentielles 2010.

Vœux du SP/CNLS-IST
Le vendredi 22 janvier 2010, une cérémonie de présentation de vœux des structures communautaires et associatives de lutte contre le VIH/SIDA au secrétaire permanent du CNLS-IST a eu lieu à Ouagadougou. Dans son allocution, le représentant de la Coalition des réseaux et associations burkinabè de lutte contre le SIDA et de promotion de la santé (CORAB) a loué les efforts du secrétaire permanent dans l’appui aux associations oeuvrant dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA et les IST. Il a fait cas du cadre stratégique de lutte contre le SIDA 2006-2010 et de la plate-forme fédérative du 13 décembre 2007 à Ouahigouya qui visent à coordonner les actions des différentes associations dans le domaine. Parlant des actions à mettre sous le leadership du S.P, la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA 2009, la gratuité annoncée des ARV, le financement des activités des structures associatives, etc. Santé, paix, beaucoup de fonds et plus de victoires ont été les vœux formulés à l’adresse du SP. Celui-ci a trouvé en la cérémonie une marque de considération et de collaboration.
Il a fait cas des défis de l’année 2010 et les dispositions prises pour l’atteinte des objectifs fixés Il a appelé les associations à la transparence dans leur gestion et à rendre compte de cette gestion.o

Où étiez-vous le 1er septembre 2009 et comment avez-vous vécu les graves inondations qui ont frappé le Burkina? Comment appréciez-vous la gestion de cette catastrophe par le gouvernement burkinabè ?

Le 1er Septembre 2009, j'étais dans mon domicile à Ouagadougou où l'eau s'est invitée dans deux pièces, mais heureusement sans trop de dégâts. En contact avec des militants et responsables de certains Secteurs, notamment le 08, l'UNDD, à travers particulièrement sa jeunesse, a immédiatement participé à l'élan de solidarité en apportant ici et là, secours aux sinistrés. Très rapidement, après le lancement de l'appel à la solidarité nationale et internationale du chef de l'Etat, nous avons contribué à travers le Bureau exécutif national et les structures décentralisées du parti, à une aide en espèces et en nature (riz, vêtements, sardines...) de plus de 600.000 F CFA.
Quant à la gestion du sinistre par le Gouvernement, ainsi que nous l'avons exprimé dans une de nos déclarations, j'estime que pour une des rares fois, la réaction a été à la hauteur de la catastrophe. Nous avons particulièrement apprécié, outre la célérité des mesures d'assistance aux sinistrés, la transparence promise et mise en œuvre par le moyen de l'ouverture d'un Site Internet que nous avons d'ailleurs réclamé dès le début. Mais nous restons dans l'attente d'une politique plus axée sur la prévision, l'anticipation, et d'un compte-rendu transparent sur la répartition de toute cette aide. A cet égard, nous regrettons le fossé qui se fait déjà sentir entre la transparence qui a caractérisé les gestes de solidarité et le silence qui persiste par rapport aux détournements de celle-ci. Faits qui deviennent de notoriété publique.

Fasozine
Nov / déc 2009

 

 

 

.

.

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé