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La Une du n°641
La Une du n° 641
RETRO-SPORTS : :N°641 du 27 janvier au 02 février 2010

FITMO/FAB 2010
Quand l’intégration ouvre les caisses

Dans exactement 8 jours, Ouagadougou vibrera au rythme du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou/Festival des arts du Burkina (FITMO/FAB) qui aura lieu du 4 au 25 février 2010. La particularité de cette édition, 12ème du genre, c’est qu’il s’ouvre à deux pays frères que sont le Mali et le Niger. Jean-Pierre GUINGANE, géniteur de l'événement culturel et ses collaborateurs ont déroulé la feuille de route de la manifestation devant les journalistes et ses partenaires technique et financier le mardi 19 février 2010 à l’Espace culturel Gambidi.

Jean-Pierre GUINGANE,La mise en œuvre de l'événement avait initialement été prévue pour octobre 2009. Mais crise financière et économique oblige, le festival a dû être reporté pour 2010. Les partenaires financiers du FITMO/FAB n’ayant pas répondu à l’appel des organisateurs. Mais 2010 commence sous de bons auspices pour le promoteur du FITMO/FAB puisque le "gombo" est rentré. «Le FITMO/FAB 2010 a été rendu possible grâce à l’accompagnement financier du Fonds régional pour la promotion et la coopération et les échanges culturelles en Afrique de l’Ouest soutenu par l’Union européenne qui intervient pour 135000 euros soit plus de 88 millions de FCFA et de 7500 euros environ 5 millions de Africalia Belgium…» Dira Jean-Pierre GUINGANE directeur du festival. Mais il faut le dire, si le festival a eu ce soutien, c’est sans doute grâce à son ouverture. En effet, le FITMO/FAB se positionne aujourd’hui comme un festival sous-régional. «Aujourd’hui nous sommes au Mali et au Niger, notre ambition est d’être dans les années à venir au Benin, au Togo, etc.», a soutenu le directeur du festival.
L’événement est placé sous le thème, "Dialogue interculturel et intégration en Afrique". Le festival aura lieu du 4 au 25 février dans les trois pays de la sous-région : Burkina Faso (4 au 10 février 2010), au Mali (12 au 17 février 2010) et au Niger (20 au 25 février 2010). L’objectif principal étant de "fédérer les artistes de la sous-région", a indiqué le Pr GUINGANE. La présente édition verra la participation des artistes venus du Burkina Faso, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, de la Centrafrique, et de la France, etc.
C’est en tout neuf pays, 20 compagnies internationales, 29 troupes locales, 9 troupes du Niger, 6 troupes du Mali qui prendront part, a indiqué le directeur général adjoint du festival, Hamadou MANDE. Le rendez-vous de 2010 sera, une scène de spectacles de qualité ouverte aux arts vivants (théâtres, musique, marionnettes, danses, contes) aux arts plastiques et au cinéma. Des ateliers, des rencontres professionnelles, des colloques avec des universitaires des trois pays sur le thème du festival sont également au programme.
En plus de cette ouverture de l’intégration africaine, l’implication au niveau national des communes reste en vigueur. Les communes de Yako, Kaya, Koupèla, Koudougou, Pô, Ouahigouya, sont celles qui ont manifesté leur intérêt à la chose. " Nous écrivons des lettres aux maires de commune et c’est à eux de manifester leur intérêt pour le festival et nous, nous ne faisons que les accompagner. Chaque commune doit organiser son FITMO/FAB".
Le FITMO/FAB se veut un vecteur qui favorise la circulation de l’expertise artistique de l’Afrique en Afrique, qui rapproche les publics, qui soutient les efforts des artistes des pays membres dans leur recherche d’organisation, qui soutient l’action des Etats dans l’élaboration de leur politique culturelle, etc.
Voilà 21 ans que le FITMO/FAB fait son petit bon homme de chemin. D’un budget de 60 000 F CFA à la première édition à plus de 90 millions de FCFA 21ans après, cela prouve que les partenaires ont confiance en ce projet et qu’il est porteur sur le terrain. o

Frédéric ILBOUDO

 

Festival des arts de la rue de Ouagadougou
Les artistes sont en atelier de formation

Les 12,13 et 14 février prochains se déroulera à Ouagadougou et dans la commune rurale de Komsilga, la première édition du festival «Rendez Vous Chez Nous», un festival des arts de la rue. Initié par l’association Arts Clowns Marionnettes et Musiques dans nos Rues (ACMUR), le festival affûte ses armes depuis la mi-janvier 2010 par des ateliers de formation.

Les matériaux de récupération ramassés dans les poubelle seront transformés en œuvre-d’art dans l’atelier de Sahab KOUANDA à TampouyFévrier sera un mois culturellement chaud à Ouagadougou et dans ses environs. En effet, alors que le FITMO/FAB déroulera son alléchant programme pour les populations, voilà que l’ACMUR les entrainera dans les rues de la capitale et celles de Komsilga à travers le Festival des arts de la rue. Un festival qui se veut populaire et dont «l’assemblage» des grands ensembles pour sa réussite a débuté à la mi-janvier denier. Pour réussir l'événement, les organisateurs ont initié trois ateliers de formation en sculpture sur bois mort, la construction de marionnettes géantes, et la sculpture à partir d’objets de récupération. Des ateliers de formation artistique et un chantier scénographique se tiennent à Ouagadougou et à Komsilga qui feront l’objet d’une exposition dans les jardins et dans la salle Rotonde du CCF au mois de février profonde. Tous les ateliers sont animés par des professionnels, sculpteurs, scénographes et marionnettistes.

Les sculpteurs sur bois de renom international que sont : Sylvain YERBANGA et Romain NIKIEMA apportent leur expérience aux stagiaires à KomsilgaLes stagiaires s’initient à la fabrication des grandes marionnettes avec Ibrahim Boureïma SOUGUE marionnettiste, constructeur, peintre, décorateur et manipulateur au sein des Grandes Personnes de Boromo. Un monsieur qui connaît ses marionnettes sous toutes leurs coutures. C’est à Sylvain YERBANGA et à Romain NIKIEMA qu’est revenu la charge d’inculquer à 9 artistes venus de 4 villages les BABA de la sculpture artistique. «Nous faisons de la sculpture mais unique utilitaire c'est-à-dire la taille des mortiers, des manches à daba, etc. Mais nous ignorions que du bois mort pouvaient sortir des créatures merveilleuses.» Nous confira le sexagénaire et stagiaire M. OUEDRAOGO. Sylvain et Romain sont des artistes sculpteurs burkinabè accomplis. Leur formation vise à montrer de nouvelles possibilités de création aux stagiaires qui ont pour habitude de voir la sculpture à des fins pécuniaires. Ils découvriront de nouveaux chemins pour sculpter de nouvelles possibilités de création et des technicités inconnues pour eux, mais qui respectent leurs outils et leurs matériaux de travail.

L’artiste Ibrahim Boureima SOUGUE, lui, apporte son savoir faire au profit des jeunes marionetistes à Boulbi dont voici une des œuvresLa formation sur la sculpture à partir de matériaux de récupération est dirigée par Sahab KOUANDA surnommé le «roi de la poubelle». Il travaille à partir de déchets pour leur donner une seconde vie en les transformant en sculptures poétiques. Les carcasses de voitures, de motos, de vélos et la ferraille de manière plus générale sont très présentes dans son travail. Après une semaine d’atelier pratique, c’est dix «enfants de la rue» encadrés par le Samu Social de Ouagadougou qui sont dans son atelier. Il envisagera avec eux comment on peut embellir des choses à partir de nos détritus jetés dans les poubelles. Placé sous le co-parrainage du maire Simon COMPAORE de la commune de Ouagadougou et de Julien NONGUIERMA de la commune rurale de Komsilga, le Festival des arts de la rue est organisé en collaboration avec le Centre culturel français Georges Méliès de Ouagadougou et les Ateliers Frappaz de Villeurbanne (France) et la ville du grand Lyon autre partenaire de la commune de Ouagadougou.o

Frédéric ILBOUDO

 

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