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la une du n°642
La Une du n° 642
ACTUALITE:N°642 du 03 au 09 février 2010

Groupe ADJ
Bilan et perspectives

Le groupe parlementaire « Alternance-Démocratie et Justice (A.D.J) a animé le mardi 02 février 2010 un point de presse à Ouagadougou.

Vue d’une partie du présidium au point de presseAu menu des échanges avec les hommes de médias, le groupe parlementaire A.D.J a dressé le bilan de la deuxième session ordinaire de l’année 2009 et celui de la première session extraordinaire de l’année 2010. Il a été aussi question des activités de ce groupe parlementaire qui regroupe des élus de partis politiques de l’Opposition politique burkinabè. Etaient inscrits à l’ordre du jour de ces deux sessions : 41 projets de loi, 11 questions orales et 3 questions d’actualité. On peut citer entre autres projets de lois examinés : le projet de la loi portant rédécoupage des communes urbaines à statut particulier ; la loi portant modification du code électoral ; la loi autorisant envoi d’une contingent militaire burkinabè en Côte d’Ivoire, etc. Pour toutes ces lois adoptées, le groupe affirme avoir déjà donné ses points de vue à travers des déclarations. On retiendra que le groupe A.D.J, concernant ces lois, a exprimé des inquiétudes ou marqué sa désapprobation. C’est le cas de la loi de finances 2010 que les élus du groupe se sont démarqués parce que diront les conférenciers : « nous ne pouvons pas accompagner le gouvernement dans son réflexe quasi obsessionnel d’endettement de notre peuple… qui, en réalité ne profite qu’à quelques individus au sommet de l’Etat ».
De même la loi autorisant l’envoi de militaires burknabè en Côte d’Ivoire a été critiquée. Pour le groupe, le fait que notre président soit le facilitateur en Côte d’Ivoire, le fait que notre pays ait été au début de la crise accusé de parrainer les rebelles… sont des éléments qui expliquent la position du groupe. Cependant les conférenciers disent ne pas s’inscrire dans un schéma d’opposition systématique mais plutôt dans celui de la responsabilité.

Et de citer sa caution au projet de loi portant condition d’avancement des personnels d’active dans l’armée ; celui, portant réglementation des services et des transactions électroniques au Burkina Faso ; etc. Le groupe a aussi interpellé le gouvernement sur un certain nombre de questions relatives à la vie de la Nation et déplore à ce niveau le fait que «sur la quinzaine des questions orales formulées…, aucune n’ait été programmée à cette session pour des raisons de retard et l’ordre du jour trop chargé». Les échanges avec la presse ont permis au groupe de répondre aux préoccupations des journalistes. C’est ainsi que dans l’adoption des récentes lois, le groupe dénonce le vote «mécanique» des élus de la majorité «sans aucun regard critique». Concernant la présence de Dadis CAMARA dans notre pays, le groupe A.D.J se demande s’il s’agit d’un retour à l’envoyeur de la part du Maroc. Les conférenciers ont invité le chef de l’Etat «à se démarquer des manœuvres sordides» et à « s’occuper plus des problèmes intérieurs ».
Pour les présidentielles à venir, des concertations ont lieu au niveau des états-majors des partis en vue de dégager une candidature unique de l’opposition ou tout au moins en réduire le nombre à deux ou trois.
Et les conférenciers de rappeler que s’agissant d’un scrutin à deux tours, on peut admettre deux à trois candidatures au 1er tour pour permettre aux candidats de faire le plein des voix de leurs électeurs qui pourront être reportées au deuxième tour. Le groupe a dénoncé les incohérences, dit-il, de la CENI qui enverrait des missions à l’étranger (Chine, Copenhague…) alors qu’elle n’est pas capable de prendre en charge les délégués de partis dans les bureaux de vote. S’agissant de la présence du député Stanislas B. SANKARA à la cérémonie d’ouverture du port sec à Bobo, l’Assemblée nationale en tant que 5e vice-président de l’institution et non en tant que chef de file de l’Opposition. Cependant on pourra le voir à des cérémonies aux côtés des autorités et occupant alors son rang protocolaire du chef de file de l’Opposition. Les populations ne devront donc pas s’en offusquer, ont prévenu les conférenciers.
Les conclusions des journées parlementaires sont à la disposition des partis politiques membres du groupe et de la presse. C’est un cocktail qui a mis fin au point de presse.o

Angelin DABIRE

 

 

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