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la une du n°642
La Une du n° 642
ACTUALITE :N°642 du 03 au 09 février 2010

IXe session ordinaire du CNLS-IST
Plus d’action pour éradiquer le fléau

Les travaux de la IXe session ordinaire du Conseil national de lutte contre le SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) se sont ouverts, le vendredi 29 janvier 2010 à Ouagadougou.

Une vue des participants aux travauxLa cérémonie d’ouverture qui a eu lieu dans la salle des banquets de Ouaga 2000 a connu la participation effective du chef de l’Etat, M. Blaise COMPAORE par ailleurs président du CNLS-IST. Il avait à ses côtés le ministre de la Santé Seydou BOUDA, le secrétaire permanent du CNLS-IST, Joseph André TIENDREBEOGO, la ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Pascaline TAMINI, d’autres membres du gouvernement, des autorités politiques, des partenaires techniques et financiers, des représentants du monde associatif intervenant dans la lutte contre le VIH-SIDA et les IST. C’est après l’installation effective de toutes les personnes citées et la vérification du quorum que le SP/CNLS a jugé celui-ci atteint toute chose qui a permis au conseil de tenir sa session. Dans son mot introductif, le chef de l’Etat, président du CNLS-IST, a salué la présence d’une délégation ivoirienne à cette session, toute chose qui, dira-t-il, est un «témoignage de solidarité qui traduit également l’excellence des liens d’amitié et de coopération entre le Burkina et la République de Côte d’Ivoire».
«C’est aussi un signe du dynamisme imprimé à nos échanges au plan sous-régional, à travers le cadre de concertation des conseils nationaux de lutte contre le SIDA de la zone UEMOA élargie à la Mauritanie», ajoutera-t-il puis de saluer la présence remarquée des partenaires techniques et financiers (ONUSIDA, UNICEF, …) dont l’engagement dans la lutte contre la pandémie aux côtés de notre pays n’a jamais fait défaut. Les ONG et associations intervenant dans le domaine n’ont pas été oubliées par le chef de l’Etat qui a tenu à les féliciter et à les encourager dans leur croisade anti-SIDA. Les présentes assises, comme l’a souligné Blaise COMPAORE, «marquent une étape importante de l’exécution du cadre stratégique 2006-2010 qui entre dans sa dernière année. Elles constituent donc une réelle opportunité d’établir un bilan exhaustif de notre lutte commune contre le fléau du SIDA et de proposer des stratégies prospectives en vue d’accroître l’efficacité de nos interventions». Et le chef de l’Etat de faire un clin d’œil à l’adresse des opérateurs économiques et des communautés religieuses et coutumières pour leur implication dans la lutte contre le VIH-SIDA. Reconnaissant les acquis engrangés, le chef de l’Etat appelle cependant au développement d’autres «initiatives susceptibles de nous rapprocher des cibles de l’accès universel et des OMD, afin d’accroître nos performances dans la riposte contre la pandémie». C’est dans cette optique que la gratuité des traitements par les anti-retroviraux a été décidée pour compter du 1er janvier 2010. Une réponse vigoureuse, foi du chef de l’Etat, mérite d’être apportée au SIDA à travers les actions futures. Le renforcement des capacités et le suivi-évaluation sont nécessaires pour lutter efficacement contre la maladie. Le chef de l’Etat a invité les sessionnaires à participer activement aux travaux pour l’examen et la validation du contenu des différents rapports et documents d’orientation et a déclaré ouverts les travaux de la IXe session ordinaire. A la suite du discours du chef de l’Etat, la représentante des partenaires techniques et financiers a reconnu les acquis engrangés dans le cadre de la lutte contre le SIDA et les IST et a tenu aussi à féliciter les acteurs impliqués. Elle a fait état d’une baisse de 17% de la prévalence de la pandémie durant les 10 dernières années. De même, il y a une diminution sensible des personnes infectées et une tendance de la stabilisation de la prévalence chez les femmes et les enfants. Elle a salué la gratuité déclarée des ARV qui accélérera la mise sous traitement. Cependant, elle n’a pas occulté les nombreux défis qui restent à relever pour l’accès universel. Cela passe par la prévention de la transmission de la mère à l’enfant qui doit être renforcée, la capacité des laboratoires à détecter le VIH, le suivi biologique, sanitaire et nutritionnel des malades. La représentation des PTF a salué l’effectivité et la consolidation du panier commun SIDA avant de réitérer l’engagement des PTF à toujours accompagner notre pays. Pour l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Directeur Associé des Programmes et chef de la Division du Programme VIH de l’UNICEF, Jimmy KOLKER, il y a dix ans en arrière que notre pays après la Côte d’Ivoire avait le plus grand taux de prévalence de la sous-région et les personnes sous traitement ne dépassaient pas la centaine. Mais depuis la création du CNLS en octobre 2001, que de chemins parcourus ? Il a donc tenu à saluer le leadership du président COMPAORE de même que sa clairvoyance.
C’est à sa suite que les travaux ont effectivement démarré autour de 9h 20mn. Au programme : la présentation du bilan général de la mise en œuvre du plan national multisectoriel (PNM) 2009, celle des orientations du PNM 2010, des discussions. Des thèmes spécifiques tels que : Recherche sur le vaccin, genre et VIH-SIDA, etc. ont été aussi objets de présentation. Les travaux ont été entrecoupés de pauses-café et déjeuner et la fin des travaux est intervenue dans la soirée autour de 18h 30mn par la lecture du communiqué final et les recommandations.o

Angélin DABIRE

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