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la une du n°642
La Une du n° 642
ACTUALITE :N°642 du 03 au 09 février 2010

Lutte contre le VIH/SIDA au Burkina Faso
les résultats probants d’un leadership confirmé

Dans la soirée du 29 janvier dernier, sous la houlette du président du Faso, prenaient fin les travaux de la IXe session du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST. Comme un seul homme, les participants, avec leur tête le président du Faso, se sont engagés à poursuivre le combat contre la pandémie pour l’atteinte des objectifs du Cadre stratégique 2006-2010. La lutte engagée depuis quelques années a donné des résultats significatifs à la satisfaction des acteurs et des partenaires techniques et financiers. Cela ne pouvait en être autrement au regard de l’engagement personnel de M. le président du Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE. Un leadership dans cet autre domaine, qui été reconnu et salué par tous tant au plan national qu’international, faisant d’ailleurs du Burkina Faso, une référence en matière de lutte contre le VIH en Afrique.

L’ancien Ambassadeur des Etats Unis au BUrkina Jimmy KOLKER a salué le leadership confirmé de Blaise COMPAORE dans la lutte contre la pandémieConvaincu très tôt que l’expansion du VIH est un des facteurs aggravants de la pauvreté, le gouvernement burkinabè, comme pour prendre le taureau par les cornes va, dès 2001, mettre en place un premier Cadre stratégique de lutte contre le VIH, le sida et les IST , dénommé CSLS et couvrant la période 2001-2005. Ce cadre fait de pragmatisme et de vision prospective a contribué à réduire de manière significative la progression de la pandémie en ramenant le taux de séroprévalence de 7,17 % en 1997 à 2 % environ en 2005. Comme pour dire qu’on ne change pas une stratégie qui produit des résultats positifs, le gouvernement tout en tirant les leçons de la mise en œuvre du premier Cadre va, selon une approche participative faite de realisme, élaborer un deuxième Cadre pour la période 2006-2010. Entre temps, le président du Faso sentira la nécessité de faire de ce nouveau Cadre de lutte son affaire. Suivront alors plusieurs initiatives personnelles. On se souvient encore de ses images posant avec une personne infectée et bien d’autres actions sur le terrain de la lutte. Cet engagement présidentiel a renforcé aux yeux de l’opinion nationale et internationale la priorité accordée au Burkina Faso à la lutte contre le VIH. Le dispositif institutionnel va alors se renforcer avec une place primordiale accordée au suivi. Pendant ce temps, au plan international, des mécanismes de financements seront mis en place, des initiatives pour l’accélération de l’accès au traitement par les ARV seront aussi prises tout en optant pour l’adoption de stratégies pour une meilleure organisation de la riposte. Comme mécanismes de financement au plan international, on peut citer, le fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, UNITAID. Quant aux initiatives venant des Etats et ou d’organisations internationales, on peut citer, le lancement de l’initiative «Three by five», le programme TAP de la banque Mondial qui finance les ARV, la création de la Fondation Clinton pour l’accès aux ARV, la déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine sur le VIH, la tuberculose, le paludisme et la poliomyélite, la déclaration de Paris, etc. Au regard de tout ce qui précède, la lutte prendra une vitesse supérieure dans la dynamique du deuxième Cadre 2006-2010. Et selon le secrétariat permanent les résultats probants à retenir sont, entre autres :
- Le raffermissement de l’approche multisectorielle de la Stratégie Nationale de riposte contre le VIH-SIDA.
- L’efficacité de la décentralisation du processus de lutte contre la pandémie soutenue par le Conseil national de lutte
- Plus de 8 millions de Burkinabé ont été touchés par la sensibilisation et l’ensemble des 63 districts sanitaires est couvert par au moins une structure offrant des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
- Des centres de dépistage dans tous les districts avec des activités mobiles dans le cadre de la stratégie avancée.
- L’amélioration de l’accessibilité financière aux ARV dont le coût de traitement mensuel est passé de 5 000 à 1 500 f CFA dans toutes les formations sanitaires, puis à la gratuité à partir de 2010.
- Le renforcement du système d’approvisionnement en médicament, notamment les ARV.
- L’adoption et la promulgation de la loi portant lutte contre le VIH et protection des personnes vivant avec le VIH.
- Le renforcement du plaidoyer pour la mobilisation des ressources en faveur de la lutte.
- La phase de stabilisation de la pandémie s’est confirmée. Le taux de séroprévalence sera certainement maintenu en 2010.
- La déconcentration du S.P/CNLS-IST
Bref, les résultats sont probants et ne souffrent d’aucune contestation et le taux de séroprévalence est bien en baisse. Mais, malgré cette tendance à la baisse, le Burkina Faso demeure en situation d’épidémie généralisée. Raison pour laquelle le président du Faso, président, CNLS-IST, à la clôture des travaux de la session, le 29 janvier dernier, disait : «Je retiens que des résultats significatifs ont été obtenus sur le terrain de la lutte contre le VIH, le Sida et les IST… je note également avec satisfaction que les engagements que nous avons pris pour l’année 2010 devraient renforcer nos résultats vers l’atteinte des objectifs du Cadre stratégique 2006-2010. Je retiens cependant qu’il nous reste des défis à relever. C’est pourquoi, j’apprécie à leurs justes valeurs les recommandations exprimées par les partenaires techniques et financiers et autres membres du Conseil… Notre victoire contre la pandémie du Sida dépendra en grande partie de notre capacité à harmoniser et à coordonner davantage nos interventions, tout en prenant en compte tous les groupes à risque. Il nous revient donc de renforcer cette coordination pour une synergie d’action non seulement au niveau national, mais aussi au plan sous-régional. C’est pourquoi, j’accorde une grande importance aux échanges d’expériences sous-régionales». On note aisément pourquoi lors de cette session du CNLS-IST, la Cote d’Ivoire a pris activement part aux travaux aux côtés de Jimmy KOLTER, ancien ambassadeur des USA au Burkina et actuellement Directeur Associé des programmes et Chef du département VIH/Sida au siège de L’UNICEF à New-York et du représentant de L’ONUSIDA à Dakar. Le SIDA étant sans frontière, la coordination sous-régionale des actions de lutte s’impose. Et le Burkina l’a bien compris.
La victoire contre la pandémie n’étant pas acquise, le gouvernement a décidé d’élaborer un troisième Cadre stratégique dans la perspective de consolider les importants acquis. Les partenaires techniques et financiers qui ont reconnu le travail abattu depuis 2001 et l’engagement du Président du Faso dans la lutte, se sont dits prêts et déterminés à accompagner le Burkina pour l’atteinte de ses objectifs clairement définis. Ce qui ne pouvait que réjouir le président du Faso au regard de son attachement à la lutte pour vaincre la pandémie.o

Ben Alex BEOGO

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