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la une du n°642
La Une du n° 642
RETRO-SPORTS : :N°642 du 03 au 09 février 2010

Journée cinématographique de la femme africaine
Après Yennega, voilà Saraouinia

Du 3 au 7 mars prochain se tiendra à Ouagadougou, la 1e édition de la journée cinématographique de la femme africaine. Initiée par le FESPACO, cette journée visent à promouvoir les femmes qui ont choisi de faire leur gagne-pain le 7e art. Cette édition cinématographique veut également combler le vide vacant entre deux FESPACO. C’est le Délégué général Michel OUEDRAOGO qui a animé la conférence de presse de lancement de l’évènement le 1er février 2010.

Michel OUEDRAOGOLors de la 21e édition du FESPACO, nous avions pu voir un pan de la mise en œuvre de la Vision 21 du tout nouveau Délégué général Michel OUEDRAOGO. Avec les journées cinématographiques de la femme africaine qui s’annoncent pour le mois prochain, Michel OUEDRAOGO traduit dans les faits, la nouvelle dynamique qu’il compte impulser au festival du cinéma africain. «Aujourd’hui, le temps de la concrétisation a sonné. Vison 21 est en marche. Aussi des premières innovations professionnelles et événementielles, introduites lors de la biennale de 2009, le FESPACO passe à une étape supérieure de sa révolution institutionnelle… nous annonçons ce jour le lancement officiel des préparatifs des journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA)». A dit Michel OUEDRAOGO. En clair et selon le Délégué général, les JCFA ne sont pas un festival de plus, mais la continuité de la biennale du FESPASCO qui s’enrichit et se renforce avec une manifestation spécifique réservée aux femmes professionnelles de l’image.

C’est donc des journées de promotion et de témoignage du travail de la femme professionnelle de l’image. Pour le Délégué général, «Ces journées se dérouleront sous forme de gala de promotion où toutes les participantes de la sélection officielle recevront des trophées de participation que nous avons dénommées Saraouinia du nom de cette autre amazone qui a fait la fierté de l’Afrique… » Visiblement, c’est dans un challenge que Michel OUEDRAOGO et ses collaborateurs se sont de nouveau lancés puisque selon le maître des journées : « les JCFA sont toujours un projet et nous sommes en train de nous jeter à l’eau. Mieux, nous sommes dans une totale aventure dans cette initiative et quels que soient les résultats nous en tirerons les conséquences…C’est pour vous dire que nous sollicitons le soutien des partenaires pour mener à bien cette édition… » Pour cette première, nous aurons 6 longs métrages, 7 courts métrages, 14 documentaires, 4 séries TV africaines, à l’affiche. Ce sont les salles de ciné du Neerwaya, du Burkina et les salles du Centre cultuel français Georges Méliès qui abriteront l’évènement. Le Japon et l’Inde sont les pays invités avec au total 6 films. Si la cérémonie d’ouverture se fera à Ouagadougou dans la salle ciné Burkina, la clôture de l’événement se fera à Koudougou pour dit-on coller avec la célébration nationale de la Journée de la femme. Placées sous le thème «femme et cinéma africain» les JCFA seront un tremplin pour la promotion du 7e art au féminin.o

Frédéric ILBOUDO

Espace culturel
Georges KABORE ouvre son centre culturel

Le centre culturel Georges KABORE est une réalité depuis le samedi 29 janvier 2010. C’est la concrétisation d’un rêve d’enfance que le promoteur tient de sa mère qui a toujours voulu d’un espace où, elle verrait les enfants et les jeunes se trouver pour partager.

Il est jeune et plein d’ambitions pour son pays. Lui c’est Georges KABORE qui a pensé qu’il était mieux pour lui de mettre son talent et ses ressources au service de la culture de son pays. «L’idée de la création d’un centre culturel a germé depuis mon enfance. Ma mère a toujours voulu qu’on ait un espace où jeunes et enfants pourraient se retrouver pour s’amuser et partager» Confiera le promoteur du centre aux journalistes. Situé en plein cœur du quartier populaire de Gounghin, le centre culturel vient combler un vide dans le secteur. Il permettre, grâce à son cyber d’une dizaine d’ordinateurs et de son réseau WIFI de connecter ses usagers au monde entier sans quitter le quartier. Un programme d’activités sera élaboré chaque mois et permettra aux artistes et aux usagers de connaitre les grandes dates et les grands rendez vous du centre. D’ailleurs pour la cérémonie de lancement des activités du centre, des artistes comme Tim Winsey, KPG, etc ont presté. Il y a eu également une exposition d’objets d’art du « Roi de la Poubelle » en occurrence Sahab KOUANDA. Outre l’exposition, un vernissage a permis aux invités de découvrir le talent de Pierre GUILLAUTEAU ami et homme de main de Georges KABORE dans le projet. Le centre culturel Georges KABORE du nom de son jeune promoteur a jeté les bases pour un développement de la culture nationale. Aux décideurs, aux artistes de savoir accompagner l’initiative car nous y gagnons tous. Le centre culturel Georges KABORE est composé d’une bibliothèque, d’une médiathèque, un hall de vernissage et un podium pour la production artistique. Pour ceux qui sont inquiets quant aux éventuels désagréments sonores que le centre pourrait occasionner aux voisins, les promoteurs rassurent : « nous avons approché nos voisins pour leur expliquer le bien-fondé de notre action et tous ont compris et nous ont donné leur bénédiction car l’œuvre est à encourager et à soutenir et leur soutien c’est cela. » Alors on ne peut que souhaiter bon vent au jeune Georges KABORE qui, d’ailleurs, est le responsable du studio de production DANKAN qui a produit des artistes comme Tim Winsey, etc.o

Frédéric ILBOUDO

Musique


Gang Rebel II est dans les bacs

L’association vent d’échange, à travers son projet «GOLEM 13», a mis sur le marché du disque, l’album Gang Rebel du Faso II. La présentation de l’album s’est déroulée le vendredi 29 janvier au maquis Stade de France.

Bob SanaLe paysage musical burkinabè s’est enrichi encore d’un nouvel opus. C’est la deuxième fois que le même esprit les a guidés. Cet esprit, c’est celui du partage artistique, la quête de l’unité pour un combat plus efficace, mais aussi et surtout celui de travailler à la naissance d’un milieu artistique plus uni et plus fort.
Si sur la première compilation ils étaient 13 à s’engager dans le combat, dans le deuxième opus les artistes ont voulu frapper fort et marquer les esprits. 16 artistes musiciens burkinabè ont gravé leurs voix sur cette œuvre. De l’afro reggae, du liwaga, du afro pop en passant par la musique mandingue, c’est un ensemble de sonorités que Bingui Jaa Jammy et les autres membres du Gang Rebel ont livré. Bob Sana, le groupe Yéleen, Safoura Delta, Founy Faya, le vieux Muana Lola, Béta Simon etc. Pour la petite histoire, Vent d’échange est un projet dont Bingui Jaa Jammy est le parrain.
L’objectif principal de Vent d’échange est de permettre l’émergence artistique au plan local mais aussi et surtout africain. C’est en fin 2004 que la première compilation a été réalisée. La première compilation «Le Gang Rebel du Faso» fédérait un collectif de 13 artistes. Le parrain de «Gang Rebel du Faso», Bingui Jaa Jammy, a également fait un retour en force avec un nouvel album et le cinquième de sa carrière. Baptisé «Ligne de front» cet opus est le fruit d’une longue expérience musicale. Dans «Ligne de front» Bingui Jaa Jammy a fait des featurings avec des artistes de renoms comme Gregory Isaac et Béta Simon qui ont apporté une touche particulière à l’album.o

Frédéric ILBOUDO

 

 

 

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