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la une du n°642
La Une du n° 642

NOUVELLES DU GRIN:N°642 du 03 au 09 février 2010

Incendie au marché des cycles de Bobo ; mieux vaut prévenir que guérir !

Le président du Faso, Son Excellence M. Blaise COMPAORE était à Bobo les 21 et 22 janvier 2010. En compagnie du Premier ministre, il est venu inaugurer le port sec de Bobo.
Depuis son coup de maître dans la crise guinéenne, Blaise COMPAORE a fini par convaincre les plus sceptiques sur l’efficacité de ses méthodes. Il force l’admiration chez ses pairs. Avec lui, l’Afrique peut compter sur elle-même pour résoudre ses problèmes. C’est donc à juste titre que le président du Faso a été longuement ovationné au passage de son véhicule par la population qui est sortie nombreuse tout au long des trajets qu’il a empruntés pour se rendre au port sec. Les ouvriers des usines qui se trouvent le long de la voie ont rendu un vibrant hommage à celui qu’on surnomme désormais «le facilitateur».
Au grin, les gens apprécient les médiations du président Blaise COMPAORE. Ici, on le considère comme un Bobolais à part entière à cause de sa longue période passée dans cette ville. Lorsqu’il est à Bobo, c’est comme s’il est en famille. Le choix de Bobo-Dioulasso pour célébrer le cinquantenaire de notre pays n’est pas un choix du hasard. Cela démontre si besoin en était que le président du Faso veut un grand destin pour la ville de Sya.
Lorsque le président et le Premier ministre se retrouvent ensemble dans une ville de l’intérieur, le Premier ministre reste totalement discret. C’est en tout cas ce que les habitants du secteur 8 ont constaté avec leur «hôte». En effet, «l’hôte du secteur 8» et ses sbires ont fait moins de bruits que d’habitude. Même après le départ du président du Faso, Tertius ZONGO et ses collaborateurs ont observé la discrétion avant d’effectuer un aller-retour à Banfora pour inaugurer le nouveau centrel hospitalier régional.
Comme à l’accoutumée, la circulation routière s’est fortement perturbée avec de routes à sens interdits.

Les Etalons éliminés de la CAN ! Retournons à notre championnat national
Le mardi 19 janvier dernier, les Etalons du Burkina Faso sont tombés devant les Black Stars du Ghana qui ont gagné par 1 à 0.
Les Etalons ont été incapables de réaliser un match nul pour prendre part au 2e tour. Leur bilan ayant été jugé insuffisant, ils ont été priés de rentrer à domicile. Au grin, cette défaite a été jugée très facile. Les joueurs n’ont pas du tout mouillé le maillot comme il se devait. Ils sont restés dans la nostalgie de leur match héroïque contre les Eléphants de Côte d’Ivoire pour sombrer face aux Blacks Stars. Une fois encore, le peuple burkinabè est obligé de ruminer sa défaite dans l’amertume. Au grin, les gens ont mis en garde contre toute idée de détruire cette belle équipe des Etalons. Il faut qu’on garde cette même équipe pour la prochaine CAN. C’est de cette façon qu’on pourra posséder un jour une équipe digne de ce nom. Surtout ne pas s’en prendre à Paolo DUARTE qui a fait de son mieux. Le garder serait très sage pour le Burkina. Il doit rester pour continuer le travail qu’il a entamé avec les Etalons.
Maintenant que la CAN est finie pour le Burkina, le public sportif attend de pied ferme la reprise du championnat national. La compétition est en train de gagner en visibilité avec la retransmission des matchs phares de chaque journée. L’initiative a été bien accueillie au grin où l’on pense que cela va permettre au joueur de visionner leur match avec leur entraîneur. De cette façon, le travail du coach est facilité et le joueur profite pour soigner son jeu.
La Fédération burkinabè de football doit mettre un accent particulier sur le championnat, seule compétition capable de booster notre football et notre équipe nationale. Nous devons apprendre à bâtir notre onze national avec un noyau de joueurs évoluant dans notre championnat. La légion étrangère peut venir appuyer, mais le noyau doit s’articuler autour des locaux.
Pour cela, la FBF doit tout faire pour relever le niveau du championnat et rendre les joueurs plus compétitifs. La ligue des champions en Afrique est une compétition bien relevée. Elle peut être un véritable tremplin pour nos équipes phares pour préparer l’équipe nationale.
Nous devons nous convaincre une fois pour toute que notre salut ne viendra jamais de nos professionnels qui sont pour la plupart abonnés au banc de touche des clubs les plus modestes de l’Europe.
Si nous voulons une équipe nationale forte et qui réponde réellement au niveau de notre sport-roi, il nous faut dynamiser le championnat national. Les clubs de D1, trois journées à peine écoulées, sont déjà essoufflés pour la plupart. Les moyens font défaut. Une situation qui déséquilibre ainsi la compétition. Les plus forts règnent sans résistance et se taillent la part du lion. Parfois, c’est par manque de moyens que certaines formations n’arrivent pas à tenir la route dans le championnat.
Revenons à notre championnat en finançant les clubs afin de relever le niveau de notre football. La FBF qui a l’habitude d’encourager les éléments des Etalons lors de leur sortie en les octroyant des primes consistantes doit passer à l’action avec les clubs de D1.
Notre football a besoin d’une identité propre à lui-même. Seule l’organisation d’un championnat crédible dans notre pays peut amener à maîtriser le contexte du Burkina en matière de football. La balle est dans le camp de la FBF qu’on attend avec espoir.

Incendie au marché des cycles de Bobo ; mieux vaut prévenir que guérir !
Le samedi 23 janvier dernier, un incendie s’est déclenché au marché des cycles de Bobo au secteur 8 (Sikassocira). Quatre (4) boutiques de pièces détachées situées juste en face de la cité universitaire de Sikassocira, ont été littéralement consumées par les flammes. En attendant de connaître l’origine exacte du sinistre certaines sources proches des commerçants indexent le peintre du coin qui manipule de l’essence à travers son mini-groupe électrogène qu’il utilise pour les besoins de son travail.
Toute chose propice à attiser les flammes qui progressivement se sont propagées de boutique en boutique. Face à l’ampleur des flammes, certains commerçants qui se trouvent au voisinage ont commencé à sauver les marchandises en vidant les boutiques. Une véritable course contre la montre s’est installée au sein de cette partie du marché coincée entre l’ancien siège de la SONAR (devenue aujourd’hui un centre d’accueil et d’hébergement) et la cité universitaire de Sikassocira. Non loin de là, se trouve l’immeuble qui abrite le siège de la nationale d’électricité. Une station essence se trouve également à côté, sans oublier le programme de recherche coton qui jouxte la cité des étudiants. Sans compter que c’est là que loge le Premier ministre quand il est à Sya.
Heureusement que les sapeurs pompiers ont été prompts à intervenir, limitant ainsi les dégâts à 4 boutiques. En tout cas, selon les vendeurs de pièces détachées sur place, les sapeurs pompiers se sont départés à temps sur les lieux. Sinon les dégâts allaient être plus désastreux.
Selon eux, si les flammes avaient eu encore dix minutes de plus, les soldats du feu tout seuls, ne pourraient rien faire. Ç’allait être la catastrophe. La plupart des gens ont salué la promptitude avec laquelle les flammes ont été maîtrisées. Ceux qui avaient évacué leurs marchandises dare dare peuvent enfin souffler. Ils ont eu très chaud. Les perdants sont les propriétaires des quatre boutiques qui ont tout perdu.
En lieu et place de leurs boutiques achalandées, ce sont des gravats de pièces et de pneus brûlés qui sont entassés. Le spectacle est désolant, mais les gens du grin pensent qu’il faudra songer à mieux organiser ce marché de cycles.
Sa situation géographique fait de ce marché un lieu très sensible qu’il ne faut pas laisser à la merci du désordre des commerçants du secteur informel qui ont tendance à tout confier à Dieu et à ne s’occuper finalement de rien. Avec l’incendie du samedi dernier, ils apprendront à leurs dépens «que Dieu est grand mais qu’il faut bien surveiller son bien !».
Heureusement que le samedi dernier, le Premier ministre avait quitté son pied-à-terre. Au moment de l’incendie, Tertius ZONGO était à Banfora. Sinon les flammes étaient perceptibles à partir de la BCEAO. Avec tout ce que cela comporte comme risque, les autorités communales gagneraient à prévenir plutôt que de chercher à guérir. On ne demande pas de fermer le marché qui après tout, a son rôle à jouer. Il faut organier les occupants du marché de sorte qu’ils observent les règles minimales de sécurité. Le sage du grin pense que cela sera à l’avantage même des commerçants.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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