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La Une du n°647
La Une du n° 647

Retro-Rétro – Gouvernance:N°646 du 03 au 09 mars 2010

Dr. Bertrand Gaston SOUBEIGA, Président national de la FEDAP-BC
«L’élection présidentielle, ce n’est pas un bal de farfelus»

Le 13 février 2010, la Fédération pour la paix et le progrès avec Blaise COMPAORE procédait au lancement de ses activités de l’année. Lancement qui a été suivi de l’inauguration de son siège. Deux évènements d’importance majeure pour cette structure dont nous avons rencontré le président pour en savoir plus sur le contenu de ces activités. Avec le Dr SOUBEIGA, nous avons aussi fait un tour d’horizon de certaines préoccupations du moment, particulièrement la présidentielle à venir. Sans fioritures, le président national de la FEDAP/BC nous a donnée ici ces points de vue.

Dr Gaston Bertrand  SOUBEIGA, président de la FEDAP/BCVous venez de lancer les activités de votre organisation 13 février (2010), peut-on avoir une idée de ce que seront ces activités de façon concrètes sur le terrain ?
M. Bertrand Gaston SOUBEIGA : Comme vous le savez sans doute, cette année 2010 est une année exceptionnelle. C’es
t une année électorale et pas des moindres, puisqu’il s’agira de la présidentielle. De ce fait, nos activités tout au long des mois à venir vont consister à faire en sorte que notre candidat soit élu, et avec un score écrasant.
La cérémonie du 13 février était une occasion pour nous de donner le signal à l’ensemble de nos militants, pour que, chacun, à l’endroit où il se trouve, se mette au travail, pour assurer une brillante victoire à notre candidat. Vous avez été témoin de la mobilisation du 13 février et je peux vous assurer que ce n’est qu’un début, car cette mobilisation ira grandissante jusqu’à la victoire de notre candidat au soir du 21 novembre 2010.

D’aucuns disent que vous soutenez quelqu’un qui n’a même pas encore déclaré sa candidature. Et si d’aventure le président COMPAORE disait qu’il n’était pas partant ?
B.G.S :
Vous dites «si». Avec des “si” on peut tout faire. Mais nous sommes de ceux qui pensent que le président Blaise COMPAORE est et reste à l’heure actuelle, l’homme qui peut conduire notre pays vers un développement harmonieux et serein. C’est dire donc que si jusqu’à présent il ne s’est pas prononcé sur sa candidature, cela est à notre avis une question de calendrier.
Nous restons confiant qu’il nous entendra et répondra favorablement à notre invite. Si nous le sollicitons encore aujourd’hui, c’est pour qu’il soit encore disponible pour le peuple burkinabè qui lui fait confiance et a besoin qu’il le conduise vers des lendemains encore meilleurs. Et nous pensons qu’il consentira à se mettre de nouveau au service du peuple burkinabè. En tout cas, nous allons accentuer la mobilisation pour qu’il entende et accepte de se mettre à nouveau à la disposition de son peuple qui le réclame.

La FEDAP/BC dans sa dynamique de soutien aux actions du Président  du Faso œuvre inlassablement aux côtés des polutations à travers des initiativesIl a été question de mobiliser les membres pour la confection de la pièce nationale d’identité afin de pouvoir accomplir son devoir de citoyen. Qu’est ce que la FEDAP-BC fait concrètement sur le terrain ?
B.G.S :
La FEDAP-BC a été l’une des premières organisations à matérialiser des initiatives en vue de permettre à ses adhérents de se doter des pièces de votation. Vous-vous souviendrez que lors de l’installation de la coordination des Hauts Bassins en avril 2009, nous avons pris en charge l’organisation d’une opération d’établissement gratuit de près de 2000 pièces d’identités. C’est vous dire donc que nous avons toujours été conscients que sans pièce de votation, on ne peut réellement soutenir Blaise COMPAORE.
Depuis cette date, les structures de base de la FEDAP-BC organisent des opérations qui permettent à nos membres de se faire délivrer des cartes nationales d’identités. Nous soutenons également au niveau des structures professionnelles comme les associations de commerçants, de femmes etc., pour l’établissement des pièces pour leurs membres.
Enfin, les démembrements de la FEDAP-BC collectent et mettent à la disposition de tous ceux qui en ont besoin, des informations quant aux lieux et aux heures où l’ONI (Office national d’identification) organise des opérations de délivrance des pièces. Voilà un peu notre stratégie dans la mesure où nous sommes convaincus que nous pouvons mobiliser des millions de membres mais il est important de s’assurer que ces membres ont les documents qui leur permettront de voter le 21 novembre prochain.

Nous assistons déjà à des déclarations de candidatures, ce qui annonce que les présidentielles de 2010 seront disputées. A la FEDAP-BC est-on inquiet ou pensez-vous que ce sont des candidatures sans intérêt ?
B.G.S :
Non loin de là, il ne faut jamais sous estimer un adversaire. Mais je voudrais en retour dire que j’ai comme l’impression que les gens, en se déclarant ça et là candidat à l’élection présidentielle, ne mesurent pas la portée, l’envergure et l’importance de la charge qu’est la fonction de Président du Faso.
Nous sommes légalistes et chacun est libre de se déclarer candidat. Mais il faut que les gens essaient d’évaluer et d’avoir un peu d’égard pour l’importance que représente ce poste-là et ne pas le banaliser. L’élection présidentielle, ce n’est pas un bal de farfelus. Il s’agit là de la conduite de la destinée d’une nation. C’est trop facile de rester dans son petit coin, et de se réveiller un beau matin pour se découvrir soudain des aptitudes à conduire la destinée de notre nation. Il faut connaître les aspirations du peuple burkinabè, il faut avoir déjà fait quelque chose pour lui pour croire qu’on peut exercer les fonctions de Président du Faso. Et dans ce portrait type, nous ne reconnaissons qu’une seule personne : Blaise COMPAORE. Et c’est pour cela que nous l’appelons à se présenter au scrutin à venir.

Avec la FEDAP/BC, le président du Faso a un soutien de tailleLa FEDAP-BC a procédé à l’inauguration de son siège, qu’est ce que ça représente pour vous ce siège ?
B.G.S :
Il s’agit beaucoup plus d’un changement de site, pour nous installer dans un cadre qui nous parait encore plus approprié pour conduire les batailles qui nous attendent.
Ceci dit, vous savez que pour toute organisation sérieuse comme la FEDAP-BC, disposer d’un siège est d’une extrême importance. Ce siège sera la tour de contrôle pour, de nouveau, conduire Blaise COMPAORE au palais présidentiel.

A combien pouvez-vous estimer aujourd’hui le nombre des adhérents de la FEDAP-BC, ci ce n’est pas un secret ?
B.G.S :
Je ne vous donnerai pas de chiffre, d’autant plus qu’il serait dépassé dans l’heure qui suit. L’engouement autour de la FEDAP-BC est réel et continue. En plus notre structure est une fédération, qui mobilise bien au-delà des clivages habituels que l’on connaît au Burkina. Si vous vous dîtes que 80,35% des Burkinabè qui ont voté ce sont prononcés en faveur de Blaise COMPAORE en 2005, ça vous donne une idée de ce qu’il peut y avoir comme adhésion à la FEDAP-BC.
Mais puisque nous voulons une victoire encore plus forte que celle de 2005 nous sommes en train de faire une évaluation exacte de nos forces. En temps opportun, vous en saurez davantage.

Une structure de l’envergure de la FEDAP-BC ne manque certainement pas de difficultés ; quelles sont aujourd’hui celles auxquelles vous êtes confrontés ?
B.G.S :
Je ne parlerai pas de difficultés en tant que telle. Tout au plus, sommes-nous victimes de notre rapide succès. Nous devons gérer au mieux le volume considérable de nos membres, et même, la grandeur du mouvement. C’est la première fois qu’une organisation de la société civile crée un tel engouement dans notre pays. Certes, il y a toujours des ajustements à opérer quand vous avez un si grand monde à organiser, notamment pour que tous les aspects susceptibles de contribuer au bon fonctionnement de la structure soient pris en considération.

Au regard de son essence, la FEDAP/BC bénéficie de soutien incontestable des autorités coutumières et des populationsJustement les querelles de personnes ne manqueraient pas et cela peut entacher l’image de la structure. Comment avez-vous géré un cas comme celui de Pabré où des militants sont divisés à cause du leadership ?
B.G.S :
Il ne faut rien dramatiser quand il arrive que certains de nos adhérents ne partagent pas le même point de vue sur certaines questions. Nous retenons que chacun veut se mettre au service de la FEDAP-BC, que chacun veut soutenir Blaise COMPAORE.
Il arrive que l’on élève la voix, mais ce sont des situations normales dans toute organisation qui vit avec des principes démocratiques. Les divergences de points de vue qui ont pu être constatées relèvent aujourd’hui du passé, et à Pabré comme partout dans le Burkina, les membres de la FEDAP-BC n’ont qu’une seule préoccupation, celle d’offrir une victoire écrasante à Blaise COMPAORE en novembre prochain.
Pour revenir à l’autre aspect de votre question, laissez-moi vous dire que la FEDAP-BC ne permettra pas que son image soit affectée du fait des querelles existant entre certaines personnes. Nous refusons que les gens s’abritent derrière notre structure, pour tirer à boulet rouge sur qui que ce soit. La FEDAP-BC soutient Blaise COMPAORE et ses portes sont ouvertes à tous ceux qui décident de partager ce projet. Nous avons également conscience que nous sommes une structure de la société civile et nous y restons. Notre intention n’est pas de prendre la place de qui que ce soit, ni au sein du monde associatif, ni sur la scène politique. Nous ne permettrons pas que quelqu’un s’abrite derrière la FEDAP-BC pour poser des actes qui vont à l’encontre de notre raison d’être, c’est-à-dire, le soutien à Blaise COMPAORE.

Comment la FEDAP-BC finance-t-elle ses activités ?
B.G.S :
Nous finançons nos activités généralement par les cotisations de nos membres. C’est notre première source de financement comme cela devrait être le cas dans toute association. Mais il faut reconnaître que ce n’est pas facile, ce n’est pas suffisant. Ainsi en plus des cotisations des membres, nous avons des personnes ressources de bonne volonté qui nous viennent en aide de temps à autre. Mais là également il faut reconnaître que ce n’est souvent pas facile à leur niveau et nous faisons attention pour ne pas trop abuser de leur générosité.

Vous est-il jamais arrivé de faire appel à votre ami (Blaise COMPAORE) pour qu’il vous épaule ?
B.G.S :
Notre soutien à Blaise COMPAORE est la résultante d’une prise de conscience. Il est l’homme qui peut conduire le Burkina et je crois que nous lui en demandons déjà suffisamment en lui réclamant d’être disponible pour servir le peuple. C’est à nous donc de trouver les moyens pour assumer nos convictions. Certes, Blaise COMPAORE nous soutient, mais pas dans le sens où vous pourrez le croire. Le premier et le principal soutien qu’il nous accorde, ce sont ses conseils.

On a connu également la FEDAP-BC sur le terrain de l’humanitaire avec la distribution de vivres etc. aux familles en difficultés ? Est-ce donc des actions sporadiques ou bien ce sont des actions qui vont se répéter ?
B.G.S :
De ce côté, je dois avouer que la FEDAP-BC a toujours répondu présente. Face aux besoins des couches sociales défavorisées, nous avons toujours essayé d’apporter notre soutien à ces personnes qui sont aussi des Burkinabè. Et notre première action dans ce sens est intervenue après la survenue de la mauvaise récolte consécutive à la mauvaise pluviométrie que notre pays a connue il y a de cela quelques années. Nous avons également mené des actions à l’endroit de la cours de solidarité de Tanghin et des orphelinats. Après le sinistre du 1er septembre, nous avons répondu à l’appel de solidarité du Président du Faso en donnant notre substantielle contribution. Nous avons également fait des dons au niveau de la mairie de Ouagadougou, toujours en faveur de ces populations victimes du sinistre du 1er septembre. Dans les jours à venir nous allons encore déployer cette chaîne de solidarité à l’endroit de ces populations démunies. Nous avons reçu des dons de la part de nos membres et nous allons les remettre à ces populations qui sont dans le besoin.

Que répondrez-vous à ceux qui diront que ces dons sont faits à dessein, vu que nous sommes en période électorale ?
B.G.S :
je ne crois pas et je ne pense pas que des gens s’amuseraient à voir ça mal ou à nous prêter de mauvaise intentions pour la simple raison que ce ne serait pas honnête de le penser ainsi. Je pense que ce n’est pas parce que nous sommes en période électorale que nous ne devons plus faire jouer la solidarité. Tous ceux qui vont abonder dans ce sens-là nous feront une mauvaise querelle.

Que répondez-vous alors à ceux qui pensent que l’application de la taxe de développement communal (TDC) en cette année électorale vise à saper l’action de votre ami Blaise COMPAORE, en créant des mécontentements au sein de la population ?
B.G.S :
Je crois que de tels propos sont plutôt l’œuvre de personnes à cours d’arguments, qui tenteront en vain de semer la zizanie parmi ceux qui soutiennent Blaise COMPAORE. Je sais que la TDC est institué par la loi de finance. Croyez-vous que, appliquer la loi de finance c’est saper l’action de Blaise COMPAORE ? Ce n’est pas mon avis.

Un appel particulier à l’endroit des adhérents de la FEDAP-BC ?
B.G.S :
Le crédo de la FEDAP-BC, c’est de soutenir Blaise COMPAORE en tout temps et en tout lieu. Aux membres, je lance un appel pour qu’ils restent sur cette vision et surtout à ne pas céder à la provocation, car notre objectif, c’est d’assurer la victoire éclatante à notre candidat au soir du 21 novembre 2010.

A ceux qui n’ont pas encore rejoint nos rangs, je les invite à le faire, car il y va de l’intérêt de notre pays.o.

Frédéric ILBOUDO

 

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