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La Une du n°647
La Une du n° 647

NOUVELLES DU GRIN:N°643 du 03 au 09 mars 2010

Encore une histoire d’enfant abandonné à Belle-Ville

A l’instar des autres musulmans du Burkina, ceux de Bobo-Dioulasso ont célébré l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamet, le Mouloud dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 février 2010.
Cette année, malgré le décalage avec la plupart des pays qui ont célébré le Mouloud, le jeudi 25 février 2010, la fête a connu une forte mobilisation des musulmans de Bobo. Il y a eu une multitude de lieux de prêche, mais les plus significatifs restent la devanture du stade Omnisports de Bobo avec Cheik Abdoulaye BOURO, la place de la mairie de Dô avec le Cheik Adam DRAME des Ançardines, la mosquée de Dioulassoba, de Diarradougou, de Kombougou…
Au grin, les gens n’ont pas compris pourquoi le Mouloud n’a pas eu lieu, le 25 février 2010 comme l’indiquaient la plupart des calendriers. Etait-ce pour éviter de chômer le vendredi ? La question reste posée à la communauté musulmane du Burkina qui vient de sortir d’une A.G ordinaire qui a reconduit le président sortant Oumarou KANAZOE. Ce dernier était à Darsalamy vendredi dernier pour l’inauguration d’une nouvelle mosquée de vendredi…
Le Mouloud est de plus en plus célébré par de nombreux musulmans qui l’avaient récusé au départ. A ce rythme, on se demande si toutes les tendances ne vont pas se mettre dedans. Cette année, en tout cas, il y a eu une forte mobilisation des musulmans autour de cette célébration, l’anniversaire de la naissance du prophète de l’Islam.

Le mardi 23 février dernier, la direction régionale de l’Ouest de la LONAB a organisé sa traditionnelle cérémonie de vœux pour l’année 2010
Cette année, le D.G n’a pas pu faire le déplacement pour des raisons de santé. C’est la toute nouvelle secrétaire générale de la LONAB, Mme Haby DJIGA qui l’a représenté. Cette année encore, malgré la crise financière et économique qui a secoué le monde, la LONAB Ouest a tiré son épingle du jeu. Pour une prévision de 8 milliards 461 millions 108 mille 200 FCFA, les réalisations se chiffrent à 8 milliards 305 mille 636 mille 100 FCFA soit 98% de taux d’exécution. Le personnel a remercié le D.G de la LONAB pour la construction du siège de la LONAB Ouest.
L’immeuble est en train de pousser et s’impose déjà sur l’avenue de la Nation en réfection. Sans oublier que l’agence de Boromo va s’ouvrir bientôt. C’est sûrement le bon point obtenu par la direction de l’Ouest qui a amené la direction générale à octroyer la somme de 10 millions de FCFA au Racing club de Bobo. Une somme qui a été remise par le représentant du D.G au président du RCB Nicolas MILLOGO qui est également le directeur régional de la LONAB Ouest. Cette somme servira à appuyer le RCB dans l’organisation du cinquantenaire de l’équipe. A cette occasion, le RCB compte organiser un tournoi sous-régional à Bobo et des activités culturelles. Le chèque gros de 10 millions a été remis, le jeudi soir au terrain d’entraînement du club noir et blanc.
Le lendemain vendredi, lors de la 10e journée, le RCB a obtenu une victoire (2 buts à 1) devant l’USY de Ouahigouya. Une victoire bonne à prendre mais qui n’a pas convaincu les supporteurs du RCB.

Contentieux autour de la liste électorale en Côte d’Ivoire. Attention aux dérives identitaires !
On ne le dira jamais assez, la politique a ses raisons que la raison, elle-même ignore. Cette vérité colle bien avec la situation de la Côte d’Ivoire qui est en crise depuis un certain 19 septembre 2002. Une longue crise qui continue de laisser des traces. Mais qu’à cela ne tienne, les différents acteurs de la scène politique ivoirienne n’agissent que selon leur propre intérêt. Et pour cause, la France n’a-t-elle pas dit qu’elle n’a pas d’amis mais des intérêts ?
Alors qu’on s’acheminait lentement mais sûrement vers des élections dans ce pays, tout se grippa d’un coup à cause de Robert Mambé BEUGRE alors président de la Commission électorale indépendante (CEI). Il est accusé d’être de connivence avec l’opposition ivoirienne. Le camp de Laurent GBAGBO, au travers d’une enquête judiciaire ouverte par le ministère de l’Intérieur accuse l’ex-président de la CEI d’avoir frauduleusement introduit 429 030 noms sur la liste définitive alors que la nationalité ivoirienne de ces personnes n’avait pu être confirmée.
L’opposition composée en majorité par les Houphouëtistes soutient Robert Mambé. Mais le président Laurent GBAGBO qui veut montrer qu’il est le seul maître à bord dissout le gouvernement et la CEI. Les Houphouëtistes crient au complot et descendent dans la rue à Abidjan mais aussi à l’intérieur du pays. La répression des forces de l’ordre fait des victimes parmi les manifestants. Le facilitateur entre en scène et calme le jeu à l’issue d’une visite qu’il effectue en Côte d’Ivoire, le 22 février dernier.
Le président Blaise COMPAORE arrive à convaincre les principaux leaders de l’opposition pour qu’ils acceptent le remplacement du président de la CEI et des vice-présidents en procédant à l’élection du bureau de la CEI. Les opposants acceptent et finalement un nouveau président de la CEI est élu par 19 voix sur 20. Il est issu du PDCI/RDA, l’une des formations politiques de l’opposition qui constitue avec le RDR, les principaux opposants de Laurent GBAGBO.
Le nouveau président, Youssouf BAGAYOGO est un diplomate respecté. Il était le ministre des Affaires étrangères dans le précédent gouvernement de Guillaume SORO. Depuis cette élection, l’opposition a battu le rappel des troupes. Les violences ont pris fin et l’espoir renaît. C’est justement cette situation ivoirienne qui a fait l’objet de l’essentiel des débats au grin. Ceux qui n’ont jamais eu confiance au président Laurent GBAGBO disent que tout était prévisible. Pour eux, le président ivoirien en bon stratège politique sait qu’il ne peut pas battre cette forte coalition des Houphouëtistes décidée à en finir avec lui. Pour cela, il use de toute sorte de subterfuges pour que pas aller aux élections. S’il a récusé Mambé BEUGRE qui est «boussoumani» (un Ivoirien de souche) comme lui, ce n’est pas un dioula qu’il va accepter. Surtout que celui-ci est affiché comme un membre du PDCI/RDA de Henri Konan BEDIE. En tout cas, les choses ne vont pas être faciles pour le président ivoirien qui a pourtant été donné vainqueur à l’élection présidentielle par deux sondages indépendants effectués en Côte d’Ivoire. Laurent GBAGBO ne veut pas se fier aux résultats des sondages. Il voit bien que l’opposition est la plus forte. Celle-ci a compris que seule l’union de leurs forces peut venir à bout du président des «refondateurs».
Pour les autres membres du grin, la coalition entre Konan BEDIE et Alassane OUATTARA n’est que circonstancielle. Ces deux leaders se mettent ensemble pour faire tomber GBAGBO, mais après il sera difficile de s’entendre entre eux.
On se rappelle que c’est Henri Konan BEDIE qui est à l’origine de l’ivoirité qui a causé tant de torts à Alassane Dramane OUATTARA et à ses partisans. Aujourd’hui on constate que ce sont les militants du PDCI qui crient à tout va que «tout le monde est Ivoirien». Aujourd’hui avec la coalition entre le PDCI et le RDR, la prudence est de mise.
On évite de faire ressortir le terme de l’ivoirité pour accuser GBAGBO, car c’est BEDIE le géniteur de ce concept. Un concept qui avait été préjudiciable aux Ivoiriens du Nord qu’on suspectait d’être des étrangers. C’est même ce concept qui a conduit à la rébellion de 2002 en Côte d’Ivoire. BEDIE a-t-il retenu la leçon ? On l’espère bien. Toujours est-il que c’est justement ce concept que le président GBAGBO veut remettre sur le tapis. «Diviser pour mieux régner». GBAGBO connaît la leçon par cœur, mais seulement il oublie que ceux qui ont tenté bien avant lui en ont eu pour leur compte.
Le sage du grin pense cela de son côté que le vrai problème de la Côte d’Ivoire tourne autour de l’exclusion. Depuis le temps du vieux Houphouët jusqu’à nos jours, ce problème a toujours existé.
Jusqu’à présent, il y a des Ivoiriens qui doivent se battre pour prouver leur nationalité. Pourtant c’est ce problème qui a amené la guerre et la partition du pays en deux.
Les plus pessimistes pensent que le pire est à venir en Côte d’Ivoire. Pour eux, c’est l’armée ivoirienne qui doit prendre ses responsabilités comme au Niger sinon, Laurent GBAGBO est accroché et compte y rester de gré ou de force.
Le bout du tunnel dans cette crise est encore long à percevoir. La clé de voûte appartient à Laurent GBAGBO et à lui seul. Et certains de suggérer aux Ivoiriens de voter l’actuel président ivoirien afin de mettre fin à cette crise sinon, ce sont les acquis du premier président de la Côte d’Ivoire qui ne feront que se dégrader et tirer le pays vers le bas. Le présent délestage qui sévit en Côte d’Ivoire est là pour le prouver. Les acteurs politiques sont occupés à se battre pour le pouvoir ; le développement ce n’est pas leur affaire. Malgré les efforts du médiateur pour ramener la paix, les prémices d’un affrontement ne sont pas à écarter. Alors vigilance.

Encore une histoire d’enfant abandonné à Belle-Ville
Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 février dernier un couple habitant le secteur 21 (Belle-Ville) a découvert devant le portail de leur villa un sachet noir contenant un nouveau né. A la vue du sachet qui bougeait, ils ont d’abord cru que c’était un serpent. L’homme prit alors le sachet avec précaution et le jeta. Le bébé qui vivait encore s’est mis à pleurer. Le couple paniqué accourt et délivre le bébé du sachet plastique et l’amène à l’hôpital Sourou SANOU de Bobo où l’enfant est pris en charge. Très sensible à ce petit innocent, le couple a passé la nuit à l’hôpital.
L’homme est un cadre de la direction régionale de l’urbanisme et des infrastructures des Hauts-Bassins. Mme quant à elle travaille à la boulangerie Wend Konta du secteur 21. Ils sont finalement rentrés à la maison, le dimanche matin. L’hôpital a promis de les rappeler pour les informer de l’évolution de l’état du bébé et de la suite à donner à cette affaire.
On ignore les raisons qui ont conduit la mère de cet enfant à abandonner le fruit de ses entrailles et pourquoi elle a choisi la devanture de cette maison spécialement.
Au grin, les gens ont rendu grâce à Dieu. C’est lui qui donne la vie et c’est lui seul qui peut l’ôter. En tout cas il était écrit à quelque part que cet enfant, même abandonné allait survivre.
De plus en plus, ces actes d’abandon de nouveaux-nés deviennent récurrents et banals à la fois. Tous les jours on entend parler de ça et l’on se demande où va-t-on avec cela.
Le sage du grin pense que c’est tout cela qui fait que le monde devient toujours compliqué. Les problèmes s’accumulent toujours et le bout du tunnel est difficile à apercevoir. On ne peut pas être si méchant avec son propre enfant et espérer vivre en paix.
Rien ne peut justifier un tel comportement. Certains membres du grin se sont élevés contre la passivité des forces de l’ordre. Celles qui sont prises la main dans le sac doivent être sévèrement punies pour décourager les éventuelles candidates. Mais au lieu de cela, ces «jeteuses» d’enfants sont gardées à vu et finalement relâchées.
C’est vrai qu’elles ne sont pas les seules responsables de leur acte, mais pour la vie d’un être humain, elles doivent réfléchir par deux fois. Les nombreuses sensibilisations en faveur du préservatif devraient empêcher les grossesses indésirables. Mais c’est comme les multiples associations de lutte contre le SIDA qui sont en train de prêcher dans le désert.
La mère irresponsable qui a ainsi abandonné son enfant ne sait pas ce qu’il deviendra demain. Tous les enfants viennent au monde avec leur destin et nul ne peut rien tant que le bon Dieu n’a pas décidé. La plupart des membres du grin ont salué le couple sauveur et espèrent que l’enfant va survivre à cette épreuve inhumaine à lui infligée par sa propre mère.

"Le petit fâkir toujours dispos"

 

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Angelin DABIRE (stagiaire)

 

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« Le petit fâkir, toujours dispo »

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