[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
la une du n°647
La Une du n° 647

ACTUALITE:N°647 du 10 au 16 mars 2010

Journée du 8-Mars 2010
L’AMCP lance la campagne «PIGA DEBE» au Burkina

La section burkinabè de l’Action mondiale de lutte contre la pauvreté (AMCP) n’est pas restée en marge de la commémoration de la 153e Journée internationale de la femme. Elle en a saisi l’occurrence pour lancer au Burkina Faso, la campagne «PIGA DEBE» (que les enfants se fassent entendre, en swahili), un plaidoyer pour améliorer la santé maternelle et infantile. Le lancement de cette vaste campagne qui s’étendra sur toute l’année s’est déroulé le lundi 8 mars 2010 à Kombissiri sous la bénédiction de Naba Sanem.

Ils étaient enviroLa campagne “Piga DEbE”  vise à reduire au maximum la mortalité maternelle au Burkina n une cinquantaine d’élèves issus des clubs AMCP des lycées de Ouagadougou et de Kombissiri à participer au lancement de cette vaste campagne de plaidoyer en faveur de la santé maternelle et infantile. Des artistes-musiciens tels que Kisito Koimbré, Haly TRAORE, Alexandre, se sont également ralliés à la cause. Cette campagne qui se tient avec l’appui technique et financier de l’UNMC, vise à interpeller le gouvernement afin qu’il étende et améliore l’accès aux services de planification familiale, élimine les obstacles financiers qui limitent l’accès aux services de santé maternelle tout en assurant une répartition équitable des infrastructures de santé et du personnel compétent dans tout le pays et mettre en place un mécanisme d’obligation de rendre compte afin de combattre la corruption dans le secteur de la santé.
L’AMCP/Burkina est parti en effet du constat que dans notre pays, le secteur de la santé se caractérise par une morbidité et une mortalité générale élevée (17,6 %). Elle est imputable à l'insuffisance quantitative et qualitative de la couverture sanitaire, principalement de la mère et de l'enfant. Les principales causes de mortalité maternelle restent:
-Hémorragies (rupture utérine, hémorragie de la délivrance),
-L'infection,
-L'anémie,
-Les complications de l'hypertension artérielle.

Pour Saïdou OUEDRAOGO (D), coordonateur de l’AMCP/BF, il faut répartition équitable des infrastructures de santéOutre ces causes obstétricales, il y a certains facteurs qui contribuent aux décès maternels qui sont d'une importance capitale. Il s'agit principalement du bas niveau socio-économique des familles surtout celles qui proviennent du milieu rural. Ces patientes pour la plupart évacuées, ayant déjà supporté les frais de l'évacuation, arrivent dans nos formations sanitaires sans moyens financiers suffisants pour faire face aux multiples ordonnances des soins pré et postopératoires.
Au nombre des causes de la mortalité maternelle au Burkina Faso, il faut également ajouter la rupture des kits opératoires qui retarde les interventions chirurgicales.
Aussi, des femmes qui auraient pu être sauvées meurent pendant leur grossesse ou leur accouchement car la discrimination les empêche d'accéder aux services de santé sexuelle et reproductive et de prendre des décisions essentielles concernant leur grossesse. Selon une étude de Amnesty internationale, Chaque année, au Burkina Faso, ce sont plus de 2 000 femmes qui meurent de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement. Ces décès auraient pu être évités facilement si les femmes avaient pu bénéficier de soins santé appropriés à temps.

Les élèves des clubs AMCP/BF et les chefs coutumiers de Kombissiri se sont engagés pour la campagneAvec l'aide des donateurs, le gouvernement burkinabé a élaboré des stratégies ambitieuses qui ont fait baisser le taux de mortalité maternelle dans certaines parties du pays. En 2006 par exemple, il adopté une politique de subvention prévoyant la prise en charge à hauteur de 80% des frais d'accouchement et la gratuité totale pour les femmes pauvres. Cependant, cette politique est mal connue des populations. Les différentes stratégies sont affaiblies par des difficultés de mise en œuvre et par le manque d'obligation de rendre compte. Ce qui permet au personnel de santé de poursuivre en toute impunité, certaines pratiques abusives telles que les demandes illégales de paiements.
La pauvreté joue également un rôle important dans la mortalité maternelle, en particulier chez les femmes vivant en zone rurale dont l’accès aux soins de santé est entravé par des obstacles à la fois financiers et géographiques.o.

Ahmed NAZE

 

Sommaire actu

 

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé