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la une du n°647
La Une du n° 647
ACTUALITE :N°647 du 10 au 16 mars 2010

Centre de football - ASETC
Bientôt l’ouverture officielle

Le Centre de football de l’Association sportive des talents excellence COMPAORE (ASTEC), situé à Koubri, ouvrira très bientôt ses portes. Bâti sur une superficie de 1000m2 avec un bâtiment administratif, deux bâtiments composés de six classes, une infirmérie, des vestiaires (douches, toilettes), deux terrains de jeu, un en terre battue et l’autre en gazon et aux normes internationales, ce centre se veut une excellence dans la formation des jeunes. C’est pour en parler que nous avons rencontré son fondateur, Sékou COMPAORE pour un entretien.

Sékou COMPAORE, le fondateur du Centre de footballComment vous est venue l’idée de la création de ce centre de football ?
Sékou COMPAORE (S.C) :
Comme j’ai eu à le dire, l’idée de la création de ce centre est soutenue par plusieurs motivations. D’abord, il y a l’amour et la passion du football que j’ai depuis l’enfance. A cela, il faut ajouter un environnement bien favorable, quand on voit comment le président du Faso se bat pour le football burkinabé. Ensuite, il y a cette volonté à mon niveau d’aider la jeunesse burkinabé à réussir aussi bien dans les études que dans le football. Je crois fermement que les jeunes Burkinabé peuvent réussir dans le football mondial. C’est vraiment une conviction personnelle. C’est donc toutes ces motivations et convictions qui m’ont poussé à créer le Centre de football.

En mars 2009, vous avez organisé la Coupe des quartiers en vue de détecter les talents en football. Une coupe parrainée par Mme Chantal COMPAORE, épouse du Chef de l’Etat. Quel bilan faites-vous de l’organisation de cette coupe ?
S.C :
Le bilan est largement positif. Positif d’abord parce que nous avons pu relever le défi de l’organisation. Nous avons pu instaurer au sein des quartiers un esprit sain de compétition, c’est très important pour la jeunesse. L’esprit de citoyenneté a été aussi exalté au cours de cette compétition avec des enfants venus d’horizons divers. Le fait que la compétition s’est bien déroulée est la preuve que les valeurs que nous défendons ont été respectées. C’était une compétition où le maître-mot était l’amour partagé du prochain. Maintenant, sur le plan technique, nous avons effectivement pu répertorier des enfants, des talents que nous continuons à suivre. Et soyez sûr que grâce à la détermination que j'ai, ces enfants ne seront pas délaissés. Je ferai tout pour que tous les enfants répertoriés aient la chance d’évoluer. L’encadrement, c’est sur le terrain mais aussi hors du terrain. Il ne faut surtout pas baisser les bras. Et nous ferons tout pour avancer.

Est-ce qu’on peut s’attendre à une deuxième édition ?
S.C :
Notre entretien est d’ailleurs la bienvenue parce que sous peu nous allons faire des annonces pour la deuxième édition. Cela ne va pas tarder. Nous sommes donc dans les préparatifs de la deuxième édition et elle sera très particulière. L’an passé, on avait fait des plannings qui n’ont pas été totalement exécutés. Comme on le dit, l’homme propose et Dieu dispose. Cette année, la Coupe des quartiers va commencer avec l’inauguration officielle du Centre de football à Koubri. L’inauguration sera en même temps le lancement de la deuxième édition de la Coupe des quartiers. Je voudrais ajouter que les enfants que nous avons répertoriés ont participé à la «Coupe Moumouni DAGANO» qu’ils ont remportée.

Le Centre est bien grand. A combien peut-on estimer vos investissements ?
S.C :
Comme je le dis souvent, je peux donner un chiffre approximatif, mais ce qui est important, c’est de savoir qu’il va produire des talents pour le football burkinabé. Sinon, je peux dire que j’ai plusieurs partenaires dont notre société Jumbo et la LONAB qui ont fait beaucoup d’efforts pour appuyer le Centre. Jumbo s’est pleinement engagée dans l’éducation des enfants et le centre lui donne une occasion de le prouver encore. La société soutient donc le Centre, convaincu que les enfants c’est l’avenir. Jumbo a investi dans l’infirmerie du Centre et c’est grâce à la société que cette année nous allons officiellement ouvrir le Centre. La LONAB nous a appuyés en matériels, en conseils à travers son premier responsable, le président de la FBF, Zembédé SAWADOGO. Nous avons aussi le soutien inestimable de Mme Chantal COMPAORE, la première Dame qui est toujours mobilisée quand il s’agit de la cause des enfants. Pour répondre à votre question, je peux dire qu’au jour d’aujourd’hui, les investissements au Centre peuvent s’estimer à environ 350 millions.

Avez-vous des partenaires extérieurs et quels sont vos rapports avec le ministère des Sports et la Fédération burkinabé de football (FBF) ?
S.C :
Nous avons des donateurs comme je l’ai dit. Il y a la société SIBEA Jumbo, la LONAB, des particuliers ; et sur le plan international, je peux citer des collaborateurs du Centre comme le Racing Club de Lens, des promesses de certains clubs comme Barcelone… Le ministère des Sports nous soutient sur le plan matériel et appui technique. Il en est de même de la fédération à travers son président, le directeur de la LONAB. Il y a, comme je l’ai dit, le soutien de la première Dame et je profite de l’occasion pour remercier tous ces soutiens et partenaires du Centre. Et je pense qu’avec les résultats que nous allons avoir sur le terrain, ils seront satisfaits, même moralement.

Vous avez parler de l’ouverture du Centre cette année. Avez-vous déjà arrêté une date ?
S.C :
Nous avons arrêté une date provisoire mais elle n’est pas officielle. Seulement, retenez que si tout va bien ce sera dans ce mois de mars. Vous serez informés en tant opportun.

Une question d’ordre général. Vous qui êtes aussi dans le domaine du football, comment analysez-vous le football burkinabé ?
S.C :
Il y a, à mon avis, beaucoup d’espoir dans le football burkinabé. Et tout dépendra de l’engagement des uns et des autres à le soutenir. Qui dit soutien dit foi. Et ceux qui ont foi en notre football doivent s’engager pleinement. Au Burkina on a de la matière en football, on a les hommes pour rivaliser avec ceux qu’on considère comme pays de football. Mais on a l’impression que notre football est laissé aux instances adminstratives, alors que le football c’est aussi l’affaire des particuliers et de bonnes volontés. Des personnes qui aiment le football et qui n’attendent pas tout de l’Etat. Il suffit d’orienter certaines actions pour que nous jouions un rôle de premier plan en Afrique et dans le monde. J'ai de l’espoir pour notre football.

Un mot sur la participation des Etalons à la CAN 2010 ?
S.C :
A la CAN 2010, nos joueurs ont prouvé qu’ils ont une valeur intrinsèque. Ils se sont bien comportés face à des équipes qui ont deux fois plus les moyens. Ce qui a manqué aux Etalons à la Can 2010, c’est la foi comme on le dit souvent. C’est comme quelqu'un qui a un permis de conduire et qui n’a pas de véhicule, il va perdre la main, comme on le dit, et les reflexes nécessaires. Ce qui nous a manqué, c’est le jeu d’équipe et ces réflexes de savoir-faire la différence au moment où on pense que tout est perdu. Ce sont ces petites différences qui nous ont manqué, sinon, on n’a rien à envier aux autres. Dans tous les cas on sent qu’il y a du progrès dans notre football et c’est ce qui est important. Et je suis optimiste pour l’avenir. Il faut aussi qu’on apprenne à reconnaitre la valeur de nos joueurs. Quand vous prenez un joueur comme DAGANO, malgré ce qu’on peut dire sur lui, il reste un joueur qui a un palmarès éloquent : il a été meilleur buteur de la Belgique, champion de France, meilleur buteur des éliminatoires CAN 2010 … C’est un joueur qui a sa place et je ne comprends pas pourquoi on peut le mettre comme remplaçant. Je pense que chacun, à son niveau, va tirer les leçons de notre participation à la CAN 2010 pour que celle à venir soit meilleure.

Comment voyez-vous le groupe dans lequel sont logés les Etalons pour les éliminatoires CAN 2010 ; un groupe que certains disent abordable et crient déjà victoire ?
S.C :
Moi, je ne crie pas victoire d’abord, mais, comme je l’ai dit, c’est le travail, le mental et la foi qui font la différence sur un terrain de football. Nous avons les hommes, et il suffit de créer un esprit d’équipe, un esprit de combattant pour faire la différence. Dans tous les cas je pense que seul le travail paie. Et nous devons travailler. Je pense qu’avec la détermination des uns et des autres, on peut se qualifier. Mais en football, il ne faut pas minimiser une équipe ; toutes les équipes se valent et il faut travailler pour assurer les victoires. Je suis en tout cas optimiste pour ces éliminatoires. Pour revenir au Centre de football ASTEC et en guise de conclusion, je lance un appel à tous ceux et toutes celles qui aiment le football à nous soutenir et nous encourager. Comme je le dit souvent l’Etat seul ne peut pas tout faire, il faut donc des initiatives privées pour accompagner la dynamique. C’est pourquoi, une fois de plus je voudrais profiter pour remercier le ministère des Sports, la LONAB, la société SIBEA Jumbo, la première Dame, Mme Chantal COMPAORE, et tous ceux qui croient à notre projet. Nous allons tout faire pour ne pas décevoir tous ceux et toutes celles qui nous ont fait confiance. Très bientôt, nous allons commencer les activités et nous allons travailler à avoir de bons résultats pour le bonheur de notre football. Avec l’ouverture officielle du Centre et le lancement de la deuxième édition de la Coupe des quartiers, nous pensons atteindre notre vitesse de croisière pour des résultats positifs.o

Par Ben Alex Béogo

Meilleur joueur Ouest Africain : PITROIPA et DAGANO nominés

Seize joueurs internationaux sont en lice pour le titre de meilleur footballeur de la région ouest-africaine que compte décerner, attribuer l’Union des fédérations ouest africaines de football (UFOA), à l’issue d’un vote public.

Le lauréat sera élu «par téléphone ou par SMS», selon un communiqué de l’UFOA
«A l’inverse des autres récompenses, ce ne sont ni les techniciens, ni les journalistes qui éliront le lauréat mais le public qui pourra voter soit par téléphone, soit par SMS», précise la même source.
«The best of the best», ainsi qu’est dénommé le nouveau trophée sera décerné dès cette année à l’occasion d’une cérémonie qui aura lieu au mois de mai 2010, indique le communiqué sans toutefois préciser le lieu où sera décerné le trophée.
Les seize joueurs en lice sont trois Ivoiriens (Kader KEITA, Yaya TOURE et Didier DROGBA) trois Ghanéens (Michael ESSIEN, Sulley MUNTARI et Andre AYEW) deux Nigérians (Yakubu AYIEGBENI et John Obi MIKEL) deux Burkinabé (Jonathan PITROIPA et Moumouni DAGANO), deux Maliens (Frédéric KANOUTE et Seydou KEITA), un Béninois (Stéphane SESSEGNON), un Togolais (Emmanuel ADEBAYOR), un Sénégalais (Mamadou NIANG) et un Guinéen (Pascal FEIDOUNO).
Tous ces footballeurs évoluent dans des championnats qui se jouent hors du continent africain.
Deux parmi ces nominés de l’UFOA (DROGBA et ESSIEN) sont aussi en lice (à côté du Camerounais Samuel Eto’O Fils) pour le titre de «meilleur footballeur africain» 2009 qui sera attribué le 11 mars prochain à Accra.
Le vainqueur de ce titre continental succédera au Togolais, Emmanuel ADEBAYOR, meilleur footballeur africain en 2008. o
Ben Alex Béogo (source : (Ouestaf.com)

 

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