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la une du n°647
La Une du n° 647
RETRO-SPORTS : :N°647 du 10 au 16 mars 2010

Littérature burkinabè
Lancement du 4e roman de Pierre Claver ILBOUDO

«Madame la ministre et moi» c’est le titre du 4e roman de l’écrivain burkinabè Pierre Claver ILBOUDO qui a été dédicacé le samedi 27 février dernier dans la salle de conférences du PNUD. C’est un ouvrage de 204 pages qui vient enrichir la littérature burkinabè.

Un ouvrage de 204 pagesL’œuvre qui a été dédicacée le samedi 27 février dernier a obtenu le premier prix du roman à la Semaine nationale de la culture à Bobo-Dioulasso en 2006. Elle a été publiée par les éditions l’Harmattan, Paris, en 2007. Intitulé «Madame la ministre et moi» est un roman de 204 pages réparties en 15 chapitres aussi captivant les uns que les autres. Elle traite en effet, l’histoire d’un journaliste révolté par la manière dont son pays est gouverné. Il décide alors de militer pour l’avènement d’une démocratie véritable, d’une société plus juste. Pour ce faire, il adhère un mouvement d’avant-garde. Le chef d’Etat décide d’inviter les mouvements d’avant-garde à entrer au gouvernement et leur confie des responsabilités. Ainsi le petit le journaliste devient ministre. Il rencontre toutes sortes de difficultés, car sur son chemin, il croise différents personnages qui ne lui facilitent pas la tâche. Il termine son combat dans la paille, car la nouvelle ministre qui lui succède se dépêche de mettre fin à son congé administratif et de l’affecter comme correspondant de presse au Nord du pays. «Madame la ministre et moi» qui vient après «Le fils aîné, Adama ou la force des choses, et le retour Yembi» respectivement publiés en 1982, 1987 et 1995 porte le nombre des romans publiés de l’auteur à quatre. Le ministre de la Culture, Tourisme et de la Communication a félicité et encouragé l’auteur pour la qualité de ses œuvres. Une occasion que l’auteur Pierre Claver ILBOUDO a saisie pour faire un plaidoyer en faveur du monde littéraire et émettre un souhait de voir les livres écrits, les auteurs burkinabè inscrits dans les programmes d’enseignement. Toutes chose qui selon lui donnera un coup de fouet à la production littéraire. En effet, des œuvres manuscrites dorment dans des tiroirs, faute de moyens pour les éditer. Et il faudra donc trouver un moyen pour les accompagner. L’Afrique a-t-il, dit a beaucoup de choses à dire. Et c’est aux Africains de le dire.o

Biographie de l’auteur

Pierre Claver ILBOUDOPierre Claver ILBOUDO est né à Manga au Burkina Faso. Après ses études secondaires au Petit Séminaire de Pabré et au Lycée Philippe Zinda KABORE, il obtient une Licence d'anglais à l'Université de Lagos au Nigéria, une Maîtrise de Linguistique à l'Université de Paris III, un DEA de Lettres Modernes à l'Université de Lille III et un Doctorat en Lettres Modernes à l'Université de Cergy-Pontoise en France. Après ses études professionnelles à l'ESIT (Ecole Supérieure d'Interprètes et de Traducteurs) à Paris et au Polytechnic of Central London en Angleterre, il a travaillé au Ministère des Affaires Etrangères du Burkina Faso, puis à l’Organisation de l'Unité Africaine (aujourd'hui Union Africaine) à Addis-Abeba en Ethiopie. En 1993, il intègre la Banque Africaine de Développement à Abidjan puis à Tunis d'où il a pris sa retraite il y a un an.

Emile OUEDRAOGO

 

1ères JCFA
Les premières «Saraouinia» sont connues

Le challenge a été relevé. Les journées cinématographiques de la femme africaine de l’image se sont tenues, avec plus ou moins de difficultés, mais elles ont eu lieu. Le 7 mars 2010, alors que la ville de Koudougou bouillonnait des préparatifs de la Journée internationale de la femme, Michel OUEDRAOGO, DG du FESPACO et ses hommes se sont déportés à Koudougou pour donner, avec la présidente des JCFA Mme Chantal COMPAORE, un cachet particulier à la fête de la femme africaine de l’image.

Carine SAWADOGO et bien d’autres réalisatrices  burkinabè ont reçu un “Saraouinia” de participationLes dernières séquences des journées cinématographiques des femmes africaines de l’image se sont tournées à Koudougou. Devant Mme Chantal COMPAORE, épouse du chef de l’Etat, marraine du FESPACO et présidente des JCFA, le premier né des actions de Vision 21 s’est achevé en apothéose. Pour un premier bébé, l’on peut dire que «l’accouchement» n’a pas été des plus faciles pour le géniteur. A certains moments on a cru même que le père naturel qu’est le ministre de la Culture Filipe SAVADOGO a renié sa fille, tellement son absence a été très remarquée. Surtout que dès le lendemain, à l’ouverture officielle du FIRHO (Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou), le ministre a rehaussé la cérémonie de sa présence, c’est à ne rien comprendre. Il en est de même pour ceux qu’on peut appeler les oncles des JCFA que sont les cinéastes (hommes) qui ont laissé les femmes avec leurs choses. En effet, que ce soit à la cérémonie d’ouverture ou à celle de la clôture, les hommes du cinéma burkinabè que sont Gaston KABORE, Idrissa OUEDRAOGO, Abdoulaye DAO etc., ont été discrets, sinon absents.

La réalisatrice du film de clôture la camerounaise Christiane KEMEGNI a reçu son “Saraouinia” de participation des mains de la présidente des JCFA, Mme Chantal COMPAOREN’empêche, le bébé porté par Mme COMPAORE et confié à Michel OUEDRAOGO et son équipe ont eu l'habilitée de le faire grandir et à Koudougou, les amazones, celles qui ont cru aux JCFA ont été récompensées. En effet, des trophées d’honneur et de participation «Saraouinia» ont été décernés aux réalisatrices présentes à Ouagadougou. Elles ont été faites « Saraouinia » à l’image de cette guerrière qui a défendu son empire face aux colons.

La réalisatrice ivoirienne Akissi DELTA a reçu son “Saraouinia” de participation des mains du délégué général du FESPACO Michel OUEDRAOGOCharges à Fatim OUATTARA, Akissi DELTA de la Côte d’Ivoire, Nadia TOUIJER de la Tunisie, Maïmouna N'DIAYE, Rachelle SOME, Valérie KABORE, Carine SAWADOGO, Appoline TRAORE, Christiane KEMEGNI du Cameroun, etc., de se battre comme l’amazone pour hisser plus haut le fambeau des JCFA.

 

Les oubliées des JCFA
Actrices, techniciennes, maquilleuses, etc. ces femmes de l’ombre qui pourtant hissent la réalisatrice à la lumière ont toutes été oubliées aux JCFA. Aucune d’elles n’a été encouragée. Pourtant l’on le sait tous, sans actrice, sans technicienne etc., pas de film. Des aînées comme AÏ KEITA, etc., auraient mérité un Saraouinia pour tout le travail abattu aux côtés des réalisatrices. Espérons que ce n’est qu’un faux-bond et qu’à l’édition prochaine, tous les maillon de la chaine seront «graissés» pour plus de gaité et de joie pour les femmes africaines de l’image. Et que le quota genre sera également respecté dans le comité d’organisation afin que les JCFA soient vraiment la chose de la femme africaine de l’image, car ce ne sont pas de femmes compétentes qui manquent dans l’admistration du FESPACO. Bravo donc à Michel OUEDRAOGO, éternel homme de challenge et que vive la femme africaine de l’image, pour que vivent les JCFA !o

Frédéric ILBOUDO

 

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