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La Une du n°665
La Une du n° 645
RETRO-SPORTS : :N°665 du 14 au 20 juillet 2010

Stage international de danse de Ouagadougou
Offrir plus aux danseurs

L’Ecole internationale de danse Irène TASSEMBEDO (EDIT) et le Centre de développement chorégraphique la termitière (CDC-la termitière) offrent aux danseurs, professionnels et amateurs, un stage de danse. Pendant un mois, les apprenants verront par devant eux passer une palette de professionnels venus de la France, des Etats unis, de l’Inde etc. partager avec eux, l’art de la danse. Les deux promoteurs ont organisé une conférence de presse, le jeudi 8 juillet, pour mieux expliquer le concept.

La formation qui a débuté depuis le 1er juillet dernier à Edit une cinquantenaire de stagiaires locaux et internationaux. son l’objectif : renforcer la technique et faire éclore le talent qui sommeille chez les danseurs, sous la direction de professeurs de danse de classe mondiale. Et pour Irène TASSAMBEDO : «ce stage vient combler un manque réel... Notre objectif est de donner des outils aux apprenants un mois plein.»
Articulé en deux sessions de 14 jours, le programme prévoit des «master classes» en danse contemporaine (avec Salia SANOU, Christian RIZZO, et Anne LOPEZ, traditionnelle avec Serge SOME, afro-contemporaine avec (Irène TASSEMBEDO, Tiziane BONAMIN, Sayouba SIGUE, Lassina COULIBALY, Ahmed SOURA), jazz-funk avec (T-Vain), hip hop (avec Edwin BENETT), danse indienne (avec SANGETTA), percussion (avec Ablo ZON), pilâte et jazz moderne (avec Mallory STARLIG).

Le SIDO entre dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de partenariat que Edit et CDC-La Termitière, deux structures professionnelles de la scène chorégraphique du Burkina, ont matérialisée pour renforcer le niveau artistique et technique des acteurs de ce secteur au Faso et ceux des autres pays africains. Le seul hic c’est que le stage semble avoir été précipité. Et pour cause et comme le concède Irène TASSEMBEDO elle-même : «il n’y a pas beaucoup de stagiaires étrangers…»

 

 

 

Pourtant, pour un stage de haut niveau, comme c’est le cas, avec des intervenants de la trempe de Salia SANOU, Christian RIZZO, Irène TASSEMBEDO etc., l’appel à candidature devait prendre au moins deux à trois mois pour permettre aux stagiaires internationaux de s’inscrire. Mais visiblement, les promoteurs ont précipité les choses. Dans quel but ? Et quand on les entend se plaindre du manque de moyens et de l’absence de sponsor, c’est à ne rien comprendre. Un stage de haut niveau avec des intervenants de qualité comme ceux à celui-ci intéresse à plus d’un titre les étrangers. C’est dire donc que les intervenants se retrouveront face à des débutants et ce n’est pas évident que le courant passe comme on le dit dans le milieu.

 

Etant donné que le SIDO se positionne comme un rendez-vous incontournable de l’apprentissage de la danse au Burkina avec une ouverture à l’international, les promoteurs gagneraient à s’y prendre tôt et lancer l’appel à candidature au stage le plutôt possible afin de donner plus de chance aux stagiaires étrangers. Surtout ceux de la sous-région. La vocation de EDIT, c’est d’être un pôle d’excellence en matière de danse dans la sous-région. Cette école gagnerait donc à travailler plus sur l’étranger pour gagner ses lettres de noblesses.o.

 

 

Frédéric ILBOUDO

 

Port de la tenue traditionnelle
La jeunesse interpellée

Du 27 au 3 juillet 2010, s’est tenue au musée national, la première édition d’un festival dénommé Festival des écoles intersocio professionnelles au musée national de Ouagadougou à l’endroit des élèves, étudiants.

En initiant le Festival des écoles intersocio professionnelles, le promoteur, Dieudonné ADOUABOU, entend œuvrer pour la promotion du port de la tenue traditionnelle en milieu jeune. Il s’agit donc d’amener les élèves burkinabè non seulement à se familiariser avec l’art vestimentaire du terroir, mais aussi et surtout à se l’approprier en faisant du son port une habitude.
Pour ce guide culturel du musée national, la question du port de la tenue nationale n’est pas seulement une simple façon de s’identifier. Il s’agit surtout d’amener les jeunes à prendre conscience de l’enjeu économique que cette problématique embarque avec elle. «Mon but c’est de faire comprendre à mes jeunes frères que la consommation du pagne traditionnel permet de lutter contre le chômage auxquels eux-mêmes restent confrontés après les études», a-t-il ajouté.
Vingt-sept provinces, au total ont pris part à ce cadre d’expression du tissu pagne local.

Fati BOUDA, exposante venue de Tenkodogo, laisse entendre sa joie de participer à cette fête : «Nous sommes contents d’être là, C’est une bonne chose d’avoir penser à nous»
Cependant elle regrette le manque d’affluence. «Comme vous le voyez, il n’y a pas beaucoup de monde.» C’est aussi la remarque de Habibou ZABRE de l’Association nabons-wendé des artisans d’Oubritenga. «Les gens viennent au compte-goutte, regardent, apprécient, mais partent. Nous sommes contents de cela, mais vous comprenez qu’il nous faut plus que ça.»
Pour le promoteur, ce manque d’affluence est lié au fait que la publicité n’a pas été suffisamment faite, faute de moyens. Cela, a-t-il renchéri, est lié au manque de soutien.
Il a par ailleurs tenu à remercier le SIAO (Salon international de l’artisanat de Ouagadougou) pour son soutien et aussi à l’endroit de PACOTA.
Pour finir, il a invité les plus hauts responsables du pays à faire du port de la tenue traditionnelle, leur cheval de bataille. Car il y va du développement du Burkina Faso.o

Aristide OUEDRAOGO (Stagiaire)

 

 

 

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