[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
La Une du n°666
La Une du n° 666

NOUVELLES DU GRIN:N°666du 21 au 27 juillet 2010

Un escroc démasqué par les taximans de Bobo

La rencontre, gouvernement/secteur privé au goût du cinquantenaire
A la faveur de l’édition 2010 de la traditionnelle rencontre entre le gouvernement et le secteur privé, Bobo-Dioulasso a vibré pour une fois au rythme d’une vraie capitale économique. Toute la crème du monde des affaires au Burkina s’y sont donné rendez-vous pour parler et aplanir les points de vue. Ouamarou KANAZOE, Alizèta GONDO, Djanguinaba BARRO, Mahamadi SAWADOGO Kadafi, Henriette KABRE… Lanciné DIAWARA…
Loin des débats, le secteur 8 de Bobo se réveille d’un cran. C’est là que se trouve le siège de la BECEAO, le pied-à-terre préféré du chef du gouvernement. Lorsqu’il y est, ce secteur devient le centre de la ville. Mais cela n’est qu’une répétition de l’histoire aux dires des anciens du quartier qui racontent que c’est ici au secteur 8 de Bobo que feu Félix HOUPHOUËT-BOIGNY a forgé sa carrière politique avec le RDA.
L’hôte du secteur 8 est dans la place. Le quartier s’éveille d’une manière ou d’une autre. «Choses ou gens, le pouvoir rend honorable tout ce qui le touche ou l’approche : le siège du roi a toujours été respecté et auguste sa fistule». Cette pensée de Georges BURDEAU est à méditer.

Des mariages pour accueillir le jeûne du Ramadan
Le mois de Ramadan approche à grands pas. La plupart des débats tourne autour de cette période ces temps-ci.
Une période qui entraîne aussi une multiplication des nouveaux mariés. Toutes les unions qui étaient en instance ont la chance de véritablement se nouer. Le mois de jeûne apparaît comme une occasion incontournable. Selon des savants de l’islam, ce mois est le plus béni de l’année et si les fidèles savaient ce qu’il représente, ils allaient pleurer de voir le mois de carême aller à son terme. Alors tout le monde veut être au rendez-vous de toutes ces grâces d’Allah. Les relations, même les plus douteuses, s’officialisent devant les parents des mariés parfois pris au dépourvu.
On veut se marier ; il faut y aller vite avant le carême. Mais après le carême, peut-être qu’on pourrait mener une étude pour comptabiliser le nombre de ces mariages qui ont survécu. La plupart des cas personne ne peur résoudre quoi que ce soit dans la désunion. Tout le monde savait depuis le début que tout était faux.
Pourtant le mois béni de Ramadan doit amener les fidèles à raffermir leur foi et augmenter leur soutien au plus démunis. Mais si après ça doit se terminer par un divorce alors vous n’avez rien compris à cette histoire du mois de carême.
Un mois hautement béni. Dieu fait que tous les hommes soient préserver du Satan. Pour cela, le bon Dieu attache Satan avec des chaînes solides et va le jeter au fin fond des océans. Aussi loin possible qu’il ne puisse pas égarer l’un de ses créatures dans ce mois béni parmi tous les autres.
Vive le Burkina Faso et ses fidèles musulmans qui s’apprêtent à entrer dans ce mois béni de Ramadan.
Que chacun voie sa foi se raffermir et qu’il songe aux nécessiteux. Dieu est amour.

Un escroc démasqué par les taximans de Bobo
Le vendredi est un grand jour. C’est justement ce jour-là qu’un homme se faisant passer pour un nigérian en transit au Burkina a choisi pour se rendre chez l’imam de la mosquée de Diarradougou pour lui expliquer son cas à lui. Alors que depuis notre humoriste émérite, «dans tous les cas, il y a deux cas». L’homme expose son cas à l’imam. Il est arrivé de Ouagadougou par le vol Air Burkina. Il a emprunté un taxi à l’aéroport de Bobo pour se rendre au centre ville. Malheur pour lui, il est tombé sur un malfrat en lieu et place d’un chauffeur de taxe. Ce dernier n’a pas hésité à le dépouiller de tous son argent. Pire, devant sa résistance naturelle, il a reçu des coups de poignards un peu partout sur le corps. Il montre ses parties du corps bandé et suffisamment rougit par un liquide (sang ou mercurochrome ?), seul lui le sait. L’imam, en homme de bien compatit à sa peine. Il se dit qu’il a en face de lui un vrai musulman qui ne compte que sur Allah pour résoudre ses problèmes. Il aurait pu aller au commissariat de police. Mais à cause de sa foi inébranlable, il a choisi la mosquée, la maison de Dieu.
L’imam lui propose d’attendre la prière de vendredi pour annoncer publiquement ce malheur qui l’a frappé afin qu’il puisse bénéficier du soutien de ses frères musulmans. Quand c’est l’imam lui-même qui présente un nécessiteux, les donateurs sont très actifs. Au bout du compte, l’argent récolté tournait approximativement autour de la cinquantaine de mille francs. Le porte parole de l’imam qui tenait cette somme a tenu à décocher quelques malédictions à l’endroit de «ces taximans véreux» qui jettent la honte sur notre pays pourtant bien réputé pour sa légendaire hospitalité.
Il voulut remettre l’argent à l’homme agressé. Un homme se lève de la foule des fidèles et demande de ne pas lui remettre l’argent. Il dit être le président des taximans de Bobo et veut voir clair dans cette histoire. Il propose à l’imam de faire garder l’argent avant qu’il aille faire sa propre enquête sur ses éléments. Il alla convoquer quelques membres du bureau et ensemble, ils sont allé vérifier à l’aéroport s’il y a eu un passager en provenance de Ouagadougou ce matin avec cette identité.
Négatif. Son nom ne figure nulle part parmi les passagers. De retour à la mosquée, les taximans sont allés droit au but. Confondus dans les questions, l’homme à insister pour aller dans les toilettes. C’est là qu’il s’est échappé tout honteux dans la nature. En réalité, il a été couvert par l’imam qui n’a pas voulu que les gens le suivent sinon, on le voyait partir. «Si tu cache la honte de ton prochain, Dieu voilera la tienne».

« Le petit fâkir, toujours dispo »

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé