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La Une du n°667
La Une du n° 667
ACTUALITE :N°667du 28 juillet au 03 août 2010

Réhabilitation de l’avenue de la Liberté (Ex-56)
Fin du calvaire dans 7 mois

Emprunter l'avenue de la Liberté était devenu un calvaire. Mais ce calvaire ne va plus durer. Le Premier ministre a lancé les travaux de réhabilitation de celle qu’on appelle la plus vieille route de la capitale, l’avenue de la Liberté ex-56. C’était le jeudi 22juillet 2010. Pour l’occasion, riverains, populations et autorités n’ont pas marchandé leur présence pour témoigner leur adhésion au projet. Coût global des travaux 5 387 248 110 FCFA.

Les habitants des quartiers Paspanga, Dapoya, Ouidi et Larlé, tous les usagers de l’avenue de la Liberté seront comblés d’ici quelques mois. Pour cause, la fin des tracas causés par l’avenue de la Liberté ne seront plus qu’un vieux souvenir. Simon COMPAORE ne savait plus à quel saint se vouer pour résoudre le problème de cette voie qui lui causait tant d’insomnies. Le gouvernement lui vole au secours en décidant de réhabiliter la route.

 

«Tout le monde le sait, l’avenue de la Liberté, au-delà de son état de défectuosité très avancée, connaît un grand encombrement en raison de son étroitesse et de l’absence de couloirs sélectifs affectés aux différents types d’usagers. Elle est devenue cabossée et partant, source d’accidents fréquents». Dira le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Seydou KABORE. Pour le maire Simon COMPAORE c’est une route qui est chargée d’histoire. «J’avais 4 ans quand on l’inaugurait et je l’ai empruntée pour me rentre au collège. C’est la toute première route bitumée de la capitale. Et la réparer était un devoir pour nous…»

Le ministre Seydou KABORE a, dans son discours, informé les usagers de la capitale que dans le dernier trimestre de l’année 2010, les travaux de l’interconnexion de la route nationale N°4 (RN4 route de Fada), entre l’échangeur de l’Est et le poste de police de Saaba, seront une réalité, puis viendront les travaux du prolongement des routes Tansoba entre l’échangeur de l’Ouest et l’échangeur de Ouaga 2000, via le rond-point de la Patte d’Oie.
Plus de 5 milliards de francs CFA du budget de l’Etat gestion 2010 c’est le montant que le gouvernement a consenti pour la réhabilitation de la route par des travaux d’aménagement et de bitumage. Construite en 1956 au lendemain de l’adoption de la Loi Cadre l’avenue 56 a été pendant longtemps la seule route bitumée de la capitale et passait devant les domiciles des présidents de l’Assemblée nationale de l’époque (Gérard Kango OUEDRAOGO) et du Premier ministre (Feu Joseph CONOMBO). Elle portait depuis lors le nom 56 en guise de souvenir de cette année historique avant d’être rebaptisée aujourd’hui, Avenue de la Liberté.

Les travaux de réhabilitation on été confiés à l’entreprise africaine des Travaux publics (ATP-SARL). Seydou KABORE en présentant le PDG de cette entreprise aux populations n’a pas manqué d’exiger du professionnalisme à Mahamadi SAWADOGO, dit Kadaffi, dans la mise en œuvre du projet. «Le respect de bonnes conditions de circulation sur les voies alternatives pour que l’infrastructure soit livrée selon les règles de l’art et dans les délais prescrits» sont les mots du ministre à l’endroit du PDG de ATP.Mahamadi SAWADOGO, dit Kadaffi confiera après le lancement des travaux à la presse «que les travaux qui sont prévus pour durer 7 mois seront exécutés avec le plus grand soin.

 

 

 

Dans le respect des délais et de la qualité requise…»
Tertius ZONGO, qui a officiellement lancé les travaux, a expliqué que le développement qui s’inscrit dans la durée impose un devoir de souvenir pour ceux qui ont été à l’origine de cette voie et il appartient au gouvernement de susciter un espoir pour les générations futures par sa réhabilitation.

 

Conscient que l’on ne peut faire des omelettes sans casser des œufs, le maire de la commune de Ouagadougou, Simon COMPAORE a supplié les riverains à faire preuve de compréhension et d’indulgence quant aux désagréments que les travaux pourraient occasionner.
Il a remercié le gouvernement pour la réhabilitation de la route, vieille de 54 ans et espérer que cette action soit suivie d’autres car de 4kms de route bitumée en 1956, Ouagadougou compte aujourd’hui environ 500 à 600 kms de voies bitumées.o

 

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