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la Une du n°670
La Une du n° 670

Retro-Rétro – Gouvernance:N°670du 18 au 24 août 2010

CONGO- Brazzaville
Cinquantenaire sous le signe de l’unité

Dimanche 15 août 2010, jour l’Assomption à Brazzaville au Congo. Journée bénie pour ce pays africain qui célèbre les cinquante ans de son indépendance. Le président Blaise COMPAORE et son épouse et plusieurs autres chefs d’Etat et de gouvernement ont fait le déplacement de Brazzaville. Ils sont venus accompagner le président Denis Sassou N’GUESSO et les Congolais dans leur devoir de mémoire envers les pères de leur indépendance et vivre avec eux l’entrée dans une nouvelle ère de leur histoire. Soirée de mouvements gymniques, défilé de l’indépendance, kermesse, gala, etc., ont été, entre autres, les manifestations qui ont rythmé les festivités de ce cinquantenaire.

Depuis ce 15 août 2010 à zéro heure, un nouveau Congo a vu le jour. «En ce jour, le soleil se lève, et notre Congo resplendit. Une longue nuit s’achève, un grand bonheur a surgi …Congolais, débout fièrement partout, proclamons l’union de notre nation… oublions ce qui nous divise, soyons unis, à jamais unis…». Ces paroles de l’hymne national de leur pays, les Congolais les entonnent à l’unisson. Denis Sassou N’GUESSO et les siens veulent construire le Congo dans la paix, la stabilité et surtout l’unité. La remise des symboles du cinquantenaire par la génération 60 à celle de 2000 était l’un des temps forts de la célébration. Les Congolais, tout en assumant les cinquante ans d’histoire marquée par des soubresauts de guerre civile et de crise politique, veulent tourner la page. «Nous prenons l’engagement d’ouvrir le Boulevard de la paix, de l’unité, et du développement…» Dira le représentant de la nouvelle génération après avoir reçu le fanion des mains du président Dénis Sassou N’GUESSO.
Des festivités à la hauteur de
l’évènement
Le cinquantenaire est donc un moment d’arrêt. Arrêt pour permettre à chaque Congolais de méditer sur le chemin parcouru dans la quête du développement. Et cette introspection devra provoquer un déclic en ce que, fort des leçons tirées des cinquante dernières années, le pays peut et doit enfin poursuivre avec assurance un autre bout de chemin qui le conduira radieusement à son premier centenaire. Le ton des festivités a été donné par le président de la République lors d’une adresse sur la situation de la Nation. C’était le jeudi 13 août 2010. Adresse dans laquelle le premier des Congolais appelait ses compatriotes «à conclure avec (lui), le pacte national qui vise à répondre à l’urgence sociale et à l’exigence de développement de (leur) pays par sa modernisation et son industrialisation». Ce pacte, le président congolais l’a proposé, le 19 juillet 2009 au travers de son programme de développement «Chemin de l’avenir» pour lequel il a été élu.

Brazzaville s’est parée de ses plus beaux atours pour accueillir ses hôtes qui sont arrivés pour la plupart, comme le président COMPAORE et son épouse, le vendredi 14 août 2010. Dès lors, toute la capitale était en ébullition. Et pour cause, 14 chefs d’Etat, un Premier ministre et un vice-président se sont retrouvés dans la capitale congolaise pour communier avec les fils et filles du pays. Le premier grand rendez-vous des Congolais avec leurs hôtes s’est déroulé au stade Alphonse MASSAMBA DEBAT où, pendant plus de deux heures, le Congo a revisité son histoire et posé les jalons de son avenir à travers un spectacle de mouvements gymniques et un spectacle de son et lumière, riches en couleur, d’émotions, de frissons et de chaleur. Le clou de cette soirée aura été la remise des actes du cinquantenaire, un livre sur les 50 ans d’histoire du Congo et un film documentaire, par le président du comité national d’organisation du cinquantenaire, le ministre d’Etat Isidore MVOUBA qui dira que «la rédaction du livre a été confiée à l’intelligentsia congolaise, qui, sans pression, sans injonction, ni contrainte, a travaillé en toute liberté et en toute indépendance pour laisser la vérité aux générations futures.»
Le spectacle son et lumière, sur fond de récit historique, transporta le public du stade dans une liesse à la hauteur de l’évènement. Concocté par la compagnie française MARRET PLACE et mis en scène par Daniel CHARPENTIER, il a été un véritable délice pour le public. La précision des actes, la puissance des couleurs et des thèmes combinées à la qualité des productions artistiques des 12 communautés ethniques que comporte le Congo ont séduit.
Le deuxième rendez-vous des Congolais avec leur histoire et avec leurs hôtes, s’est déroulé sur le Boulevard Alfred RAOUL. Là, et pendant plus de trois heures d’horloge, officiels et anonymes, Congolais et amis du Congo vont vivre le défilé de la fête nationale. Et tout était réglé comme papier musique. Après la transmission des symboles du cinquantenaire par la génération 60 à celle de 2000 et la remise des fresques du cinquantenaire au président de la République, place a été faite au défilé. D’abord militaire, le défilé a vu parader aux côtés de leurs homologues congolais, des soldats venus de l’Angola, du Benin, du Cameroun, du Gabon, de la France, de la Libye et du Maroc. Il a été l’occasion pour le pays hôte d’étaler ses capacités militaires. Escadrons motorisés, véhicules de guerre, blindés, troupes à pieds des différents corps d’armée que compte le pays ont défilé au rythme des pas cadencés. Des pas qui ont soulevé par moments, dans le public, des tonnerres d’applaudissement, signe que les militaires savent séduire. Signe aussi que les Congolais sont fiers de leur armée.
Après les festivités, le combat pour le développement

Le Congo, pays de plus de 300 mille km2 pour, à peine, 5 millions d’habitants, est riche en pétrole, en bois et en pierres précieuses de toutes sortes. Le pays depuis l’indépendance acquise le 15 août 1960 a connu des soubresauts politico-militaires avec de graves crises et de guerres fratricides teintées de tribalisme qui lui ont porté des blessures profondes. C’est donc ce Congo que Sassou N’GUESSO et ses compatriotes veulent aujourd’hui « moderniser et industrialiser». Et dans son discours, le président de la République va interpeller tous les Congolais en ce sens : «c’est ce que je retiens comme projet mobilisateur de la Nation pour les années à venir, c’est ce chemin d’avenir au bout duquel il y aura la prospérité, le mieux-vivre, et le mieux-être de chacun et de tous… Notre pays, j’en suis convaincu, ne peut aller au développement par une voie différente et contraire. Le chemin de l’avenir que je vous propose, mes chers compatriotes, vise à répondre à l’urgence dynamique et à l’exigence du développement global de notre pays… ».
Le cinquantenaire s’est achevé dans la danse et la réjouissance. Et même si pour l’heure, rien n’a bougé des conditions de vie de la majorité des Congolais : l’eau est et demeure une denrée rare qu’on achète à 250FCFA le bidon de 25 litres, l’adduction d’eau reste embryonnaire quoique ce ne soit pas l’eau qui manque, les coupures d’électricité sont intempestives à telle enseigne que, pratiquement dans chaque concession et édifice public, on fait appel à des groupes électrogènes, les infrastructures routières sont vétustes, voire insuffisantes, les défis infrastructurels sont nombreux, les Congolais vivent avec l’espoir que les choses iront de mieux en mieux. Faisant écrire à notre confrère «le PATRIOTE» hebdomadaire d’information, d’analyse et d’opinion du Congo ces lignes réconfortantes : «les cinquante prochaines années se présentent sous de meilleurs auspices, car tous les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour garantir le progrès : l’atteinte de l’IPPTE avec tous ses effets corolaires, la diversification de l’économie, la gestion transparente de la manne pétrolière, la modernisation de la vie politique et la paix retrouvée.» Vivement donc que le Congo enclenche cette dynamique de développement pour sa prospérité et pour celle de l’Afrique tout entière.o.o.

Frédéric ILBOUDO
Envoyé spécial à Brazzaville/Congo

 

Souley OUEDRAOGO, consul honoraire du Burkina au Congo, PDG des entreprises SOGECAR

«Le Burkinabè est pris en modèle au Congo»

Présent à Brazzaville pour la célébration du cinquantenaire du Congo, le président Blaise COMPAORE a reçu la communauté burkinabè vivant dans ce pays. Au sortir de cette audience, nous avons rencontré le consul pour mieux comprendre. Sans détour, M OUEDRAOGO, PDG des entreprises SOGECAR (Société congolaise d’étanchéité, carrelage et revêtement), a répondu à nos questions. Entrepreneur en bâtiment, M OUEDRAOGO ne ménage aucun effort pour venir en aide à ses compatriotes qui sont dans le besoin. Celui dont l’entreprise fait plus d’un milliard de chiffre d’affaires annuel nous a parlé de son entreprise, de nos compatriotes, de leurs difficultés et de comment ils (lui et le bureau de l’association des ressortissants burkinabè au Congo l’ABURCO) travaillent au quotidien pour venir en aide aux Burkinabè en situations difficiles. Lisez plutôt !

Depuis quand êtes-vous installé au Congo Brazzaville ?
Je suis installé au Congo depuis 1986. Mais bien avant 86, en 1984, je suis venu travailler à Pointe-Noire dans une des tours comme expatrié. En 1985, mes patrons m’ont envoyé à Brazzaville pour travailler à l’usine d’eau de DIRI. C’est après ça qu’en 86, le patron a décidé d’installer la société au Congo et depuis, je suis resté dans ce pays.

 

 

 

 

Depuis quand êtes-vous donc consul honoraire au Congo ?
C’est en 2004 que j’ai été nommé consul honoraire. C’est plus précisément le 12 juin 2004 qu’est intervenue cette nomination. Mais il faut dire que bien avant cela, depuis les années 1990, j’étais le président de l’ARBUCO, entendez par là l’association des ressortissants burkinabè du Congo. Nous avons tenté pendant cette période d’organiser les Burkinabè et pendant tout ce temps nous nous sommes battu pour faire comprendre à nos compatriotes que quand on vit à l’extérieur, on doit être unis, on doit travailler puisqu’on est venu ici pour chercher de l’argent. Et lors du passage du président Blaise COMPAORE à Pointe-Noire en 1996, j’ai eu la chance de le rencontrer, il nous a écoutés, conseillés et c’est à cette même époque que le président lui-même a demandé au ministre des Affaires étrangères d’alors M. Ablassé OUEDRAOGO, de me donner un passeport diplomatique. Depuis 1996, je suis détenteur d’un passeport diplomatique burkinabè en tant que directeur d’une société et président de l’Association des Burkinabè du Congo, jusqu’à ma nomination en 2004.

Parlez-nous un peu de la société que vous dirigez ?
Ma société est une société spécialisée dans le domaine de l’étanchéité, du carrelage, et du revêtement. Elle s’appelle SOGECAR (Société congolaise d’étanchéité, carrelage, et revêtement.)J’ai commencé à travailler depuis 1971 à Ouaga avec un patron. J’ai été affecté en 1976 au Togo comme conducteur des travaux, et c’est du Togo que j’ai été affecté au Congo en 1984 jusqu’en 1986. A cause de la première guerre du Congo en 1993, mes patrons n’ont pas supporté et ont décidé de fermer l’entreprise et de rentrer en Europe. Je me suis proposé avec les risques que cela comporte de rester. J’ai donc racheté la société et depuis 1993, je suis devenu le patron. Notre spécialité c’est l’étanchéité et le carrelage. Comme vous le savez, le Congo c’est un pays où il pleut beaucoup donc c’est vous dire qu’on ne chôme pas ici. C’est une société qui marche et au jour d’aujourd’hui on emploie plus de cent agents, et par an nous faisons un chiffre d’affaire pratiquement d’un milliard et demi. Dans la sous-région, je travaille en Centrafrique, actuellement j’ai un marché à Libreville où nous sommes en train de faire le carrelage du siège de la Banque centrale à Libreville au Gabon.

Avez-vous une entreprise au Burkina ?
Pour le moment nous n’avons pas encore pu installer une entreprise au pays, parce que notre société-mère exerce toujours au Burkina, je sais que bientôt ils vont arrêter parce que le patron est fatigué, et ils n’ont pas quelqu’un qui peut reprendre ça correctement. J’attends donc ce départ pour reprendre l’entreprise parce que moi je me vois mal faire la concurrence avec ceux qui m’ont permis d’être ce que je suis aujourd’hui. J’attends ça pour refaire quelque chose au Burkina, mais à part cela, je fais de grands investissements dans l’immobilier au Burkina. A partir, du moment où le patron va arrêter d’ici deux ans, on va essayer de faire quelque chose au pays.

En tant que consul, vous estimez à combien le nombre des Burkinabè qui vivent et travaillent ici au Congo ?
Au jour d’aujourd’hui, et si je m’en tiens aux cartes consulaires que j’ai délivrés, on totalise à Point-Noire et à Brazzaville, au moins 1000 Burkinabè. Il y en a beaucoup qui ne se sont pas inscrits, et il y a ceux qui sont en transit vers des pays comme l’Angola, le Gabon, etc.

Quelles sont les difficultés particulières que les Burkinabè rencontrent au Congo ?
Les difficultés sont nombreuses parce que quand ils viennent, ils ne peuvent faire que le commerce. Et pour faire du commerce, il faut avoir de l’argent. Et pour quelqu’un qui vient en aventure ce n’est pas évident. Il y a ceux qui viennent pour passer en Angola ou au Gabon. Ceux-là, surtout ceux qui vont en Angola, sont dans des situations pénibles. Ils sont maltraités en route et des fois ils sont emprisonnés en Angola où ils sont renvoyés ici et il y a des moments où on est obligé de payer des billets d’avion pour faire rentrer certains au pays. Ceux qui sont sur place se débrouillent comme ils peuvent. Beaucoup d’entre eux sont dans les champs de certaines autorités du pays. C’est pour cela que nous demandons à nos autorités pour qu’ils nous aident à signer des conventions pour qu’on puisse faire l’agriculture. Aujourd’hui l’Etat congolais est disposé à nous donner des terrains pour exploitation. Nombre de jeunes Burkinabè qui ont travaillé en Côte-d’Ivoire dans les plantations de café, cacao, connaissent la terre et seront très efficaces ici.

Vous avez rencontrer le président COMPAORE avant son départ pour Libreville le 16 août à sa résidence, qu’est ce qui est ressorti de vos entretiens et discussions ?
J’ai saisi l’occasion pour lui souhaiter la bienvenue au Congo, et je lui ai rappelé deux propositions que nous avons faites l’année dernière quand il était là pour l’investiture de son homologue Dénis Sassou N’GUESSO. Nos deux propositions, c’était par rapport à la libre circulation des personnes entre le Burkina et le Congo. Parce qu’il y a déjà nos voisins du Bénin et de la Côte d’ivoire qui viennent ici sans visa à travers une convention que leur pays ont signé avec le Congo. Vous n’êtes pas sans savoir aussi que, la carte de séjour est en vigueur ici et coûte 106 000FCFA par an à nos compatriotes qui décident de s’y installer. Pour venir au Congo, il faut un certificat d’hébergement alors que le certificat d’hébergement est très difficile à obtenir. Si fait que, quand les gens arrivent à l’aéroport, c’est très difficile. C’est pour cela que nous avons posé cette doléance de la libre circulation. Le président a pensé que compte tenu du fait que dans l’espace CEMAC, la libre circulation n’est pas encore une réalité comme c’est le cas dans l’espace UEMOA, il a pensé que cela allait être difficile pour nous autres qui sommes dans un autre espace. Mais compte tenu du fait qu’il y a déjà deux pays voisins au nôtre qui l’ont obtenu, la question reste à l’étude puisque cela est faisable. La deuxième préoccupation que j’ai soumise au président c’est par rapport à l’agriculture. Nous avons des Sud-africains qui ont acheté des fermes ici et qui veulent investir dans l’agriculture. Nous nous ne cherchons pas à acheter des terrains puisque le ministre de l’Agriculture est disposé à nous octroyer des terrains pour l’exploitation. Le troisième point d’entretien avec le président c’est le problème d’Air Burkina. Air Burkina venait à Pointe-Noire. Et Air Mali qui est du même groupe qu’Air Burkina desservait Brazzaville. Du jour au lendemain, Air Mali est venu marcher sur les plate-bandes de Air Burkina à Pointe-Noire sous le prétexte qu’il y a plus de ressortissants maliens à Pointe-Noire que les Burkinabè. C’est vrai, mais c’était cas même une bonne chose que de laisser Air Burkina desservir Pointe-Noire dans la mesure où il y a des Maliens qui prennent l’avion depuis Pointe-Noire pour rallier Bamako et parce que Air Burkina dessert Bamako et Ouagadougou. Pour les Burkinabè qui veulent rentrer, ils sont obligés d’aller jusqu’à Cotonou, dormir avant de rallier Ouagadougou. Si vraiment le groupe marchait bien les deux compagnies d’un même groupe ne peuvent pas desservir tous les deux Libreville et ne pas le faire pour Pointe-Noire. Tous les deux devraient aussi desservir Pointe-Noire. Nous pensons que c’est une situation dans laquelle le Président du Faso doit personnellement s’impliquer, c’est pourquoi nous lui avons posé le problème. Il a demandé que l’on mette cela sur papier et c’est ce que nous allons faire dans les jours à venir.

Etes-vous satisfaits de l’audience que le président COMPAORE vous a accordée ?
On est très satisfait parce que le président était très content de nous recevoir, et les préoccupations que nous lui avons soumises ne sont pas tombées dans l’oreille de sourd puis qu’elles restent à l’étude et trouveront certainement des réponses. Le président nous a dit qu’il va voir ce qu’il peut faire. C’est déjà encourageant. Ce n’est pas la première fois que nous l’avons rencontré, et j’ai toujours été satisfait de ses mots, de ses conseils, parce que les conseils qu’il nous donne sont d’une extrême pertinence et c’est à cause de ça que nous sommes fiers ici au Congo parce que le Burkinabè est pris en modèle. Que ce soit au niveau de la Fonction publique, dans le domaine de l’agriculture, tout le monde ici prend l’exemple du Burkina. Cela veut dire que c’est le président et le gouvernement qui font du bon travail. Et nous, vivant ici ça nous réjouit de savoir que le bon exemple vient de chez nous. Les relations entre le Burkina et le Congo sont très excellentes. Nous qui sommes ici sur place, nous sentons que nous sommes très estimés et nous voyons qu’entre les deux présidents aussi les rapports sont très soudés, on sent de l’amitié sincère entre les deux hommes.

Entant que consul du Burkina et homme d’affaire, comment sont les relations entre vous et les autorités du pays d’accueil ?
Avec les autorités congolaises, les relations sont au beau fixe. Nous personnellement, dans mon travail nous n’avons pas de problème particulier avec les autorités quelles soient politiques, coutumières etc. Maintenant que nous avons le titre de consul cela nous arrange encore plus. Nous sommes en parfaite harmonie avec les autorités de la place.

Des souhaits particuliers ?
Pour les Burkinabè vivant au Congo, ce que je leur demande, c’est surtout qu’on puisse être unis et qu’on mette fin aux querelles inutiles et comme vous le savez les Burkinabè sont des gens difficiles à gérer. Il y a des compatriotes qui pensent que, nous qui sommes devant, nous gagnons quelque chose d’extraordinaire. Mais le travail que l’on fait c’est par patriotisme qu’on le fait. Nous faisons cela pour aider notre pays. Un consul honoraire n’est pas rémunéré, mais il y a des compatriotes qui ne le savent pas. Il y a en qui écrivent même au ministère des Affaires étrangères pour se plaindre. Mais comme nous faisons notre travail en toute conscience, nous sommes sereins. Notre combat, qu’aucun Burkinabè qui a des difficultés ici ne le soit pendant longtemps et c’est ce qui nous a amené à créer des centres d’accueil afin d’éviter que nos ressortissants ne dorment dans les mosquées ou les églises.

Propos recueillis par
Frédéric ILBOUDO Congo/Brazzaville

 

 

 

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