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la Une du n°670
La Une du n° 670
RETRO-SPORTS :N°670du 18 au 24 août 2010

Olympique de Marseille
Un champion dans la tourmente

Après une saison éclatante, qui l’a vu retrouver le sommet du football français, l’Olympique de Marseille connaît un début de saison à la suite calamiteuse. Battu lors de la journée initiale du nouvel exercice 2010-2011 sur son terrain 1-2 par le néo-promu Caen, il a encore chuté 2-3 à Valenciennes pour le compte de la deuxième. Tout ça, par la faute d’une campagne d’été des transferts très mal gérés.

Le temps fut long, excessivement long pour les fans du club le plus titré et le plus populaire de l’Hexagone. Dix-huit ans qu’ils ont dû patienter avant d’avoir à fêter un titre sur le vieux port marseillais. En effet, le dernier titre de champion de France de l’OM remontait à 1992. Celui de 1993, leur avait été enlevé du fait de l’affaire de tentative de corruption avérée sur le match Valenciennes-Marseille de l’avant dernière journée de la saison 1992-1993.
Depuis, Marseille avait à maintes reprises approché les trophées, mais sans jamais parvenir à les emporter dans sa salle à récompenses. Trois fois dauphin en championnat, deux fois finaliste de la coupe de l’UEFA, deux fois aussi finaliste en coupe de France, les derniers obstacles pour lui furent infranchissables.
L’arrivée à la direction technique de l’équipe de Didier DESCHAMPS, l’année dernière, a sonné tel un déclic. L’ex-capitaine emblématique de la formation vainqueur de la ligue des champions en 1993, revenu chez lui, a su ramener les Olympiens sur le toit du sport-roi français. Champion national, vainqueur de la coupe de la ligue, puis du trophée des champions en ce début de saison, Marseille semblait surfer sur la vague du triomphe.
Puis patatras, le bel édifice connaît subitement des ratés inquiétants. C’est d’abord des matches de préparation qui ne donnent pas dans l’assurance. Et surtout, c’est une campagne de renforts qui n’arrive pas à décoller faute de disponibilités financières. Tous les renforts supposés, les joueurs ciblés ont été remis au placard quand, dans le même temps, les velléités de départ frappaient à la porte des cadres de l’équipe ou des joueurs en devenir.
Après Taye TAIWO, le latéral gauche nigérian, c’est le Burkinabè Charles KABORE qui est l’objet de convoitise des clubs espagnols. Quand on connaît la très faible pression fiscale sur les salaires des sportifs en Espagne, on comprend que Marseille a dû s’employer pour garder ses deux Africains.
Mais plus déstabilisant fut l’offensive du club turc de Fenerbahce sur le capitaine de l’équipe, le Sénégalais Mamadou NIANG, qui a lui cédé grâce à la proposition de salaire annuel net d’impôts de plus de 2 millions d’euros. Ajouté à ce cas épineux, les envies de départ d’Hatem Ben ARFA, mal dans sa peau de doublure à Marseille. Pour lui aussi, la cause est presque entendue si on s’en réfère aux dires ce lundi de l’entraîneur Didier DESCHAMPS.
Pour Marseille, il va vite falloir travailler à ramener le calme et la sérénité avant que l’équipe n’emprunte la pente glissante. Cela passe non seulement par des résultats en championnat, mais principalement par l’apport de deux ou trois renforts d’envergure. Le montant d’acquisition du Brésilien du FC Séville, Luis FABIANO, ayant été fixé à 18 millions d’euros quand Marseille ne veut en débourser que 12 millions, est en conséquence hors de portée.
Or, avec le départ de Ben ARFA, ce n’est plus d’un attaquant que DESCHAMPS a besoin, mais de deux. Trois joueurs évoluant en France ont été ciblés depuis le refus du FC Séville. Il s’agit du Lorientais Kevin GAMEIRO, du Toulousain André Pierre GIGNAC et du Niçois Loïc REMY. Quant au milieu gauche excentré, DESCHAMPS pourrait faire confiance à un joueur de l’effectif, le supposé partant pour le club anglais de West Ham, Benoît CHEYROU.
Reste maintenant à trouver le milieu, sentinelle devant la défense, de haut niveau réclamé par le coach olympien. La piste qui menait au Bordelais Alou DIARRA, si elle ne s’est pas éteinte, exige de disposer de liquidités. Bordeaux réclame en effet, le règlement de la somme de 7,7 millions d’euros en une seule et unique traite. En tous les cas, le président marseillais, Jean Claude DASSIER, pense qu’avec Edouard CISSE et Charles KABORE, Marseille n’est pas en manque dans ce secteur de jeu.
Pour Marseille, le dernier problème concerne le nombre de joueurs majeurs présentement absents. Le Brésilien, déménageur des surfaces Lemos BRANDAO, suspendu ; la charnière centrale Stéphane MBIA - Souleymane DIAWARA sur le flanc pour blessures ; les mondialistes insuffisamment prêts, cela fait beaucoup pour une formation qui doit, par ailleurs, digérer le lourd travail foncier sensé amener l’ensemble à son maximum d’ici fin septembre.
Tous les feux sont au rouge sur la canebière. Il urge de vite retrouver les valeurs qui ont fait de Marseille une équipe irrésistible lors des six derniers mois de la saison 2009-2010.o

Idriss SEMDE

Sportissimo

Printemps du sport français
Après les athlètes qui ont brillé sur les pistes des championnats d'Europe de Barcelone en juillet dernier (18 médailles dont 8 or), c'est au tour des nageurs de dominer l'Europe lors des championnats d'Europe de natation, qui ont pris fin dimanche dernier à Budapest. Les tricolores ont pour la première fois de l'histoire terminé en tête du bilan des médailles devant les Russes, les Anglais, les Hongrois et le suédois. Avec 21 reloques dont 8 or, 7 argent et 6 bronze, les tricolores ont écrasé la concurrence. Secteur chasse gardée des Américains et des Australiens, on attend de voir les Français devant ces deux ogres lors des championnats du monde de 2011.

Le double MURRAY
L'Ecossais Andy MURRAY a conservé son titre dans le masters 1000 de Toronto. Dimanche dans la capitale de l'Ontario, le numéro 4 mondial a battu en finale l'ex-numéro 1, le Suisse Roger FEDERER en deux manches 7-5, 7-5. Andy MURAY qui dès ses débuts sur le circuit professionnel est présenté comme un futur numéro un mondial tardait à franchir le pallier séparant les cadors des bons joueurs. En ayant battu successivement les deux cracks de la discipline, en demi puis en finale, MURRAY a déclaré se sentir plus libéré. Il faut le croire puisque démarre fin août prochain à New York l'US Open, dernier tournoi du grand chelem de la saison. Or, seul manque au palmarès du Britannique un tournoi majeur lui qui a déjà disputé deux finales du grand chelem, toutes perdues en 2008 à l'US Open et en 2010 à Melbourne face chaque fois à Roger FEDERER. A 22 ans, il semble maintenant mûr pour entrer dans le cercle des champions de la petite balle jaune.

 

La grosse cote
Lui en tout cas, fait désormais partie des vainqueurs d'un tournoi comptant pour le grand chelem. Mais c'est dans une autre discipline qui est le golf, discipline dans laquelle, il y a Tiger WOODS et les autres. Mais depuis ces problèmes extra conjugaux révélés en novembre 2009, le Tigre n'est plus lui-même. Alors tous les professionnels du circuit se sont mis à croire que désormais, le rêve leur est aussi permis, celui d'accrocher un majeur à leur palmarès. C'est ce qui est arrivé cette année 2010 avec trois parfaits inconnus qui ont réussi à rejoindre le panthéon des joueurs émérites.
Ce fut d'abord pour l'US Open enlevé par l'Ecossais Graeme Mc DOWELL, puis l'Open de Grande Bretagne, œuvre du Sud africain, Louis OSTHNIZEN. Et pour finir, le dernier grand chelem de l'année tombe dans le "bunker" de l'Allemand Martin KAYMER, vainqueur en play off de l'Américain Bubba WATSON. Seul le numéro deux mondial, l'Américain Phil MICKELSON a réussi à s'adjuger le premier grand chelem de la saison, le masters d'Augusta, arbitré en mars dernier. Tiger WOODS, le numéro un mondial a terminé au 28e rang avec une carte de 286 soit deux coups sous le pas.
Cette performance lui permet de sauver in extremis sa place de numéro un mondial, son compatriote MICKELSON ayant fini 12e avec 282 coups soit 6 sous le par.

Préparation inquiétante
L'équipe de France de basket ball en préparation du Mondial 2010 qui aura lieu en Turquie du 28 août au 12 septembre prochain a très mal entamé cette mise en condition. Lors de la tournée qu'elle vient d'effectuer en Amérique, elle a joué trois matchs amicaux pour autant de défaites. Défaites à deux reprises par le Canada, 69-58 puis 85-63, les joueurs de Vincent COLLET étaient dimanche à Madison Square de New-York pour se mesurer à la team US. Malgré une bonne résistance en première période, qu'elle a perdu par 39 à 30, la formation tricolore a cédé au final pour 86 à 55, soit 31 points de retard. Les Bleus ont surtout péché en attaque avec 22 paniers primés sur 63, dont 6 réussis sur 18 à trois points. Il leur reste une dizaine de jours pour corriger leurs lacunes et espérer atteindre les huitièmes de finale de Mondial, objectif défini au regard du nombre de joueurs importants absents du groupe en partance pour la Turquie : Tony PARKER, Mickaël PIETOUS, Joakim NOAH, Ronny TURIAF et Rodrigue BEAUBOIS.o

 

 

 

 

 

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