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La Une du n°671
La Une du n° 671

Retro-Rétro – Gouvernance:N°671du 25 au 31 août 2010

Investiture de Blaise COMPAORE
Des forces fédérées pour une victoire éclatante

Plus rien ne pourra empêcher la victoire du candidat Blaise COMPAORE à l’élection présidentielle de novembre 2010. Les jeunes l’ont choisi. Les femmes l’ont élu, les anciens l’ont béni. Les partis politiques et les associations eux, l’ont investi. C’était le 21 août 2010 au palais des Sports sis à Ouaga 2000, alors qu’une pluie bienfaisante venait d’arroser la terre libre du Burkina Faso.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), l’Alliance des partis et formations politiques de la mouvance présidentielle (AMP), trois formations politiques et la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise COMPAORE (FEDAP/BC) ont officiellement investi Blaise COMPAORE comme leur candidat pour la présidentielle du 21 novembre 2010.
Le palais des Sports de Ouaga 2000 a refusé du monde en ce soir du 21 août. Le cœur du Burkina était aux portes du palais. Et pour cause, tout le gotha politique, économique, et social (chefs coutumiers et religieux) y était présent. La cérémonie elle, était réglée à la minute près. Le nom du candidat scandé avec ferveur.
Des soutiens à la hauteur de l’homme
Que retenir des interventions qui ont ponctué cet événement ? Les jeunes, les femmes, les anciens, et enfin les responsables des partis politiques et des associations ont, par la voix de leurs représentants, marqué leurs soutiens au candidat Blaise COMPAORE. Pour les jeunes, fer de lance du développement du Burkina, le «Blaiso», a leur “soutien indéfectible et irréversible” Ils marquent leur disponibilité constante et permanente à l’homme qui, à leurs yeux dans les faits et les actions, est à même d’assurer leur présent et de garantir leur avenir. Il est le seul à pouvoir «barrer la route aux tâtonnements et aux balbutiements de certains vendeurs d’illusions qui prennent leurs rêves pour des réalités, et des réalités pour des rêves». Avant de marteler : «Blaise COMPAORE, notre président, gardez toujours votre calme et votre sérénité légendaires qui sont sources d’inspiration pour nous et laissez-nous faire».

Même ton, même ferveur et même poigne chez les femmes incarnées par Fatou DIENDERE. Pour celles qui représentent la majorité de la population burkinabè, dans le programme quinquennal finissant de Blaise COMPAORE, les femmes ont été mises sur orbite pour impulser le développement du Burkina Faso. «Les réalisations en faveur de la femme de 2005 à ce jour sont immenses et leurs impacts sur leurs conditions de vie évidents… » Dira Fatou DIENDERE ci-devant SG des femmes du CDP. De par sa voix, avec Blaise, diront les femmes, « il y a de l’avenir pour nos enfants... C’est pour toutes ces raisons que nous sommes irréductiblement déterminées à continuer à avancer avec vous pour sauvegarder la paix sociale. En clair, les femmes vous renouvèlent leur confiance pour présider aux destinées du Burkina Faso pour les cinq (5) années à venir». Puis elle fait une pause et d’une voix assurée et rassurante elle proclame : «Blaise, vous êtes notre candidat pour l’élection présidentielle du 21 novembre 2010, et les femmes me chargent de vous dire ceci : vous serez président».
Prenant la parole au nom des anciens, Bassirou DICKO apportera non seulement le soutien au candidat, mais aussi et surtout, la bénédiction des sages. «Que Dieu et les mânes des ancêtres vous guident et vous donnent la force de conduire notre pays …»
Puis ce fut au tour des politiques d’intervenir. Salvador YAMEOGO, au nom de l’AMP, laissera entendre que ce regroupement de partis au cours de sa conférence nationale extraordinaire a fait la radioscopie du quinquennat qui s’achève. «Le bilan est largement positif, les acquis engrangés sont précieux et méritent d’être sauvegardés et consolidés. L’AMP entend se mobiliser à vos côtés avec les autres partis et formations politiques et les structures du mouvement associatif soutenant votre action, pour une victoire éclatante au soir du 21 novembre.»
Pour Gaston SOUBEIGA, président national de la FEDAP/BC, il n’est point besoin de revenir «sur le bilan de votre action ». Par contre, la FEDAP/BC espère que tous les efforts déployés par le gouvernement permettront à «chaque Burkinabè inscrit sur la liste de la CENI avec son acte de naissance de pouvoir disposer de ce précieux document qu’est la CNIB afin de pouvoir exercer pleinement son droit de vote». Puis Gaston SOUBEIGA de supplier leur candidat : «S’il vous plaît, monsieur le président, dites “Oui” à l’appel du peuple et de l’histoire. Et pour le reste, ne vous souciez-pas. On s’en occupe».
Le parti de l’Eléphant de Me Gilbert N. OUEDRAOGO, prenant référence au Congrès extraordinaire de l’ADF/RDA (tenu à Ouahigouya du 14 et 18 août 2010) qui avait déjà tranché pour Blaise COMPAORE dira : « Cette décision est l’expression d’une grande maturité politique... Votre stature de rassembleur a fini de convaincre les militants de l’Eléphant ».
Dans un tonnerre d’applaudissements, Roch Marc Christian KABORE prend la parole. D’abord, il rappelle aux uns et aux autres le congrès du CDP tenu les 6 et 7 août 2010 et des conclusions qui en sont sorties.
Puis le président du CDP de laisser entendre : «Il y a 5 ans, le peuple burkinabè avait élu Blaise à 80,35%. Et bien que ce quinquennat ait été marqué entre autres par la “vie chère”, les actions dans les différents domaines ont été à la hauteur des attentes des Burkinabè. Politiquement, le renforcement de l’ordre républicain est une réalité, avec la tenue régulière d’élections. Au plan économique, le Burkina a fait des bonds en avant. En vous renouvelant sa confiance, le CDP, a fait le choix de la lucidité, de la responsabilité et de la foi inébranlable en l’avenir.»
Et le candidat Blaise répondit

C’est dans une forte acclamation que le candidat Blaise COMPAORE est monté sur la tribune pour répondre à l’appel de ses concitoyens. «J’ai suivi avec beaucoup de satisfaction et de fierté, vos nombreuses manifestations, les mobilisations citoyennes au niveau des villes et des campagnes. J’ai été extrêmement sensible à tous ces appels incessants…» Avant d’ajouter : «Le service de la nation est un devoir auquel nul ne doit se dérober quand il est sollicité». Une conviction qui l’amènera à entendre la voix de son peuple et à dire solennellement : « Oui, j’accepte de solliciter le suffrage du peuple burkinabè pour écrire avec lui, de nouvelles pages de notre histoire et poursuivre l’édification de notre nation pour laquelle nous consentions des sacrifices énormes et multiformes ».
Puis le candidat d’égrener ce que sera ses actions avec les Burkinabè pour les cinq ans à venir. Sans entrer dans les détails, il a décliné 5 chantiers sur lesquels il veut renforcer l’édification du Burkina Faso émergent ; il s’agit notamment de l’accélération de la croissance et le partage des fruits par la création et l’organisation de pôles de croissance et de compétitivité ; l’investissement massif dans les ressources humaines et le développement social ; l’aménagement du territoire avec une urbanisation maîtrisée dont Ouaga 2000 est le premier pas ; l’impulsion d’une nouvelle dynamique pour l’élargissement des secteurs de la culture ; l’insertion de notre pays dans le temps mondial par l’instauration d’une diplomatie qui œuvre pour l’intégration africaine, la recherche de la paix et la résolution des conflits..o.o.

Frédéric ILBOUDO

 

Blaise COMPAORE

Le candidat du peuple

En répondant favorablement aux différents appels pressants des formations et partis politiques ainsi que des associations des différentes couches socioprofessionnelles pour qu’il se porte candidat à la présidentielle du 21 novembre 2010, Blaise COMPAORE se positionne comme le candidat du peuple. Tout naturellement, au regard des forces en présence qui lui ont sollicité cette candidature.o

C’est dans une ambiance indescriptible que plus de 4000 délégués des formations et partis politiques ainsi que de nombreux mouvements associatifs ont assisté, le samedi 21 août 2010 au Palais des sports de Ouaga 2000, à l’investiture du président sortant, Blaise COMPAORE, qui a accepté, comme ils l’ont souhaité, se porter candidat à la présidentielle du 21 novembre 2010. Derrière les appels exigeant cette candidature, il faut voir l’aspiration de la majorité du peuple à travers les structures faîtières et politiques qui s'en sont fait l'écho. Ainsi, la réponse favorable de Blaise COMPAORE le présente comme un candidat investi par les forces vives du pays.

 

Cette unanimité autour de la candidature de l'homme tire ses fondements dans les actions qu'il a menées et qui ont été menées sous son leadership. Faisons fi du bilan du quinquennat finissant qui s’affiche plutôt satisfaisant pour nous contenter d’abord des circonstances qui ont abouti à cette investiture qu’attendaient les Burkinabè. Il est une réalité que ce sont les mouvements associatifs et les formations politiques qui ont pris le devant pour solliciter cette candidature. En effet, depuis plus d’un an, les appels venant des campagnes et des villes du Burkina ont été sans relâche. Le 18 avril 2009 à Bobo-Dioulasso, la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise COMPAORE (FEDAP-BC) avait déjà annoncé les couleurs en exigeant que le président COMPAORE, au regard de l’œuvre accomplie, rempile pour un nouveau quinquennat.

La FEDAP-BC, comme son nom l’indique, est un regroupement de plusieurs associations et mouvements socioprofessionnels et il est une évidence qu’elle est le porte-étendard de nombreux Burkinabè. Au plan politique, les acteurs, qu'ils soient "supporters" ou "adversaires" de Blaise COMPAORE ne peuvent que lui en être gré pour son œuvre qui fait du Burkina un pays qui compte dans le concert des nations. C'est donc en toute logique que cette candidature sera portée par les partis politiques soutenant son action. Il faut dire que les choses sont si bien faites et dans les règles de l'art que le candidat Blaise COMPAORE n'aura pas à se fouler la rate pour se faire accepter dans sa famille politique et par ses amis et sympathisants. Il n'en sera certainement pas de même pour d'autres candidats à la présidentielle du 21 novembre qui après s’être eux-mêmes investis dans une ambiance de ‘’clandestinité’’ devront maintenant affronter la dure bataille du jeu d’alliances avec d’autres partis politiques de leur obédience afin d’évider un bide électoral. Comme on dit, il y a les uns et il y a les autres. Blaise COMPAORE est en pôle-position car pour un candidat qui est soutenu par les plus grandes forces politiques du pays (CDP, l’ADF/RDA, l’AMP) comptant 99 députés sur les 111 siégeant à l'Assemblée nationale, peut-il y avoir acceptation plus populaire ?

Une notoriété incontestée
Comme l’a si bien souligné le président de la FEDAP-BC, Gaston SOUBEIGA, dans sa déclaration à la cérémonie d’investiture de Blaise COMPAORE : "le Burkinabè sait dire merci à celui qui le mérite". En effet, de nos jours, il est un truisme de dire que le président COMPAORE jouit d’une notoriété incontestable auprès de ses compatriotes. Une notoriété acquise au fil des ans de par sa méthode de bonne gouvernance interne et externe. Lorsqu’à l’orée de la présidentielle du 13 novembre 2005, le CGD a tenté de mesurer la cote de popularité des hommes politiques à travers un sondage d’opinion basé sur la confiance accordée aux personnalités politiques et leur capacité à diriger le pays, Blaise COMPAORE s’est illustré avec plus de 80% de confiance des Burkinabè. Certes, cinq ans sont déjà passés mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’y a aucun doute qu’un nouveau sondage créditerait le président du Faso du même taux de confiance de ses concitoyens voire même plus au regard du bilan du quinquennat qui s’achève. Les efforts déployés par l’Etat burkinabè en 2008 pour contrer la crise économique ou la conjoncture socioéconomique en 2008 avec son corollaire de vie chère et les multiples sollicitations du président COMPAORE pour la médiation dans les crises politiques dans certains pays de la sous-région ont davantage renforcé sa stature d’homme d’Etat. Et pour un homme d’expérience pour gérer le destin d’un pays, la majorité des Burkinabè ne pouvaient trouver meilleur profil que celui de Blaise COMPAORE.

Drissa TRAORE

 

Ils ont dit

Assimi KOUANDA, Directeur national de campagne
«Il s’agit pour moi de mobiliser l’ensemble des catégories sociales mais également de mobiliser ceux qui n’ont pas encore fait le choix pour qu’ils nous rejoignent. Mais nous allons aussi mettre en place des stratégies pour inviter ceux là même qui sont encore dans l’opposition à venir nous rejoindre pour que ensemble nous puissions avoir, au soir du 21 novembre, une élection claire, transparente et une victoire massive pour notre candidat. Nous disons que tous les citoyens burkinabè, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition bénéficient de la paix, bénéficient de la stabilité, bénéficient des progrès qui ont été réalisés par le Burkina Faso sous la conduite du président Blaise COMPAORE. Donc nous les invitons à se joindre à nous pour qu’ensemble nous continuons d’assurer à ce pays, la stabilité, le progrès tout en appuyant Blaise COMPAORE.
Nous comptons également mettre sur pied des structures de campagne au niveau régional, provincial, au niveau des communes, des secteurs, des villages. Et ces structures seront unitaires où vous retrouverez des éléments du CDP, de l’ADF/RDA, de l’AMP, de toutes les associations et des citoyens ordinaires qui bénéficient de la paix et de la liberté au Burkina Faso.
Donc nous pensons qu’avec l’ensemble des citoyens engagés et déterminés, et avec une campagne de proximité nous allons mettre tout en œuvre pour que les électeurs puissent avoir les documents d’identité afin que chaque citoyen puisse s’acquitter de son devoir vis-à-vis de la nation le 21 novembre prochain. De façon globale, nous pensons que la victoire sera limpide, massive, claire et sans ambages le 21 novembre 2010 au profit de Blaise COMPAORE.
C’est dire donc que la synergie d’action sera créée à tous les échelons parce que toutes les structures vont intégrer les plans de bataille».

Me Gilbert Noël OUEDRAOGO, président de l’ADF/RDA
«Avec le Oui du président COMPAORE, notre tâche est maintenant d’aller au charbon afin de lui assurer une victoire éclatante au soir du 21 novembre. Son discours édifie fort bien le travail qu’il a abattu durant le mandat qui s’achève et nous réconforte beaucoup. D’autant plus que toutes les forces engagées avec lui ont été largement prises en compte dans ces réalisations. Et pour avoir montré un sens aigu du rassemblement, il peut s’assurer de notre soutien. Etant donné qu’il a répondu largement à nos attentes, nous allons à présent, œuvrer en étroite collaboration avec la direction de campagne en vue d’arrêter un programme définitif avec tous ceux qui le soutiennent».

 

 

Fatou DIENDERE, représentante des femmes
«Aussi bien la mobilisation que le contenu des différentes allocutions montrent que la campagne pour nous est déjà ouverte. Et cela est à mettre à l’actif du «Oui» du président Blaise COMPAORE à qui nous disons merci pour sa réponse favorable à notre appel. C’est cela qui nous conforte et nous détermine à déployer ici et maintenant les actions pour lui assurer sa prochaine victoire. Victoire que nous voulons sans ambages. Pour cela donc, il nous reste à faire en sorte que les fils et filles du Burkina en âge de voter entrent en possession de leur carte nationale d’identité burkinabè. Unique voie pour nous guider vers une victoire éclatante du soir au 21 décembre 2010».

 

 

Larlé Naaba Tigré
Je suis comblé car les attentes de la majorité du peuple et la mienne ont été assouvies à notre vœu.
Ce qui est encourageant à mon sens, c'est comme vous l'avez entendu vous-mêmes, les initiatives collectives seront soutenues. Le soutien de la notabilité tient au fait que le développement du pays prend en compte nos valeurs culturelles et identitaires dont nous sommes dépositaires. Nous nous sentons pris en compte parce que l'âme de notre développement prend encrage dans notre culture. Et nous souhaitons qu'il continue sur cette lancée.
Autre chose, notre économie est fondée sur l'agriculture. Il faudrait donc un renforcement des capacités financières dans ce domaine pour aller vers la transformation.
Quant à la problématique de l'emploi de la jeunesse, il me sied de dire que nous n'avons pas la panacée de la réussite de la mobilisation de la jeunesse pour l'emploi. Mais je pense que jeter un regard dans l'agroforesterie permettra aussi de contribuer à juguler en partie ce problème.

Ollo Anicet POODA, Directeur du siège du CDP
En tant que chef organisateur, je dois dire et vous le voyez vous-même, que la mobilisation est impeccable.
Quant aux grandes lignes du programme dont le président vient de faire une ébauche, c'est véritablement de mettre le Burkina sur la voie de l'émergence.o

 

 

 

Les à-côtés de la cérémonie

"L'occasion fait le larron", a-t-on coutume de dire. Ainsi, la cérémonie d'investiture de Blaise COMPAORE par le giga parti, le CDP,aura permis à certains de se faire des opportunités d'affaires ; mais aussi à d'autres de s'illustrer à leur manière et de façon insolite.

"Cent francs CFA". C'est seulement à ce prix que l'on pouvait parquer son engin à deux roues. Et les raisons ? Inoussa KIEMDE ne se fera pas prier pour nous les donner : "Voyez-vous, cette cérémonie est une comme celle des grands jours. C'est la raison pour laquelle nous fixons les tarifs des grands jours". En tout cas, cette dame, Marie Chantal YERBANGA en a eu pour son bouillon. "Ca fait cent francs et on paie avant d'entrer", lui lance Inoussa K. "Quoi", s'étonne-t-elle avant de rétorquer : "Vous…" Elle ne termine même pas sa phrase, Inoussa revient à la charge : "C'est comme ça partout. Si vous voulez, continuez devant voir". Les yeux écarquillés, les joues enfoncées, elle reste coi un instant tant l'étonnement et l'impuissance d'honorer une telle facture qui se lisaient sur son visage lui avaient cloué la bouche. Lorsque par les bonnes grâces de quelque homme de presse elle se tira d'affaire, elle revient à elle-même : "Ah, ouf, où allais-je trouver le reste de cette somme ? Merci beaucoup monsieur, sinon je n'allais jamais pouvoir assister à cette cérémonie. Que Dieu vous le rende au centuple".

Les marchands de gadgets, eux aussi étaient là. Tee-shorts, casquettes, drapeaux… jusqu'au bazin à l'effigie du candidat qui sera investi deux heures plus tard. Dans une ambiance commerçante, chacun entend faire de bonnes affaires.

Ah, les femmes, on comprend pourquoi elles ont leur département ministériel à elles seules ! Entreprenantes, elles sont omniprésentes sur ce champ. Alimata OUEDRAOGO, elle, se promène avec toutes les gammes de produits à l'éffigie de son "président préféré". Tout en scandant son nom, elle accoste ou accueille les militants ou invités de la cérémonie avec ses marchandises qu'elle leur tend.
Pendant ce temps, ni les danseurs de la foule, ni les sons cadencés des tam-tams, des djembé et autres instruments de musique, ni l'allure impériale de chevaux alignés à l'entrée officielle n'ont perturbé la foi de certains croyants, des fidèles musulmans priant ça et là au côté Est d'un Palais des sports déjà plein comme un œuf. Il était 15h 30. Quant à la "mascotte" du parti majoritaire, talkie walkie et autres appareils de sonde en poche et en main, il passe et repasse devant les militants assis sur les gradins et sièges du stade comme pour assurer la sécurité des officiels déjà présents. Et toute la salle vibre aux cris d'un Ambroise TAPSOBA qui finit par perdre la voix à force de scander son "Blaiso" auquel répondraient "Victoire en chœur les membres du GAM (Groupement d'animation et de mobilisation) "o

Par Aristide OUEDRAOGO (stagiaire)

 

 

 

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