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La Une du n°672
La Une du n° 672

ACTUALITE:N°672du 1er au 07 septembre 2010

Burkinabè du Congo
Intègres dans le travail, exemples pour les autres

Plus de 1000 Burkinabè sont installés dans le pays de Dénis Sassou N’GUESSO. A majorité jeunes, ils ont choisi ce pays comme eldorado dans l’espoir de faire fortune pour contribuer au développement de la mère patrie. A l’occasion du cinquantenaire de leur terre d'accueil, le Congo célébré le 15 août 2010. Le président Blaise COMPAORE présent aux festivités, a pu échanger avec eux sur les opportunités d'affaires qu’offrent le pays frère ; mais ils ont aussi parlé de leurs préoccupations.

Le Congo, à l’instar des autres pays de l’Afrique centrale est riche. Riche de son sous-sol, riche de ses forêts. C’est un pays béni des dieux, diront certains. Mieux, le Congo est un pays en pleine reconstruction. Un pays en chantier à l'instar de presque tous les pays d’Afrique mais à un degré plus prononcé et plus avantageux parce qu’il y a l’argent, l’or noir coule à flos. C’est suffisant pour que le pays de Denis Sassou N’GUESSO accueille des Africains venus de toutes parts pour se faire de l’argent.
Selon le consulat du Burkina au Congo, environ 1000 Burkinabè vivent dans ce pays. Pour la plupart, ils sont dans de divers domaines : commerce, agricole, bâtiment, etc. Les femmes s’illustrent beaucoup plus dans la restauration, et le petit commerce. A majorité jeunes, les Burkinabè du Congo se battent tant bien que mal pour assurer leur subsistance. Sur le plan de la cohabitation, ce sont des gens très bien estimés par les Congolais. « Moi je travaille avec des Burkinabè au Congo et je trouve qu’ils se battent bien. Ils sont discrets, travailleurs et surtout honnêtes. Ils font un grand boulot dans l’agriculture, dans le bâtiment et ils sont vraiment intègres.» Témoigne un agent du service du protocole d’Etat du Congo.

Il faut le dire, les Burkinabè ne sont pas que dans les petits boulots du commerce, de la restauration, etc. Il y a aussi qui sont de grands hommes d’affaires ou de hauts fonctionnaires dans l’Administration internationale dans ce pays. Parlant des hommes d’affaires burkinabè qui ont réussi au Congo il y a le Consul Souley OUEDRAOGO dont la société SOGECAR fait plus d’un milliard de chiffres d’affaire annuel. Dans la Fonction publique internationale, Ousmane KOUYATE dirige le bureau sous-régional de l’Afrique centrale de la Ligue Islamique mondiale. M. Oumar ZONGO lui est le directeur général de l’Ecole supérieure panafricaine des cadres du chemin de fer au Congo. Ecole qu’il dirige avec fierté et abnégation. A eux, il faut ajouter la gestion de la direction commerciale et marketing d’un opérateur de téléphonie mobile qui est assuré par un Burkinabè. Brazzaville, la capitale du Congo est un chantier à ciel ouvert notamment dans le domaine du bâtiment. C’est sur son chantier que nous avons rencontré le jeune architecte burkinabè Ibrahim SAWADOGO qui dirige les travaux d’un hôtel 5 étoiles de la chaîne des hôtels Laïco.

Pour le secrétaire général de l’ABURCO (Association des Burkinabè du Congo) et secrétaire général du Consul M. Issa BANHORO, les Burkinabè s’en sortent bien et sont respectés au Congo. «Ce que nous souhaitons et qui est urgent, c’est comment le gouvernement peut nous aider à épargner nos économies directement au pays à travers l’ouverture d’une succursale d’une banque burkinabè au Congo.» Demande avec insistance le spécialiste des télécommunications reconverti dans le commerce au Congo M. BANHORO.

Pour avoir totalisé plus d’une quinzaine d’années dans ce pays, M. BANHORO pense qu’en plus des chantiers de l’agriculture que les Burkinabè peuvent venir explorer et exploiter, les Burkinabè qui souhaiteraient investir au Congo pourraient viser le secteur du transport qui est embryonnaire et qui est juteux. Si donc l’Etat burkinabè arrive à conclure la convention de libre circulation des biens et des personnes comme l’ont fait la Côte d’Ivoire et le Bénin avec le Congo pour leurs ressortissants, c’est un eldorado qui permettra aux Burkinabè qui le souhaitent de prospecter et pourquoi ne pas prospérer. Mais en attendant cet accord, c’est avec fierté et courage que le millier de Burkinabè travaillent pour le développement du Congo et partant pour leur propre prospérité.o.

Frédéric ILBOUDO
Brazza Ouaga Brazza

 

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