[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
La une du n°677
La Une du n° 677

Dossier :N°677 du 06 au 12 Octobre 2010

Rentrée scolaire 2010-2011
Entre derniers réglages et début des cours

Pour cette rentrée scolaire 2010-2011, c’est la ville de Bobo-Dioulasso que les autorités en charge du notre système éducatif ont choisie pour donner le top de départ, le vendredi 01 octobre 2010. A Ouagadougou, nous avons ce jour 01 octobre 2010 promener notre micro dans certains établissements publics et privés aussi bien du primaire que du secondaire. Au constat, ce premier jour de rentrée a été mis à profit par les chefs d’établissement rencontrés pour faire les derniers réglages même si les cours avaient effectivement débuté par endroits.

Les vacances sont finies. Voici venue la rentrée des classes qui doit se conjuguer avec acharnement et assiduité au travail surtout pour les élèves. En effet, les nombreux parents d’élèves que compte notre pays se sont saignés pour inscrire leur (s) enfant (s) dans des établissements de la place et ont dû faire face à d’autres frais tels ceux des fournitures scolaires, de la tenue, du moyen de déplacement, etc. La balle est maintenant dans le camp des élèves surtout qui doivent par leur ardeur au travail prouver que les parents n’ont pas eu tort en investissant sur eux dans un contexte de rareté des ressources financières.

Ambiance au lycée Philippe Zinda KABORE
Ce matin du 1e octobre 2010, le plus grand lycée de la place, qui a déjà pour cette rentrée enregistré 5 500 élèves pour 80 classes, était animé. Rien à voir avec la période des vacances synonyme d’absence d’élèves et du corps enseignant.
On voyait certains élèves deviser par groupe de deux, trois, voire quatre et plus dans la cour du lycée ou agglutiner au niveau des différents kiosques. Au cœur des échanges, les occupations, sans doute, des uns et des autres pendant la période des vacances. Si ce premier jour de rentrée a été mis à profit essentiellement pour faire l’appel des élèves et orienter le millier de nouveaux inscrits, nous avons pu constater que d’autres élèves étaient en train de prendre leur premier cours. C’était le cas en 6e III où un cours de sciences de la vie et de la terre était dispensé par Issaka CONVOLVO entre 9h et 10H. Jessica KAFANDO, elle a réussi à son BEPC et son entrée en seconde. Orientée au lycée Philippe Zinda KABORE, elle a quitté son lycée d’origine le mixte Montaigne. Après son premier cours d’allemand qu’elle venait de prendre en 2nde A1 de 7h à 9h celle-ci était à la recherche du censeur. Objectif, demander à quitter la 2nde A1 pour la 2nde C parce qu’elle dit vouloir après son baccalauréat faire la filière Banque.
Jocelyn Rachid CONGO est lui entré en contact avec l’administration pour également demander un changement de classe. Inscrit en 2nde C7 il a réussi à être transféré en 2nde C6. Raison invoquée, il ne veut pas être dans la classe où son père, Moumouni CONGO dispense des cours de français. Anne Marie ZERBO était-elle, ce jour 1er octobre 2010 au Zinda pour chercher une place comme elle nous l’a fait savoir. Pourquoi maintenant ? Lui avons-nous demandé. Elle a reçu au concours de l’enseignement et s’apprêtait à y aller. Mais ses parents ont décidé qu’elle poursuive son cursus scolaire et la voilà en train de chercher de la place.

Nous la croiserons plus tard au lycée Marien NGouabi pour le même motif. Nous avons pu rencontrer le proviseur du Zinda, Boureima TRAORE qui était, vous-vous en doutez, très occupé. Les inscriptions se poursuivent, nous a-t-il dit, parce qu’il y a toujours des retardataires pour telle ou telle autre raison. Mais la priorité est accordée aux enfants qui ont vu leurs parents affectés. Un dossier de transfert est alors constitué par la direction régionale d’origine de l’élève et acheminé à la direction régionale du Centre dont relève le Zinda.
Une fois le OK donné, le lycée Philippe Zinda KABORE procède au recrutement de l’élève concerné. Des places sont toujours prévues pour ce genre de cas, nous a-t-il fait savoir. Pour lui tout est fin prêt pour cette rentrée. Nassire ILBOUDO élève en 2nde C6 et Yacouba KOURAOGO étaient eux alignés pour le premier s’acquitter de ses frais de scolarité qui s’élèvent à 11 000 FCFA. Il était occupé pendant les vacances à vendre des biscuits pour venir en aide à ses parents dans sa prise en charge. L’autre Yacouba KOURAOGO est venu aussi verser la scolarité 11 000 FCFA de son enfant qui doit faire la 6e. Au lycée Zinda KABORE, le port de tenue scolaire est obligatoire et la mesure entrera en vigueur à partir du 07/10/2010 pour les anciens élèves et le 11/10/2010 pour les nouveaux.
Après ces dates, un communiqué affiché dit qu’aucun élève ne sera accepté en classe sans sa tenue de couleur grise kaki frappée des insignes du lycée.
Le choix est donné aux élèves d’acquérir le complet cousu sur place à 5 000 FCFA ou d’acheter le tissu à 3 000 FCFA et le logo du lycée à 300 FCFA pour faire coudre ailleurs. Germaine ZIO, une élève que nous avons trouvée sur place a choisi la première solution et faisait prendre ses mesures par le tailleur Ousseni DERRA. Ce dernier a dit coudre 2 à 3 tenues par jours à 1750 FCFA le complet auquel il faut ajouter le prix du tissu et du logo, le tout remontant à 5 000 FCFA.
Au niveau du parking, les vélos et les mobylettes étaient innombrables. A ce niveau et tout comme au Marien NGouabi, seuls les visiteurs paient la somme de 50 FCFA. Les élèves garent leurs engins gratuitement en tout cas pour eux car ce sont les parents d’élèves à travers leur association qui trinquent pour ce faire.

D’un lycée à un autre, situation presque identique
A notre arrivée au Marien aux alentours de 10h 30mn, des élèves étaient arrêtés devant l’entrée principale. A l’intérieur, des motos étaient garées au parking. Nous avons pu constater que des classes notamment les Tles avaient débuté les cours. C’est le cas de la Tle DIII où se déroulait un cours portant sur le premier chapitre du programme à savoir les nombres complexes avec pour professeur de mathématique Bayitolem BAYAMDE. Les élèves dans cet établissement ont été installés dans leurs classes respectives du 27 au 30 septembre dernier si bien que le 1er octobre dès 7h 00mn, il a été procédé à la montée des couleurs en présence des élèves et des enseignants. Ces derniers ont rejoint plus tard les classes, soit pour débuter leur programme d’enseignement ou pour une prise de contact avec leurs élèves. Le Marien NGouabi pour cette rentrée c’est un effectif total d’environ 3 200 élèves pour 45 classes et 108 enseignants dont des vacataires. Pour le proviseur Mathias T. KONCOBO, le vrai problème est d’abord celui des inscriptions. Il continue, nous a-t-il dit, de recevoir des demandes de parents alors que «les bâtiments ne sont pas extensibles à souhait». Il y a ensuite le problème des orientations de certains élèves qui veulent changer de classe et de série après l’obtention du BEPC. Les élèves Mohamed BENON et Eugénie HIEN tous deux de la Tle DIII qui prenaient leur premier cours de mathématique se sont dits confiants quant à leur réussite au Baccalauréat. Ils ont mis à profit leur vacance pour préparer leurs examens et pensent que tout ira bien même si Eugénie a avoué avoir une certaine appréhension et de l’inquiétude vis-à-vis de cet examen.

Le privé n’est pas en reste
Il faut débourser la somme de 75 000 FCFA pour être admis en classe de 6e au lycée privé St Christophe de la Patte d’Oie. De même, l’élève devra débourser 4 000 FCFA pour la tenue scolaire constituée d’un tissu-pagne frappé des marques du lycée et d’un tissu kaki.
La rentrée administrative a eu lieu depuis le 15 septembre dernier dans ce lycée de 10 classes avec un effectif d’environ 750 élèves. Les classes de 3e ont débuté les cours le 28 septembre dernier. Le 1er octobre date de la rentrée officielle a été mis à profit pour accueillir et installer les autres élèves surtout ceux des 6es qu’on appellent «les nouveaux» car s’inscrivant pour la première fois au sein de l’établissement. Dans l’entretien que nous a accordé le proviseur, Grégoire KOUNOUDJI, il est ressorti que tout était prêt pour cette rentrée scolaire 2010-2011. Cependant, il a fait cas de certains retardataires qui venaient toujours pour s’inscrire. Si la place leur était réservée, il s’agissait alors de régulariser la situation en encaissant les frais. Dans le cas contraire, leur situation était examinée afin de voir s’il y avait toujours la possibilité d’inscrire le retardataire en question. Un autre problème est celui des emplois de temps de certaines classes qui n’avaient pas été totalement «calés» pour des raisons, a-t-il dit, techniques. Là également tout rentrera dans l’ordre les tout prochains jours a-t-il tenu à nous rassurer. Abordant la question de la discipline, le proviseur y a vu un problème général aux établissements scolaires. C’est la démission de certains parents qui en est la cause nous a-t-il fait savoir. Pour ce qui est de son établissement, il dit avoir l’appui des parents à travers leur association et espère donc que les choses iront au mieux. La baisse du niveau des élèves est à relativiser, a-t-il avancé. Pour lui, les adultes que nous sommes nous nous comparons directement aux enfants. Il a alors pris l’exemple de sa fille qui a 5 ans et est en clase de CP2. Lui n’était pas encore à l’école au même âge. Peut-on donc faire une comparaison à ce niveau ? Lui ne connaissait pas ce que connaît aujourd’hui sa fille pour le même âge qu’il avait. Mais il a tout de même vu en la baisse du niveau des élèves une réalité. Et le proviseur de stigmatiser cette politique de non-redoublement au primaire. Les enfants passent parfois avec de faibles moyennes jusqu’au CM2. Là ils peuvent avoir le CEP par coup de chance et bonjour les dégâts en 6e. Voilà pourquoi l’accent est aussi mis au St Christophe sur ces nouveaux qui viennent du primaire. Ils font l’attention d’un suivi particulier de la part de l’administration et des enseignants. Tout est même fait afin que l’enseignant qui tient une classe de 6e puisse accompagner ses élèves et dans la mesure du possible jusqu’en 3e et certainement au-delà avec l’ouverture cette année d’une 2nd C.

Et le primaire dans tout ça ?
La pépinière est une école primaire privée sise à la Patte d’Oie (secteur15). A notre passage, le 1er octobre dernier, l’école enregistrait environ 300 inscrits. Si, sur le mur, on peut voir qu’il s’agit d’une école primaire, la réalité est que des bambins de 3 ans et plus y sont accueillis. Il y a aussi donc une petite et grande section (maternelle). Pour être élève de cette école, il faut débourser entre 70 000 et 80 000 FCFA au titre des frais de scolarité, 3 000 FCFA pour le goûter, 3 000 FCFA pour les garçons et 3 500 FCFA pour la tenue scolaire, lorsqu’on est fille. La possibilité de faire coudre la tenue ailleurs est offerte aux parents. Le directeur de l’école, Albert BONOU par ailleurs maître de la classe du CM2 s’affairait avec la fondatrice de l’école et une partie du personnel à faire les derniers réglages. Si les inscriptions se poursuivaient à notre arrivée, il s’agissait surtout de trouver une solution aux problèmes des retardataires dont les enfants de parents affectés. La classe du CM2, elle débutait ses premiers cours par des séances de révision et de mise à niveau. C’est avec une fierté non-dissimulée que la fondatrice nous a étalé les prouesses de son école : 100% de taux de réussite au CEP, entre 70 et 80% pour l’entrée en seconde avec au moins 10 de ses anciens élèves au PMK (Prytanée Militaire du Kadiogo) et bien d’autres dans des écoles de la sous-région au Mali, Niger, Sénégal, etc. Les bambins du préscolaire que nous avons vus s’amusaient à la balançoire, à la glissoire, etc. Pour eux les vacances n’avaient manifestement pas pris fin. On ne pouvait cependant pas manquer de tomber en admiration devant les «anciens bambins» de la grande section. En effet, et, pour leur âge, ils manient déjà le français avec une certaine aisance et font preuve d’un sens d’éveil élevé, preuve sans doute qu’ils ne perdent pas leur temps en ces lieux. Au constat, on peut dire que les choses se passaient sans grandes difficultés au niveau des écoles visitées. Entre derniers réglages pour les uns et début des cours pour les autres, les responsables des établissements visités voudraient réussir cette rentrée scolaire 2010-2011 dans les conditions les meilleures sinon les bonnes. Pour notre, part nous souhaitons à tous une très bonne rentrée mais surtout succès à la fin de l’année.o

- Angelin DABIRE

 

Que de préoccupations…

 

Jessica KAFANDO, élève
Je suis nouvelle au lycée Philipe Zinda KABORE. J’étais au lycée mixte MONTAIGNE où j’ai été admise au BEPC. Je suis en seconde A1. Comme j’ai eu le BEPC et l’entrée en seconde, on m’a orienté au lycée Zinda, sinon je n’ai pas choisi le Zinda. Ce matin de 7 heures à 9 heures, on a eu un cours d’Allemand. Je viens donc voir si le censeur pourrait m’aider pour que je parte en C. En ce qui concerne mon déplacement, je n’ai pas de problème.

 

Yacouba KOURAOGO, parent d’élève
Nous sommes venus pour payer les frais de scolarité pour la classe de sixième, qui sont de 11.000 FCFA. On a bien de charges mais on essaie de gérer celle-là par ce qu’elle est essentielle. On veut bien être prêt pour la rentrée mais on n’a pas souvent le choix. C’est pas tellement facile avec trois enfants. Surtout cette année, c’était particulièrement dur.

 

 

Nassiré ILBOUDO, élève en classe de seconde C6
Je suis venu pour m’inscrire parce qu’on a dit que si on ne payait pas la scolarité, on me retirerait la place pour quelqu’un d’autre. Je n’ai pas eu le temps de venir parce que pendant les vacances je travaillais. Je me promenais pour vendre des biscuits, pour pouvoir économiser afin d’aider à payer la scolarité. Avec ce que je gagne, mon père m’ajoute 5000 FCFA pour pouvoir payer les 11 mille FCFA pour la scolarité, les fournitures et manger à midi.

 

Eugénie HIEN, Terminale D3
On a commencé avec les Mathématiques. Il y’a un prof de Physique chimie qui est venu se présenter. On a donc juste l’emploi du temps des maths et PC.
En attendant la rentrée scolaire, j’ai révisé les cours de la première. Alors cette année, je compte m’exercer pour mettre toutes les chances de mon côté pour décrocher le Baccalauréat.

 

 

 

Mohamed BENON Terminale D
Pendant les vacances, dès que j’ai reçu mon bulletin, je me suis préparé pour la classe de terminale. J’ai vraiment peur mais je pense que je donnerai le meilleur de moi-même pour qu’il y ait le succès au bout.

 

 

 

 

Bayitolem MBAYAMDE, enseignant de terminale
On est en train de voir les nombres complexe. C’est le premier chapitre en classe de terminale D. On a introduit par les nombres vus depuis le primaire jusqu’en première pour pouvoir decouvrir ce qu’on appelle les nombres complexes. L’année passée, je tenais une classe de terminale et presque tous mes élèves ont eu le Bac, donc je suis content. Je voudrai donc dire aux parents d’élèves que l’examen se prépare dès le premier jour. Alors, je les conseille donc de surveiller les enfants pour que dès les premiers jours, ils se mettent au travail. Il ne faut jamais attendre au dernier moment pour se mettre à « carburer ».

Ives KOUDA, libraire
Cette année la rentrée ne nous a pas permis de faire des bénéfices. Comme vous le voyez, il n’y a pas d’affluence. Il est vrai que l’Etat prend en charge en partie les fournitures scolaires mais nous pensons que les parents d’élèves n’ont pas suffisamment de moyens pour supporter non seulement les frais scolaires mais aussi et surtout convenablement les frais de fournitures scolaires. Moi à mon niveau, je me suis orienté vers les fournitures de bureau. Sinon, je ne pourrai pas m’en sortir.

Amado NIKIEMA, libraire
Vraiment, ça ne va pas. Les fournitures scolaires marchent de moins en moins bien d’année en année. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas de clients. Je me dis que les parents attendent de régler les frais de scolarité avant de commencer à acheter les fournitures.

 

 

 

 

 

 

 

Rentrée scolaire
Le boom de la circulation

Comme à l’accoutumée, ce vendredi 1er octobre 2010 les élèves ont repris le chemin de l’école disant donc au revoir aux vacances. À pied, à vélo ou à moto, tous se démènent pour se rendre à l’école. Cependant cette rentrée scolaire entraîne un goulot d’étranglement à la circulation routière.

La circulation routière qui était un peu plus relaxe à cause des vacances s’est vue croître suite à la rentrée scolaire. En effet, engorgée en plus des usagers habituels (les travailleurs) il y a également les élèves qui, à pied, à vélo ou à moto doivent emprunter les routes afin d’aller à l’école. La croissance du flux routier est effective car chaque année il y a de nouveaux brevetés et certifiés dont les parents ne lésinent pas à octroyer à ces derniers des moyens de déplacement. Ainsi la majorité de ces brevetés sont munis de moto et les certifiés de vélos augmentant ainsi le nombre des usagers de la route.
En ce qui concerne l’Avenue Yatenga communement appelé «route de Baskuy», ce sont des embouteillages. «Mon enfant a eu le CEP et a été affecté au Lycée Zinda. Je lui ai donc payé un vélo pour qu’il s’y rende. Mais vu les dangers que représente la circulation, je me suis résolu à aller le déposer. Je pense que c’est mieux pour sa sécurité d’ici là qu’il se familiarise avec le code de la route» témoigne M. S. Issaka parent d’élève. «La circulation est devenue très dangereuse. Avec les embouteillages, certaines voitures ont tendance à se doubler. Or avec les vélocyclistes qui ont pratiquement doublé et les motocyclistes, on s’en sort très difficilement», dit S. Rakiatou usager de la route de Baskuy. «Avec le nouveau goudron de Tanghin, on peut dire que ça va. Sinon avant c’était compliqué car tout le monde devait passer par cette voie pour aller en ville», explique un riverain. Quant à la route de Pissy, avec les déviations occasionnées par les travaux de réhabilitation routière, la circulation est beaucoup plus alarmante. «Les routes sont trop petites par rapport aux usagers. Par conséquent, il y a beaucoup de dangers notamment les accidents de route. En plus on arrive à l’école couvert de poussière, c’est pas facile», témoigne O. Alex élève.
Certains parents, n’ayant pas suffisamment de moyens, abonnent leurs enfants au bus qui est moins cher et plus pratique. «Chaque année je prends le bus pour aller à l’école. Mais il faut se lever tôt pour avoir le premier bus car nous sommes nombreux et le bus ne peut pas prendre tout le monde à son passage. Le jour que je rate le bus je prends le taxi. Ce qui me revient cher», explique T. Abdoul Rahim élève. Pour ce faire, la Société de Transport en Commun (SOTRACO) s’est munie de nouveaux cars adaptés à ce fait pour satisfaire sa clientèle.
Ceux qui ont la chance être à côté de leur école s’en sortent bien. Ils n’ont pas besoin de moyens de déplacement et sont préservés des dangers de la route. «Je fréquente le Lycée «Les Elites» à Tampouy et j’habite en même temps ce quartier. Donc je pars à l’école à pied car c’est pas loin de chez moi. De fois quand ma mère ne sort pas elle me laisse son vélo pour que j’y aille.» Affirme O. Issouf élève de 6e. Ainsi, la circulation routière est très mouvementée pendant l’année scolaire et cela croît d’année en année. De ce fait, des infrastructures sont en construction en vue de désengorger ces voies.o.

Hafissatou Sana (Stagaire)

Elèves-fonctionnaires de l’ENAM
Mieux suivre sa carrière de fonctionnaire

Dans son interview du lundi 27 septembre 2010, le ministre Soungalo OUATTARA laissait apparaître son souhait de ne plus voir les élèves sortants de l’ENAM attendre des mois avant d’être affectés. Malheureusement aujourd’hui encore cette réalité vécue par les élèves-fonctionnaires perdure et c’est pour y trouver solution que le ministre a rencontré les intéressés dans les locaux du ministère de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat le jeudi 30 septembre 2010.

En présence des hommes de presse que le ministre a vivement remercié pour leur accompagnement, Soungalo OUATTARA n’a pas lésiné sur les mots pour faire comprendre aux participants l’importance de la rencontre. Interpellant ceux qui se plaignent d’être oubliés ou qui ressentent une quelconque colère, le ministre de leur rappeler que, pour être affecté il faut d’abord répondre à la question de la suite de sa carrière.
Plutôt que de se pencher sur les affectations, il faut donner du temps au ministère en charge de la question de se pencher sur les conditions de travail, les modalités de paiement des 1er salaires et les différentes périodes imparties pour pouvoir rejoindre les postes d’affectation. Pour lui, la question du numéro d’immatriculation reste importante et il faut s’atteler à ce que chaque élève puisse l’avoir.

Au cours de cette rencontre, l’échange a porté sur l’état d’avancement des dossiers d’engagement et d’intégration. Les élèves engagés ou intégrés sont mis à la disposition des ministères de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Parmi eux, il y a des agents administratifs, des administrateurs civils, des secrétaires administratifs et, de ce fait, il faut des gestionnaires avertis qui connaissent les rouages de la gestion des carrières. Ils seront alors déployés dans les départements ministériels, dans l’administration centrale et même dans les administrations déconcentrées ou décentralisées comme les gouvernorats et les communes urbaines ou rurales.

Une formation de deux (2) à trois (3) semaines sur la prise de fonction est prévue à partir du 06 octobre 2010 avant que les élèves soient envoyés dans leur poste de travail ceci selon le ministre, pour permettre aux élèves-fonctionnaires de donner le meilleur d’eux-mêmes dans l’accomplissement de leurs missions.
Cette rencontre a été bénéfique pour les uns et les autres car le ministre dans son optique de veiller au bon grain à essayer d’apporter des éclaircissements à tous les points d’ombre et cela a un tant soit peu apaisé les inquiétudes des élèves à voir l’enthousiasme et le sourire qui se lisaient sur les visages.o

Salimata DOUSSA(stagiaire)

 

 

 

 

 Haut

 

.

 

 

 

 Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé