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la Une du n°703
La Une du n°703
DOSSIER : N°703 du 13 au 19 avril 2011

La tempête est passée si…

«La crise est terminée …» confiait le Président du Faso aux sortir des concertations avec les différentes entités de l’Armée natioanle. Et depuis, effectivement, les fusils se sont tues. Mais il faut dire qu’il est trop tôt de se réjouir car in fine n’est-ce pas des réponses qui seront apportées aux différentes revendications des couches sociales à lui soumises lors des concertations que l’accalmie définitive surviendra ?

Blaise COMPAORE se voulait rassurant en tenant ces propos : «La crise est terminée. Ce que nous sommes en train de faire actuellement, ce sont des solutions aux problèmes qui ont été à la base de cette crise. Je crois que les officiers ont pris conscience de leurs responsabilités sur ces deux questions fondamentales pour l’armée à savoir : assurer un commandement plus ferme, plus ouvert et plus disposé à écouter les subordonnés et aussi savoir que la formation initiale qui est donnée aux soldats n’est pas suffisante et qu’il faut l’accompagner avec des formations continues, des exercices d’entraînement. Cela afin de renforcer davantage la cohésion, de mieux éduquer les soldats et aussi de savoir les inscrire dans le contexte de l’Etat de droit, l’espace républicain...» C’est clair, le mal est diagnostiqué et il reste à lui appliquer la thérapie idoine pour le guérir et bien sûr éviter les rechutes.
C’est confiants en la capacité du thérapeute que les patients que sont les soldats qui se sont bruyamment manifesté ont rangé leurs engins pour lui permettre de travailler dans la sérénité. Ainsi aura-t-il l’esprit tranquille pour rencontrer les différents autres acteurs du corps social dont les fils, on n’en doute pas, sont distendus afin de mieux comprendre les problèmes et appréhender les attentes des uns et des autres. Pour ainsi dire, le dialogue qui s’inscrit en première ligne dans ses méthodes de travail a pris ses lettres de noblesse et de président du Faso a pu échanger avec les dignitaires religieux et traditionnels, les militaires du rang et les sous-officiers, le commandement militaire, la famille judiciaire, le monde éducatif, les représentants de différents secteurs du commerce, les paramilitaires, etc. avec pour seul objectif que chacun se sente pris en compte dans la destinée qu’il entend voir être celle du Burkina et cela dans la paix.

Rien n’est fini, attendons les réponses du PF
C’est vrai, on ne dirige pas les hommes comme on le fait des moutons, et Blaise COMPAORE n’est pas nanti du don d’ubiquité encore moins ne dispose de la baguette magique pour résoudre en un clin d’œil les problèmes de ses concitoyens mais la volonté qu’il affiche est un gage de succès dans l’entreprise dans laquelle il est engagé et qui nécessite l’apport de tous les partenaires. D’ailleurs, le maire de Ouagadougou, Simon COMPAORE, une victime de la ratonnade des militaires ne dit pas le contraire à travers ces propos tenus dans le quotidien L’Observateur paalga. «Je ne dis pas que tout est fini, mais vu la façon dont on aborde les questions et dont on donne la parole aux gens, je suis confiant. Contrairement à ceux qui disent qu’on est perdu, moi, je pense qu’on n’est pas perdu pour peu que chaque partie ne tire pas trop sur la ficelle. La paix n’est pas un vain mot. Maintenant, les gouvernants doivent travailler à réunir les conditions de cette paix, et les autres composantes doivent y avoir leur part contributive. C’est ensemble que l’on peut bâtir une nation où, même s’il y a des secousses, l’on revient rapidement sur les rails. Ce que les gens veulent, c’est qu’on juge et condamne les vrais coupables, mais il faut donner un peu de temps à la justice pour terminer ses investigations.» Paroles pleines de sagesses qui méritent d’être prises en compte par tous car comme le dit l’adage, une seule main ne peut ramasser la farine encore moins ne peut porter la toiture sur les murs de la case.
D’autant que chacun a parlé, a soumis ses attentes, la balle est certes dans le camp de Blaise COMPAORE et du gouvernement qui devraient apporter les solutions aux différentes préoccupations mais il faut que tous conviennent que si le pouvoir d’Etat est exercé par ceux-ci, l’Etat c’est chacun et c’est tous les Burkinabè à la fois. C’est dire que les ressources qui seront utilisées ne seront que celles dont nous disposons effectivement car ne dit-on pas qu’à trop tirer sur la corde, elle se rompt ? C’est encore le maire Simon COMPAORE qui confiait, à propos, à notre confrère L’Observateur Paalga : «Vous connaissez un pays où il n’y a pas de mouvement ? Partout il y a problème, mais il y a problème et problème et il ne faut pas perdre espoir. Quand on gère, il faut savoir garder la tête froide sinon vous perdez le nord. Il faut également savoir écouter et juger de l’opportunité des mesures à prendre. Il y a ce que les Anglais appellent le barguaining power (le pouvoir de négociation). C’est toujours des compromis, le jusqu’au boutisme n’a jamais abouti à quelque chose. A partir du moment où le président s’est saisi de la situation et a entamé les concertations, …les choses se dénouent…»
C’est donc la méthode, la façon dont les choses sont gérées par les autorités de chaque pays qui détermine l’issue heureuse ou non d’une crise. Au Burkina, on a pris l’option du dialogue et les fruits sont palpables. Il est clair qu’après les concertations, les Burkinabè attentent maintenant les réponses que le président du Faso va donner à leurs préoccupations. De ces réponses dépendront le renforcement de l’accalmie. Sa thérapie donnera-t-elle les résultats escomptés ?o

Frédéric ILBOUDO

 


Des problèmes à résoudre … loin de la gâchette !

Les manifestations des soldats suivies des rencontres que le président du Faso a initiées avec eux et leur hiérarchie ont certainement permis de mettre à nu un certain nombre de problèmes qui méritent bien évidemment des solutions. «C’est vrai qu’à certains niveaux, nous avons un problème de suivi», avait avoué le chef du gouvernement lors d’un de ses points de presse en 2008. Une des conséquences de ce problème est que, des décisions aptes à solutionner certains problèmes ne sont pas exécutées ou sont mal exécutées, souvent avec des conséquences imprévisibles. Les soldats lors de leur rencontre avec le Chef Suprême des Armées n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour, en tout cas, dénoncer ce qui ne va pas. Selon les informations que nous avons pu recueillir çà et là, les problèmes sont certes nombreux mais peuvent trouver des solutions, certains dans un bref délai, d’autres à court et à long termes. Ce qui est loin d’être un défi prométhéen, s’il y a la volonté.

A l’issue de leur rencontre avec le Président du Faso, un soldat a été clair : «Nous avons demandé beaucoup de choses. En matière de logement, alimentation, dotation de tenues… et nous avons demandé plus de cohésion entre les chefs et nous hommes du rang» et un autre de renchérir avec forte conviction : «Il ya très longtemps qu’on ne nous a pas écoutés. Si on s’est porté chez le Chef d’Etat-major, c’est parce qu’en premier lieu c’est lui qui doit nous écouter afin que ça arrive au Chef de l’Etat. Comme ce n’est pas le cas, c’est dommage qu’on soit arrivé au saccage de son domicile…» Certains ont même évoqué des choses pas «très catholiques» qui se passent dans l’armée lorsqu’il s’agit d’envoyer des soldats dans les missions onusiennes. Ces choses orchestrées par des supérieurs, pour ne pas dire de hauts gradés et qui n’ont rien à voir avec la «méritocratie» prônée par le Premier ministre Tertius ZONGO (qui semble souvent prêcher dans le désert), tournent autour de deal, de corruption et de favoritisme et bien d’autres maux. A écouter donc ces soldats, on n’a pas besoin de taper dans du sable pour comprendre que «ça ne va pas», contrairement au Chef d’Etat-major Général de l’armée, Dominique DJENDERE, qui a laissé entendre qu’il n’y a pas de problèmes particuliers entre le commandement, la hiérarchie et les soldats. Il y a bien des problèmes sans quoi, on ne serait pas arrivé à cette situation de révolte ou de mutinerie à travers presque tout le pays, sous couvert d’une décision «lourde» de justice. Ne pas le reconnaître, c’est non seulement fuir ses responsabilités, mais laisser entrevoir des signes que les problèmes évoqués ne seront pas pris sérieusement en compte pour leur résolution. Peut-être que c’est à cause de cette politique de l’Autruche que le Président du Faso, une fois de plus s’est senti obligé de prendre les dossiers en main au travers de ses concertations, comme s’il n’existait pas de commandement, comme si le gouvernement était à la retraite… Les problèmes posés ont besoin de solutions. Le commandement n’a vraiment pas le choix. Qui pouvait imaginer que nos soldats ont des problèmes de tenues, de ration alimentaire, de logement, pendant que certains officiers roulent dans de «grosses caisses» et donnent l’impression que l’Armée, c’est vraiment le pays de cocagne. Il faut l’avouer, c’est souvent frustrant pour ne pas dire révoltant. D’ailleurs cette triste donne est valable dans plusieurs secteurs de l’Administration publique et privée où des supérieurs et autres patrons sont «immensément riches» pendant que les employés rasent les murs avec des salaires de misères. Mais comme ils n’ont pas d’armes pour se faire entendre, ce sont les grèves et autres marches qui usent leurs chaussures. Pour revenir à la grande muette, disons que les problèmes sont connus et il faut travailler à les résoudre, la stabilité sociale et la paix en dépendent. Autre problème non moins important, pour ne pas dire plus, évoqué par les soldats, c’est la communication. Il n’y a pas longtemps, nous, hommes et femmes des médias, avions salué l’Armée et le ministère de la Défense qui avaient entrepris une politique de communication externe, avec pour conséquence une plus grande ouverture au grand public. Malheusement, tous les spécialistes de la communication vous le diront, aucune communication n’est efficace si elle ne prend pas en compte la communication interne. Cela aurait dû s’appuyer sur un réseau de communicants au sein de chaque unité et de chaque région militaire afin de permettre la circulation de l’information, tant du haut vers le bas, que de la base vers le haut… Une bonne communication externe doit avoir pour socle des éléments d’une bonne communication interne (horizontal comme vertical). Les deux communications devant former un tout. Il devait aussi s’agir de promouvoir par tous les moyens, en tous lieux et en toutes circonstances, une image moderne et dynamique afin que l’opinion publique associe à l’Armée burkinabé une notion de présence forte, de professionnalisme, d’efficacité, de dynamisme, de proximité et de protecteur, non de vandales. Bref, une Armée républicaine. Si à l’extérieur, on montre que ça va, «yéel kayé» comme dirait le Pr. Laurent BADO, alors qu’à l’interne, il y a des problèmes, un jour ou l’autre, ça peut «chauffer». C’est ce qui est arrivé, avec les conséquences que l’on sait. Il y a donc des problèmes dans la grande muette, qu’il faut résoudre, n’en déplaise au Chef d’Etat-major qui affirme qu’il n’y a pas de problèmes. La méritocratie, chère au Chef du Gouvernement à besoin d’hommes qu’il faut à la place qu’il faut, d’hommes et de femmes capables de dire au Chef, même de l’Etat, que ça ne va pas, si tel est le cas. Sans quoi, on ne lui rend pas service, encore moins au Burkina Faso. Et dans ce cas, on ne mérite pas la place qu’on occupe avec les avantages y afférents. Avec les différentes manifestations des soldats et les différentes rencontres qu’il a initiées, le Président du Faso saura certainement à quoi ou à qui s’en tenir dorénavant pour effectivement réaliser l’objectif commun qui est : une armée républicaine au service du peuple et du développement. «Une Armée s’entretient mille jours et s’emploie un moment». Proverbe chinois. A méditer… par le Commandement.o

Idriss BIRBA

 

Liberté, sécurité, dignité

Après la période trouble que notre pays vient de connaître, la République reprend progressivement ses droits grâce notamment à l’initiative du Président du Faso qui a décidé d’aller au peuple pour comprendre les raisons profondes de cette éruption sociale et tenter d’y apporter des remèdes. L’occasion de revenir sur le parcours d’un homme dont la quête ultime reste d’apporter la liberté, la sécurité et la dignité à ses compatriotes.

En 2005, lors de son dernier meeting de campagne au Stade du 4-Août, Blaise COMPAORE a laissé entendre qu’entre autres maux, c’était l’absence de liberté et l’improvisation qui avaient «plombé» les ailes du CNR engendrant du même coup le mouvement de Rectification. Le «Blaiso» avait notamment souligné « l’inquiétude » de nombreux camarades qui s’étaient ouverts à lui face aux dérives que cet état de fait entraînait avec comme conséquence, une rupture de confiance entre les militants «lambda» et l’organe dirigeant dont CDR (comités de défense de la révolution) son incarnation sur le terrain, les s’illustraient négativement par endroits. L’anarchie dont sont victimes les mouvements populaires «spontanés» (quoique concernant le CNR et en dépit de l’absence d’une avant-garde unifiée, on voyait venir les choses) était en train de prendre avec des actes attentatoires à la liberté des citoyens tels que ces parodies de procès organisés dans certaines permanences où l’on prononçait sans sourciller des peines privatives de liberté. Et puis cette «ostracisation» d’une partie du peuple et cette improvisation dans des domaines stratégiques avaient fini par convaincre nombre d’analystes que le processus portait les germes de sa propre destruction. Surtout que l’environnement sous-régional (en dehors du Ghana) n’était pas favorable à cette Révolution qui se voulait moralisatrice par moments, alors que, c’est connu, au regard des expériences passées sur le continent qu’une Révolution qui n’a pas de «continuum» dans son environnement immédiat est condamné à disparaître sauf pour elle à se réadapter à son contexte. Pour ne l’avoir pas intégré dans leur démarche les Révolutionnaires du 4-Août fonçaient droit dans le mur même si leur action suscitait de la sympathie dans les cercles anti-impérialistes aussi bien africains que mondiaux. La fraîcheur des dirigeants et leur discours «guerrier» y étaient pour beaucoup ajouté à ce pied de nez de l’histoire qui voulait que le pays le plus pauvre de l’espace francophone soit désormais son point de mire au grand dam de la puissance tutélaire qui n’en pouvait rien. On sait ce qu’il advint avec la prise de conscience de certains patriotes avec à leur tête, Blaise COMPAORE donc, qui mettront fin à l’aventure, pour donner plus de chance au Faso d’amorcer un réel décollage économique dans le respect des règles démocratiques de gouvernance cette fois. Il s’agissait pour les tenants du mouvement de Rectification, de «réinventer» la démocratie en privilégiant la concertation, en favorisant une culture du développement qui prend en compte les aspirations légitimes du plus grand nombre. Pour Blaise COMPAORE, l’homme est à la fois acteur et bénéficiaire du développement et, il faut faire de lui, «un agent de développement et non un simple patient, le considérer comme un être pensant et non comme une bête d’automatisation dans la mesure où il s’agit de donner au développement un visage humain.» (cf. son livre «Les voies de l’espérance.») Dès lors, tous ses programmes de gouvernement seront bâtis autour de la quête de sécurité humaine et de dignité de ses compatriotes avec une répartition plus sociale des fruits de la croissance. La lutte contre la pauvreté, pour l’emploi et l’auto-emploi est au cœur de cette démarche avec pour objectif d’éviter le danger de la marginalisation des couches les plus vulnérables de la population. Il s’agit de prendre en compte à la fois la dimension économique de la pauvreté (celle qui privilégie le niveau de vie à partir de la consommation réelle des biens et des services) et celle non économique se traduisant par la privation de droits et le déficit d’opportunités. En définitive il faut résorber les gaps fondamentaux dans les secteurs prioritaires, (bonne gouvernance politique et économique, éducation, santé, agriculture, environnement, culture). La démarche n’apporte pas seulement des réponses techniques au développement, mais propose de nouvelles formes de régulation sociales, économiques et politiques (lancement des Engagements Nationaux en 1994 pour redonner espoir et confiance au peuple «choqué» par la dévaluation du CFA).Pour tout dire, Blaise COMPAORE veut «un développement qui assure l’amélioration du bien-être humain», et qui est déterminé par des caractéristiques individuelles (éducation, santé, libertés individuelles) ou collectives (cohésion sociale, niveau et répartition des richesses.) On ne s’étonnera donc pas qu’il ait repris la main pour poursuivre sa quête.o

Alpha YAYA

 


Les policiers soumettent leurs doléances

Le dialogue direct engagé par le président du Faso, Blaise COMPAORE, se poursuit. Le lundi 11 avril, c’était au tour des corps paramilitaires, précisément de la Police municipale et nationale d’être reçus par celui-ci à Kosyam.

. . . et des 40 éléments de la Police Municipale qui lui ont soumis leurs doléancesLa salle polyvalente du Palais présidentiel réceptacle des concertations présidentielles par excellence continue d’essuyer le balai des couches socioprofessionnelles engagées pour une sortie de crise. En effet, 77 officiers de police judiciaire de la police nationale avec à leur tête, le directeur général de la Police nationale, Rasmané OUANGRAWA, étaient les premiers à être reçus par le Président du Faso.
A leur sortie de la concertation ceux-ci ont confié avoir soumis à Blaise COMPAORE, leurs doléances qui portent essentiellement sur les conditions de vie et de travail du policier, le fonctionnement de la Police nationale, afin de lui permettre de jouer son rôle avec plus d’efficacité.

 

Clément OUANGO, Commandant de la Police MunicipaleA l’issue de cette rencontre, c’était au tour de la Police municipale conduits par son premier responsable, Clément OUANGO, d’être reçue par le chef de l’Etat. Et Clément OUANGO de préciser : «Les différentes préoccupations tournent autour des conditions de vie et de travail, autour de la discipline parce qu’il faut renforcer la discipline. Et la discipline ne peut être renforcée qu’à travers un arsenal juridique qui va nous permettre de faire en sorte que les gens puissent connaître leurs droits et leurs devoirs. Il y a aussi les conditions de travail comme je l’ai souligné, parce que les policiers municipaux n’ont pas tellement de matériels de travail et il faut faire en sorte qu’ils aient ce matériel de travail pour mieux assister la population. Sans matériel de travail, vous pouvez être sollicité à tous moments par la population mais vous ne pouvez pas apporter des réponses à ses problèmes.
Et la population n’arrive pas à comprendre cela. Nous cherchons à ce que le pouvoir central appuie les collectivités territoriales pour pouvoir trouver le matériel de travail afin de pouvoir assister la population parce que notre raison d’être, c’est faire en sorte que la sécurité règne dans nos villes, règne dans nos communes».o

Wendpouiré Aristide OUEDRAOGO

 

 

 

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