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La Une du n°744
NOUVELLES DU GRIN : N°744 du 25 au 31 janvier 2012

«Léguémalôgô» se conjugue désormais au passé ; force reste toujours à la loi

Le samedi 21 janvier dernier s’est ouvert à Bata dans la capitale économique de la Guinée Equatoriale, les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2012). L’édition de cette année ressemble à celle de 2000, où le Ghana et le Nigéria s’étaient mis ensemble pour organiser la compétition. C’est la même expérience qui revient en 2012 avec deux pays pour organiser la CAN (le Gabon et la Guinée Equatoriale).
Après la cérémonie d’ouverture riche en couleurs, on passe aux choses sérieuses. Le pays organisateur a su préserver ses chances en prenant trois points face à la Lybie. Les Etalons du Burkina sont rentrés dans la compétition le dimanche 22. Toute la journée, les gens étaient mobilisés. Partout le drapeau burkinabè. Tout le pays vibre au rythme des Etalons. L’espoir existe et les gens peuvent s’y accrocher. Mais malgré les efforts consentis, les Etalons sont mal entrés dans la compétition. Ils sont tombés par 1 but contre 2 pour les Angolais. La ville de Sya a été très secouée par cette défaite. Les gens ont profité rester à la maison après le match. Lorsque Sibiri Alain TRAORE a égalisé pour les Etalons, toute la ville a retenti en chœur pour saluer ce magnifique coup franc de l’Auxerrois. Mais ce n’était qu’une joie de très courte durée. Les Etalons vont encaisser un 2e but de trop.
Maintenant, ils se sont mis le dos au mur. «Ou ça passe ou ça casse». Ils doivent se battre comme de grands garçons pour panser les grosses blessures qu’ils ont occasionnées au pays. La douleur du peuple est encore grande quand on voit que les buts encaissés viennent du fait que des éléments ne sont pas restés concentrés jusqu’au bout. Un petit relâchement et les dégâts sont là. C’est justement des éléments qui, au lieu de se battre comme l’ensemble du groupe, préfèrent jouer au plus malin compromettant ainsi la victoire de l’équipe. Le président du Faso, le premier capitaine des Etalons, avait pourtant averti.
Mais au grin, les gens pensent qu’il s’agit d’un match de football. Le résultat n’est jamais connu à l’avance. L’une des deux équipes doit gagner ou perdre. Dans le troisième cas, il peut y avoir égalité. Les Etalons ont perdu sur de petits détails; mais dans l’ensemble, ils ont montré une bonne disposition dans la conduite du match. Ils n’ont pas du tout été ridicules. Seulement il leur faut réveiller d’avantage l’attaque qui semble très fébrille. Elle ne crache pas du feu pourtant les hommes sont là. La défaite des Etalons ne signifie pas qu’ils sont éliminés de la compétition. Ils peuvent encore se relancer, à condition de ne pas perdre devant la Côte d’Ivoire. Défaite interdite à tout point de vue. Il nous faut gagner les deux matchs restants même si les adversaires s’appellent Côte d’Ivoire et Soudan. Notre histoire ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. Jeudi prochain, mobilisons-nous tous pour apporter du souffle aux Etalons face aux Eléphants. En tous cas, nous n’avons qu’un seul impératif, ne pas perdre le match.

«Léguémalôgô» se conjugue désormais au passé ; force reste toujours à la loi
Le mercredi 18 janvier dernier, dans l’après-midi, la commune de Bobo-Dioulasso a organisé un point de presse pour parler du marché de légumes communément appelé «Léguémalôgô». La veille, c’est-à-dire le mardi 17 janvier, les femmes étaient décidées à se faire entendre. Elles voulaient marcher sur l’hôtel de ville. Les Forces de l’ordre se sont interposées. Le face-à-face n’a pas été facile. Mais finalement ce sont les Forces de l’ordre qui ont le dessus. Les femmes sont obligées, de lâcher prise face au gaz lacrymogène. Le mardi noir promis par les femmes de «Léguémalôgô» a été évité…
Lors de la conférence de presse, le maire Salia SANOU était entouré des trois maires d’arrondissement et du directeur de la gestion du marché central. Selon le maire de la commune de Bobo, c’est une minorité qui s’agite sinon la grande majorité sait que toutes les décisions ont été prises par consensus. Rien n’a été précipité comme veulent le faire croire les femmes. Le directeur de la structure de gestion du marché, Aboubacar Sidiki TRAORE, a donné des précisions sur le nouveau marché de fruits et légumes. Un marché subdivisé en deux secteurs avec un total de 718 hangars. Le premier secteur est celui des fruits et le second est pour les légumes. Au jour du mercredi 18 janvier, ce sont 660 hangars qui sont déjà occupés (réservation, payement des droits à hauteur de 50% et identification). Soit un taux d’installation de 92%.
Si le taux d’installation est bien avancé, il ne cadre pas avec le taux d’occupation qui est rapidement passé de 13 à 27% avec la fermeture de «Léguémalôgô». Le taux d’occupation est faible tout simplement parce que ce sont les mêmes femmes de «Léguémalôgô» qui seraient en même temps les occupants du nouveau marché. Elles ont peur de perdre leur clientèle en se déplaçant sur un nouveau site.
Toutefois, avec les récents évènements, le nouveau marché se rempli progressivement. En ce qui concerne la cherté des hangars du nouveau marché dont les prix ne seraient pas à la portée des bourses des femmes de «Léguémalôgô», le maire Salia SANOU a précisé qu’il s’agit d’une décision proposée par un cabinet privé au conseil municipal qui l’a adopté. Sur le montant total des frais de réalisation, les bénéficiaires doivent participer à hauteur de 270 millions de FCFA. C’est cette somme qui a été divisée par le nombre de hangars pour donner le prix de 295 mille pour les hangars de 10m², 932 mille FCFA pour les 20m² et 2 millions 784 mille pour les 40m².
«Le déménagement des femmes n’a rien à voir avec la réfection de la voie. Gouverner c’est prévoir. D’ailleurs il n’y a pas longtemps, la responsable des femmes de «Léguémalôgô» a été victime d’un accident sur cette voie qui était devenue très encombrante». Des propos très clairs de Salia SANOU qui tranchent carrément avec ceux des femmes qui avancent que c’est le maire actuel qui leur avait promis que ce marché n’allait jamais se déplacer.
Le maire ne reconnait pas ces propos. Il a tout simplement dit aux femmes de rester en attendant qu’on leur trouve un marché digne de ce nom. Parce que celui que le maire de l’époque, Célestin KOUSSOUBE, leur proposait était un marché de fortune ; sans hangars et pas accessible aux camions à cause des rails.
Et lorsque les femmes de «Léguémalôgô» disent qu’elles ont voté le maire Salia SANOU parce qu’il leur aurait promis de ne jamais les déplacer de ce marché ; la réponse du maire est directe «c’est le parti que ces dames ont voté ; pas moi. D’ailleurs je suis au secteur 12 et c’est le secteur 12 qui m’a élu d’abord comme conseiller avant que les conseillers se réunissent pour me désigner comme maire. La plupart des femmes de «Léguémalôgô» sont au secteur 1». Sur ce point, inutile de tirer la corde d’un côté ou d’un autre. De toutes les façons, les nouvelles élections sont en vue. On espère seulement que ce problème de marché de légumes trouve une solution pour que les femmes se retrouvent toutes sur le site du nouveau marché des fruits et légumes qui comporte toutes les commodités nécessaires pour une telle activité. Il faut que les femmes mettent la main sur leur cœur et comprennent que «les malheurs qui ne nous tuent pas nous grandissent». Leur déguerpissement relève du bon sens. Les marchés sur les voies de circulations doivent être fermés. Après «Léguémalôgô», il faut que le conseil municipal pousse l’audace de s’attaquer aux autres. Pour se développer, on doit retenir qu’on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs

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Le petit fakir toujours dispo

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