[Actualité] - [Annonces] - [ Archives]
La une n° 745 du 01 au 07 Février 2012
La Une du n°745
NOUVELLES DU GRIN : N°745 du 01 au 07 février 2012

Les femmes du marché de Léguéma encore sur la sellette ;

la place wara wara libérée

Le dimanche 29 janvier 2012, l’Ecole Nationale des Enseignants du Primaire (ENEP de Bobo) a abrité la conférence provinciale du CDP Houet. Le commissaire politique régional des Hauts-Bassins a ouvert les travaux de cette conférence. Soungalo Appolinaire OUATTARA a profité de l’occasion pour gonfler à bloc ses militants. Il a félicité le CDP Houet qui organise régulièrement ses assemblées et se trouve être bien tenu dans l’ensemble. Le secrétaire général du parti, Salia SANOU et ses camarades doivent se concerter pour arrêter la position de leur section en vue de l’élaboration du document de base qui va servir de support pour le 5e congrès du CDP en début mars 2012 à Ouagadougou. «Mobilisons-nous dans la cohésion pour une animation efficace dans nos nouveaux arrondissements», tel est le thème de la conférence du Houet qui a eu la chance d’avoir le patron du CDP Hauts-Bassins à l’ouverture. «Soyez tranquilles, chacun a sa place dans le parti. N’écoutez pas les rumeurs, c’est la rumeur qui nous divise. Seules la cohésion et la discipline peuvent faire avancer le parti. Il n’y a pas d’héros solitaire au CDP» Ces phrases sont extraites du discours d’ouverture du CP régional des Hauts-Bassins.
Les élections couplées (municipales et législatives) pointent à l’horizon. Il y a comme un regain d’activités au sein des partis politiques. Le CDP Houet était à l’ENEP, pendant ce temps, l’UNIR/PS était au siège sis au secteur 2 Soukoukin. Le parti de Maître Bénéwendé SANKARA était à Bobo pour la présentation de vœux à la presse, suivie de conférence de presse. En l’absence du président, c’est le vice-président du parti, l’honorable député Nestor BASSIERE qui a animé cette conférence, entouré de ses plus proches collaborateurs. La conférence de presse a porté sur l’Université polytechnique de Bobo, la situation de l’hôpital de Bobo, la spéculation foncière et les détournements de parcelles, la gestion des ordures ménagères, les dérives politiques dans la commune et le marché de Léguéma. Sur ce dernier point, l’UNIR/PS a dénoncé une mauvaise gestion de la crise par le Maire et propose la création d’un cadre de concertation regroupant toutes les sensibilités politiques et sociales pour plancher sur ce dossier et y trouver une solution consensuelle. «Les différents problèmes qui minent la ville de Bobo ne s’expliquent pas par le manque de moyens mais par la corruption et l’impunité de nos autorités communales».

Les femmes du marché de Léguéma encore sur la sellette ; la place wara wara libérée
Le dimanche 15 janvier 2012, les femmes du marché de Léguéma ont été déguerpies par les forces de l’ordre sur l’avenue du Gouverneur Binger de Bobo. Les femmes impuissantes avaient fini par se replier sur la place wara wara et continuaient leurs activités comme elles le faisaient à Léguémalôgo. Il se trouve que la place wara wara n’est pas le lieu indiqué pour accueillir un marché. La place sert de terrain d’entrainement pour l’équipe de Bobo sport, une équipe de première division. Cette place est à équidistance entre deux écoles primaires. Le marché et l’école ne pouvant cohabiter, les enseignants avaient fini par libérer les enfants. C’est aussi un lieu de culte traditionnel et sert pendant les deux principales fêtes des musulmans, de lieu de prière…
Par rapport à toutes ces raisons, la commune de Bobo a entamé des négociations souterraines pour faire comprendre aux femmes qu’il est inutile de s’agiter. Les femmes aussi ont entamé des démarches pour pouvoir rester à la place wara wara. Elles sont allées voir le chef suprême des Bobos Mandarai et l’imam de la grande mosquée de Dioulasso. Ce dernier connu pour sa probité et sa grande foi religieuse, n’a pas voulu rentrer dans ce jeu. Il a dit aux femmes que si c’est pour la prière des deux fêtes annuelles, les fidèles musulmans pouvaient trouver un endroit pour ça. La place wara wara n’est pas une mosquée. Cette manière d’esquiver le problème a été saisie par les femmes comme un soutien. Elles ont commencé à dire partout que l’Imam Siaka SANOU n’y voit aucun inconvénient à ce qu’elles restent sur la place wara wara mais que le problème c’est Sa Majesté, chef des Bobos…
Le dimanche 29 janvier, encore au petit matin, les forces de l’ordre sont obligées de déguerpir les femmes de cette place de force. Les légumes et les matériels sont cette fois saisis et acheminés à la voirie municipale.
La colère des femmes est encore plus grande. Aidées par leurs enfants, elles font irruption au palais du chef suprême et crient leur ras le bol. Les bancs qui sont classés pour les diverses rencontres du chef avec ses sujets sont endommagés. Sa Majesté MPA Yacouba SANOU est accusée d’être de mèche avec le Maire Salia SANOU. Ce dernier étant actuellement l’ennemi N°1 des femmes du marché de Léguema, elles considèrent comme leurs ennemis, tous ceux qui le soutiennent. «Les amis de mes ennemis sont mes ennemis» disent-elles.
L’opération de déguerpissement du dimanche dernier a été très délicate. Les forces de l’ordre étaient non seulement face aux femmes mais également leurs enfants. Ceux-ci ont décidé d’aider leurs mères et pensent que leur combat est juste. Les jeunes de Dioulassoba ont tenté de rendre la situation difficile pour les forces de l’ordre. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés en plein Dioulassoba. Juste à côté de la place wara wara, se déroule la 8e édition du festival de la rue sur l’avenue Sakidi SANOU. A cause du déguerpissement des femmes, le festival n’a pas pu honorer son programme du dimanche matin à cause de la course poursuite entre les jeunes et les forces de l’ordre. Finalement, la situation a pu être maîtrisée.
A Dioulassoba, les femmes de Léguémalôgo sont très fières de leurs enfants qui les soutiennent. Ils savent que ce sont leurs mères qui se battent dans ce marché de Léguéma pour payer leur frais de scolarité et entretenir toute la famille. D’après les femmes de Léguémalôgo, leurs maris ne leur donnent pas d’argent pour la popote mais elles font tout pour préparer et nourrir la famille. Maintenant qu’elles sont en difficultés, elles ne sentent pas de soutiens de la part de leurs conjoints. Elles ont alors décidé de prendre des mesures pour les punir. «Lorsqu’ils auront faim, ils vont se résoudre à aider à reconquérir notre marché». Décidément cette affaire de marché de Léguéma est en train de pourrir la situation à Bobo. Pour une affaire de dégagement d’un marché sur la voie publique, les forces de l’ordre sont réquisitionnées et stationnées sur les lieux depuis le 15 janvier, date du premier déguerpissement des femmes. Les autorités nationales sont appelées à regarder de près cette situation avant qu’elle ne dégénère. Mieux vaut prévenir que guérir. Au stade actuel des choses, la commune de Bobo est disqualifiée pour résoudre ce problème à bon escient. Il faut prendre cette situation au sérieux, sinon elle mobilise beaucoup trop d’éléments des forces de l’ordre sur une période qui risque de durer longtemps encore.

Les phases finales de la CAN se suivent et se ressemblent pour les Etalons
Le 26 janvier dernier, les Etalons du Burkina ont compromis leur qualification pour le second tour de la CAN 2012. Face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, les nôtres n’ont pu être décisifs. Ils ont laissé entrevoir une lueur d’espoir mais finalement ils sont tombés (0-2). Une défaite synonyme d’élimination au premier tour. Le même scénario se poursuit. Il est temps que le secteur du football soit assaini de façon très objective. La médiocrité a assez duré. Il faut passer à une autre étape avec une élévation du niveau de jeu. Nos Etalons ont été incapables de se battre comme de vrais hommes intègres. Ils ont fuit la bataille tout simplement. Le football c’est une bataille où il faut se battre jusqu’à l’obtention de la victoire. Les Etalons n’ont pas songés à se battre ; ils ont préféré jouer comme un simple jeu.
Au grin, un fervent supporteur des Etalons est tombé malade à l’annonce de la 2e défaite des Etalons. Il a fallu lui rappeler le match qui a opposé les Eléphants aux Etalons le 22 janvier 1995 au Stade-Félix Houphouët BOIGNY. Ce jour-là, les Etalons menés 2 à 0 à la première partie du jeu, vont se surpasser à 10 contre 11 pour arracher le match nul. Un bon coup franc de Sidi NAPON et un but d’anthologie de Seydou TRAORE. C’était l’extase au pays des Hommes intègres. C’est l’un des plus grands matchs des Etalons du Burkina. Ce match comptait pour le compte des éliminatoires de la CAN 1996 en Afrique du Sud.
Au match retour, les deux équipes déjà qualifiées pour les phases finales, se sont à nouveau accrochées, un but partout. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de nostalgie qu’on raconte ce match des Etalons. L’élimination précoce des Etalons est très douloureuse mais il faut l’accepter, tout en espérant que ces défaites d’aujourd’hui préparent les victoires de demain. «Quand le couteau vous blesse, vous ne le jetez pas ; vous essuyez le sang et vous le remettez à la maison». Alors ne jetons pas la pierre à nos Etalons. Encourageons-les plutôt. Des membres du grin pensent que tant que le football au niveau national ne serait pas attractif et bien structuré, les Etalons ne pourront jamais être solides. Il faut mieux organiser le championnat national en dotant les équipes de moyens conséquents. Il faut aussi songer aux infrastructures. La plupart de nos équipes s’entraînent sur des terrains entièrement nus. Ce n’est pas normal au stade actuel des choses. Bientôt toutes les équipes nationales vont se passer de leur légion étrangère pour se concentrer sur les locaux. Le Nigéria est en train de l’expérimenter, si ça marche, les autres vont suivre assurément et nous aussi. Mais pour cela, il nous faut un bon championnat qui attire du public et forme de grands joueurs.

« Le petit fâkir, toujours dispo ».

.

Repartir au début

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS