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La une n° 745 du 01 au 07 Février 2012
La Une du n°745
NATION N°745 du 01 au 07 février 2012

Préparatifs du Ve Congrès du CDP

La section du Kadiogo harmonise les points de vues

Les membres du bureau de la section provinciale du Kadiogo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont tenu une conférence, le vendredi 27 janvier 2012 au Centre national des arts et du spectacle (CENASA). Etaient inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre, d’une part la préparation du Ve congrès du parti, d’autre part, l’examen des tâches à exécuter pour garantir le succès de ce grand rendez-vous que la province « se fait l’honneur » d’accueillir du 2 au 4 mars prochain.

Le Commissaire politique du Centre Simon COMPAORE a présenté le nouveau découpage de Ouagadougou aux militants du Kadiogo
Le praesidium. (de G à D) Zacharia TIEMTORE Patrice NIKIEMA et Jean Christophe ILBOUDO

Cette rencontre avait pour objectif d’harmoniser les vues entre les différents responsables des organes, structures géographiques et spécifiques de la section du Kadiogo en vue d’une bonne préparation du Ve Congrès du parti majoritaire des 2,3 et 4 mars 2012. Sur le point de la préparation étaient inscrits trois sous points. Il s’agissait du bilan de la vie du parti, les perspectives électorales et la stratégie électorale adoptée par le parti. Avant d’entamer les échanges, le secrétaire général de la section de Kadiogo, Patrice Nikièma, a procédé à la lecture des directives du président du parti, Roch Marc Christian KABORE qui tient aux axes précités. A près cette lecture, le commissaire de la région du Centre, Simon COMPAORE l’a invité ainsi que l’ensemble des militants à prendre réception de ladite directive et à prendre par conséquent, des dispositions pour sa mise en œuvre effective.
Dans le même ordre d’idées, M. Nikièma a également lu une circulaire du président KABORE, les instruisant de faire parvenir la liste nominative des militants participants au Congrès de Mars. «Chaque camarade doit être mis au courant, posséder sa carte et être à jour de ses cotisations», a souligné le secrétaire général avant d’indiquer qu’en vue du caractère coûteux d’une telle rencontre, il a été institué, sur proposition du président, une contribution volontaire pour sa bonne préparation.
Se posant les questions relatives à la vie du parti : «Quelles sont les critiques que nous pouvons faire à l’endroit du parti pour améliorer l’influence du parti ?» «La cohésion a été mise à mal, comment nous devons faire pour y remédier pour étonner nos adversaires ?». Monsieur Simon COMPAORE le camarade commissaire y répond en poursuivant : «Diagnostiquer les points forts et les faiblesses. Libre cours aux intervenants. Il s’agit d’épuiser les points et non les débats.»
Quant au point sur la stratégie électorale, les questions soumises aux responsables étaient : Comment faire pour amener nos électeurs à pouvoir s’inscrire physiquement ? Comment choisir les candidats ? Les critères qui vont présider aux choix, Comment pouvoir présenter nos jeunes, nos femmes, nos vieux ? Comment est notre parti, comment veut-on qu’il soit ? Autant de questions qui ont introduit les analyses des délégués et des responsables.


Wendpouiré Aristide OUEDRAOGO

Vème Congrès du CDP

Une mue pour la crue

Du 2 au 4 mars prochain, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), né d’un pacte scellé le 5 février 1996 par 13 partis mus par l’ardente volonté de fédérer les énergies pour la construction du Faso, tiendra son 5e Congrès. Si au sein du parti majoritaire on s’active pour que le succès soit au rendez-vous, pour ce qui est de l’organisation, le principal reste tout le sens que la direction politique nationale entend donner à cette grande rencontre ordinaire. Il s’agit de la nécessaire réadaptation du parti aussi bien à l’interne qu’à l’externe, compte tenu des profonds changements qu’a connus le monde, pour s’assurer la victoire des urnes à l’issue des élections couplées législatives/municipales.

Roch Marc Christian KABORE, président du CDP

Le monde aujourd’hui traverse une zone de fortes turbulences du fait des nouvelles exigences nées chez les populations avec cette évolution effrénée que suscitent les technologies, notamment celles de l’information. Crise financière due à la mauvaise santé de la monnaie européenne ayant provoqué des désaveux de responsables politiques en Grèce, Italie, Espagne ; répercussions un peu partout dans le monde avec grèves du pain par-ci, mouvements de la vie chère par-là, toutes choses ayant alimenté la «révolution du Jasmin» en Tunisie qui a déclenché le printemps arabe…, un cours pris par l’histoire plein d’enseignements pour les Etats à la recherche du bien-être pour leurs populations. Il faut dire que les économies africaines, encore fragiles, en construction et surtout à la remorque de celles occidentales subiront de plein fouet cette crise. Conséquence, les populations qui voient leur pouvoir d’achat baisser face à la flambée des prix, grondent et il va falloir aux dirigeants des Etats jouer de stratégies avec la prise de mesures hardies pour contenir les mouvements de manifestation et éviter l’explosion. C’est dire que l’année 2011 aura été éprouvante pour tous les pays du monde.

Un contexte socioéconomique difficile
L’année 2011 restera gravée dans la marche historique du Burkina Faso, à plus d’un titre. Le pays des Hommes intègres a rudement ressenti de vives convulsions sociales à cause des incidences de la crise internationale. Si la conjoncture internationale et ses effets pervers ont provoqué l’inflation au niveau de la structure des prix, l’insoutenabilité des dépenses des ménages due à la faiblesse de leurs revenus, le taux élevé de chômeurs qui trouve sa source dans la faiblesse de l’indice de production, dont l’origine reste, entre autres, le renchérissement du coût de production et par conséquent des biens liés en partie à la crise en Côte d’Ivoire, les difficultés liées à la mise en œuvre des politiques publiques due parfois à leur mauvaise compréhension ou leur incompréhension, a fortiori, l’imposition de conditionnalités trop souvent surréalistes qui sont souvent les seules gages de l’octroi de la dette publique et de l’aide au développement, la donne du « tout prioritaire», la faiblesse du tissu économique relevant du privé, le manque de synergie d’action de l’ensemble des forces toutes natures confondues, …ont rendu intenable la réalisation de conditions de vie escomptées par le politique malgré le taux élevé de la réalisation du Programme présidentiel à plus de 90%, avec un taux de croissance qui a continuellement vacillé entre 4 et 8. Une situation qui ne pouvait qu’intéresser au premier chef le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, donc porteur du projet social défini par le président du Faso et à la pointe des actions devant conduire à sa mise en œuvre. Autant dire que ce parti aura été, incontestablement, la principale victime de cette crise qui a frappé de plein fouet les Burkinabè dans leur ensemble. Victime, du fait de cette conjoncture qui a justement déjoué ses prévisions dans la programmation de l’action politique. Pointé du doigt, il ne pouvait en être autrement, par des adversaires politiques, il subira l’ire de personnes mal inspirées aux frustrations légitimes souvent exploitées par des pyromanes politiques prétendant leur montrer la voie pour la résolution de leurs problèmes. Le CDP se verra ainsi provoqué par des actes de vandalismes sur ses installations, notamment son siège à Ouagadougou, et des agressions sur ses responsables. Le parti et ses militants, fort heureusement, sauront garder la lucidité qui sied pour éviter au pays l’embrasement. Ses responsables se diront plus que déterminés à poursuivre le combat qui a toujours été le sien : celui de la recherche du bien-être de la population, idéal voulu par son idéologie, la social-démocratie.

Une dynamique nouvelle
Son Ve Congrès ordinaire se donnant pour thème : «Face aux mutations sociales, économiques et politiques, impulsons, dans la cohésion, une dynamique nouvelle au CDP», annonce la mue qu’entend opérer le parti de l’épi et de la daba. Après une lecture à froid des évènements qui ont traversé le monde et qui n’ont pas épargné le Burkina Faso, le parti veut se repositionner par rapport à ce nouvel ordre mondial qui commande nos vies. Pour ne pas faire de rechute comme on le fait d’une maladie mal traitée, le CDP appelle ses militants et les Burkinabè en général à l’unité d’action, une attitude à la hauteur des idéaux qui fondent la raison d’être du parti dont la justice sociale et la solidarité, la paix, la liberté et l’égalité… en un mot la promotion de l’homme qui reste le leitmotiv de son action. Il s’agit donc pour le parti de s’adapter aux nouvelles donnes, aux exigences actuelles du monde. En clair, une réponse au complot et à l’instrumentalisation d’une frange de la population par les émeutiers populistes dont le parti a été victime en plus de la situation de récession économique qui rend difficile ou, à tout le moins, complexe l’action de gouvernance.
Le Congrès pour la démocratie et le progrès, parti fortement enraciné dans les masses populaires d’où il tient sa légitimité, se veut donc une force avant-gardiste à même de faire front aux crises et tensions sociales et, loin s’en faut, un instrument de prévention des conflits aussi bien internes qu’externes, latents ou dissimulés, ouverts ou généralisés. Pour ce faire, ayant inscrit parmi ses priorités la transformation positive de la société, aucune distanciation d’avec le peuple ne serait de mise conformément à l’idéal social démocratique.
S’il est vrai que les problèmes économiques engendrent des sentiments de frustrations et subséquemment, des antagonismes, somme toute, compréhensibles entre les populations et les responsables (chose d’ailleurs que certains ont exploité en instiguant des mouvements contre le parti comme cité ci-haut avant, pendant et après la crise), il reste que le parti lui-même est le baromètre de l’engagement militant dans la lutte pour le bien-être de chaque individu. Le CDP, à l’interne, est toute une vie, preuve de sa réelle existence aussi bien comme formation politique que dans l’effectivité de ses fonctions sociales de formation civique de ses militants… Toute chose qui témoigne de sa vitalité et lui donne la force de ses actions. Autant d’acquis sinon d’atouts qui lui confèrent une image de «machine à mobiliser» les électeurs. D’où sa capacité également à donner la direction dont elle aura besoin pour maintenir la confiance à elle accordée par l’électorat et, mieux, conquérir de nouvelles voix. C’est cette donne dont il est ici et surtout question. Le parti doit donc davantage se montrer proche de la population. Avec les nouvelles technologies, surtout celles de l’information dont les réseaux sociaux, quelle stratégie utiliser pour conquérir l’électeur et partant contrer les adversaires aux techniques de mobilisation et de combat peu recommandables ? Pour l’essentiel, il s’agit pour le Congrès pour la démocratie et le progrès de se muer pour s’assurer la crue à l’issue des élections couplées. Plus qu’il ne l’a jamais fait. Pour montrer à une certaine catégorie de ses adversaires que la politique, ce sont les idées et la représentation du peuple, une question de légitimité.

 

Wendpouiré Aristide OUEDRAOGO

 

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