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La une n° 745 du 01 au 07 Février 2012
La Une du n°745
SUR LE VIF : N°745 du 01 au 07 février 2012

CAN 2012 : Les Gabonais, les vrais Burkinabè

Ainsi donc, comme c’est devenu une habitude, nos Etalons regagnent le bercail juste après la première semaine de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) avec dans la besace 3 matches et tout naturellement 3 défaites. On ne peut pas faire pire même si on ne peut pas non plus dire que c’est une participation pour rien. Et puis, soit dit en passant, il est largement préférable d’être 16e sur 16, donc 16e sur 52, que 17e sur 52 ou bien moins classé et par conséquent exclu des phases finales de la CAN. C’est donc cela déjà de gagné et il faudra l’avoir à l’esprit avant de se laisser aller à des commentaires excessifs.
On peut ainsi dire que toutes les 15 autres équipes présentes avaient au moins la même volonté et les mêmes espoirs que nous et que bien souvent les sorts se sont scellés sur des détails. C’est vrai qu’en matière de prières chacun s’occupe de ses propres problèmes mais il faut tout de même savoir relativiser. Cela dit, il ne s’agit pas non plus de céder à un fatalisme ou à un manque d’ambition qui annihilerait les efforts indispensables pour espérer être à la hauteur des autres et rivaliser valablement avec eux. Mais un peu de pragmatisme peut aider d’autant plus que nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer. Pour le moment, on n’a pas d’autres choix. Si, tout de même !
D’abord, il faut continuer à suivre la compétition. Et surtout, si c’était possible, obliger nos Etalons à le faire. Pas pour seulement voir du beau football mais surtout pour mesurer le fossé qu’il nous faut combler pour espérer être au niveau des autres. Pour ma part, j’en vois déjà un énorme qui est pratiquement hors de portée des nôtres. C’est l’envie !
Oui, l’envie ! Vous avez par exemple vu comment les Gabonais se battent. On a l’impression que chaque joueur, à commencer par les stars comme Pierre AUBAME, le chouchou du peuple gabonais, a décidé de mourir s’il le fallait sur le terrain ! Ce seul cas illustre parfaitement ce qui nous a manqué et qui nous manque depuis des années. Y faisant allusion, un grand frère me faisait remarquer que l’attitude des nôtres, au moment de l’exécution de notre hymne national est un indicateur qui ne trompe pas. Peut-être que les Gabonais n’iront pas très loin du fait de la débauche d’énergie mais pour ce qu’ils ont réussi, on peut déjà leur tirer le chapeau ! Les nôtres, en comparaison, c’était «des poussins dans un combat de coqs» comme l’a dit un jour Pape DIOUF après un derby perdu par l’OM face à l’OL alors qu’il était président du club marseillais.
Etre Burkinabè ça se mérite ! Les Gabonais en sont … pour leur pays !

Par Faèz

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