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Une usine de transformation bientôt à Loumbila

Les maraîchers et producteurs de mangues du Burkina depuis le Mercredi 1 septembre dernier se frottent les mains. Et pour cause, le conseil des ministres a annoncé la création d’une unité industrielle de transformation de mangues et de tomates.

Le conseil a examiné et adopté un rapport relatif à la création d’une unité de transformation de tomates et de mangues à Loumbila. Cette unité industrielle, qui est une société d’économie mixte, participe de la volonté du gouvernement de valoriser la production nationale et d’élargir les opportunités en matière d’emplois et d’activités génératrices de revenus ; elle est censée donner un rendement de 250 tonnes/jour de jus de concentré de tomate fraîche avec une possibilité d’extension à 500 tonnes/jour correspondant respectivement à 2 372 tonnes et 4 097 tonnes de concentré de tomate par an. La capacité de transformation de la mangue sera de 240 tonnes/jour avec une possibilité d’extension à 480 tonnes/jour correspondant respectivement à 2532 et 4063 tonnes de jus de mangues par an. Le projet emploiera 112 personnes et a un coût estimé à huit milliards cent douze millions (8 112 000 000) de francs CFA dont l’essentiel est acquis sur prêt de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) soit 7, 5 milliards de francs CFA représentant 90,5 % du coût du projet hors taxe. Un prêt rendu possible grâce à une ligne de crédit de EXIMBANK de la République indienne. Au terme de ses délibérations, le conseil a donné instruction aux ministres en charge du dossier pour accélérer les procédures de création et la mise en place des instances de mise en œuvre du projet. En clair, aucun de ces produits, mangues et tomates, ne pourrira plus au Faso. En effet, pendant longtemps, ces productions qui souffraient de manque de débouché restaient, en grande partie, dans les champs ou les entrepôts et la fermeture de l’usine SAVANA n’était pas pour arranger les choses pour les deux filières. Ouahigouya, Kongoussi et presque toute la région du Nord reconnue pour être une zone de maraîcher culture qui scrutaient l’horizon pour espérer voir venir du Ghana des camions d’enleveurs de leurs produits voient ainsi leurs angoisses diminuer. En plus de l’installation de l’usine de transformation de mangues en jus « DAFANI », une réponse aux préoccupations des producteurs de mangues de Orodara et de l’Ouest du Burkina, la création de l’usine de transformation de tomates et de mangues, annoncée par le gouvernement, vient encore confirmer l’importance accordée à une filière agricole source d’importantes devises. Toutefois, si la création de l’usine est une bonne nouvelle pour le pays, reconnaissons que son lieu d’implantation, à une centaine de km des zones de productions des produits concernés, laisse certains observateurs perplexes. Et pour cause, le problème de coût de transport peut être un facteur qui aura une incidence sur le coût de revient des produits que l’usine aura à produire et par conséquence sur les prix de vente.

Frédéric ILBOUDO

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