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Actu du FESPACO

«Cœur de lion »   

Boubacar DIALLO revisite l’histoire sous le prisme de l’esclavage

«Cœur de lion » l’un des longs-métrages burkinabé en compétition officielle pour l’Etalon de Yennega de la 21e édition du FESPACO, a connu son avant-première de projection de presse ce mardi 3 2009 à la salle du Ciné Burkina. Une histoire assez originale de la société traditionnelle dans un contexte manqué la traite négrière.

Une belle histoire pourront-on dire avec un décor assez original dans un environnement qui garde encore tout son caractère naturel de relief composé de colline où vit ensemble différentes communautés d’ethnie en parfaite harmonie. C’est une telle société qui sera en proie à l’insécurité face au moral du lion sur le bétail et les individus de la société qui était certes réelles mais servira de contexte pour alimenter le trafic et la vente de captifs aux marchands d’esclaves pour servir la traite négrière. Une histoire mouvementée où la traîtrise, l’hypocrisie et la soif du pouvoir va déchirer une société paisible. Samba, le peulh (l’acteur principal) qui voit son ami (Tanko) disparaître sans laisser de trace et pourtant vendu à des esclavagistes blancs par un frère du village assoiffé de pouvoir. Il réussi non sans frôler la mort à sauver tous les captifs qui vont par devoir de solidarité faire front commun contre celui qui a conquis le pouvoir par un bain de sang. L’ordre rétabli, le retour à la vie paisible, à la cohabitation pacifique entre les communautés d’éleveurs, d’agriculteurs dans une société traditionnelle très bien organisée.
De l’avis d’un festivalier venant du Mali qui a bien voulu requis l’anonymat, l’histoire est de belle facture. Mais il trouve que le scénario n’est pas très consistant. « Le réalisateur se pend dedans, et le décor ne semble trop abusif à l’exemple des costumes qui sont trop neuf par rapport aux personnages », a-t-il relevé avant de laisser entendre le film aurait été mieux en court métrage. Quant à Claudette STIVANA, festivalier française, elle a trouvé un petit bénol au niveau du son. « On avait du mal à comprendre toutes les paroles qui s’échangeaient entre les différents protagonistes de l’histoire », a-t-elle soutenu. Salifou GUIGMA, journaliste, lui pense que le thème est dépassé et a apprécié l’effort de recherche du réalisateur sur l’environnement du tournage. Le souhait du réalisateur c’est de montrer cette histoire africaine au public africain. J’estime qu’il est grand temps que le cinéma africain aille à la rencontre de son public même si on me reproche de faire du « cinéma populaire », s’est défendu Boubacar DIALLO. Du coût, ce film a coûté pour le réalisateur, 250 000 euros avec le soutien des partenaires tel ministère en Charge de la culture, l’OIF, le ministère français de la Coopération, etc. « Cœur de lion » est tout simplement une histoire africaine qui parle de l’histoire des Africains.
Issoufou MAIGA

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