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INTERNATIONAL

Afrique du Sud: Thabo Mbeki sera débarqué jeudi

Mardi 23/09/2008 à14H

Le président sud-africain Thabo Mbeki, renvoyé par son propre parti sous l'accusation d'avoir influencé la justice contre son rival Jacob Zuma, quittera ses fonctions dès jeudi, a décidé mardi.

Par 299 voix contre 10, sans aucune abstention, l'Assemblée nationale a adopté une motion stipulant que "la démission du président de la République d'Afrique du Sud prendra effet le 25 septembre 2008".

Il sera immédiatement remplacé au poste par Kgalema Motlanthe désigné hier lundi par le groupe parlementaire de l’ANC, ultra-majoritaire. Celui-ci prêtera donc serment dans la foulée et formera son gouvernement qui devra conduire le pays aux élections générales d’avril 2009. Si on avait espéré éviter la crise ou à tout le moins l’amoindrir, il semble que les choses sont entrain de s’emballer dans le mauvais sens. En effet faisant contre mauvaise fortune bon cœur MBEKI qui avait accepté son éviction par le parti n'a pas abandonné pour autant la lutte contre son rival sur le front judiciaire. Il s’est en effet dès le lundi joint à l'appel déposé par le procureur général contre le non-lieu prononcé en faveur de M. Zuma, le nouveau chef de l'ANC. On se rappelle que dans les attendus du jugement invalidant le dossier d'accusation pour vice de forme, le juge avait dénoncé le 12 septembre des "interférences politiques" auprès du procureur. Naturellement pour les partisans de M. Zuma cet acte est la preuve des accusations qu’ils lançaient contre MBEKI d’instrumentaliser la justice dans cette affaire.

Pour lui les attendus du juge Nicholson sont "scandaleux et préjudiciables" et ont entaché sa réputation, en tant que personne privée et chef de l'Etat.

"Il est injuste que je sois jugé et condamné" sur la base de ces attendus, "qui ont conduit mon parti, l'ANC, à me rappeler", écrit-il. "Je crains que, si cette situation n'est pas rectifiée, je n'endure un préjudice plus élevé encore".

A noter que le nouveau président aura les pleins pouvoirs et ne fera pas qu’expédier les affaires courantes. Plus qu’une nuance ce choix permet d’amoindrir les inquiétudes des investisseurs et des observateurs.

Néanmoins la crise est là puisque 14 ministres ont décidé de suivre le futur ancien président dans sa démission. Au nombre de ceux-ci le célèbre et emblématique ministre des Trévor MANUEL en poste depuis 14 ans.

HANZA C.

 

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