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Meilleurs voeux 2009
Voeux 2009
ACTUALITES

Réussir l'année 2008-2009

Les proviseurs et directeurs des lycées et collèges au Burkina se sont retrouvés en conférence annuelle (10è du genre) pour réfléchir sur comment réussir 2008-2009. Au sortir de leurs travaux qui ont connu, à leur clôture, la présence du Premier ministre Tertius ZONGO, les chefs d'établissements ont arrêté de grandes décisions à même de permettre un bon déroulement de l'année scolaire.

Entre autres recommandations, les participants ont sollicité de la part du Premier ministre l'adoption urgente de textes contre l'installation des activités nuisibles dans l'environnement immédiat des établissements d'enseignement (débits de boisson, kiosque à musique etc.). Les comportements contraires aux mœurs de la société (tenues indécentes des élèves, l'organisation de certaines manifestations etc.) ont aussi fait l'objet de recommandations.

En réponse à ces préoccupations, Tertius ZONGO a donné rendez-vous pour le conseil des ministres du mercredi 1 er octobre 2008 pour l'adoption d'une résolution ferme sur la question des mœurs. Il a par ailleurs rassuré que le président de l'Association des municipalités du Burkina, Simon COMPAORE, sera interpellé pour résoudre le problème des kiosques et autres débits de boisson. De même il a attiré l'attention des enseignants, parents d'élèves à faire "de nos enfants, le devenir de demain" car "la seule différence entre les nations dans l'économie-monde est la capacité créatrice, le dépassement de soi et l'acceptation de s'affranchir des habitudes de la routine". Pour cela, M ZONGO est convaincu que seule l'éducation est le chemin "pour nous ouvrir au monde".

Issoufou MAIGA

 

Bien gérer les stocks pour éviter les conflits

De 2001à 2007, cent vingt deux (122) explosions de dépôts d’armes et/ou de munitions ont fait deux mille deux cents (2200) morts et trois mille six cents (3600) blessés dans douze états à travers le monde.

Le 22 mars 2007 l’explosion du plus grand dépôt de Maputo au Mozambique occasionne cent (100) morts et cent blessés. Le 13 mars 2008, à Tirana en Albanie, l’explosion d’un dépôt militaire cinq (05) morts et deux cents (200) blessés. Ces accidents sont pour la plupart imputables aux défaillances de gestion des aspects d’entreposage, de formation du personnel, de l’état défectueux des matériels. La problématique de la circulation des armes se pose de plus en plus avec acuité. Pour venir à bout du fleau et éviter au Burkina ce qui est arrivé ailleurs, la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères a initié dans le cadre de l’enquête nationale des armes légères un atelier sur la gestion des stocks d’armes dans les garnisons. «...une gestion déficiente de nos dépôts d’armes est à l’origine de certains drames que nous connaissons ; elle est également la source première des vols et des détournements alimentant surtout le grand banditisme, les zones de conflits et autres groupes terroristes ». A soutenu le chef d’Etat Major général des armées, le Général Aly TRAORE, qui présidait la cérémonie. Le centre d’intérêt de l’atelier se résume pour les participants, à une connaissance approfondie des systèmes de sécurisation des soutes, l’harmonisation des documents de gestion, les approches de solution pour une meilleure gestion des stocks d’armes et de munitions.

 Frédéric ILBOUDO

«Avocats des causes perdues » une nouvelle série bientôt sur le petit écran

  Crimes de sang, crimes économiques, maraboutage, etc. tels sont les faits sociaux portés en image par le cinéaste burkinabè Tasséré Tahirou OUEDRAOGO. A travers une série télé de 26 épisodes intitulée « Avocats des causes perdues ». La projection de presse a eu lieu ce samedi 20 septembre 2008 au ciné Burkina. Me SAWADOGO incarné par Ildevert MEDA, défend Issa coupable d’assassinat de sa copine sur recommandation d’un marabout qui avait besoin des organes génitaux féminin pour le rendre milliardaire. La suite se déroule dans une salle d’audience où, le procès mettra à nu les travers de la société moderne. Une histoire qui rappelle bien des faits réels qui se sont déroulés dans notre pays, il n’y a pas encore longtemps et qui certainement a inspiré le réalisateur. Dix épisodes de cette série sont déjà dans la boîte, et le réalisateur donne rendez vous aux téléspectateurs de la télévision nationale, pour décembre 2008. La projection de presse a connu la présence du délégué Général du FESPACO Michel OUEDRAOGO. Tasséré Tahirou OUEDRAOGO, ambitionne pour l’année 2009, la réalisation de cent autres épisodes toujours dans la même série.

Issoufou MAÏGA
Issoufou 90@yahoo.fr

Le geste de l'Ambassade de Côte d'Ivoire aux musulmans

Vingt sacs de riz, dix cartons de sucre et dix cartons de lait, c’est le don offert par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire SEM Richard KODJO à la oummah du Burkina Faso. La remise du don s’est effectuée hier 19 septembre dans l’après midi dans la résidence du président de la communauté musulmane. C’est devant les représentants des 190 associations qui composent la oummah que le « geste symbolique » a été fait. «Le président de la république de Côte d’ivoire, a initié de telles actions en faveur de nos frères musulmans. Je pense que je ne peux pas faire mieux, en tant que son représentant, au BF que de prolonger un tel geste aux musulmans, dans le pays qui m’accueille depuis 7ans, les gestes de bienfaisances, qu’il accompli au profit de nos frères musulmans. C’est sous le signe du rapprochement et du partage. » A dit son excellence M Richard KODJO. Pour le président de la oummah, « ce geste est un grand signe de respect. Et nous en sommes très heureux. Nous demandons à Dieu le clément et miséricordieux de bénir la Côte d’ivoire et surtout de l’aider à sortir de la crise. » Avant d’ajouter, « Si la Côte d’ivoire est en paix, c’est le Burkina Faso qui est en paix. Nous avons toujours prié pour que la paix revienne dans ce pays et nous allons continuer de le faire ». Un geste qui va aider les fidèles musulmans dans l’accomplissement d’un des piliers fondamental de l’islam qui est le jeûne. Vos reactions

Frédéric ILBOUDO

Déjà un an de geôle pour Moussa KAKA

365 jours, c’est déjà le nombre de jours que notre confrère Moussa KAKA séjourne en prison au Niger. En effet, certains parlent du 20 septembre 2007, d’autres du 19 et d’autres encore du 26 de la même année. Mais quoi qu’on dise ou retienne, ce sont trois dates pour une même réalité : les dures conditions de prisonnier, de prisonnier en Afrique et au nigérien, c’est tout dire. Au début, bien d’observateurs nationaux et internationaux de la situation sociopolitique au Niger s’étaient laissé dire que cette incarcération ne durerait qu’un bref laps de temps, qu’elle n’était qu’une question de jours ou, au plus, de semaines, puisque la presse, dans son ensemble, semblait s’être donné le mot pour médiatiser autant que faire se peut cette affaire et expliquer l’injustice qui sous-tend cette arrestation. Mais, malgré la forte médiatisation de la presse africaine, voire internationale, Mamadou Tandja le président nigérien, est resté de marbre, en continuant d’actionner les manettes de la fermeté. Pour lui, Moussa Kaka a outrepassé son statut d’homme de média pour devenir un acteur du conflit qui existe entre le Niger et ses rebelles, qualifiés de bandits armés, voire complice d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Combien de temps encore notre confrère va-t-il vivre encore les affres des geôles de Tandja ? Personne ne saurait le dire !

Par Frédéric ILBOUDO

Le FPI chez Blaise Compaoré

Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI)

«Il est inimaginable que la délégation ivoirienne retourne à Abidjan sans rendre visite au président du Faso pour le remercier de son implication dans la résolution de la crise ivoirienne». A dit Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), à la sortie de l’audience que lui a accordé le 18 septembre 2008 par le président du Faso. Le leader du FPI estime que sa démarche est tout à fait logique. Le chef du parti au pouvoir en Côte d’Ivoire achevait un séjour à Ouagadougou, où il était, à la tête d’une délégation de son parti, pour participer à la convention du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Le séjour de Pascal Affi N’Guessan s’est d’ailleurs matérialisé par la consécration d’un accord de coopération entre les deux partis au pouvoir en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, le FPI et le CDP. Les deux partis ont ainsi échangé sur un certain nombre de sujets de préoccupation commune, parmi lesquels la question de la paix. Dans la soirée, c’était au tour du président de la commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire d’être reçu par le président du Faso.

Par Frédéric ILBOUDO

MCA : « Le jugement » à l’heure du bilan

Bissiri SIRIMA et ses collaborateurs du comité d’orientation et de suivi du programme du Millenium challenge account (MCA), installés le 17 septembre 2008 à Ouagadougou, savent ce qu’on attend d’eux. Chaque membres, en acceptant de signer chacun un engagement à veiller sur l’indépendance et l’intégrité du programme, s’est aussi engagés à en être le «garant».  De fait, ils deviennent responsables de la bonne exécution du programme, ils doivent s’assurer que le financement obtenu (plus de 204 milliards de francs CFA) est bien utilisé. Charge revient à eux de superviser de façon pratique et active, la gestion du MCA-Burkina Faso, de protéger et de gérer les actifs du programme, d’orienter l’unité de coordination et de veiller au respect des accords de subvention existant avec le Millenium challenge corporation (MCC). Tertius Zongo, le premier ministre burkinabè, qui a procédé lui-même, à leur installation, les a incités à «remplir cette mission en toute intégrité, de sorte qu'au sortir de ce premier Compact, le Burkina Faso dispose d'une expertise accrue, capable d'aider désormais à la formulation et à la mise en œuvre de programmes de développement complexes et durables». En rappel, le compact, a été signé aux Etats-Unis en juillet dernier. Il doit permettre de réduire la pauvreté au Burkina. Et pour Tertius Zongo, ce mécanisme est d'une «importance vitale pour le Burkina». Jeanine Jackson, l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, n’en pense pas moins lorsqu’elle déclare que c’est «un plan anti-pauvreté». Rappelons que le MCC intervient dans quatre grands secteurs au Burkina: la sécurisation foncière, le développement agricole, les routes et l'éducation primaire (relèvement du taux de scolarisation des filles notamment).

Par Frédéric ILBOUDO

Révocation d’enseignants pour fraude

L’information est tombée comme un couperet en conseil des ministres le 17 septembre 2008. En décidant de révoquer purement et simplement de la Fonction publique, pour «fautes professionnelles d’une extrême gravité», 13 enseignants convaincus de fraudes lors de la dernière session du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le gouvernement de Tertus ZONGO frappe fort pour donner l’exemple. Histoire de dire aussi aux Burkinabè que plus rien ne sera comme avant. Ces enseignants, dont un proviseur et un censeur, avaient déjà été condamnés le 9 juillet dernier, au terme d’un procès d’une journée,
par le tribunal de grande instance de Fada N’Gourma à des amendes allant de 50 000 à un million de francs CFA, et à des peines d’emprisonnement
de deux à quatre mois fermes.Accusés «de fraude, de corruption, de complicité de fraude, de complicité de corruption», ils avaient expliqué au juge avoir agi de façon désintéressée, pour «aider» des candidats dans la détresse. Mais les débats avaient révélé que certains d’entre eux ont perçu de l’argent. Le tribunal a également condamné à 12 mois de prison avec sursis, une mère de famille qui voulait «acheter» le BEPC pour son fils, qui menaçait de partir à l’aventure s’il échouait pour la énième fois.

Par Frédéric ILBOUDO

Soigner et guérir par les plantes

« L’OMS (l’organisation mondiale de la santé) continuera d’aider les pays à traduire les résolutions et les déclarations en politiques et plans réalistes d’institutionnalisation de la médecine traditionnelle afin de garantir la santé pour tous... » Le nouveau ministre de la Santé, Seydou Bouda. C’était lors de la commémoration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle le 18 septembre. Placée sous le thème, « Rôle des tradipraticiens dans les soins de santé primaires », cette journée permet de valoriser la médecine traditionnelle. L’homme a toujours eu recours au savoir médical traditionnel pour faire face aux maladies les plus courantes. 60% des médicaments actuellement commercialisés sont issus directement ou indirectement du patrimoine thérapeutique traditionnel. Les chercheurs ont été interpellé à poursuivre leurs efforts en collaborant avec les tradipraticiens afin que d’autres produits voient le jour à l’image de ceux du N’Dribala et du Saye du laboratoire Phytofla du Dr Zéphirin Dakuyo installé à Banfora. Les 30 000 praticiens exerçant au Burkina ont, selon le ministre de la santé, un rôle déterminant à jouer dans le système de santé. « Il y a certes des avancées, mais il reste du chemin à parcourir pour parvenir à une implication formelle de la médecine traditionnelle dans les SSP ».

Par Frédéric ILBOUDO

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